[FESTIVAL] Une virée au bout du monde

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Dimanche 9 août

Le cap Bon-Ami
Le cap Bon-Ami

J’avais rendez-vous à 2 h 45 avec Marie-Claude et son équipe. Même pas le temps de dégriser! Direction parc national Forillon, plus précisément au cap Bon-ami, pour le spectacle de Martha Wainwright à l’aube. C’est éclairés par un magnifique croissant de lune que nous avons fait le voyage vers l’endroit dont je rêvais depuis déjà quelques jours. On arrive juste à temps pour entendre les derniers instants de la balance de son. Environ 30 minutes plus tard, juste au moment où le soleil se lève, Martha monte sur scène et lance sa prestation. Que ce soit avec une chanson que tout le monde connaît comme Far Away ou avec une nouvelle chanson pleine d’émotions comme seule un membre du clan McGarrigle peut en transmettre, Martha Wainwright a passé l’heure à nous donner des frissons.

Martha Wainwright
Martha Wainwright

Je vous avoue même bien humblement que j’ai versé une larme à plus d’une reprise et je me suis surpris à savourer Ayoye, même si Martha, elle même visiblement émue par le moment, a oublié les dernières mesures…

La lumière du soleil sur le cap droit devant nous était magnifique, l’acoustique, parfaite. Même la nature s’en est mêlée, un pygarge à tête blanche a pris son envol juste derrière Martha pendant qu’elle nous chantait Traveller. Un moment magique qui n’aurait pas pu être plus parfait s’il avait été planifié à la seconde près.

Cette formule de spectacles acoustiques présentés dans un cadre aussi enchanteur est géniale. Je ne peux que donner raison à tous ceux qui m’en avaient parlé : il faut vivre cette expérience au moins une fois dans sa vie. C’est unique et là-dessus, y’a personne qui pourra copier le FMBM.

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Martha Wainwright
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Martha Wainwright
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Martha Wainwright
Andino Suns
Andino Suns

Après une petite sieste bien méritée et un changement d’hôtel, il est temps de prendre ça relax et de profiter un peu des activités de la rue de la Reine (ce qui inclut boire une bonne IPA de chez Pit Caribou sur une des terrasses de la rue). Ça tombe bien, les amuseurs déambulent l’un après l’autre et lorsqu’on se relève pour poursuivre notre visite, on voit Andino Suns jouer devant une foule très rapprochée et festive! On en profite pour prendre des photos (de loin).

Dans l'shed
Dans l’shed

Retour à la scène Loto-Québec où je pourrai voir les deux derniers spectacles de ma fin de semaine : les Gaspésiens de Dans l’Shed, puis Marie-Pierre Arthur, mieux connue dans le coin comme la p’tite Marie-Pierre de Grande-Vallée. Tout d’abord, on a pu apprécier les chansons folk-rock sympathiques d’Éric Dion et André Lavergne, qui avaient profité du fait qu’ils jouaient tout près de la maison pour inviter deux amis à jouer avec eux. C’est donc équipés d’une vraie batterie et d’une contrebasse que le duo est devenu quatuor. Les chansons ont pris du volume et le public a pris son pied en dansant et en fêtant. Bien sûr, les vraies vedettes étaient encore les enfants qui savaient sur quel pied danser!

Marie-Pierre Arthur
Marie-Pierre Arthur

Pour clore le Festival, Marie-Pierre et son rock adulte souriant (la formule est de nous) tombaient à pic. De la vraie pop de bassiste, groovy à souhait. Toujours accompagnée des deux Angell, de Guillaume Doiron, du toujours souriant Sam Joly et de la tuque de François Lafontaine (sous laquelle Lafontaine était caché), Marie-Pierre a offert un programme de feu où les Droit devant et les Si tu savais s’entremêlaient avec les Rien à faire et autres jolies chansons de Si l’aurore. Encore là, ce n’était pas un spectacle riche en surprises de toutes sortes, mais Marie-Pierre n’a pas besoin de ces artifices. Suffit de regarder les échanges entre les musiciens pour attraper leur virus et nous laisser envahir par la musique et la joie de les regarder et de les écouter jouer toutes ces belles chansons. Même pas besoin de projecteurs de couleurs, de jeux de lumières, tout ce dont nous avions besoin était là.

Après les derniers mercis de Marie-Pierre, pendant que les plus fous s’en allaient jammer au Brise-Bise, je suis allé me coucher. Il me restait encore 12 heures de route à faire.

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Marie-Pierre Arthur
Marie-Pierre Arthur

Auteur : Jacques Boivin

Propriétaire, rédacteur en chef, rédacteur, correcteur et photographe.

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