Cinq de nos chansons québécoises préférées!

Cette semaine, j’ai invité nos camarades à partager une de leurs chansons québécoises préférées. Y’a du vieux stock, quelques valeurs sûres, mais certaines personnes réussiront encore à vous surprendre!

Bonne fête nationale à tous les Québécois, et bonne Saint-Jean-Baptiste à tous les francophones du Canada!

Les Cowboys Fringants – « Les étoiles filantes »

Le nombre de fois que je l’ai écoutée et réécoutée! Les paroles me réchauffent le cœur. En spectacle, les Cowboys se sont appropriés la chanson et on fait que la chanson reste un incontournable dans la chanson québécoise. (Marie-Eve Duchesne)

Richard Desjardins – « Akinisi » ou « Nataq »

Pour ma part, je suis incapable de choisir entre Akinisi et Nataq de Richard Desjardins! C’est deux chansons où la partition de piano est magnifique, où les paroles sont merveilleuses, où le chant est de toute beauté, où la voix de Desjardins est parfaite! Ça fait des années que je les connais et que je les écoute à profusion pis je m’en tanne pas! (Marc-Antoine Auger)

Harmonium – « Corridor »

Je dirais Corridor, par Harmonium. La douceur et la force de cette chanson me donnent des frissons à chaque fois. Le texte est poétique et touchant tandis que la musique est recherchée et sentie à la fois. Voilà, mais c’est un dur choix! Belzébuth des colocs est presque à égalité, Échapper au sort de Karkwa n’est pas loin derrière! Et si on leur laisse le temps de faire leur chemin, je crois que plusieurs pièces plus récentes ont aussi beaucoup de potentiel. (Marie-Eve Fortier)

Galaxie – « Loop »

Loop de Galaxie… Mélodiquement, c’est une de mes chansons préférées de tout le temps. C’est l’exemple typique d’une chanson d’ouverture d’album exemplaire. Ça représente bien l’état d’esprit du jeune adulte à cheval entre le party et le côté plus sérieux de la vie adulte à venir. De plus, le travail combiné de Langevin et Lafontaine sur cette pièce rend le tout absolument inoubliable. À mon humble avis, bien que plutôt court, c’est le meilleur solo de guitare dans une chanson québécoise. (Julien Baby-Cormier)

Fred Fortin – « Oiseau »

Elle vient me musicalement et encore plus en spectacle. Il est accompagné de musiciens fabuleux sur l’album Ultramarr. Je trouve que cet album est un des plus beau chef d’oeuvre de musique québécoise actuelle. De plus, les paroles sont racontées plutôt que d’être amenées de manière conventionnelle avec un refrain. (Marianne Chartier-Boulanger)

Jean Leloup – « Le monde est à pleurer »

Je voulais aller au-delà des évidences, nommer Corriveau ou Pinette, mais après mûre réflexion, il n’y avait que cette chanson de Jean Leloup. Une chanson universelle, qui sort du je pour nous raconter une histoire comme seul Leloup peut le faire. Une chanson toujours aussi d’actualité, même 20 ans plus tard. Même constat : les humains sont méchants et la Terre est cruelle, alors aussi bien s’éclater, comme Dieu le père, Manitou, Krishna et Bouddha! Et on s’éclate sur cette chanson entraînante avec ses riffs hyper accrocheurs et son refrain aussi bref qu’extatique.

Juste dommage qu’on ait censuré le vidéoclip… Allez hop, un peu de sincérité. (Jacques Boivin)

 

Lettre ouverte aux mélomanes et aux acteurs de la scène musicale

Il ne vous reste plus que quelques heures pour contribuer à notre campagne de sociofinancement. Malheureusement, nous sommes encore loin de notre objectif de 10 000 $. Était-ce un objectif trop ambitieux? Peut-être. Les gens sont sursollicités de nos jours. En même temps que notre campagne, d’autres organismes demandaient eux aussi de l’aide. Des organismes qui la méritent autant que nous, sinon davantage.

