50e Festival d’été de Québec – Notre bilan

Ouf!

Pour l’équipe d’ecoutedonc.ca, le 50e Festival d’été de Québec aura été riche en émotions de toutes sortes. Nous avons été presque partout, même lorsque nous n’avons pas écrit sur le sujet (comme au show de Metallica). Nous avons pris plus de 15 000 photos (et publié près de 1 000). Au total, nous avons vu un peu plus de 90 prestations d’artistes d’ici (surtout) et d’ailleurs. Pas mal pour une équipe 100 % bénévole qui a pour mandat de couvrir la scène locale et émergente et dont deux des membres sont tombés malades en cours de route (tout en demeurant au poste!).

Belle, belle scène locale!

Beat Sexü – Photo : Jacques Boivin

Comme promis, nous avons mis l’accent sur les artistes indépendants, émergents et, surtout, locaux. De Beat Sexü à Lesbo Vrouven, les artistes de Québec ont brillé. Sur toutes les scènes!

Vous vous en doutez sûrement, à force de les côtoyer régulièrement, on a tissé quelques liens avec plusieurs d’entre eux, certains plus forts que d’autres. Vous ne serez donc pas surpris si on vous dit qu’on avait un peu le motton de voir Gabrielle Shonk briller sur les Plaines et qu’on s’est bombé le torse à plus d’une reprise lorsque nous avons été témoins de la réaction du public à la prestation époustouflante de Gab Paquet au Carré d’Youville. Y’a de quoi! Fallait voir ces dames en première rangée, venues voir leur beau Michel Louvain, être conquises une à la fois par notre chanteur de charme préféré qui a vraiment tout donné.

Raton Lover – Photo : Jacques Boivin

De la Reine qui donne un des plus beaux concerts de sa courte existence à L’Anti, ça n’avait pas de prix! Pierre-Hervé Goulet, Émeraude, Mauves et plusieurs autres ont de leur côté séduit de nombreux passants à la scène Fibe. On a également bien ri de voir Sam Murdock, de Lesbo Vrouven, se la jouer « familial »! Harfang a su profiter de sa première partie de Groenland et The Strumbellas pour faire planer un nouveau public. Et Raton Lover n’a eu aucun mal à faire chanter et danser une foule déjà compacte avec son rock and roll EN FRANÇAIS!

Les Goules – Photo : Jacques Boivin

Et on ne parlera pas de la prestation déjantée des Goules en première partie de Lisa LeBlanc et des Cowboys Fringants… ah pis kin, oui, on en parle! Parce que Kouna comme meneur de foule devant la moitié du parterre, ignorant complètement une zone avant-scène relativement vide (cas classique) et lançant quelques flèches au Festival en passant, c’était punk à souhait. Pis Rabin qui nous refait le coup de la couille, devant un public qui n’en croit pas ses yeux… SA-VOU-REUX!

(On le sait, on oublie plein de noms… n’en soyez pas offusqués, vous étiez tous excellents!)

Sur leur lancée…

Orloge Simard – Photo : Jacques Boivin

On n’en revient toujours pas de la salle comble d’Orloge Simard à l’Impérial! Oui, les Baieriverains donnent tout un show, mais le public était d’un enthousiasme débordant! Les moshpits, la rame à 300 pour relever un gars tombé, le claviériste à vélo qui se jette sur la batterie, tout était complètement surréaliste! De façon plus tranquille, on a pu apprécier une fois de plus tout le talent de Lydia Képinski, majestueuse malgré la pluie. Samuele, qui la suivait, a montré qu’elle avait tout le talent nécessaire pour avoir une belle carrière devant elle, et ce, sans faire des tonnes de compromis! Sarah Toussaint-Léveillé en a touché plusieurs avec sa belle prestation. Heat a montré qu’un bon rock, bien efficace, était le meilleur remède contre la pluie qui menaçait pendant que Samito a fait réapparaître le soleil avec ses chansons métissées.

Francis Faubert – Photo : Jacques Boivin

On a beaucoup apprécié la capacité d’adaptation de Francis Faubert, qui a joué un peu plus mollo pour le public plus âgé (et difficile) qu’il avait devant lui. Et malgré une foule qui tardait à se pointer (The Who oblige), Chocolat a mis le paquet dans son mur sonore pour offrir une expérience dont les spectateurs se souviendront encore longtemps. Et Émile Bilodeau, déjà très hot, a montré qu’à 21 ans, il avait déjà conquis toute une génération de jeunes Québécois qui ne demandaient rien de mieux qu’un artiste à qui ils pouvaient s’identifier facilement.

Découvertes d’ailleurs

Brisa Roché – Photo : Jacques Boivin

Brisa Roché m’a séduit dès les premières heures du Festival. La jeune Américaine a su le faire avec sa pop éclectique, sa dégaine à la Björk et sa voix très soul. Bixiga 70 ont réchauffé la place d’Youville comme seul un big band brésilien peut le faire. Les gars de Lysistrata ont fait craquer notre collaborateur avec leur tronche d’adolescents et leur énergie incroyable. Mydy Rabycad a dépassé l’étiquette électro-swing qu’on lui colle dans la description donnée par le FEQ. Funky à souhait! DakhaBrakha, fort attendu, a livré la marchandise dans une prestation ma foi fort enlevante. Et colorée. Ce groupe a tellement pris du gallon depuis ma première expérience il y a trois ans! Le Belge Nicolas Michaux, qu’on a vu à sa deuxième prestation, a montré qu’on pouvait mélanger brillamment pop et chanson française.

Des valeurs sûres qui n’ont pas déçu

Desjardins, on l’aime-tu – Photo : Jacques Boivin

Desjardins, on l’aime-tu était un must pour tous les fans du grand Richard. Oui, il y avait quelques temps morts, mais les interprétations étaient toujours justes, souvent émouvantes à souhait. On a encore de nombreux frissons rien qu’en pensant aux Yankees, interprétée brillamment par Klô Pelgag et Philippe Brach. The Barr Brothers a dû se revirer de bord sur un dix sous en l’absence de Bassekou Kouyaté et Amy Sacko. Ils sont allés chercher quelques amis et offert une prestation remplie de jams de toutes sortes. C’était chaud! Et on a versé une larme à leur reprise de Us and Them.

Lisa LeBlanc – Photo : Jacques Boivin

Wolf Parade a bien répondu aux attentes monstrueuses de ses fans, malgré une foule un brin décevante (plusieurs avaient opté pour Kendrick Lamar, ce soir-là). Avec pas d’casque a offert une version écourtée, mais sans faute, de son spectacle. Du bonbon du début à la fin dans un Impérial Bell qui écoutait religieusement. Le Couleur en a fait danser plus d’un sur la scène Fibe pendant que le soleil se couchait. On est restés jusqu’à la fin tellement c’était délicieux, même si on a dû courir pour se rendre au spectacle suivant! Lisa LeBlanc a brûlé les planches de la scène Bell avec l’aide de Voivod, notamment dans une reprise à fond de train de Ace of Spades. Les Cowboys Fringants, toujours prêts à en donner plus, ont été jusqu’à sortir des clowns pour offrir une prestation haute en couleur et branchée sur le 220.

