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Critique : Warpaint – « Warpaint »

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre lorsque j’ai appuyé sur Play à ma première écoute de Warpaint, le deuxième album du quatuor californien du même nom.

warpaint warpaint

Les filles du groupe ont fait appel à des réalisateurs réputés, Flood et Nigel Godrich, et ont travaillé pendant trois ans sur cet album de dream pop ultra atmosphérique, qui rappelle de nombreux autres groupes du genre (The XX), et qui se permet même une petite incursion dans les sonorités trip-hop qui ont tant marqué la fin des années 1990.

Le résultat? Disons-le tout de suite, ce n’est pas l’album qui vous mettra dans un état d’esprit pour aller faire le douche dans les clubs. La richesse de l’album se trouve ailleurs. Dans ses arrangements minimalistes tout en demeurant complexes. Warpaint est un album d’atmosphères, d’ambiances, et sur ce plan, il est réussi.

Quelques moments forts : Love is to DieHi (qui rappelle énormément Massive Attack), Disco//very (le poids lourd de l’album, l’exception dansante qui confirme la règle atmosphérique), Son (la ballade obligatoire en fin d’album, qui a le mérite de ne pas être insignifiante).

[youtube http://youtu.be/OnuFYYJHaY0&w=480]

Warpaint, « Warpaint » (Rough Trade)
7/10

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Critique : Kenny Rogers – « You Can’t Make Old Friends »

Rogers You Can't MakeOK, j’avoue, un disque de Kenny Rogers aux côtés de CHVRCHES et Random Recipe, ça peut avoir l’air un peu bizarre. D’un côté, vous avez ces jeunes qui font cette musique énergique, métissée, de l’autre, vous avez ce crooner country-pop que vous connaissez parce que vos parents en faisaient jouer dans le vieux 8 pistes du pick-up.

En fait, non, vous ne savez même pas de quoi je parle quand je parle de vieux 8 pistes du pick-up. 😉

Une cassette 8 pistes, ça ressemble à ça. Oui, on en a fait du chemin depuis!

Oh que mes parents m’ont cassé les oreilles avec ça! Mais bon, avoir un père qui aime Elvis et Kenny et une mère qui aime le disco, ça ne m’a pas trop traumatisé!

Tout ça pour dire que bon, j’aime bien Kenny Rogers et ça dépasse le trip ironique de chanter The Gambler. J’ai d’ailleurs eu la chance de le voir à Bonnaroo en 2012, où il était devant les enfants de ses fans habituels. J’en garde un excellent souvenir.

Revenons en 2013, si vous le voulez bien. Monsieur Rogers a 75 ans bien sonnés et il nous offre une nouvelle galette, You Can’t Make Old Friends, où il rajeunit facilement de 30 ans. Bien sûr, il y a la chanson titre, qu’il chante en duo avec Dolly Parton, qui pourrait devenir un hit dans les CHSLD de la province, ou ‘Merica, où Rogers fait dans le patriotisme dégoulinant. Mais sinon, le bonhomme nous offre un album de country-pop très actuel et accessible où il se permet de rocker très solide (Turn This World Around), d’entonner quelques mots en espagnol (Dreams of the San Joaquin) ou de s’amuser avec Buckwheat Zydeco (Don’t Leave Me In The Night Time), tout en gardant cette voix chaleureuse qui a fait sa renommée.

Non, Rogers ne réinvente pas la roue. Il ne se réinvente pas lui-même. Mais avec You Can’t Make Old Friends, il montre qu’il est encore capable de faire de la bonne musique pas trop pépère qui s’écoute très bien en mp3. Pas pire pour un gars qui a probablement vendu plus de vieux 8 pistes que la majorité des artistes actifs à l’époque.

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=kTmi6v0Sy2s&w=480]
Site : http://kennyrogers.com

Ma note : offset_7

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Critique : Gaëtan Roussel – « Orpailleur »

Gaetan Roussel - OrpailleurCe qu’il est loin le temps où Roussel nous emmenait au vent avec ses potes de Louise attaque! Son premier album solo, Ginger, a été encensé par la critique et Roussel est devenu un des artistes les plus cool et branchés de France. Il est vrai que Ginger avait une certaine aura. C’était un album lumineux et festif sorti d’une France un peu tristounette.

