[FESTIVAL] Une virée au bout du monde

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Vendredi 7 août

Blue Mushroom Sirkus
Blue Mushroom Sirkus

Parlant du vendredi, on s’est encore beaucoup promenés, surtout avec la Kermesse du bout du monde qui avait lieu en fin d’après-midi et le magnifique Blue Mushroom Sirkus qui donnait une représentation sur la scène installée au bout de la rue de la Reine. Pendant une heure, j’étais redevenu un enfant qui regardait l’homme fort plier des tiges de métal pour en faire un coeur qu’il allait « donner » à un membre du public et qui frissonnait pendant que l’avaleur de couteaux avalait une lame bien plus longue qu’un oesophage normalement constitué! Tout le monde, petits et grands, avait les yeux grands comme des pièces de deux dollars!

Joseph Edgar
Joseph Edgar

On apprend un peu plus tard que notre bon ami Joseph Edgar sera la vedette d’une petite prestation surprise à l’entrée du chapiteau. Alexandre Pépin l’accompagne, mais contrairement au show du lendemain, il l’a facile : il n’a qu’une contrebasse à manier (on s’en reparlera). Évidemment, on nage surtout autour du Gazebo et plusieurs personnes ne semblent pas reconnaître Joseph (qui a des allures de Michael Stipe avec ses lunettes fumées et son chapeau)… jusqu’aux premières notes d’Espionne russe. Là, les acclamations fusent! On se garde le reste pour le lendemain!

Pierre Kwenders
Pierre Kwenders

Sous le chapiteau, maintenant, Pierre Kwenders était attendu de pied ferme! Non, sérieux, là! Je ne sais pas si c’est à cause du chapiteau, mais les applaudissements étaient particulièrement nourris! Même Kwenders, généralement enthousiaste sans tomber dans l’excès, semblait agréablement surpris! Évidemment, il nous a présenté les chansons du Dernier empereur bantou, un exemple de métissage entre l’ancien et le moderne, le là-bas et le ici. Jacques de Radio Radio était là, lui aussi, pour mettre un peu de bonheur dans la place et venir chanter Mardi gras (entre autres) avec Kwenders. Lorsqu’il a quitté la scène, Kwenders avait quelques centaines de nouveaux fans. Et il faisait très chaud sous le chapiteau.

Loco Locass
Loco Locass

La foule était venue pour le groupe qui suivait et l’accueil a été extrêmement bruyant lorsque Biz, Chafiik et Batlam de Loco Locass ont foulé les planches du chapiteau. C’était tout simplement assourdissant! Évidemment, le trio (accompagné d’un band de feu) n’avait pas besoin d’autant d’amour de la part de ses fans pour se donner à fond, mais quel paquet ils ont mis en ce vendredi soir! Même moi, qui ne suis pas un fan des Loco (j’ai toutefois beaucoup de respect pour la qualité de leurs textes – et connaissez-vous beaucoup de monde qui utilise néanmoins pendant une intervention sur scène comme le fait si bien Biz), je me suis fait prendre au jeu! On connait bien la plupart des morceaux, ça aide beaucoup! Censure pour l’échafaud, Du jouffluLe but, même Libérez-nous des libéraux, on les a toutes eues! Une énergie incroyable de la part d’un groupe qui jouait pour la première fois à Gaspé et qui avait décidé qu’il allait tout donner, question d’être invité à y revenir. Mission accomplie, les gars!

Jacques Alphonse Doucet (Radio Radio) avec Raton Lover
Jacques Alphonse Doucet (Radio Radio) avec Raton Lover

Avant le dodo, j’ai accompli quelque chose que je n’ai jamais pu faire à Québec pour toutes sortes de raisons : voir mes concitoyens de Raton Lover en spectacle! Direction Le Frontibus, un bar qui vient tout juste d’ouvrir et qui est vachement chaleureux! Un peu comme les gars de Raton Lover, qui n’ont aucun mal à foutre un joyeux bordel dans la place avec leurs chansons qui mélangent les mélodies des Beatles, le côté bon enfant des Colocs à leurs débuts, ainsi qu’une touche de country-folk qui n’est pas sans rappeler Wilco. Un peu comme si Jeff Tweedy était sur un gros high et qu’il chantait « pourquoi qu’on le fait pas dans mon char ». Je ne niaise pas, Raton Lover reprend Why Don’t We Do It in the Road des Beatles, du moins une version traduite que le traducteur de profession que je suis a pas mal appréciée! Jacques de Radio Radio s’est ensuite joint au groupe, le temps d’un petit jam de quelques minutes où il a rappé les meilleurs bouts du répertoire du groupe acadien sur des rythmes funky pas piqués des vers! Puis, un peu plus tard, après une apparition d’une mascotte raton-laveur venue danser avec nous, le toujours excellent Pat The White a invoqué les dieux du blues et interprété quelques chansons, dont Bright Lights, de Gary Clark Jr. Il n’en fallait pas plus pour que le Frontibus explose de bonheur. En tout cas, j’ai bien choisi mon moment pour faire connaissance avec Raton Lover.

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Auteur : Jacques Boivin

Propriétaire, rédacteur en chef, rédacteur, correcteur et photographe.

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