Men Without Hats – Photo : Jacques Boivin

Fred Fortin a brassé plus que d’ordinaire. Il faisait très chaud à l’Impérial Bell! Les Dales Hawerchuk ont saisi la passe et se sont dirigés au filet, où ils ont marqué sans aucune difficulté devant un public conquis d’avance grâce à leur rock bien pesant. Malgré quelques pépins techniques qui ont un peu gâché leur entrée en scène, les membres de Men Without Hats se sont bien repris, mélangeant sans aucune difficulté nostalgie et nouveauté. Pop goes the world, qu’ils disent! Les Trois Accords ont fait ce qu’ils font de mieux, c’est-à-dire se mettre à nu devant leur public avec leurs chansons extrêmement dynamiques et accrocheuses.

Yann Perreau – Photo : Jacques Boivin

Le dernier concert de Groenland à Québec a, bien entendu, été mémorable. La troupe menée par Sabrina Halde a présenté ses chansons lumineuses riches en émotions devant des gens qui préféraient la douceur au metal qui se faisait entendre sur les Plaines. Yann Perreau a encore une fois montré pourquoi il est une des plus grandes bêtes de scène du Québec en commençant dans la foule et en grimpant sur la structure de la scène Hydro-Québec… en plus d’offrir quelques-unes des chansons les plus électrisantes du festival.

Des légendes d’ici…

Michel Louvain – Photo : Jacques Boivin

Il faisait chaud à L’Anti pour la prestation d’Aut’ Chose. C’était plein de têtes grisonnantes qui ne demandaient rien de mieux que tripper avec Francoeur pis sa gang, qui en ont profité pour donner une prestation des plus inspirantes. Dans un tout autre registre, on vous avoue qu’il faisait chaud au coeur de voir Michel Louvain célébrer son 80e anniversaire sur scène. Il est encore particulièrement en forme, le bonhomme! Et il en aurait beaucoup à montrer côté classe à un paquet de jeunots!

Think big, stie!

Muse : Photo : Jacques Boivin

Évidemment, on n’a pas pu se retenir d’aller sur les Plaines à quelques reprises pour voir des têtes d’affiche, même si on a manqué le concert de Gorillaz (magique, dit-on!). Kendrick Lamar a commencé le festival du chialage (mérité) contre la zone avant-scène, mais une fois les quelques pépins techniques et autres réglés, il a offert une belle prestation. The Who a su montrer à deux générations comment on faisait ça, du rock! Metallica a fait comme il fait si bien chaque fois qu’il vient à Québec : deux heures et demi de gros metal bien solide qui a permis à de nombreux fans (et moins fans) de se défouler ben comme il faut. Enfin, on s’est gâtés pour la fin du FEQ avec Muse qui a offert une prestation dès plus solides, bien qu’un peu courte.

En résumé…

Le 50e Festival d’été de Québec est une réussite sur toute la ligne. Y’avait du monde partout, des sourires sur presque tous les visages, un plaisir contagieux, et j’en passe. On a la chance d’avoir ce festival d’envergure internationale ici, chez nous. Et ce festival profite de l’engouement suscité par les grosses pointures pour inviter le public à faire de nombreuses découvertes. Qui viennent d’ici et d’ailleurs. Juste pour ça, on lève notre chapeau.

Je ne sais pas si vous en êtes conscients, mais pour moins de 100 $, le Festival d’été est une véritable aubaine, même si vous ne courez pas les grandes scènes! Fred Fortin, c’est 30 $ en temps normal! Ajoutez-en 3-4 de même, et c’est déjà rentabilisé!

Remerciements

Tout d’abord, on doit remercier l’équipe du Festival d’été. Notamment l’équipe de la programmation, menée par Louis Bellavance et Arnaud Cordier, pour la magnifique programmation. Vous venez de rehausser la barre encore d’un cran. J’espère que vous en êtes conscients.

Nous aimerions surtout remercier l’équipe des communications, qui nous a encore une fois fait confiance malgré la relative petite taille de notre blogue et les demandes de médias qui fusaient de partout cette année. Bon, on a l’avantage de ne pas trop être dans les jambes vu qu’on passe le plus clair de notre temps là où les autres ne vont pas (dommage pour vous, vous ne savez pas ce que vous manquez, alors que nous, on sait ce qu’on sacrifie), mais c’est quand même une belle marque. Luci, Kenza, Roxane, Stéphanie et Carol-Ann, merci beaucoup pour votre soutien tout au long du Festival. Votre passion est contagieuse et je vous avoue que dans mes grands moments de fatigue, vous voir aller comme si c’était la première journée, ça me redonnait de l’énergie!

Merci à tous les artistes pour tous ces beaux moments!

Merci à ma belle équipe de collaborateurs réguliers et spéciaux. Marion (malgré ton OFF éreintant), Louis-Solem (rookie of the year!), Julien, Tatiana, Marie-Ève, Marie-Laure (qui a su nous dépanner en cas d’urgence) et Christian (qui a couvert tous les shows de la scène Hydro-Québec, sauf un, de son perchoir), je vous remercie du fond du coeur. Sans vous, j’aurais l’air d’une poule pas de tête ou, pire encore, d’un amateur. Grâce à vous, chaque fois que quelqu’un se plaint que les médias ne couvrent que les gros noms, je suis fier de mentionner que notre blogue est sorti des sentiers battus!

Enfin, merci à vous, lecteurs d’ecoutedonc.ca. Un média, c’est ben le fun, mais un média lu, c’est encore mieux!

Pour le FEQ, on se donne rendez-vous à la 51e édition (ou au 50e anniversaire, c’est selon) le 5 juillet 2018!

Sinon, restez des nôtres, notre couverture du Festif suit dans quelques instants!

[FEQ] Compte rendu, 16 juillet 2017

Pour cette grande finale, nous nous sommes gâtés, même si ça voulait dire être à la même place que tout le monde en allant voir Muse. Ça ne veut pas dire qu’on n’a pas rempli notre mandat avec d’excellents artistes d’ici… et d’ailleurs!