Orpailleur est toujours aussi pop et accessible, mais Roussel laisse aussi beaucoup de place à l’introspection. Non, le bonhomme n’a pas sombré dans la déprime et les pleurs, ne vous inquiétez pas. C’est juste un album plus… mature (pour ce que ça veut dire…).

Orpailleur ouvre avec une chanson qui reprend pas mal là où Ginger nous avait laissés. La simplicité sonne comme du pur Roussel, guitares omniprésentes en moins, claviers, cordes et rythmes complexes en plus. Ironique qu’une des chansons les plus complexes de l’album soit ainsi intitulée. Vous avez probablement déjà entendu Éolienne, rassurante pour ceux qui ont peur du changement. Parmi les autres chansons, on voudra écouter Par-dessus tes épaules, avec son rythme reggae langoureux, fera frissonner les demoiselles, Poésie, qui s’apprécie comme une vieille pièce de trip-hop, ainsi que la soul accrocheuse de We Will Be Strong.

Les chansons plus entraînantes ont un gros défaut : elles auraient pu se trouver sur Ginger et elles n’auraient pas détonné. Ça sent un peu la redite, le pilote automatique. Quand on sait que Roussel n’aime pas trop les recettes, ce qui l’a un peu forcé à se réinventer à plus d’une reprise, c’est inquiétant. Cependant, les chansons que j’ai nommées au paragraphe précédent sont magnifiques. Les paroles sont toujours aussi simples, à la limite simplistes, mais le coeur et l’authenticité y sont. C’est quand il sort des sentiers qu’il a lui-même battus que Gaëtan Roussel est à son meilleur.

Il y a du maudit bon matériel sur Orpailleur. Malheureusement, l’impression de redite gâche un peu notre plaisir. C’est dommage. Mais bon, Roussel nous a quand même donné un bon album. Qu’on va réécouter de temps à autre. N’est-ce pas tout ce qui compte?

Ma note : offset_6

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Critique : Klô Pelgag – « L’alchimie des monstres »

klo pelgag alchimieOh, là, là, comme on a de la misère à croire qu’on écoute le premier album d’une jeune femme de 23 ans! Comment dire? C’est tellement riche et complexe, imagé, coloré… c’est si joliment écrit, chanté, joué, arrangé, réalisé et produit!

OK, je crois que vous savez où je m’en vais, maintenant. Je m’en vais vous parler d’un des meilleurs albums québécois de 2013 (jusqu’à maintenant…), soit le premier album (très attendu) de Klô Pelgag, L’alchimie des monstres. Je dois vous avouer qu’au départ, j’ai lancé cet album à reculons dans mon lecteur. C’est que des chanteuses folk-pop à la voix haute, on commence à en avoir quelques-unes (Arthur, Lacasse…) et il devient de plus en plus difficile de se démarquer.

Pourtant, après quelques écoutes, on est envoûté par cette ambiance très pop de chambre, où les mélodies joyeuses et entraînantes côtoient des paroles parfois très graves où l’artiste évoque avec moult images les monstres ou la maladie. Cette poésie s’équilibre parfaitement à la musique d’inspiration très baroque, constituée de toutes sortes d’instruments classiques et arrangée de main de maître par le frangin Mathieu Pelgag.

Il en résulte un album qui débute lentement, le temps d’adapter nos oreilles, mais qui gagne en intensité d’une chanson à l’autre. On a parfois l’impression de jouer dans les platebandes de Feist version Metals, avec un soupçon de Pierre Lapointe et quelques pincées d’artistes des années 1970 comme les Séguin (ah, tiens, la voix de Marie-Claire tiendrait la comparaison). Des chansons comme Le soleil incontinent et Nicaragua (avec ses flutes à bec) sont de petits bijoux sur le plan de la création et je salive à l’idée de les entendre un jour au Grand Théâtre avec l’OSQ. Oui, à ce point-là.

La chanson qui m’a le plus marqué, Le tronc, est un concentré en 4 minutes et demi de tout ce que Pelgag fait avec brio. Cette chanson est parfaite du début à la fin, que ce soit son début en douceur, sa montée en intensité donne des frissons ou sa chute, brutale et sans appel.

Je n’en dis pas plus, je laisse le reste à vos oreilles. Allez-vous aimer autant que moi? Je ne vois pas pourquoi on serait en désaccord. Vivement Klô en spectacle cet automne.

