Eman & Vlooper – « La joie (3XL) »

Eman & Vlooper
La joie (3XL)
(Disques 7ème ciel)

Le 25 août dernier, après trois ans d’absence, Eman et son acolyte Vlooper ont sorti leur deuxième album, La joie (3XL).

Eman a gagné mon coeur bien avant de partir en solo/duo avec son album XXL, mais j’ai eu l’impression de le connaître davantage avec ce dernier album. Les influences de rap old school sont encore plus présentes sur cet album. Les collaborations sont moins nombreuses, mais les voix féminines et aigues qui participent à plusieurs refrains donnent une touche qui me rappelle mon enfance/adolescence, où j’écoutais du gros hip-hop américain.

La courte première pièce de l’album, LOVE, commence avec du auto-tune. J’ai bien eu peur qu’il plonge dans la vague d’auto-tune du rap queb actuel (bien que je ne déteste pas ça). J’avais envie de retrouver un album qui se distingue de ce qui se fait actuellement dans le rap/hip-hop.

Plus l’album avance, plus je me sens comme dans une grosse auto qui rebondit aux sons des rythmes lourds et forts, et je dois vous dire que j’apprécie mon expérience. Quand Eman dit « Rêver à la paix et l’amour like us » dans Comme nous, j’ai clairement envie d’être dans sa gang.

La joie, pièce titre de l’album, met en parallèle son passé et son présent avec des phrases comme celle-ci :

« J’ai appris ça dans l’temps quand j’vendais du pot
Maintenant chu un vieux mince pis j’prends mon trou. »

On parle beaucoup de la perception des gens envers les choses ou envers les autres personnes dans cet album. Est-ce que, parce qu’on est rendu vieux, on n’est plus cool? Vieillir, on aime ça? À qui peut-on faire confiance? C’est un peu les questions qu’Eman semble se poser et auxquelles il tente de répondre dans plusieurs chansons de l’album.

L’album se poursuit avec la pièce Monet (à ne pas confondre avec une pièce de monnaie). Quelle bonne idée de s’être garni de la voix mélodique de KNLO. J’aime vraiment l’énergie qu’il amène

Je suppose que Journée (nuit) est la suite de Journée (matin). Chose certaine, c’est que dans cette pièce, on a une voix qui se rapproche de celle de Camille Péloquin, de Milk and Bone, mais encore plus aiguë, en plus d’avoir plus d’effet dans la voix d’Eman. Vlooper fait un travail intéressant sur les différentes tonalités tout au long de la chanson.

La pièce La p’tite équipe clôt l’album à merveille grâce à la collaboration de Modlee, qui a sortie un succulent EP en janvier 2017, Queendom.

Les chanceux qui sont au Festival de Musique Émergente en Abitibi-Témiscamingue (FME) ont vécu le lancement de La joie vendredi le 1er septembre. Je me rappelle le lancement du premier album au FME; on ne savait pas à quoi s’attendre, nous, complètement fans de Alaclair Ensemble. Pour moi, à ce moment-là, Eman était le petit gars avec une face de bonheur et un chapeau de pêche. Vous imaginez le coup de foudre que j’ai eu pour ce projet  de Eman et de Vlooper? C’est avec le même bonheur que j’accueille le tout récent album dans ma playlist d’automne.

 

[BALADO] CFOU 89,1 – 9 AOÛT 2017

Écoutez Karina et Marianne vous parler de festivals, de critiques d’albums et vous faire découvrir des nouvelles pièces de groupes qu’on aime à Écoutedonc.ca !

Les Cowboys Fringants, Canailles et Foreign Diplomats au spectacle de la rentrée de l’UQTR!

Encore une fois, la programmation du spectacle de la rentrée de l’Université du Québec à Trois-Rivières nous fait de l’effet.

Foreign Diplomats le 30 mars 2016. Crédit photo: Marion Desjardins / Llamaryon

À partir de 18 h, le 6 septembre prochain, les étudiants et la population trifluvienne et des alentours pourra profiter d’un spectacle festif avec Foreign Diplomats pour ouvrir la soirée. C’est en avril 2016 qu’on a pu les voir en Mauricie pour la dernière fois alors nous avons bien hâte de les voir interpréter les chansons de leur album Princess flash et peut-être même de nouvelles pièces.