Une photo d’iPhone prise en 2013 😉

Quand j’ai lancé ecoutedonc.ca, je croyais que ce blogue allait demeurer relativement anonyme. Alors, un petit 4 $ par mois pour l’hébergement Web, un gros 20 $ par année pour le nom de domaine et le tour était joué, pensais-je. Seulement, au fil des mois, le projet s’est défini, il a pris de l’ampleur et ce qui n’était qu’un loisir il y a deux ou trois ans est devenu un travail. Bénévole et particulièrement agréable, bien entendu, mais un travail quand même. Qui a son lot d’exigences. Notamment sur le plan de la qualité.

Une photo d’Anatole prise en avril 2017

Je pouvais bien mettre des photos d’iPhone quand je voulais juste faire un show de boucane auprès de mes amis. Mais maintenant, ça prend de la qualité. On vous y a habitués et vous en redemandez. On le sait, on vous rencontre un peu partout et vous nous le dites!

La qualité, ça se paie. Au cours des trois dernières années, j’ai investi, de ma poche, quelques milliers de dollars pour m’équiper comme photographe. J’en suis tout à fait ravi. Je me suis découvert une nouvelle passion en plus de la musique : croquer sur le vif ceux qui en jouent. Certes, je n’ai pas le talent de Marion, Jay, Adrien, Catherine ou Nicolas, pour ne nommer que ceux-là. Mais je me débrouille assez bien pour pouvoir vous raconter l’histoire de la soirée en images même si l’éclairage n’est pas toujours idéal pour les photographes. Tout ça pour vous dire que j’ai investi beaucoup de sous pour pouvoir vivre ma passion, faute de pouvoir en vivre…

Comme je disais, la qualité, ça se paie. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous suivre. Nous avons dû déménager nos services Web vers un fournisseur plus performant. Parce que le trafic a augmenté et parce que nous avons de plus en plus d’images… Parce qu’il n’y a rien de pire qu’un site Web qui ne se charge pas ou qui offre des images de merde.

Dans cet univers, de plus en plus de blogueurs se disent « producteurs de contenu ». Du contenu, nous en produisons tous les jours. Du contenu original, pas remâché. Des trucs pas toujours faciles comme nos entrevues avec nos artistes préférés qui ont tendance à être interminables. Ou certaines critiques de disques qui ressemblent parfois à des thèses de doctorat. Pourtant, nous nous considérons avant tout comme des passionnés de musique et des amoureux de ceux qui pratiquent le métier. Fuck le star système. Nous, ce qui nous intéresse, c’est le boulot accompli, l’oeuvre, l’émotion transmise (sauf pour ce qui a trait à Anatole, mais vous avez sûrement compris qu’avec lui, nous entrons dans son jeu parce que c’est justement ça, son oeuvre). Nous vous parlons d’artisans, pis nous aimons ça!

On veut continuer à le faire, mais surtout, on veut mieux le faire. On veut vous donner de meilleures entrevues. On veut aller vous voir un peu partout au Québec, là où les festivals se passent désormais. On veut raconter vos histoires. Faire de la vidéo. Créer des événements spéciaux. Conclure des partenariats avec d’autres organismes aussi passionnés que le nôtre.

On peut facilement se contenter de faire du sur place. Le montant que nous avons amassé jusqu’à maintenant nous permet de nous maintenir en vie au moins pour la prochaine année. Mais ça ne suffit pas. Nous voulons faire partie des meilleurs médias culturels au Québec. Qu’on nomme systématiquement ecoutedonc.ca avec les Sors-tu, Le canal auditif, La Bible urbaine, Les Méconnus, Papineau, CHYZ, CKRL, CKIA, CFOU et autres qui vous informent sur ce qui se fait de bien. Ils évoluent, on ne veut pas rester loin derrière.