Et l’OSQ, vraiment, appelez-la pour faire un show, ça presse… ça va être aussi magistral qu’avec Patrick Watson. (ah, tiens, une autre comparaison qui se tient…)

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=Y3AwG2NfO6I&w=480]
Site Web : http://klopelgag.com/

Ma note : offset_9

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Critique : Neko Case – « The Worse Things Get, The Harder I Fight, The Harder I Fight, The More I Love You »

Neko Case - The Worse Things GetNeko Case, ce n’est pas votre nunuche à la voix d’or qui aime se dénuder. Bien au contraire!

Si l’auteure-compositrice-interprète de 42 ans est connue et appréciée aujourd’hui, c’est parce qu’elle a travaillé fort pour se faire connaître, que ce soit en solo ou par sa participation au groupe The New Pornographers. Elle a connu la consécration lorsque son album précédent, Middle Cyclone, a atteint la troisième position du Billboard.

Puis est arrivé ce passage à vide, cette série de crises dans la quarantaine. Case a perdu son père, puis elle a vécu la dépression. The Worse Things Get…, c’est un peu une catharsis, une façon de faire sortir tout le méchant. Un album fait pour se faire du bien plutôt qu’un album fait pour plaire aux autres. Ça donne une galette difficile à digérer à la première écoute, mais on finit par tomber sous le charme.

Il s’agit d’un album mélangeant pop, rock, folk et un soupçon de country. Plutôt éclectique, mais sans ce sentiment que Case s’est lancée partout. Il y a ce fil conducteur, ce besoin de sortir le méchant, qui est omniprésent du début à la fin.

On portera une attention particulière à des chansons comme Man (la plus rock de l’album), Calling Cards et Afraid (deux chansons beaucoup plus introspectives).

Je dois avouer que je ne suis pas le plus grand fan de Case. Mais The Worse Things Get… mérite mon plus grand respect et on ne peut qu’espérer que son écriture et son enregistrement ont su panser ses plaies.

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=unNa-9qGkfI&w=480]

Ma note : offset_7

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Critique : Nine Inch Nails – « Hesitation Marks »

NIN - Hesitation MarksLes fruits de l’hésitation

De celui qui a martelé pendant plusieurs années « Nothing can stop me now », Hesitation Marks surprend d’abord par son titre. Fort d’une œuvre bien établie, Trent Reznor semble en effet bien peu hésitant dans ce neuvième album de Nine Inch Nails.

Après une courte introduction instrumentale aux sonorités étranges, une véritable tradition pour le groupe, l’album ouvre avec force sur Copy of A. NIN y brille aussitôt par sa maîtrise de la superposition successive de rythmes électros. La progression est rapidement entraînante, et ce titre, pourtant moins violent que pouvait l’être Mr. Self Destruct, Somewhat Damaged, The Beginning of the End ou 1,000,000 en tant qu’ouvertures des albums précédents, est d’une force et intensité des plus envoûtantes.

Suit aussitôt Came Back Hunted, premier extrait de l’album, qui séduit par sa nouveauté et sa familiarité. Ici comme ailleurs sur l’album, on croit être en présence d’un hybride : une touche de The Fragile, un air de Year Zero, un écho de With Teeth… Une formule qui varie d’une pièce à l’autre, sans vraiment sombrer dans un moule ou un modèle prédéfini.

Avec All Time Low, un véritable tour de force, NIN explore des rythmes plus funk, tout en rappelant un brin Capital G, qui déjà sortait du territoire musical habituellement ratissé par le groupe. La pièce semble même inclure un clin d’œil, intentionnel ou non, à une célèbre mélodie des jeux Final Fantasy.

D’autres parallèles se succèdent : un rythme électronique plutôt minimaliste rappelant le Radiohead des dernières années traverse Disappointed, tandis qu’un certain air de The Cure est au cœur d’Everything, rare morceau de NIN chargé positivement.

Various Methods of Escape, tantôt calme et plaignard, tantôt puissant et rempli d’espoir, partage cette même veine positive. Véritable chanson d’affirmation, cette pièce place les guitares au premier plan, une utilisation bien précise sur cet album aux multiples textures, et devient ainsi un des moments forts du disque.