 

Canailles – Photo : Jacques Boivin

 

Le groupe Canailles fera continuer la fête en interprétant les chansons de leur nouvel album Backflips et, espérons-le, les chansons de l’album, qui selon mois les a fait connaître davantage, Manger du bois, paru en 2012.

 

Les Cowboys Fringants
LaTaverne,St-Casimir
Crédit photo:Yoan Beaudet

 

C’est le populaire groupe québécois Les Cowboys Fringants qui viendra clore le spectacle sur la scène extérieur sur le terrain de l’UQTR. Même si on les a vus plusieurs fois, c’est toujours un spectacle mémorable et c’est une chance incroyable que les étudiants ont d’avoir ce groupe sur le terrain de leur Université.

 

[BALADO] CFOU 89,1 FM – 12 juillet 2017

Pendant que Karina est en vacances, les enfants s’amusent et prennent le contrôle de l’émission. Écoutez l’émission du 12 juillet avec David Ferron, Caroline Filion et Marianne Chartier-Boulanger.

 

[BALADO] CFOU 89,1 FM – 5 juillet 2017

On a fait les fous à CFOU mercredi dernier. Bonne écoute de l’émission du 5 juillet sur les ondes du CFOU 89,1 FM.

[BALADO] CFOU 89,1 FM – 28 juin 2017

Écoutez notre émission du 28 juin sur les ondes du CFOU 89,1 FM.

[BALADO] CFOU 89,1 FM – 14 et 21 juin 2017

Écoutez nos émissions du 14 et 21 juin 2017 sur les ondes de CFOU 89,1 FM.

On se donne rendez-vous tous les mercredis de 18h à 19h au CFOU 89,1 FM.

[FESTIVOIX] 5 spectacles à ne pas manquer !

On a essayé de vous faire un topo de différents spectacles qu’on vous suggère de ne pas manquer, tous sur des scènes différentes !

30 juin – Gab Paquet – Scène des voix underground (Zénob) – 23h ou minuit

La vedette de Québec s’amène en Mauricie. Avec son style poético-romantique à la française, sa pop nostalgique vous séduira (et ses culottes de cuir aussi). Spectacle à voir pour jeunes et moins jeunes. Plaisir garanti.

1er juillet – Geoffroy – Scène des voix émergentes (Embuscade) – 23h ou minuit

Depuis la sortie de son dernier EP Coastline, il fait fureur partout ou il va (semblerait-il). C’est ce qu’on va découvrir dans une ambiance qui risque de bien se coller à sa musique ambiante et chaleureuse dans la petite Embuscade qui sera surement très remplie.

2 juillet – Catherine Leduc – Scène des voix libres – 18h

On l’aime parce qu’elle est une trifluvienne d’origine et parce qu’elle était la moitié de Tricot Machine, mais aussi parce qu’elle vient nous faire un tout nouveau spectacle avec des chansons de son dernier album, Un bras de distance avec le soleil, qui a été bien reçu par la critique (y compris par un de nos collaborateurs). Nous serons au rendez-vous le 2 juillet.

6 juillet – Les soeurs Boulay – Scène des voix multiples – 19h

Celles qui n’ont plus besoin de présentation sont toujours dans nos coeurs. On les a vues il y a quelques années sur cette même scène. Il faisait froid et il mouillait, mais l’expérience y était avec la chaleur que ces filles-là amène en spectacle. Un incontournable encore cette année !

8 juillet – Valaire – Scène des voix populaires – 20h35

Les gars se sont offert un petit changement de style avec le nouvel album Oobopopop et ça donne quelque chose de plus blues-disco qu’on a très hâte de voir en spectacle. Maintenant que Valaire s’est séparé de Misteur, est-ce que les gars resteront fidèles à leur ambiance du passé avec des concepts d’habits et leur attitude moqueuse ? Chose certaine, on pourra être doublement comblé parce qu’ils se transformeront en Qualité Motel le soir même à l’Embuscade.

Le Festivoix, c’est quand même 9 jours de spectacles sur 14 scènes différentes. Gageons qu’on va se croiser à d’autres spectacles que les 5 qu’on vous propose ici (surtout dans les spectacles en fin de soirée).

