[FESTIVAL] Une virée au bout du monde

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Samedi 8 août

Klima
Klima

Oh, quelle journée folle qui a commencé dès le début de l’après-midi avec un spectacle de danse de la troupe Klima à la pointe O’Hara. En gros, c’est un trio de Marilyn qui fait de l’oeil à deux beaux jeunes hommes, ça danse, ça sourit, la musique est entraînante, on est rapidement captivés!

Ayrad
Ayrad

Vite, on monte à la scène Loto-Québec pour voir Ayrad, formation montréalaise qui mélange joyeusement l’Andalousie, le Maroc, le rock et le blues. Les amateurs de World étaient plutôt nombreux, la musique était entraînante, devant, les enfants dansaient joyeusement. Les enfants dansent toujours joyeusement à la scène Loto-Québec. Partout ailleurs (même au chapiteau), les gens se lancent à l’avant-scène pour pouvoir être le plus près possible de leurs artistes préférés, question de savoir ce qu’ils ont mangé pour souper. Pas ici. Ici, les enfants sont rois, que ce soit un groupe peu connu ou Marie-Pierre Arthur! Bon, leurs pas de danse restent à améliorer (je suis mal placé pour parler), mais c’est une belle façon de faire marcher ces enfants hors des sentiers battus et d’ouvrir leur esprit. +10 Gaspé pour ce move naturel!

Andino Suns
Andino Suns

Retour à la course pour ne rien manquer d’Andino Suns à la pointe O’Hara. Encore du métissage, mais cette fois-ci, ce sont les rythmes chiliens qui se mêlent au folk-rock des Prairies de la bande de Regina. C’est fichtrement bien ficelé, mais malheureusement, la forme de la pointe incitait tout le monde à se tenir le plus loin possible de la scène, ce qui rendait plutôt difficile le travail des musiciens qui n’ont pourtant pas chômé. On les a croisés le lendemain et collés à la foule, ils ont mis le feu à la rue de la Reine! Nouveau fan ici.

Joseph Edgar
Joseph Edgar

Retour à la scène Loto-Québec, beaucoup plus remplie que deux heures auparavant, pour le spectacle de Joseph Edgar. Arborant fièrement un t-shirt sur lequel on pouvait lire Free Raif Badawi, l’auteur-compositeur-interprète a fait chanter et danser un public qui connaissait beaucoup mieux ses chansons que la veille. Ça tombe bien, Alexandre Pépin pouvait enfin exprimer tout son talent en chantant, en jouant de la basse et en tapant sur la batterie en même temps. Ils étaient peut-être deux sur scène, mais on avait l’impression d’avoir un band au complet! De son côté, l’Acadien a montré une fois de plus qu’en plus de se débrouiller avec une plume et ses cordes vocales, son jeu de guitare était loin d’être piqué des vers! Comme il l’a fait au Petit impérial le printemps dernier, il n’a pas attendu à la fin pour jouer Espionne russe, son répertoire a assez de profondeur pour finir fort pareil! Dix points bonis pour la reprise de Balade à Toronto, de Jean Leloup.

Betty Bonifassi
Betty Bonifassi

C’était l’heure du grand spectacle de deux grandes dames, Betty Bonifassi et Angélique Kidjo. Évidemment, Bonifassi a parti le bal en montrant pourquoi tant de gens l’adorent : une voix soul d’une puissance inégalable, une présence scénique indéniable et des musiciens solides! Chantant principalement les chansons de son (magnifique) album solo, Bonifassi a impressionné les spectateurs.

Angélique Kidjo
Angélique Kidjo

Quant à Angélique Kidjo, disons qu’après ce spectacle, tout ce qu’on peut dire, c’est bravo. La diva africaine m’a soufflé. Ce mélange de rythmes africains et de blues, cette voix unique et cette énergie… On a eu beaucoup de pièces du plus récent album de la chanteuse, Eve, mais on a aussi eu quelques moments spéciaux (comme à la fin du spectacle, où elle a invité des spectateurs à se joindre à elle sur scène). Le moment fort a sûrement été lorsque Betty Bonifassi est venue rejoindre Kidjo sur scène pour chanter une version toute personnelle de Gimme Shelter, des Rolling Stones. Tant de puissance, tant de complicité! Un moment inoubliable!

Angélique Kidjo et Betty Bonifassi
Angélique Kidjo et Betty Bonifassi
Anna Frances Meyer - Les Deuxluxes
Anna Frances Meyer – Les Deuxluxes

Vite, on court vers le Brise-Bise pour avoir une bonne place pour Les Deuxluxes, comme je l’avais promis au duo. L’énergisant Étienne Barry et la fougueuse rockeuse Anna Frances Meyer nous ont balancé leurs chansons comme eux seuls savent le faire : à 100 milles à l’heure sur le 220. Comme d’habitude, Anna Frances nous mène par le bout du nez et fait ce qu’elle veut de nous, que ce soit crier, chanter, taper des mains ou nous accroupir (ouch! j’ai pu 20 ans et y’a des tortues qui en traînent moins que moi!). Pendant ce temps, Étienne marque le rythme à la batterie tout en martyrisant sa guitare. Un traitement Deuxluxes qui fait encore du bien par là où ça passe (en passant, les vinyles des Deuxluxes sont BEAUX… j’dis ça de même, des fois que vous auriez une table tournante…).

Étienne Barry - Les Deuxluxes
Étienne Barry – Les Deuxluxes
Dylan Perron
Dylan Perron

Après la prestation de nos deux amis déjantés, tant qu’à passer une nuit blanche, aussi bien aller voir s’il reste quelque chose à se mettre sous la dent ailleurs. Retour au Frontibus où Dylan Perron et Élixir de Gumbo jouait encore dans un bar déchaîné, à un point tel que les amis des propriétaires se sont retroussés les manches pour garder la cuisine ouverte! On sait pas comment tout ça a commencé, vu notre arrivée vers 1 h 30 du matin, mais on sait que Perron et ses acolytes ont joué encore au moins 45 minutes de bluegrass déjanté. Cet endroit n’existe que depuis trois soirs et déjà, il risque de devenir un incontournable des groupes de party de partout!

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Auteur : Jacques Boivin

Propriétaire, rédacteur en chef, rédacteur, correcteur et photographe.

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