Running, aux rythmes pratiquement tribaux, rappelant certains Ghosts, lui succède et emprunte un tout autre parcours, sans toutefois perdre d’efficacité. En outre, c’est sans doute le moment de l’album où NIN se rapproche le plus de How to Destroy Angels.

Somme toute, Hesitation Marks guide son auditeur d’une sonorité à l’autre, et pourrait sembler hésitant dans ses expérimentations et sa variété. Mais lorsqu’on place l’album dans le contexte de l’œuvre, l’hésitation vient du processus de création de l’album en soi, du chemin qui a mené, de 1988 à 2013, à Hesitation Marks. L’hésitation est un constat de Reznor sur sa propre œuvre. Ce qu’il révèle sur Find My Way, morceau le plus intime de l’album, est d’une part un regret, d’une part une errance : “You were never meant to see /All those things inside of me / (…) I have been to everyplace / I have been to everywhere / I’m just tryin’ to find my way”. On sent donc une longue et profonde réflexion chez Reznor, une quête à tâtons qui a conduit à apprentissage et une expérience de vie. S’il emprunte ici et là à ses anciens albums, et s’il en ignore certains autres, c’est qu’alors qu’il se cherche continuellement, il arrive aussi parfois à se trouver. Tandis que certains fans ont instantanément monté aux barricades à l’écoute de certains des nouveaux titres, les accusant essentiellement de ne pas être The Downward Spiral, plusieurs autres ont rapidement su apprécier la nouvelle maturité du groupe. Une hésitation qui en vaut la peine, donc, puisque l’album est sans doute l’un des meilleurs et des plus cohérents du groupe depuis The Fragile.

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=TgwrxcO48N8&w=480]

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Festival d’été de Québec – Au menu ce soir : Jour 10

Avant-dernier jour de festivités avant de retourner travailler à 8 heures lundi. 😉

J’imagine que la plupart des festivaliers vont aller sur les Plaines ce soir pour aller voir Foreigner et Def Leppard. Une belle soirée de nostalgie, de frenchage sur Love Bites et I Wanna Know What Love Is et de Pozen Zoud Undred (les gens de Québec qui ont mon âge la comprendront). Danko Jones ouvre le bal à 19 heures. Scène Bell.

Mais attention, au Parc de la Francophonie, il y a un des groupes pop canadiens de l’heure, Marianas Trench. Down With Webster, et son rap amusant, ainsi que les chouchous pop locaux de Final State, assureront (dans le désordre) les premières parties. À partir de 19 heures. Scène Loto-Québec

À Place d’Youville, ça va être très bon aussi : Daran à 19 h 30 et Zaz (qui ouvrira le bal demain sur les Plaines, mais qui présentera une prestation complète ce soir) à 21 h 30. Mon deuxième choix, hors de tout doute.

Moi, je passe une cinquième soirée en basse-ville (ça bat mon record de 2011, ça!). Vlà mon programme :

18 h – Groenland au Cercle. Si vous les avez manqués récemment, voici la chance de vous reprendre. Le groupe montréalais offre une pop mélodieuse et accrocheuse, un brin jazzée (la voix de Sabrina Halde y est pour beaucoup). Ça va être plein, ne tardez pas trop.

20 h – Leif Vollebekk à l’Impérial. Folk pur et dur. Droit au coeur.

21 h – Lee Harvey Osmond à l’Impérial. Ce sera encore du folk, un peu plus rythmé cette fois.

22 h 15 – LP à l’Impérial. À mon avis, la perle cachée du FEQ. Elle n’a qu’un EP de cinq ou six chansons à son actif, mais on sent déjà tout le talent. Il y a du Joni Mitchell sous cette tête de Bob Dylan vieille époque. Une belle intensité. Et Into The Wild est une maudite belle chanson.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=8Cyq-x3Blyg&w=480]

J’espère juste qu’elle sera accompagnée de son band. Ça ajoute une profondeur divine à des tounes qui sont déjà bonnes. Et à ses reprises plutôt réussies.

23 h 30 – Blue Hawaii au Cercle. C’est archi atmosphérique et éthéré. À déguster.

 

Je continue de sévir sur Twitter @ecoutedoncca. Bonne soirée, où que vous alliez!

 

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Festival d’été de Québec – Au menu aujourd’hui : jour 2

La glace est brisée, mon rêve est réalisé, et le Festival d’été de Québec se poursuit. Ce soir, alors que tout le monde va suffoquer à l’extérieur, je vais profiter de la climatisation à l’Impérial (où il fera quand même chaud).