Lesbo Vrouven – Scène Fibe

Lesbo Vrouven – Photo : Jacques Boivin

Y a-t-il une meilleure façon de commencer la dernière journée du FEQ que sous le soleil, avec le trio dance-punk le plus déjanté de Québec? Sam Murdock, Hugo Lebel et Jean-Christophe Bédard Rubin ont montré leur savoir-faire à une foule très familiale (ça change des bars) et plutôt limouloise (on reconnaissait pas mal de visages) venue pour danser et faire la fête. Le trio a présenté de nombreuses pièces de Griff Piff entrecoupées d’interventions souvent désopilantes de Murdock, qui disait à la blague qu’il devait remplir une heure de show avec une demi-heure de musique. Une petite bombe d’énergie qui a su nous mettre en appétit pour le reste de la soirée. (Jacques Boivin)

Liana – Scène Hydro-Québec

Liana – Photo : Jacques Boivin

C’est en offrant une version explosive de « Crazy in love » de Beyonce que cette jeune chanteuse de Québec a su charmer les quatre juges de La Voix. C’est donc dans cette continuité que la jeune artiste entreprend sa carrière solo en offrant un mini-album en mars 2017. Ses chansons pop à très forte saveur R&B créent une atmosphère feutrée pimentée d’une voix puissante et très affirmée, le tout rappelant la vibe d’Alicia Keys. Bref, un matériel très radiophonique qui a tout ce qui faut pour plaire à un large public. (Christian St-Pierre)

Beyries – Scène Loto-Québec

Beyries – Photo : Jacques Boivin

J’avais écouté l’album Landing et j’étais de base une fan de l’artiste. En arrivant sur place, celle qui mettait la table pour le spectacle spécial de Belle et Bum m’a complétement subjuguée. Dès les premières minutes de sa prestation, Beyries a montré ce dont elle est capable. Elle avait de l’énergie à revendre avec ses musiciens, entre autres Joseph Marchand et Alex McMahon. Sa choriste, Judith Little-Daudelin, a aussi été de la partie pour la chanson J’aurai cent ans, originalement faite avec Louis-Jean Cormier. Elle a réussi à faire revivre l’album hors de son format et à fort probablement gagné de nouveaux fans. (Marie-Eve Duchesne)

Julian Taylor Band – Scène Hydro-Québec

Julian Taylor Band – Photo : Stéphane Bourgeois / FEQ

Bien à propos pour une soirée estivale, la musique de Julian Taylor a toutes les qualités chaleureuses du soul. Avec une voix d’un autre temps rappelant Sam Cooke, Al Green ou Smokey Robinson, l’Ontarien, flanqué d’une solide formation offre un matériel pop qui groove et qui flirte avec le funk mais, surtout avec la soul, brass et orgue B-3 en appui. Y a des moments où ça rock davantage, le tout pour laisser une excellente impression en cette soirée de clôture sur la scène Hydro (Christian St-Pierre)

Mondo Cozmo – Scène Bell

Mondo Cozmo – Photo : Jacques Boivin

Louis Bellavance avait pris un gros risque en programmant la formation du charismatique Josh Ostrander, qui n’a même pas d’album complet à son actif (il sera lancé le 4 août prochain). De l’indie rock à saveur pop très accessible sans tomber dans le mièvre, une reprise enthousiaste de Bittersweet Symphony, une présence scénique assumée, même sur l’énorme scène Bell, on comprend pourquoi le public a bien accueilli la formation. Ces gars-là sont à surveiller! (Jacques Boivin)

Ben l’oncle soul – Scène Hydro-Québec

Ben l’oncle soul – Photo : Stéphane Bourgeois / FEQ

La 50e édition du FEQ a connu une fin « crème glacée » sur la scène Hydro-Québec. Sucrée, crémeuse et réconfortante, la pop soul de Ben l’Oncle Soul était toute désignée pour un dimanche soir de juillet. Se la jouant Marvin Gaye par moments, un peu Bob Marley ou Usher par d’autres, c’est beaucoup de sensualité et de chaleur qui se dégagent de la prestation du chanteur français et ça donne envie de danser coller avec sa blonde en buvant du vin. Pendant que ça rockait sur les Plaines, ça groovait tranquille en ville et c’était parfait ainsi. Celui qui s’est fait connaître par une version de « Seven nation army » qui a fait le buzz sur YouTube a toutes les qualités pour prétendre perpétuer le grande tradition venue des années ’60. Un bien bon dessert pour cet autre banquet musical réussi à Place d’Youville. (Christian St-Pierre)

Muse – Scène Bell

Muse : Photo : Jacques Boivin

Question de bien réaliser notre mandat, j’ai manqué tous les gros shows du Festival d’été (sauf Metallica, mais ça compte pas, j’étais là en tant que papa, pas en tant que blogueur). Je me suis dit que cette fois, j’allais me gâter. Et quoi de mieux qu’un groupe qui en met tout le temps plein la vue pour terminer ce 50e Festival d’été de Québec?

Même si, visuellement, le concert de Muse allait être beaucoup plus sobre que ce à quoi il nous a habitués (festival oblige), la troupe de Matt Bellamy nous a gâtés… si on oublie la durée de la prestation (une heure trente, soit un programme de festival). Bellamy, déjà passablement énergique en temps normal, en a rajouté une couche, pendant que le bassiste Chris Wolstenholme et le batteur Dominic Howard battaient le rythme. L’avantage d’un programme aussi court? On coupe dans le gras (ce qui veut dire moins de pièces de Drones, à mon plus grand plaisir), on joue les bombes (Hysteria dès la troisième chanson… on appelle ça ne pas perdre de temps!) et on s’amuse comme des fous. Bellamy a même profité de Starlight pour aller prendre un petit bain de foule, donner des câlins et signer des albums!

Muse : Photo : Jacques Boivin

Seuls gros effets visuels à part les cubes derrière le groupe? Des ballons et des confettis, lancés pendant les dernières chansons du programme principal.

Au rappel, le groupe a sorti les canons : Uprising et la toujours excellente Knights of Cydonia.

Belle finale pour un beau festival! (Jacques Boivin)

On vous présente notre bilan mardi. On a besoin de quelques heures de sommeil aujourd’hui!

[FEQ] Compte rendu, 15 juillet 2017

Émeraude – Scène Fibe

La jeune formation de Québec est arrivée sur la scène Fibe, tout souriant, prête à nous livrer leur belle musique. Après un premier EP lancé il y a un an (ce premier maxi leur a d’ailleurs mérité une nomination au GAMIQ pour le meilleur EP pop), le groupe présentait hier soir beaucoup de nouvelles chansons en prévision de la sortie d’un nouvel opus dans les prochains mois. Leur musique, c’est de la «pop-rêveuse» à base de synthétiseurs joués par Marie-Renée Grondin et de belles paroles qui résonnent dans un écho bien plantant. À noter que le groupe n’utilise pas de batterie pour le rythme, Simon Tam se charge de battre la mesure avec des rythmes électroniques. N’étant pas toujours un grand fan de se genre d’approche, je dois avouer que c’était très à propos. Des synthétiseurs, une jolie voix qui porte de beaux textes en français, une énergie scintillante, il était difficile de ne pas passer un beau moment avec Émeraude. (Louis-Solem Pérot)

Raton Lover – Scène Hydro-Québec

Raton Lover – Photo : Jacques Boivin

Assister à un show de Raton Lover, c’est comme se retrouver à un comptoir avec de vieux chums. Tout le temps d’une bonne humeur contagieuse, les cinq gars de Quebec, toujours reconnaissants d’être sur scène, entretiennent une chaleureuse relation avec le public. Leur musique de vacances nous emmène dans une sorte de road trip musical sur les routes de campagne et ça donne envie de jouer dehors. Cousins québécois des Sheepdogs, les Ratons portent fièrement les influences des Allman Brothers, de John Forgerty, d’Octobre et de Richard Séguin. Bref, une ouverture parfaite pour une veillée dédiée au rock québécois. D’ailleurs, le groupe a remercié la foule de s’être réunie en grand nombre, soulignant ainsi qu’il est encore et toujours important de pouvoir continuer à faire du rock’n’roll en français en 2017. On ne peut qu’être d’accord. Merci les Ratons! (Christian St-Pierre)

