[FESTIVAL] Une virée au bout du monde

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Bilan

Pas besoin d’être un génie pour se rendre compte qu’après douze ans, le Festival de musique du bout du monde est devenu un incontournable dans la région. Les Gaspésiens attendent cet événement toute l’année, il est visiblement un des principaux moteurs culturels du coin. Je dis « un » parce qu’évidemment, la culture, c’est pas juste l’importation d’artistes de la grande ville, c’est aussi le fait de donner aux jeunes le goûts de jouer de la musique, de faire du théâtre, de dessiner, de prendre des photos! C’est aussi lire et écrire! Et ça, les gens de Gaspé et du FMBM l’ont bien compris avec une programmation qui touche plusieurs volets en même temps!

Illuzaö
Illuzaö

Oui, si on court les festivals comme nous le faisons cette année, on peut trouver une partie de la programmation redondante. On avait déjà vu Karim Ouellet plus d’une fois cet été et une autre équipe de collaborateurs du blogue l’a même vu dans la même fin de semaine à La grosse lanterne! Mais en même temps, Angélique Kidjo n’aura donné que deux spectacles au Québec! Betty Bonifassi vaut la peine d’être vue où qu’elle soit. Martha Wainwright à l’aube? On n’est que 700 à avoir pu savourer ce moment, pas une personne de plus! On a donc réussi à aller chercher un assez grand nombre d’exclusivités pour donner le goût aux visiteurs de faire le voyage jusqu’en Gaspésie pour voir leurs artistes préférés. En consultant la programmation des dernières années, ce bel équilibre semble atteint depuis un bout, suffit de le maintenir (chose plus facile à dire qu’à faire).

On a manqué la soirée du mercredi et le concert de Dumas qui, semble-t-il, était excellent. Et bien sûr, on a manqué le pré-festival, où de nombreuses activités ont eu lieu. Vous pouvez donc penser à un long séjour, vous ne vous ennuierez pas, surtout quand on tient compte de tout ce qu’il y a à voir et à faire dans le coin.

La femme blanche
La femme blanche

Les Gaspésiens sont accueillants et chaleureux. Je ne parle pas juste des organisateurs et des bénévoles du Festival, je parle aussi des résidents. Des gens gentils, affables, avec qui il fait bon piquer un brin de jasette. Cette chaleur humaine, on ne la retrouve pas nécessairement partout, et elle fait partie de mes coups de coeur. En Gaspésie, on se sent chez soi, même si la maison est à 700 km!

J’ai adoré le côté family friendly du FMBM. Il y en a pour tous les goûts, ça commence tôt et ça finit bien après que les enfants ne soient couchés! Surtout, voir les tout-petits danser près de la scène, ça m’a ému. J’aurais aimé ça avoir l’occasion de danser sur la musique à côté de la scène moi aussi! C’était tout mignon de les voir aller quand j’allais prendre des photos, tout à coup, je faisais partie du paysage et les enfants jouaient à cache-cache en se cachant… derrière moi (message, Jacques, message).

Oh, le Cégep, il serait peut-être temps de mettre en place un système de réservation électronique pour vos chambres en résidence. 🙂

J’ai pu visiter les installations réservées aux VIP. Les dignitaires sont mauditement bien reçus. Mais ce sont vraiment les spectateurs réguliers qui ont les meilleures places debout. Même s’il y a moyen de s’acheter un siège sur les lignes de côté, question de ne pas trop s’user les vieux os (je comprends de plus en plus ce caprice de p’tit moins jeune). Pas de culture à deux vitesses à Gaspé!

En somme, j’ai bien aimé mon expérience là-bas. Même si le spectacle de Martha Wainwright valait à lui seul des deux voyages de 12 heures en autocar, le reste de la fin de semaine était excellent.

Un gros merci à Marie-Claude Brière et à son équipe des relations de presse et des médias sociaux pour l’accueil et le traitement royal tout le week-end. Quand on n’a pas besoin de stresser pour tout (veut, veut pas, à près de 1000 km de la maison, on stresse toujours un peu), c’est tellement plus agréable de se concentrer sur l’essentiel, soit le contenu de votre magnifique festival! Un gros merci aussi à toute l’organisation et à l’équipe des bénévoles qui ne s’est pas trop montrée envahie dans son magnifique local! Merci d’avoir partagé vos succulents lunches avec moi!

Philippe Fehmiu
Philippe Fehmiu

Un gros bravo à l’omniprésent Philippe Fehmiu. Ta réputation de festivalier numéro 1 au Québec n’est déjà plus à faire, mais t’as fait un excellent boulot comme porte-voix du Festival. Avec enthousiasme et professionnalisme!

On va très probablement se revoir du 10 au 14 août 2016.

Auteur : Jacques Boivin

Propriétaire, rédacteur en chef, rédacteur, correcteur et photographe.

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