 

Mes choix du jour

David Marin : Il a eu la chance d’enregistrer son premier album en 2008 avec l’aide de la tête d’affiche de la soirée, Louis-Jean Cormier. C’est folk, c’est bien senti, et on devrait avoir une tonne de nouveautés, qu’il compte endisquer cet automne.

Impérial de Québec, 20 heures.

 

peterpeter_credits_john_londono_300dpiPeter Peter : Créateur d’atmosphères et de jolies histoires, Peter Peter a déjà deux excellents albums à son actif. On n’appréciera jamais assez la richesse de sa plume. Monsieur sait écrire de belles et bonnes chansons.

Impérial de Québec, 20 h 45.

 

Louis-Jean Cormier : Le chanteur de Karkwa a vu son disque solo Le 13e étage encensé par la critique et il a même réussi à se faire connaître d’un plus large public grâce à une prestation à l’émission La voix. Son spectacle, tout en jolies chansons et en harmonies, est très prometteur. Avec Karkwa, Cormier avait mis le feu à l’Impérial en 2011. Répètera-t-il l’exploit en solo, avec son (excellent) band, ce soir?

Impérial de Québec, 22 h 15.

 

 

The Record Company : Aussitôt sorti de l’Impérial, on traverse au Petit Impérial pour voir ce groupe américain de blues-rock prometteur. Beaucoup de plaisir en perspective.

Impérial de Québec, 23 h 30.

 

 

Si j’ai de la chance, j’irai voir…

Dom La Nena : La sensation indie folk brésilienne fait beaucoup parler d’elle depuis quelque temps. Y’a un petit côté Lhasa qui n’est pas désagréable du tout. En tout cas, à votre place, j’y irais la voir. Meilleur apéro à Québec. 🙂

Le Cercle, 18 heures.

 

Autres choix intéressants :

Les 10 ans des Disques 7e ciel, Classified, Wiz Khalifa et Wu Tang Clan : Une grosse soirée de hip hop sur les Plaines en perspective. On nous a promis des tonnes de hits. Et Khalifa devrait être juste assez gelé. 😉

Scène Bell, à partir de 19 heures.

The Balconies, The Hunters et Bad Religion Ceux qui préfèrent le punk au hip hop, vous voilà servis.

Scène Loto-Québec, à partir de 19 heures.

PS I Love You : Si vous aimez ça, l’indie abrasif, on a pensé à vous!

Le Cercle, vers minuit.

 

On se reparle plus tard. Vous pouvez aussi me suivre sur Twitter (@ecoutedoncca). Et sur Facebook.

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Festival d’été de Québec : À découvrir (première partie)

 

logofeqJe vous ai parlé des spectacles que j’allais surveiller en particulier pendant le FEQ. Mais je ne vous ai pas parlé des spectacles que j’irai voir à l’heure du midi, de l’apéro et du dodo des plus sages. Pourquoi ne pas vous en parler ici? Voici un aperçu d’autres spectacles que j’irai voir pendant les premiers jours du festival.

En passant, ne perdez pas trop de temps si vous décidez de venir, une salle de 200 places, ça se remplit diablement plus rapidement que les Plaines.

Buddy McNeil & The Magic Mirrors : Ça sent le rock solide et les samedis à réparer la vieille caisse. Dans le plus pur esprit du rock n’ roll. Guitare, basse, batterie, attitude. Ça promet. 4 juillet 2013, 23 h 30, Le Cercle.

Dom La Nena : L’auteure-compositrice-interprète d’origine brésilienne a attiré l’attention des plus grands critiques de la planète. Il faut dire que son premier opus, Ela, qu’elle a conçu en collaboration avec Piers Facinni, est savoureux. On va y aller si la file pour Louis-Jean Cormier n’est pas déjà interminable. 5 juillet 2013, 18 h, Le Cercle.

The Record Company : Le trio américain promet un bon blues-rock très efficace. Ça va bien finir la soirée. 4-5 juillet 2013, 23 h 30, Le Petit Impérial.

Sagapool : Cette musique instrumentale, qu’on qualifie de croisement entre Patrick Watson Gadji-Gadjo, me semble particulièrement intrigante. Dépaysement garanti. 6 juillet 2013, midi, Scène Hydro-Québec.