Mauves – Scène Fibe

C’est toujours un plaisir de voir Mauve en spectacle. Alex Martel arborant un magnifique col roulé vert semblait prêt à nous présenter leurs chansons maintenant bien connues de plusieurs d’entre nous. Ce groupe sait très bien approcher les différents styles qu’ils présentent. Tantôt avec un style nous rappelant The Seasons (Longtemps), tantôt avec un rock plus lourd évocateur de Chocolat (J’ai tout essayé), le groupe de Québec est tellement solide qu’ils réussissent avec brio tout ce qu’ils font. Devant un public qui s’est rapproché pour leur prestation (nous pouvons constater la présence de quelques fidèles du Pantoum qui semblent bien connaître leurs chansons), la formation a surtout joué des chansons de son plus récent opus Coco. Je dois avouer que j’ai un faible pour utilisation de la guitare 12 cordes électrique qui donnent une brillance éclatante nous rappelant les sonorités de la côte ouest américaine dans les années 60. Les déhanchements d’Alex Martel et le joli jeu de guitare de Julien Déry nous ont beaucoup charmé, on a déjà hâte à leur prochaine prestation. (Louis-Solem Pérot)

Émile Bilodeau – Scène Hyrdo-Québec

Émile Bilodeau – Photo : Jacques Boivin

Il s’est passé quelque chose lors de ce show. On entend souvent râler contre les milléniaux pour leur non-souci du français et des enjeux de leur époque. Et voilà que débarque un gamin qui prend position dans une langue solide et qui fait crier une meute de jeunes femmes. Le tout avec des drapeaux du Quebec en première rangée (!!!!). Voilà le phénomène Émile Bilodeau. À peine 21 ans, du talent plein la face, de la fougue, beaucoup d’intelligence et, surtout, pas de complexes pour le jeune auteur-compositeur-interprète qui pourrait passer pour le fils de Mononc Serge. À peine quelques mois après la sortie de son premier album, « Rites de passage », Bilodeau à réuni toute une génération pour chanter ses tounes au Carré D’Youville. Le succès est sans équivoque et l’amour instantané. Lucide et confiant, la recrue a déjà des airs de vétéran, ce qui le place dans la catégorie des joueurs de concession. Rien de moins qu’un prodige qui, comme son collègue Philippe Brach, entre autres, laisse présager de belles années à venir pour le Québec et sa chanson.

Andy Shauf – Impérial Bell

Le Saskatchewanais ouvrait le bal pour Foy Vance, hier soir à l’Impérial. Devant une foule compacte, Shauf a enchainé les chansons provenant de The Bearer of Bad News et The Party. Peu loquace, auteur-compositeur-interprète a parlé à la foule un minimum pour se concentrer sur la musique. Et musique, il y a eu! Les musiciens en forme circulaire permettait de bien voir les deux clarinettes, la guitare-basse, le clavier et la batterie. Les mélodies et les chansons m’ont captivées. Drink My Rivers a parti le bal de cette prestation, qui a été suivie par Hometown Hero. Plusieurs pièces ont été chaudement accueillies par la foule, comme The Party, Begin Again et Martha Sways(Marie-Eve Duchesne)

Yann Perreau – Scène Hydro-Québec

Yann Perreau – Photo : Jacques Boivin

L’ancien de Doc et les Chirurgiens n’a plus de réputation à se faire. L’opinion de la critique, autant que celle du public ne fait plus de doutes, Perreau est maintenant un incontournable de la chanson du Quebec. Avec son électro-rock fougueux et festif, il livre une performance intense, soutenue, sans compromis. Moment fort de la soirée pour le hit « J’aime les oiseaux » avec lequel le chanteur a transformé la Place D’Youville en boîte de nuit, se payant même le luxe de grimper jusqu’à la cime de la structure scénique pour saluer la foule. Mention aussi à la puissante « Le Bruit des bottes » et aux invités surprises. En effet, Perreau a eu la brillante idée de s’offrir l’appui de la nouvelle coqueluche de la pop québécoise et du Dernier Empereur Bantou. Laurence Nerbonne et Pierre Kwenders sont débarqués pour ajouter à l’énergie déjà atomique du show. Ce fut donc une conclusion à la hauteur de ce qui s’avère la meilleure soirée sur la Scène Hydro de ce 50e! (Christian St-Pierre)

[FEQ] Compte rendu, 14 juillet 2017

Pendant que le rédac-chef prenait une pause pour aller voir Metallica avec son grand garçon, le reste de l’équipe n’a pas chômé, comme en témoigne ce petit compte rendu!

Val Thomas – Scène Fibe

Val Thomas – photo : Sébastien Dion / FEQ

À la scène Fibe, il y avait foule pour écouter Val Thomas, finaliste des Apéros FEQ. Elle avait une belle présence sur scène. Sa rock-pop qui rappelle les Joni Mitchell, Laura Marling et autres chanteuses à voix a fait taper du pied et a capté l’attention de son public. Celle qu’on avait vu lors de la vitrine à la Ninkasi seule à la guitare avait amené son band. Thomas a joué plusieurs pièces de son EP, Chronicles from the Cave, à paraître à l’automne, comme Maze et Wolf. Elle a aussi repris House of the Rising Sun de façon convaincante. (Marie-Ève Duchesne) 

Laura Lefevbre – L’Anti Bar et spectacles

Laura Lefevbre – photo : Philippe Ruel / FEQ

J’étais très content d’enfin voir Laura en spectacle à l’Anti. On entend beaucoup parler d’elle un peu partout, elle a joué aux Francofolies et maintenant, elle nous présente son spectacle dans le cadre du FEQ. Elle a lancé son premier extrait «Alcaline» cet hiver et nous réserve un EP qui paraîtra dans les prochains mois. Sa belle voix d’alto porte des ambiances pour la plus part planantes. Pour ce qui est du groupe la supportant, on remarque que les même très bons musiciens de d’autres chanteuses qu’on a vu cette semaine sont présents pour l’accompagner (Antoine Lemieux-Rainfret, Étienne Doyon, Marco Noël et Joey Proteau). Portant un chandail Pink Floyd, et arborant une gance des Beatles, Laura Lefevbre a charmé son public avec ses chansons bien construites qui réconfortent. La jeune chanteuse donne une très bonne performance, son interprétation de ses chansons ainsi que de ses reprises sont toujours très senties et elle arrive très bien à s’approprier ses textes. On a beaucoup aimé sa reprise du «Dermatologue» de Klô Pelgag, avec du banjo joué par Joey Proteau, ce qui ajoute une approche plus folk roots à la chanson. Laura Lefevbre est une artiste à surveiller, on a très hâte d’entendre la suite! (Louis-Solem Pérot)

