[SPECTACLE] Chocolat et Pure Carrière au Cercle, 16 février 2017

Pure Carrière – Photo : Nicolas Padovani

Le Cercle s’offrait une maudite belle soirée de rock aux tendances psychédéliques jeudi soir. D’abord, le groupe local pantoumois Pure Carrière a offert ses pièces aux tendances slacker-math-rock (si une telle chose peut exister) devant une foule hautement attentive.  Les pièces sont courtes et punchées, les lignes mélodiques de Jean-Michel Letendre-Veilleux sont volontairement brouillonnes; ajoutons à cela la basse convaincante (et certaines fois le vocal) de Laurence Gauthier Brown et on se retrouve  avec un power-trio pas mal efficace et qui était en harmonie avec le spectacle principal qui allait suivre. Ils présentaient essentiellement les pièces de leur premier EP intitulé E.P.1 peuplé de pièces aux noms savoureux tel POP LA PILL et surtout Né Fucké qui nous a permis d’avoir une belle discussion post-concert à savoir si la toune parlait de naissance ou d’un nez bizarre.

Chocolat – Photo : Nicolas Padovani

Bien que j’aie assisté à de nombreux concerts de Jimmy Hunt, c’était la première fois depuis une lointaine vitrine de la Bourse Rideau (avec les défunts Bonjour Brumaire et Mimosa) que je voyais le quintette Chocolat. Après avoir entendu d’excellents commentaires au sujet de leur spectacle donné au Pantoum cet automne, c’était un devoir de ne pas les manquer cette fois. C’est un groupe en parfaite cohésion qui est venu défendre le matériel issu de l’excellent Rencontrer Looloo paru l’automne dernier. L’album qui flirte avec un classic-rock bien assumé en se gardant de tomber dans les clichés propres au genre gagne sans surprise en puissance sur scène. Les gros riffs enterrent comme sur l’album les vocaux délicieusement nonchalants et réverbés de Hunt et une grande cohésion était audible pendant l’ensemble de la performance. L’ajout de saxophone par Christophe Lamarche-Ledoux pendant les pièces Les pyramides et Golden Age est fort pertinent et il y a Emmanuel Éthier qui fait comme toujours un travail splendide à la guitare notamment pendant Ah Ouin et Les géants. Le groupe est complété par Ysaël Pépin à la basse et Brian Hildebrand à la batterie qui se démènent quant à eux sans relâche. Parfois avec d’aussi talentueux musiciens on se retrouve devant un rock un peu cérébral, mais Chocolat c’est une affaire viscérale. Le fait saillant de la soirée est survenu en ouverture du rappel lors de la prestation de la pièce Looloo; une grosse chanson qui permet à chacun des membres de s’éclater. Le groupe a offert une généreuse performance le pied au plancher toute la soirée devant une très belle foule au Cercle que j’aime particulièrement en formule rock comme lors de cette délicieuse soirée de février.

Pour écouter le nouveau EP de Pure Carrière c’est ici.

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