[SPECTACLE] Vincent Vallières, La Taverne de St-Casimir, 20 avril 2017

« Salut Vincent, c’est moi la fille en plein milieu de la première rangée, beaucoup trop heureuse d’être contente d’être dans ta face pour deux heures. » Voilà, le jeudi 20 avril, je suis allée vivre un moment magique avec Vincent Vallières à La Taverne de St-Casimir.

Jamais je ne me tannerai du petit sourire moqueur qu’il fait en entrant sur scène. Pendant chaque chanson, je le voyais regarder attentivement son public et lui envoyer des sourires personnalisés ou des clins d’œil.

Il a commencé la soirée avec Manu. Je m’attendais à entendre une chanson du nouvel album, mais en tant que fan de longue date, j’étais ravie de ce choix de chanson. Il a enchaîné avec Loin avant de jouer la chanson Bad Luck, tirée de son plus récent album. Parlant d’album, « Pourquoi on fait encore des albums, hein? », nous a-t-il lancé. « Sti de bonne question… C’est parce qu’à 14 ans, on voulait faire des albums, ça fait qu’aujourd’hui, on fait des albums », s’est exclamé Vincent en riant un peu.

Après Le temps est long, Vincent mentionne que pour son dernier album, Le temps des vivants, il a collaboré avec Philippe B, qui se lève tard et qui vit de nuit. Il raconte comment les échanges de textos entre lui, père de trois enfants qui se lève tôt pour faire les lunchs, et Philippe B, oiseau de nuit, étaient décalés. Il trouvait ça drôle, et ça l’a amené à écrire la chanson Au matin du lendemain, qu’il nous a interprété avec douceur.

La suite du spectacle était sans doute la partie la plus inoubliable. Il raconte que, pendant une semaine, avec d’autres artistes, il a participé à une semaine d’apprentissage avec Gilles Vigneault. Ce dernier leur a dit de laisser la guitare de côté et d’affronter le public. Vincent s’enligne donc vers le magnifique piano qui est au travers de la foule, et Andrée Papanicolaou s’y assoit. Vincent s’approche, les gens forment un demi-cercle autour de lui et il nous chante, sans micro, Loin dans le bleu, chanson écrite lors de cette semaine-là et qui clôt le dernier album. Il a ensuite fait Le repère tranquille. Après ce moment de magie, je me retourne pour reprendre mes émotions et essuyer mes larmes. Je me rends compte que tout le monde s’essuie doucement les coins des yeux, réalisant qu’on vient de vivre quelque chose de spécial.

En moins de vingt secondes, Vincent revient sur scène et nous remet le rythme dans le corps en interprétant Stone de son album Fabriquer l’aube, puis il poursuit avec Café Lézard et On danse comme des cons (en dansant vraiment comme un con avec sa gang sur scène) avant de nous laisser prendre une petite pause d’une dizaine de minutes.

Il revient fort avec la pièce titre de son dernier album, Le temps des vivants, suivi de Entre partout et nulle part, Avec toi, De bord en bord et En attendant le soleil. C’est fou comme il me fait plaisir en vacillant à travers les chansons de différents albums pour nous offrir le meilleur de son travail, en plus de nous faire chanter des « ouh ouh » avec lui.

Pendant Ok on part, son guitariste André Papanicolaou s’est défoulé en courant partout et en passant proche de nous envoyer un coup de guitare dans le front. Puis, on se calme un peu après avec Lili et  L’amour c’est pas pour les peureux. Il nous ramène ensuite en 2003 avec Le temps passe. Ça dansait et chantait fort dans la foule à ce moment-là.

Après presque deux heures de spectacle, il revient pour un rappel en nous demandant ce qu’on voulait entendre. C’est la chanson Tom qui a attiré son attention, parce que ça faisait longtemps qu’il l’avait jouée. C’est avec cet album que je l’ai découvert il y a plus de dix ans, alors j’étais plus qu’heureuse de ce choix, comme tout le monde d’ailleurs, car Vincent s’amusait à nous faire chanter ses paroles.

Après Le monde tourne fort, il a terminé avec son classique On va s’aimer encore. Même si je l’ai entendu 10 000 fois, j’avais les lèvres qui tremblaient d’émotions tellement que c’était beau.