The Beatdown – Scène Hydro-Québec

The Beatdown – Photo : Sébastien Dion / FEQ

Dès les premiers instants du spectacle, le chanteur de ce band montréalais s’est réjoui de profiter de l’une des rares journées d’été du Festival. Une fois qu’on a entendu quelques pièces, on comprend sa joie. Dans un enrobage fort en reggae, The Beatdown envoie une fort agréable musique estivale, très enjouée et dansante. À un tel point que ça sonne un peu ska par tit-bouttes, les brass en moins, parfois funk et pas mal pop aussi. Ça rappel des fois certains bands des années 1990, quelque part entre Counting Crows et Sublime. Bref, j’avais l’impression d’avoir 18 ans. Un ben bon début de vendredi soir. (Christian St-Pierre)

Harfang – Scène Loto-Québec

Harfang – Photo : Marion Desjardins

Même s’il y avait Metallica en même temps sur les Plaines, le parc de la Francophonie était bien rempli. Nos hiboux préférés de Québec ont mis la table pour une belle soirée. Le groupe formé de Samuel, Antoine, Alexis, David et Mathieu ont réussi à réchauffer l’atmosphère avec leur rock planant. Les transitions entre les chansons provenant la plupart de leur album Laugh Away the Sun se fondaient l’une dans l’autre. Harfang était visiblement content de jouer sur scène, eux qui ont assisté à plusieurs spectacles dans le passé à cet emplacement. Les chansons ont aussi été bonifiées par l’énergie des membres. En somme, un excellent spectacle pour la formation de Québec. (Marie-Ève Duchesne)

The Souljazz Orchestra – Scène Hydro-Québec

The Souljazz Orchestra – Photo : Sébastien Dion / FEQ

Soyons honnêtes, quand on parle de saxophone en 2017, on pense surtout à « Careless Whisper » et aux années 1980. Alors quoi penser d’un trio de saxs, accompagné d’un orgue (!?!?) et d’un drum? Et ben The Souljazz Orchestra a de quoi nous faire ravaler nos préjugés. Oui, le jazz dans le nom est tout justifié, mais c’est le Soul qui domine dans une prestation scénique sur la coche. Ils ne sont que cinq, mais ça sonne comme un big band, doublée de la fougue légendaire des ensembles soul. Sérieux, ça pète, ça groove et les textes politisés du groupe montréalais finissent de galvaniser une foule qui s’est manifestée avec un enthousiasme sincère et nourri. Un fini proche du funk des seventies et une virtuosité folle qui donne l’un des meilleurs spectacles de ce 50e sur la scène Hydro! (Christian St-Pierre)

Groenland – Scène Loto-Québec 

Groenland – Photo : Marion Desjardins

C’était le party au parc de la Francophonie hier soir. La formation montréalaise, qui avait joué un Pop Up à la terrasse Dalhousie un peu avant sa performance sur la scène Loto-Québec était visiblement contente de jouer à Québec. Alternant entre des chansons de l’album The Chase et A Wider Space, le groupe a fait vibrer les gens rassemblés et les a fait participer sur plusieurs chansons. Ils ont aussi réussi à amener les chansons ailleurs en gardant le contact avec la foule. Les pièces Daydreaming, tout comme Immune ont reçu les acclamations des festivaliers. Il s’agit aussi d’une des dernières prestations de Groenland, car ils prendront dès la fin 2017 une pause d’une durée indéterminée. (Marie-Ève Duchesne)

Amadou et Mariam – Scène Hyrdo-Québec

Amadou et Mariam – Photo : Sébastien Dion / FEQ

« Alooors ?!?? Est-ce que çaaa vaaa ?!?! » s’exclame l’artiste malien à une foule déjà conquise qui répond de tout son enthousiasme. Si la musique avait un sourire, elle aurait celui d’Amadou et Mariam. Leur afrobeat prend des allures de rock avec des envolées de guitares dont Amadou est le maître enchanteur. Le couple uni sur scène et dans la vie depuis plus de 30 ans démontre, ça va de soi, une complicité forte, ce qui contribue beaucoup à cette aura bienfaisante qui les rend attachants. Dès les premiers morceaux, on a l’impression de revoir de vieux amis. D’ailleurs, la masse de gens réunis malgré les Metallica de ce monde démontre hors de tout doute que le duo offre une musique sans frontières qui sème la fête partout où elle résonne. C’est l’amitié humaine dans toute sa splendeur! (Christian St-Pierre)

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[FEQ] Compte rendu, 13 juillet 2017

On n’a pas pu résister. On est allés voir The Who. Comme (presque) tout le monde. Mais on est aussi allés voir plein d’autres bons artistes pleins de talent!

Lou-Adriane Cassidy – Scène Fibe

Lou-Adriane Cassidy – Photo : Marion Desjardins

La jeune artiste a déjà un parcours bien rempli pour son âge. Elle a participé à La Voix, participé au stage de Petite-Vallée, plus récemment, elle était dans l’aventure de Destination Chanson Fleuve, ce stage d’un mois qui s’arrêtait à Montréal, Québec, Tadoussac et Petite-Vallée pour des formations ainsi que des concerts dans chacune de ces destinations. Elle y a brillé en y remportant de nombreux prix comprenant une prestation à Belle et Bum, des prix en argent ainsi que le prix Vitrine ROSEQ. Sur scène, Lou-Adriane livre ses chansons intimes avec une belle voix chaude d’alto. En plus de sa voix qui l’a fait remarquer par les quelques deux millions de spectateurs à la télévision, Lou-Adriane est aussi une jeune auteure-compositrice qui nous propose de très beaux textes, surtout sur l’amour. On ne peut passer sous silence son groupe incroyable qui l’accompagne. Elle est entourée de Vincent Gagnon (Keith Kouna), Jessy Caron (Men I Trust) PE Beaudoin (Gab Shonk) et Simon Pedneault (Louis-Jean Cormier) qui n’ont plus besoin de présentations, étant tous dans de nombreux projets à Québec. Elle s’est bien s’entourée, c’est le cas de le dire; récemment les Sœurs Boulay ainsi que Philémon Cimon lui ont écrit chacun une chanson pour qu’elle l’interprète lors de ses spectacles. Nous avons tout intérêt à suivre attentivement la carrière de la jeune chanteuse. (Louis-Solem Pérot)

High & Mighty Brass Band – Scène Loto-Québec

High & Mighty Brass Band – Photo : Jacques Boivin

C’est une orgie de groove qui nous attendait au Carré avec ce band new yorkais. Avec un ensemble de brass au complet (c’est le nom du band après tout), tuba compris, qui sonne la charge, les musiciens envoie un funk chargé et énergique, avec quelques saveurs soul et hip-hop, et qui fait peu de concessions. La cadence est soutenue et le publique endossé immédiatement. Ce n’est jamais simple d’ouvrir à 18h sur cette scène, mais le big band a su y faire, pour le plaisir des festivaliers sur place. (Christian St-Pierre)

