[ALBUM] Lydia Képinski – « Lydia Képinski »

Même si elle n’est pas friande des concours, Lydia Képinski a su y laisser sa marque. Après des passages fort remarqués au Cabaret Festif de la Relève (où elle s’est mérité plusieurs prix, dont le nôtre), et au Festival de la chanson de Granby, de nombreux observateurs avaient bien hâte d’en entendre davantage de la part de la fougueuse blonde.

En novembre dernier, nos voeux ont été exaucés sous la forme d’un mini-album de quatre chansons qui confirment ce que nous savions déjà : la demoiselle a du talent!

La première chanson, Andromaque, commence lentement. Déjà, on peut apprécier une des forces de Lydia : la qualité de ses textes. Good, on va écouter attentivement. Au début de la troisième minute, alors que la chanson prend du rythme, ce sont plutôt les arrangements qui attirent l’attention. On comprend mieux les parallèles que certains critiques ont pu faire avec une certaine Klô Pelgag. Mais Klô n’est pas aussi verbomotrice! Parce qu’il y a ici du texte qui défile à toute allure, à un rythme propre à notre chère Lydia et qui s’appuie sur des arrangements plus que soignés.

Apprendre à mentir, sur son petit beat latin, est un extra-terrestre qui nous replonge dans la pop indé de la fin années 1990, début années 2000. Difficile de ne pas se faire aller les hanches sur sa chaise à l’écoute de cette chanson. De son côté, Brise-glace a un petit côté trip-hop. La voix aigüe (et à première vue un brin approximative) de Lydia pourrait en agacer quelques-uns, mais au fil des écoutes, on apprécie de plus en plus toutes les fantaisies qu’elle se permet avec ses cordes vocales, qui sont un véhicule parfait pour l’univers de cette pièce particulière.

Le mini-album se termine tout en douceur avec la perle M’attends-tu, qui met en évidence le talent et la sensibilité de la jeune Lydia. Un moment de sobriété qui lui permet de briller. Lorsque le silence revient, on hoche la tête en signe d’approbation et on se dit que ce petit brin de femme devrait faire beaucoup de chemin sur cette route sinueuse qu’elle a choisie.

Évidemment, ce mini-album n’a pas été fait par une seule personne, et on remarque immédiatement l’excellent travail de réalisation de Blaise Borboën-Léonard (qui joue en plus de nombreux instruments), qui a su bien équilibrer chaque élément. Stéphane Lemieux (batterie), Stéphane Leclerc (guitare) et Cédric Martel (basse) ont également apporté leur contribution.

Chanceux nous sommes : Lydia Képinski sera aux Apéros FEQ du District Saint-Joseph le 8 février prochain à 18 heures. L’entrée est gratuite!

Auteur : Jacques Boivin

Propriétaire, rédacteur en chef, rédacteur, correcteur et photographe.

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