Avec vos contributions, nous pourrons acheter du nouveau matériel. Un dictaphone. Un objectif téléphoto avec lequel je vais arrêter de prendre des photos qui m’enragent à l’Impérial Bell tout en continuant d’éviter de déranger tout le monde lorsque j’essaie de me faufiler à l’avant. Nous pourrons défrayer certains frais lorsque nos collaborateurs iront à l’extérieur pour couvrir des événements. Nous pourrons disposer d’un coussin de sécurité suffisant pour pouvoir dormir la nuit lorsque nous organiserons fetedonc.ca II avec Miss Sassoeur et les Sassys d’ici l’an prochain.

Nous le pourrons grâce à votre soutien. Si vous avez déjà contribué, merci du fond du coeur. Si vous ne l’avez pas déjà fait, je vous invite à donner ne serait-ce que 5 $. Au nombre que vous êtes, notre objectif, nous le fracasserions!

https://www.indiegogo.com/projects/campagne-pour-ecoutedonc-ca-blog

Merci. À très bientôt!

[!!!] Des grosses nouvelles pour…ecoutedonc.ca!

Lectrices, lecteurs, passionnés de musique comme nous le sommes, nous avons de grandes nouvelles pour vous.

Après cinq ans passés à promouvoir la scène locale et émergente de Québec, après plus de 1 500 articles sur la musique d’ici et d’ailleurs, nous sommes fin prêts à élargir nos horizons. C’est pourquoi, à l’occasion de notre anniversaire, l’équipe vous propose deux projets d’envergure. Le tout est organisé en collaboration avec plusieurs autres acteurs de la scène locale (merci au Pantoum, tout particulièrement, qui s’implique activement dans le processus).

Pour en apprendre plus sur ce qu’on vous réserve, on vous invite à vous joindre à nous le jeudi 20 avril prochain au disquaire Le Knock-Out (832 St-Joseph Est, Québec) à 11h. Sur place, nul autre que Jacques Boivin (notre big boss/chef bienveillant) sera là pour vous expliquer plus en détails notre projet. Il y aura même une surprise musicale pour régaler vos oreilles! Vous pouvez confirmer votre présence sur l’évènement Facebook.

Un grand merci à tous ceux qui nous suivent, de près ou de loin, depuis longtemps ou depuis tout récemment. Restez à l’affût pour la suite des choses!

#fetedoncca avec nous!

 

Illustration: Le singe peintre (Jordanne Maynard)

 

 

[ÉDITORIAL] FERMEZ VOS GUEULES!

Avouons-le, mes camarades et moi, nous sommes privilégiés. Nous pouvons assister à un paquet de shows toute l’année durant et la quasi-totalité des diffuseurs de Québec nous accueillent à bras ouverts (parfois même avec un câlin des plus virils).

Malheureusement, nous avons aussi la malchance de constater combien le public peut parfois gâcher notre appréciation d’un show. Et ça arrive trop souvent ces temps-ci.

Il n’y a pas longtemps, j’étais à l’Impérial Bell pour assister au concert des Soeurs Boulay. En première partie, il y avait la talentueuse Amylie, qui était là, seule, pour pousser quelques chansons. Tout au long de sa prestation, on entendait surtout les gens à l’arrière discuter alors que sur le parterre, tout le monde essayait d’écouter la proposition de la jeune femme. Celle-ci a fait preuve d’une grande patience, même si elle a invité le public à faire preuve d’une écoute plus respectueuse (et ce, avec une grande gentillesse).

À sa place, j’aurais lâché un gros FERMEZ VOS GUEULES, CALICE!

Faut croire que je n’étais pas le seul à me sentir agressé par ce comportement irrespectueux parce qu’à l’entracte, le parterre s’est rempli pendant que les deux paliers suivants se sont vidés. En fait, après avoir pris mes photos des trois premières chansons des Sœurs Boulay, je me suis dirigé vers l’arrière, question de ne pas cacher les spectateurs qui avaient payé 35 $ chacun pour apprécier le spectacle que je venais couvrir. J’ai eu du mal à me faufiler hors du parterre.