Amélie No – Scène Fibe

Amélie No – Photo : Marion Desjardins

Munie d’une voix très soul, Amélie No en a impressionné plus d’un lors de sa prestation. La jeune artiste soutenue par l’Ampli a elle aussi participé à l’aventure de La Voix. Et toute une voix elle a! Un mélange de soul un peu plaintif avec un vibrato jazz bien contrôlé appuie ses textes personnels et ses reprises. Elle chante exclusivement en anglais dans un emballage très rythmé et groovy. Le style me faisait un peu penser au fameux jam du mardi soir au District où beaucoup de musiciens de Québec s’affairent à jouer ce style bien senti. Amélie No est capable de très bien s’entourer aussi : Marco Noël (De la Reine), Jessy Caron (oui oui c’est le même que plus haut), Olivier Beaulieu (Karim Ouellet), Gabriel Desjardins (Coco Country Band). La scène Fibe était vraiment bien remplie ce soir là. J’oublie parfois que La Voix attire les foules… Tant mieux si ça peut permettre aux jeunes artistes d’avoir un public bien rempli! (Louis-Solem Pérot)

Nicolas Michaux – Scène Loto-Québec

Nicolas Michaux – Photo : Jacques Boivin

Le Belge Nicolas Michaux, qui avait déjà joué plus tôt cette semaine sur la scène Fibe, était de retour, cette fois au parc de la Francophonie. La musique pop de Michaux, un brin mélancolique, parfois psychédélique, un brin rock and roll, toujours groovy à souhait grâce à la basse entraînante de Ted Clark, a fait sourire de nombreux spectateurs. La recette? Rien de trop compliqué : des paroles simples, toutes en contraste avec ce que la lourdeur de certains Européens, sur une musique vitaminée qui fait la part belle à la guitare. La recette prend, notamment grâce à la présence scénique des musiciens (Clément Nourry à la guitare et Morgan Vigilante à la batterie). Peu d’interactions verbales avec le public, mais de nombreux échanges de regards souriants. Et une reprise énergique des Velvet Underground pour finir! Il n’en fallait pas plus! La table est mise pour la suite de la soirée! (Jacques Boivin)

Zagata – Scène Fibe

Zagata – Photo : Marion Desjardins

Après les deux chanteuses, la foule était maintenant bien dense et prête à accueillir Zagata. Ce groupe est en fait le projet mené par Jesse Proteau et appuyé par son frère, Joey Proteau (Ego Death). Le projet très solide s’imprègne tranquillement dans la culture pop-rock de Québec. La formation est très solide, les musiciens (du même calibre que les deux prestations d’avant) savent tous où et comment placer leurs interventions musicales pour permettre aux chansons d’être bien équilibrées. Ils ont un son très professionnel de très gros calibre. La formation dotée d’un immense potentiel commercial nous a fait penser un peu a un Coldplay plus rock, un Harfang plus pop-rock ou bien encore un The Franklin Electric, plus fort. Ils ont sorti leur premier EP à l’automne dernier ainsi qu’un single/clip vidéo dans les derniers jours. Les jeunes filles seront charmées par les frères Proteau et leur groupe très solide.

Men Without Hats – Scène Loto-Québec

Men Without Hats – Photo : Jacques Boivin

Quel plaisir d’entendre (et de voir, surtout) un groupe qui a bercé mon adolescence! Sans perdre de temps, le groupe synth-pop lance son plus gros succès, Safety Dance, au plus grand plaisir d’un Pigeonnier rempli à craquer, malgré quelques problèmes de son qui gâchent un peu la sauce. Le leader Ivan Doroschuk, chemise à paillettes argent, était dans une forme dangereuse, dansant, faisant plein de poses au public, qui répondait par des cris et des applaudissements. Les chansons pop des années 1980 se sont ensuite succédées, entrecoupées de nouvelles chansons (de 2012, quand même) qui « fittaient » parfaitement avec les plus vieilles, dont Pop Goes The World, très chaudement accueillie. Sans compter ce moment où les gens ont reconnu cette reprise de SOS d’ABBA! À la fin de la prestation, le groupe, bon joueur, a repris Safety Dance, cette fois, sans pépins techniques. Nul besoin de vous dire que ça dansait joyeusement sur le plancher tout neuf! (Jacques Boivin)

Jo Mersa Marley – Scène Hydro-Québec

Quand on porte un nom aussi célèbre, il est difficile de ne pas susciter d’attentes, d’être fidèle à la tradition, tout en ayant son propre style. Le petit-fils de la légende jamaïcaine a rapidement réglé la question en reprenant à sa sauce « Three little birds » de son illustre patriarche. Entrée en scène réussie, les gens l’accompagnent enchantant, le sort est conjuré. Le jeune reggaeman a par la suite livré une performance, certes en accord avec son héritage, mais des saveurs pop, dancehall, voir même électro, parfois, donnent une teneur beaucoup plus contemporaine à son matériel. On a entendu d’autres classiques de familles tels « Satisfy my soul », « One love » et « Could be loved », quelque peu modernisées, le tout pour une prestation reggae réussie. (Christian St-Pierre)

Les Trois Accords – Scène Loto-Québec

Les Trois Accords – Photo : Jacques Boivin

Automne 2003, la chanson Hawaïenne fraie son chemin d’abord sur les ondes des radios universitaires puis celles des impénétrables radios commerciales. One.Hit.Wonder, me disais-je à l’époque. S’il y a longtemps que le groupe drummondvillois a prouvé que j’avais tord, hier soir ils en ont fait la démonstration par mille. Devant un parc de la francophonie archi-plein qui s’était soit trémoussé nostalgiquement soit royalement ennuyé devant les archaïques Men Without Hats, les Trois Accords ont enchainé leurs hymnes devant une foule ultra-réceptive. Sans artifice, ils ont d’abord entonné Dans Mon Corps et Les Amoureux qui s’aiment, le choix de succès ne manquant pas pour débuter un concert en force. Hawaïenne joué tôt dans le programme a vite fait de réveiller les plus récalcitrants. Gros coup de coeur aussi pour Exercice et Bamboula, deux pièces diablement efficaces pour « pimper » un concert. Tout ça est joué sans artifice, seulement 4 gars qui trippent sur scène et qui profitent visiblement du moment qui leur est offert.