Je pense que cette soirée magique lui a fait autant de bien qu’à nous. Je l’ai d’ailleurs entendu dire ça au propriétaire de la place avec la main sur le cœur après le spectacle. Et en plus, je me suis procuré le cahier de notes avec un extrait du texte de Bad Luck sur la page couverture et un petit mot de Vincent en première page!

Jusqu’à l’été 2018, il se promènera beaucoup. Il reviendra en Mauricie et ira aussi à Québec et Sherbrooke, entre autres. Pour toutes les dates, c’est ICI.

NDLR : On a aussi vu Vallières le lendemain à l’Impérial Bell de Québec. Pour en savoir (et en voir) plus, c’est ici!

[SPECTACLE] Safia Nolin, Église St. James, 30 mars 2017

«Trois-Rivières, c’est la ville oú j’ai le plus joué (…) pis j’aime ça les gros bâteaux », lance Safia Nolin après avoir entamé le spectacle avec La laideur et Acide. Vous aurez compris qu’on a eu droit, tout au long de la soirée, à une Safia sans filtre, au naturel et qui n’a pas arrêter de rire entre les chansons. Elle et son acolyte Joseph nous ont offert un spectacle qui transpirait l’authenticité.

Après avoir tenté de faire des liens avec l’émission Décor ta vie (ne cherchez pas à comprendre), elle enchaîne avec Si seulement et La valse à l’envers. Le décor est magique et Safia a l’air de s’amuser, autant que nous, du fait qu’on soit dans une église. À partir de ce moment-là, tous les problèmes de la vie sont restés derrière et on étaient pendus à ses lèvres, les oreilles grandes ouvertes.

Il semblerait qu’elle fait habituellement un bout de spectacle avec un micro spécial, face-à-face avec Joseph, pour 3 chansons seulement, mais là « j’ai décidé il y a genre 25 secondes qu’on allait faire le reste du show comme ça », lance-t-elle. Finalement, ils auront utilisé ce micro pour 5 chansons. Je n’ai jamais entendu un tel silence, dans une salle pleine, pendant un bon 25 minutes. Le micro faisait en sorte que le son était moins fort alors il fallait porter une attention plus assidue qu’à l’habitude. Elle-même a semblé surprise et contente que les gens aient été si silencieux et qu’ils aient laissé place à ce moment féerique.

C’est donc dans cette ambiance douce et calme qu’elle a enchaîné Le goût du ciment et Technicolor avant de nous gâter les oreilles avec des chansons de son album Reprises Vol.1. Nous avons eu droit à Calvaire, D’amour ou d’amitié et Loader comme un gun. On a l’habitude de chanter à tue-tête ce genre de chansons et j’avoue avoir été complètement déstabilisé de voir la salle aussi silencieuse.

J’imagine qu’elle ne peut pas faire un spectacle sans parler de Céline, mais la c’était spécial parce que le 30 mars c’est l’anniversaire de Céline Dion. « Fuck, vive Céline », s’est écrié Safia, « mais si c’était mon amie, je lui dirait: Céline, tu ne peux pas toujours chanter (…) c’est malaisant » en parlant entre autres de son entrevue à une grosse émission américaine avec Gwen Stefani pour The Voice.

Après ce bref intermède sur son idole, elle interprète la première chanson de l’album, Les excuses pour poursuivre avec une nouvelle chanson. Elle n’a pas de nom, mais elle est pleine d’émotions, comme tout ce que fait Safia d’ailleurs. « Ça parle d’être triste, pour faire changement (…) et elle a été écrite en décembre ». Cette nouvelle pièce est un vrai bijou. Elle a presque réussi à me faire pleurer tellement c’était beau.

Après Ce matin, elle nous annonce que c’est le rappel et elle ne sortira pas pour revenir parce qu’elle n’aime pas le concept. Joseph en ajoute, tout en riant, en disant que « c’est parce que son répertoire est limité et que c’est pour ça que le spectacle s’arrête après les deux prochaines chansons ». Après un bon cinq minutes de conversation un peu décousue, mais tellement drôle et attachant, Safia a nous fait ses  »plus grands succès » Igloo et Noël Partout, sur laquelle Joseph nous montre une nouvelle facette de son talent en accompagnant vocalement Safia.

C’était un spectacle sans artifices avec juste du vrai et que du talent. Un spectacle qui fait du bien et qui est, somme toute, difficile à décrire parce que cette fille est unique en son genre.