Coyote Bill : Si vous cherchez un endroit où faire le party samedi après-midi, c’est à la scène Hydro-Québec de la Place d’Youville que ça se passe. Ça va danser. Si vous aimez le jazz-funk, n’allez pas plus loin. 6 juillet, 15 h 30, Scène Hydro-Québec

André Papanicolaou : Le Montréalais propose un folk-rock très classique, mais sympathique et plein d’entrain. Deux autres soirées de fête au Petit Impérial. 6-7 juillet 2013, 23 h 30, Le Petit Impérial.

Oothèque : Le batteur de Malajube Francis Mineau s’est permis une petite incursion solo. Son cousin Julien chante mieux que lui, mais la musique est vraiment, mais vraiment trippante. Le Cercle va être plein à craquer. 7 juillet 2013, 23 h 30, Le Cercle.

Cargo culte : Du bon rap québécois. Le flow, le beat, toutte me fait capoter. Sérieux. Allez écouter Le chien de madame. Impossible d’y résister. 8 juillet, 23 h 30, Le Cercle

William Sévigny : Son folk-pop a l’air intéressant. Je vais aller voir ce qu’il a dans le ventre. 9 juillet, midi, Scène Hydro-Québec.

La suite la semaine prochaine.

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Festival d’été de Québec, jour 4 : Compte-rendu

Au Festival d’été de Québec, les têtes d’affiche ne sont pas tout le temps des gros noms de la scène internationale. Il arrive parfois qu’on invite des monstres sacrés de la chanson d’ici à faire la grande scène, un peu en hommage. Ces spectacles attirent une foule généralement très sage, comme la grande vedette que les spectateurs viennent voir et entendre. Cette année, on aura également un peu intronisé Jean Leloup au temple de la renommée du rock québécois, qui est lui-même devenu un genre de monstre sacré… et multigénérationnel!

Soirée moins enrichissante sur le plan de la quantité, puisque je n’ai vu que deux prestations, mais la qualité, elle, n’a pas manqué.

Compte-rendu d’une soirée magique, passée en famille. Il faut donc prendre compte du fait que je n’étais pas dans des conditions idéales. Elle est loin, la scène, quand on est en haut de la butte. 😉

Misteur Valaire : Danse chic

[singlepic id=61 w=320 h=240 float=left]Soyons honnêtes : avant que le spectacle ne débute, moi, ceux que j’attendais avec impatience, c’étaient nos amis de Misteur Valaire avec leur pop électro complètement folle et dansante. Cette musique est taillée sur mesure pour des grands événements comme ceux que nous avons sur les Plaines. Les gars ont d’ailleurs l’habitude, ayant été la tête d’affiche du grand événement du Festival de Jazz de Montréal l’année dernière.

Dès leur arrivée en costume blanc chic, les membres du groupe ont fait danser le parterre (oui, oui, on vous voyait à l’arrière… c’était pas difficile, j’étais dans un coin où tout le monde était sur ses mains) et fait défiler leurs chansons les plus groovy. Béni BBQ est venu pousser quelques tounes, et nombreux sont ceux qui ont découvert la jolie voix de Fanny Bloom. Des danseuses accompagnaient les gars dans des chorégraphies élaborées et les animations en arrière-plan étaient tout simplement savoureuses.

Évidemment, lorsque les gars de Bran Van 3000 sont débarqués pour Ave Mucho, le parterre a explosé (pendant que ma voisine me demandait qui c’étaient, les monsieurs dont lui avec le gilet des Nordiques… oh pis c’est quoi qui joue?). Et, comme moi, les gros fans se sont mis à espérer pour le reste de la soirée.

Ce groupe-là, il faut le réinviter. Carte blanche avec plein d’invités. Party garanti.
Excellent

Jean Leloup : Monstre sacré

[singlepic id=63 w=320 h=240 float=left]Tous ceux qui m’ont entendu parler du Festival cette année savent que j’attendais cette prestation avec une brique et un fanal. Leloup m’avait déçu par le passé et j’ai promis que je ne m’y ferais plus prendre, oh que non, juré craché. Pfouit!

Pourtant, il m’a bien eu, Leloup. Il m’a bien eu.