Les Trois Accords – Photo : Jacques Boivin

À constater la réaction de la foule devant les plus récentes Joie d’être gai, St-Bruno et surtout Les dauphins et les licornes (cette dernière éclairée par des milliers de lumières de téléphone), le groupe continue d’être suivi et n’a pas besoin de surfer sur les anciens succès. Il faudrait être d’une solide mauvaise foi pour ne pas passer un bon moment avec eux tant leur énergie et leurs conneries sont contagieuses. La recette fonctionne toujours proche de 15 ans plus tard. En fin de programme, entendre le parc entonner Saskatchewan fut d’ailleurs un des beaux moments du FEQ 2017. Cette dose de légèreté et de bonne humeur sera toujours appréciée et tant mieux si le groupe a confondu quelques sceptiques en chemin. (Julien Baby-Cormier)

The Who – Scène Bell

Oui on le sait, ce n’est pas dans la mission du blog de couvrir de tels shows, mais Louis-Solem est allé les voir hier entre deux shows et il n’a pas pu résister d’écrire quelques mots. Ces gars là sont des légendes. Point. Peut importe ce qu’on dira sur la voix quelque peu vieillissante de Roger Daltrey ou bien les problèmes de Pete Townshend avec ses effets de guitare, The Who, ça reste incroyable. Les gars ont ressorti leurs dance moves signatures : le lancer du micro de Daltrey ou bien le très énergique moulinet de bras de Pete. Pour plusieurs, c’était un retour en enfance, une façon de «parler de leur génération» (traduction libre), ou bien pour d’autres adolescents qui trippent encore sur le bon vieux rock, c’est une des rares occasions de voir ces légendes des années 60-70 qui ont marqué leur époque. (Louis-Solem Pérot)

Chocolat – Impérial Bell

Chocolat – Photo : Jacques Boivin

Wow, wow, wow ce band là est bon, c’est peu croyable. La formation a maintenant 10 ans et déménage toujours autant, sinon plus. C’est le rock dans tout ce qu’il y a de plus rock. «Jimmy Hunt c’est l’homme de ma vie» peut on entendre d’une jeune fille en admiration devant le chanteur du groupe. Durant le spectacle, on n’a pas beaucoup pu entendre la voix de Jimmy Hunt; elle était noyée dans un océan de synthétiseurs et de guitares psychédéliques. La force de Chocolat : le son bien lourd qu’on aime tant ainsi que leurs très longues formes où les musiciens se laissent emporter dans une spirale de riffs éternels. Ces moments étirés jusqu’à l’extrême permettent au spectateur de se plonger dans une transe enivrante qui nous emporte. C’est un peu comme un mantra récité tellement de fois qu’il finit par faire partie de nous et ainsi nous faire méditer. Dans ce trip tribal et psychédélique, on a eu droit a quelques balades bien 60’s nous rappelant un peu les Beatles avec des sons de flûtes aux synthétiseurs ainsi que du beau son de piano. Parfois, la voix haut perchée de Jimmy Hunt et les guitares rock nous rappelaient un peu Led Zeppelin. Bref, c’était vraiment un show incroyable, on est entré en transe, le boss nous observait sauter partout du haut du balcon et on s’est bien éclaté. (Louis-Solem Pérot)

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[FEQ] Les choix de la rédaction, 14 juillet 2017

Il n’en reste plus que trois! Et les trois soirées promettent beaucoup, beaucoup, beaucoup d’émotions de toutes sortes! Pendant que le boss se tape une soirée sur les Plaines avec Fiston, fan fini de Metallica (pauvre boss), le reste de l’équipe arpentera les différentes scènes pour voir plein d’artistes qu’on aime… ou qu’on va découvrir avec vous!

Val Thomas – Simon Kearney – The Damn Truth (Scène Fibe)

La voix envoûtante de Val Thomas. Le rock un brin flyé de Simon Kearney. Et, en apothéose, le blues rock puissant et la présence scénique unique de The Damn Truth. Un beau trio!

Harfang – Groenland – The Strumbellas (Scène Loto-Québec)

Nos petits hiboux préférés auront la chance d’ouvrir la soirée pour deux groupes aux chansons rassembleuses. On n’a aucun mal à croire qu’Harfang saura séduire le public avec ses morceaux aériens! De leur côté, Groenland propose un dernier spectacle à Québec avant une pause bien méritée pour une période indéterminée (snif, snif!). Enfin, après avoir joué deux fois au FEQ l’an dernier, The Strumbellas est de retour à la demande générale! On espère juste que le groupe folk-pop ne se fera pas trop enterrer par le metal…

Laura Lefebvre (L’Anti Bar et spectacles)

Laura Lefebvre est une jeune artiste très prometteuse de Québec. Deux simples ont déjà paru; ceux-ci montrent tout le potentiel de la jeune femme!

Caravane (Impérial Bell)

En toute fin de soirée, le groupe de Québec Caravane présentera un show rempli de rock et de surprises. Ça devrait être ben bon, as usual…

[FEQ] Les choix de la rédaction – 13 juillet 2017

Lou-Adriane Cassidy (17 h), Amélie No (18 h 30) et Zagata (20 h) – Scène Fibe

On nous propose une belle brochette d’artistes d’ici sur la jolie scène Fibe : La jeune Lou-Adriane Cassidy, la voix envoûtante d’Amélie No et la pop aérienne de Zagata. Plein de jeunes talents qui valent le détour!

Nicolas Michaux (19 h), Men Without Hats (20 h) et Les Trois Accords (21 h 20) – Scène Loto-Québec

Le Belge Nicolas Michaux propose une pop aux accents parfois folk, parfois psychédéliques. Une belle découverte en perspective. De leur côté, Men Without Hats, que l’on connaît pour leurs méga succès des années 1980 (Safety DancePop Goes The World), sauront réchauffer la foule pour la grande finale de la machine power pop des Trois Accords (qui donnent tout le temps un sacré bon show).

The Struts (20 h) – Scène Bell

On va laisser les Who aux autres médias, mais si vous allez sur la scène Bell, ne manquez surtout pas le groupe glam rock The Struts. Une petite touche de Queen, un chanteur qui a une présence scénique extraordinaire, quand on repart d’une prestation de ce groupe, on a un sourire bien fendu jusqu’aux cernes!

Chocolat (23 h 30) – Impérial Bell

Jimmy Hunt et ses complices se sont peut être assagis sur Rencontrer Looloo, sur scène, c’est la même énergie brute qu’ils déploient. On peut s’attendre à une grosse heure de rock tantôt garage, tantôt psychédélique, souvent pesant, qui devrait nous faire vivre toute une gamme d’émotions fortes!

[FEQ] Compte rendu, 12 juillet 2017

Une fois n’est pas coutume, nous sommes allés voir une légende, mercredi soir. Et un chanteur de charme sur sa montée. Et un rockeur qui a fait claquer quelques dentiers. Et des joyeux drilles qui mélangent le jazz et le hip-hop.

Laurence Castera – Scène Fibe

Laurence Castera – Photo : Jacques Boivin

Bonne nouvelle pour Laurence Castera, le soleil allait être de la partie! Il n’aura fallu que quelques notes du Beauceron et de ses trois musiciens pour que le public prenne d’assaut la petite scène Fibe. Des curieux, des fans aussi, quelques jeunes, d’autres moins jeunes, une crowd qui avait l’oreille attentive, et une pop-rock à la fois mélancolique et atmosphérique. Si certains peuvent reprocher à Castera un certain manque d’originalité (le genre se prête peu aux grandes expérimentations, après tout), l’exécution, elle, est parfaite. Une voix magnifique, des mélodies accrocheuses, un bassiste qui vole presque le show avec son jeu très groovy, une interaction authentique avec le public; si on se fie à la réaction des spectateurs, la route s’annonce très belle pour Laurence! (Jacques Boivin)