Je comprends pourquoi ces gens ont préféré se coller à l’avant. D’où j’étais ensuite, on n’entendait que les conversations des deux petites mesdames qui auraient pu s’acheter une bouteille de vin et discuter du bureau  au son de 4488, de l’Amour à la maison au lieu de faire suer tout le monde autour d’eux!

Si cette situation était exceptionnelle, on n’en ferait pas de cas. En fait, on en ferait une gentille mention dans l’article et ça s’arrêterait là. Le problème, c’est que si vous lisez nos comptes rendus des derniers mois, vous vous rendrez compte que la situation est un brin épidémique…

Je ne suis pas chialeux. J’ai assisté à des spectacles où ça brassait beaucoup, parfois pour des chansons plutôt tranquilles (allô Bernard Adamus). Où des jeunes femmes étaient littéralement poussées contre la scène parce qu’il y avait une gang de fans trop enthousiastes qui voulaient danser frénétiquement (allô Dead Obies). J’ai vu (et vécu) des moshpits assez violents, j’ai même survécu à un Wall of Death (allô Rouge Pompier). Viarge, je suis même déjà allé prendre des photos au beau milieu d’un sympathique moshpit pendant un rappel de GrimSkunk (merci gang d’avoir fait attention à moi, c’est même pas sarcastique). Ça crachait de la bière en l’air au show de Caféïne la semaine dernière! Les cellulaires sont partout (deal with it, ils ne s’en iront pas). Mais tout ça, ça ne nous empêche pas au moins d’ENTENDRE ce que les artistes ont à nous proposer et, bien franchement, la plupart de ces éléments font partie de l’expérience d’un show dans ta face.

Cependant, payer 35 $ pour aller discuter (fort) avec sa collègue du bureau, un verre de vin à la main, pendant que Les Soeurs Boulay tentent de rejoindre tout le monde avec leurs belles chansons, c’est inacceptable. C’est un manque de respect envers tout le monde dans la salle, des artistes jusqu’aux spectateurs. Ça gâche le show. Et, bien franchement, ça incite des gens qui ne sortent déjà pas souvent à choisir un autre loisir pour meubler leurs soirées.

Si, tout ce que vous voulez, c’est une toile de fond à votre conversation, achetez-vous donc le dernier disque de votre artiste préféré avec une bouteille de vin, et invitez donc votre collègue à jaser chez vous. Un : ça va coûter moins cher. Deux : de notre côté, on va mieux apprécier le spectacle et il sera plus facile de convaincre d’autres mélomanes d’y aller.

En 2017, l’attitude du public est une composante essentielle d’un bon show. Voir du monde slammer sur une toune tranquille d’Adamus, c’est sympa. Crier ÇA FAIT PLAISIR en choeur avec Gab Paquet quand il chante Consommations, ça fait du bien. Faire du pogo à en faire trembler le plancher du Cercle quand Koriass chante Petit Love, c’est enivrant. Entendre Avec pas d’casque chanter Les gloires du matin avec, comme seul bruit de fond, des goélands qui se sont invités au quai de Baie-Saint-Paul, c’est extatique. Pouvoir entendre clairement Safia Nolin chanter Ayoye, sans ampli, alors qu’on est collé sur la porte de sortie du Cercle, ça donne des frissons.

Entendre ses voisins parler pendant que Plants and Animals jouent une toune de Cohen pour lui rendre hommage le soir où on a appris son départ, ça, ça fait chier.

Les artistes que nous allons voir ont pas mal tous un point en commun : ils respectent leur public et sont prêts à tout donner pour eux. La moindre des choses, ça serait les respecter itou.

Pas se donner tous les droits parce qu’on a payé pour être là.

Simple question de savoir-vivre.