Tout d’abord, il est arrivé à 21 h 31. Depuis quand Leloup arrive-t-il à l’heure? Depuis quand commence-t-il en force avec Isabelle, Nathalie, Cookie, Faire des enfants et Think About You? Pas de jam de 30 minutes en vue sur Je joue de la guitare? Pas besoin de vous dire qu’après ce départ absolument canon, sur les chapeaux de roues, la foule était conquise et on a même vu des gens à l’arrière taper des mains… poliment.

Heille gang, c’est un show rock!

Son Paradis perdu était efficace et émouvant. Et la foule s’est mise à sautiller pendant le refrain de La vie est laide. Même sa Plus belle fille de la prison, aux accents blues, était bien sentie, tout en blues.

Leloup a continué d’enfiler un hit après l’autre, chacun apportant un petit moment de bonheur. Puis, mon voeu du début de la soirée s’est exaucé quand James Di Salvio (Bran Man lui-même) est apparu pour Johnny Go. O. M. F. G. J’ai eu un orgasme musical comme j’en ai rarement eu.

Ma blonde était dedans. Mon amie Isabel, que je connais depuis la sortie du Dôme (ça fait longtemps!!!), était dedans. Nous chantions les paroles par coeur et nous n’étions pas les seuls. L’extase était à son comble lorsqu’en clôture du spectacle (avant les rappels), Leloup a interprété Le Dôme. Nous avons chanté en choeur, j’ai versé une larme, tout était parfait.

Les deux rappels ont permis à Leloup de savourer tout l’amour que Québec avait pour lui. Amour qui semble indéfectible. Faut dire qu’avec I Lost my Baby et la Vallée des réputations, il était difficile de partir sans l’aimer. Et j’allais oublier Voyager, avec Di Salvio qui s’est lancé dans un bref freestyle…

Leloup a montré hier soir qu’il était vraiment un monstre sacré du rock québécois. Est-ce que quelqu’un d’autre que lui peut meubler un show de deux heures, sans temps mort, avec seulement des grands succès (n’oubliez pas qu’il ne les a même pas toutes faites!). Pire encore : il est multigénérationnel, tel un Paul McCartney moderne. Il y avait au moins trois générations présentes sur les Plaines, et quelques boomers sont même venus faire leur tour.

De loin la meilleure prestation que j’ai vue au Festival cet été. En fait, c’est le meilleur show que j’ai vu cet été. Oui, ça dépasse Radiohead à Bonnaroo. À ce point.
Excellent

Ce soir, on va voir…

Rikers : On les compare à INXS à leurs débuts. Bien hâte de voir ça. 19 heures, scène Bell.

Dashboard Confessional : Je les ai toujours plus ou moins aimés, ceux-là. Voilà leur chance de faire quelques nouveaux fans. 19 h 45, scène Bell.

Bon Jovi : Le show que mes enfants attendent depuis l’annonce officielle en avril dernier. On n’en demandera pas trop à John, Ritchie et la bande. Juste du bon rock, des hits, et un bon moment.  21 heures, scène Bell.

On aurait aussi aimé voir…

Salomé Leclerc, pour sa folk sublime qui m’avait littéralement fait tomber amoureux d’elle dès la sortie de l’album Sous les arbres l’automne dernier, Monogrenade, pour sa pop tantôt animée, tantôt atmosphérique, mais toujours accrocheuse, et Pierre Lapointe, pour sa belle gueule et son univers unique. À partir de 19 heures, scène Loto-Québec.

Osaka Monaurail, pour voir le James Brown japonais…, et Galactic ft. Corey Glover, pour un spectacle funk haut en couleur avec l’ex leader de Living Colour. 19 h 30 et 21 h 30, scène Hydro-Québec.

Qualité Motel, pour revoir les gars de Misteur Valaire dans un contexte plus intimiste… des invités surprise? Aucune idée. Mais ça va sûrement être noir de monde!23 h 30, le Cercle.

On va laisser faire…

Walk off the Earth : Tout le monde a capoté en voyant la vidéo où ils reprennent le succès de Gotye, Somebody that I Used to Know, tous ensemble sur la même guitare. Oui, c’est impressionnant, mais la reprise est moins bonne que l’originale. Et ce que j’ai entendu d’eux ne m’impressionne pas plus qu’il faut. Ah, peut-être serais-je surpris si je leur tendais une oreille plus attentive! 22 h 15, à l’Impérial