Francis Faubert – Scène Hydro-Québec

Francis Faubert – Photo : Jacques Boivin

Je sais pas ce qui a été le plus étrange hier. Julie Payette comme gouverneur général du Canada ou Francis Faubert en ouverture pour Michel Louvain. C’est devant un parterre disons, attentif, que le rocker de Montebello a lancé Volcan, chanson loud, tant au niveau du son que des mots. Mais bon joueur, l’ancien vainqueur des Francouvertes a su trouver une vibe plus douce pour ne pas trop brusquer son auditoire, tout en restant fidèle à son rock garage. En plus de se donner des allures de guitar hero, le type sait écrire. « Toujours pris entre la rage et l’écorche », dit-il à sa Moman. Flanqué de son loyal Mat Vézio au drum, Faubert avait, oui, l’air d’un chien dans un jeu de quilles. Mais du chien, c’est ce qui faut quand on prétend faire du rock. Chapeau. (Christian St-Pierre)

Leif Vollebekk – Scène Loto-Québec

Leif Vollebekk – Photo : Stéphane Bourgeois / FEQ

Devant un Parc de la Francophonie rempli, Leif Vollebekk est venu présenter son dernier album Twin Solitudes. Visiblement surpris de voir l’ampleur de la foule, Vollebekk a livré la marchandise et a fait planer plus d’un spectateur. Un contraste marqué entre ce spectacle et celui du Cercle en avril dernier : la foule semblait être plus réceptive et respectueuse. Dans un décor minimaliste, Leif Vollebekk a alterné entre la guitare et le Moog pour faire Into The Ether, All Night Sedans, Michigan, puis Telluride, Vancouver Time et Elegy. Sans nul doute, une découverte pour plus d’un festivalier. (Marie-Ève Duchesne)

Gab Paquet – Scène Hydro-Québec

Gab Paquet – Photo : Jacques Boivin

On va régler une affaire en partant. Gab Paquet, je suis fan. Mais le défi était de taille. Comment ouvrir pour une légende de laquelle on se réclame, sans paraître en faire la caricature? Surtout lorsque le public présent en très grand nombre (la plus grosse foule cette année et par un mile) est farouchement fidèle à son idole depuis 60 ans. Mais la fougue, la générosité, l’humour et, oui, le charme de Paquet ont saisi les spectateurs qui n’ont pas tout de suite compris ce qui était en train de leur arriver. À mi-chemin, le crooner ´80 a entonné Casio, pad et moustache et il s’est passé quelque chose. Les gens ont réalisé le savant mélange de sérieux et d’auto-dérision et tous ont été conquis. Papa, maman, bébé, amour a terminé le travail et tous ces gens assis se sont levés pour danser. Mention très honorable à la Gab Nation qui s’était massée pour appuyer leur héros du pad qui était tout feu tout flamme et qui a, comme à son habitude, donné tout ce qu’il a de meilleur. (Christian St-Pierre)

CO/NTRY – Impérial Bell

CO/NTRY – Photo: Marion Desjardins

Le duo CO/NTRY ne fait pas dans la subtilité. Le chanteur et guitariste Beaver Sheppard semblait habillé en pyjama (ou une sorte de tenue hippie, dur à dire) alors que David Whitten s’est présenté en petite culotte noire ornée de brillants. Classe. On se noie rapidement dans les gros rythmes glam et new-wave des années 80 avec des inflexions vocales plutôt propres au monde indie-rock. Si la performance est très divertissante, ça reste de la musique qui n’est pas faite pour tout le monde et malgré un côté irrévérencieux réussi, je ne sais pas quand j’aurai à nouveau envie de revivre une telle expérience. (Julien Baby-Cormier)

Matt Holubowski – Scène Hydro-Québec

Matt Holubowski – Photo : Stéphane Bourgeois / FEQ

Il y avait foule pour Matt Holubowksi, le Parc de la Francophonie affichait d’ailleurs complet. Si pour plusieurs Leif Vollebekk a été une découverte, Matt Holubowski, lui, n’a pas besoin de présentation. Les chansons du Prix Espoir FEQ 2017 ont été chaudement applaudies par les fans. Déjà habitué par les tournées pour son album Solitudes, le chanteur s’est permis de faire de plus longues improvisations dans ses chansons. La guitare de Simon Angell et l’ajout de deux violons ont embelli les chansons comme The Folly of the Pretending ou Sweet Surreal qui ont été fort appréciées par la foule. L’énergie d’Holubowski et de sa troupe a su bien protéger les festivaliers du son venant des Plaines. Il a même réservé au public une nouvelle chanson. Au final, c’était un énorme coup de coeur pour moi et les spectateurs présents. (Marie-Ève Duchesne)

BadBadNotGood – Impérial Bell

BadBadNotGood – Photo: Marion Desjardins

Après un passage remarqué aux Signaux de nuit l’an dernier (après le très oubliable concert des Red Hot Chili Peppers) le quatuor de Toronto était de retour en ville pour nous présenter son jazz trempé dans une ambiance rock. Beau coup du FEQ de leur confier la scène de l’Impérial puisqu’ils ont attiré une foule nombreuse et rapidement conquise. Les pièces principalement issues des deux derniers albums III et IV, avaient tendance à être allongées de jams parfois dissonants, mais toujours incroyablement satisfaisants. Les pièces IV, Confessions et Triangle, furent particulièrement jouissives alors que d’autres morceaux tels And That, Too ou Speaking Gently font dans un registre un peu plus subtil tout en mettant en valeur l’incroyable talent de chaque musicien. J’ai eu un gros coup de coeur en général sur les lignes de basse complexes et franchement accrocheuse.

Belle surprise que cette brève, mais entrainante reprise du thème de James Bond en rappel. Les jeunes musiciens ont terminé leur soirée en force avec leur bombe CS60 pendant laquelle ils ont fait accroupir l’ensemble de la foule pour la voir sauter synchro dans un des moments les plus explosifs de la chanson. Une belle façon de passer un mercredi soir. (Julien Baby-Cormier)

Michel Louvain – Scène Hydro-Québec

Michel Louvain – Photo : Jacques Boivin

Je pourrais écrire uniquement son nom et ça suffirait, tellement l’homme est un monument de notre culture collective. Si nous vouons un grand respect, avec raison, à Gilles Vigneault pour être encore aussi électrisant sur scène à un âge vénérable, il faut aussi lever notre chapeau à celui qui est venu fêter 60 ans de carrière hier soir. Six décennies à faire rêver les dames et à faire honneur au meilleur du matériel qui peuple notre imaginaire : Aznavour, Elvis, Trenet, Anka. Tout ça, évidemment, en plus de son propre répertoire, comme les immortelles La dame en bleu, Sylvie (à Quebec sous les remparts!!!) et Buenas Noches Mi Amor qui a tout lancé il y a six décennies. C’est accompagné d’une belle équipe de stars que le maestro a célébré : Patrick et Ludovick Bourgeois, Brigitte Boisjoli, Paul Daraîche, Mario Pelchat et même Roch Voisine avec sa Hélène étaient sur place. Plaisir coupable s’il en est un, c’est un voyage au cœur de mon enfance avec les chansons qui font encore vibrer mes tantes. Une légende nous a fait une cadeau pour son propre anniversaire, merci M. Louvain! (Christian St-Pierre)

 

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