Festival d’été de Québec, jour 9 : compte-rendu

Aaaaaaaah! Ces deux journées de congé ont fait du bien! Comme ça, j’ai manqué de bons spectacles? Bah, même quand je vais au festival et que j’assiste à un spectacle génial, comme hier soir, je manque un autre spectacle tout aussi génial. C’est du moins ce que m’apprend en direct Twitter.

Alors hier, pendant que je manquais les Barr Brothers et Beirut au Pigeonnier et Caracol à place d’Youville, se déroulait devant mes yeux une belle soirée toute féminine et en douceur.

Oui, je sais, « en douceur », ça décrit bien la majorité des spectacles que j’ai vus.

Kathleen Edwards : Il était temps!

[singlepic id=70 w=320 h=240 float=left]Je ne connais Kathleen Edwards que depuis la sortie de son excellent album Voyageur l’hiver dernier. Mais depuis, je suis un grand fan. D’ailleurs, je voulais beaucoup la voir à Bonnaroo, mais les conflits d’horaire, vous savez… Heureusement, elle venait aussi au Festival d’été. Malgré mes craintes, son folk-rock s’est très bien imposé sur les Plaines et les milliers de personnes présentes écoutaient attentivement les chansons d’Edwards, et ce, dès le début, avec Empty Threat. Comme moi, ils ont été charmés par Chameleon-Comedian et son côté atmosphérique, même s’il manquait Justin Vernon (monsieur Bon Iver) pour faire les choeurs. La prestation comptait surtout des pièces du dernier album, mais Edwards est aussi remontée dans le temps, présentant quelques pièces de ses albums précédents.

Malheureusement, le temps passe vite et Change the Sheets, la chanson la plus connue de Voyageur, fait danser le parterre et lever 3-4 personnes de leurs $(*@)(*& de chaises. Excellente prestation!

Suzanne Vega : Mauvaise scène!

[singlepic id=71 w=320 h=240 float=right]Pour les chanceux qui ont eu l’occasion de voir l’auteure-compositrice-interprète à partir du pit (devant la scène), Suzanne Vega a donné une excellente prestation. Ça semblait toutefois dormir au gaz du côté des chaises (SURPRIS!). Faut dire que le public de Québec ne semblait connaître que deux pièces de Vega : les deux dernières à être jouées. Pourtant, les fans, eux, ont été servis : Frank & Ava, Caramel, In Liverpool, Blood Makes Noise (ah, tiens, celle-là en a fait réagir deux ou trois). En fait, Vega, qui a plus de 20 ans de métier derrière le foulard, s’est servi de sa prestation pour faire connaître au public la richesse de son vaste répertoire.

Évidemment, dès les premières notes de Luka, tout le monde s’est levé pour taper des mains en se disant : « Ah, c’est elle, ça! » Ben oui, c’est elle. Pis c’est elle aussi qui nous a fait danser sur Tom’s Diner (dou dou dou, dou, dou, dou dou, dou) pour terminer la prestation.

Probablement qu’en salle, entre fans de Vega, on aurait eu plus de plaisir. Mais bon. On n’a pas toujours la chance de voir une telle légende (oui, une légende!) à Québec, on ne se plaindra pas.

Sarah McLachlan : En toute intimité… avec mes 50 000 spectateurs!

[singlepic id=72 w=240 h=320 float=left]Aucun besoin de vous expliquer l’accueil réservé à la vedette de la soirée! Sarah McLachlan a renoué avec ses fans de Québec sous un feu nourri d’applaudissements. C’est qu’on l’aime, Sarah, à Québec. Et elle mûrit bien, Sarah. Si elle ne mangeait pas la scène d’une manière aussi assurée, on aurait du mal à croire qu’elle a plus de 20 ans de métier!

McLachlan a su bien doser les pièces de son dernier album, Laws of Illusion (dont la très jolie Loving You is Easy, une des chansons les plus joyeuses du répertoire de l’artiste), dans un ensemble qui rassemblait quelques-unes de ses plus belles chansons. L’album Surfacing a été particulièrement bien représenté, avec Building a MysterySweet SurrenderAdia et Angel.

[singlepic id=73 w=320 h=240 float=right]Les plus beaux moments venaient quand même de Fumbling Towards Ecstasy (quel titre d’album génial, quand même). Fear a su donner la chair de poule à tout le monde en même temps. Possession nous a achevés.

Au rappel, Angel et surtout Ice Cream, nous ont littéralement fait fondre sur place.

Hier soir, Sarah McLachlan a montré une fois de plus que l’émotion donnait un meilleur show que tous les rayons laser du monde. C’était beau, voir le monde quitter tranquillement les Plaines avec un gros sourire d’étampé dans la face.

Ce soir, on va voir…

On va faire un petit tour cet après-midi à place d’Youville pour encourager Amylie, une auteure-compositrice-interprète québécoise dont le deuxième album est fort sympa.

L’indie rock de Hey Rosetta, l’indie teintée de folk de Half Moon Run et surtout, la pop vitaminée d’Emily Haines, Jimmy Shaw et compagnie dans une prestation de Metric qui sera sûrement mémorable. Au parc de la Francophonie, à partir de 19 heures.

De votre côté…

Allez, avouez-le, vous avez hâte d’entonner les succès de The Offspring sur les Plaines. Mute et Alkaline Trio assurent les premières parties.

Si vous préférez le reggae, place d’Youville est votre place!

 

Sur ce, bon jour 10!

Festival d’été de Québec, jour 8…euh… 9 : À voir!

Bon, je vous avais déjà avertis, je restais à la maison hier soir. Si vous voulez des comptes-rendus de la soirée d’hier, allez voir les liens que je vous ai donnés dans mon article précédent. Vous devriez en avoir. Tout ce que je sais, c’est que j’ai manqué plein de maudits bons shows. J’aurais même aimé Aerosmith selon La Musicographe!

En attendant que les billets pour Patrick Watson au GTQ soient mis en vente (vous le saviez pas? zut, j’aurais dû me taire encore quelques minutes), voici un bref aperçu de la SOIRÉE OFFICIELLE DES DILEMMES DÉCHIRANTS!

Oh que oui.

Ce soir, on va voir…

Kathleen Edwards : L’auteure-compositrice-interprète ottavienne nous a donné un disque exceptionnel cette année, Voyageur, qui parle de rupture et de voyage. Album tout en subtilité et en finesse. Co-réalisé par le copain de madame Edwards, un certain Justin Vernon (Bon Iver lui-même!). Réchauffer la foule de ma tantes sur les Plaines risque d’être ardu, mais elle en est bien capable!
Scène Bell, 19 heures.

Suzanne Vega : Les trentenaires connaissent tous ses deux succès planétaires, Luka et Tom’s Diner. Mais Vega va beaucoup plus loin que ça (ô, envoutante Caramel) et ce soir, c’est le moment parfait de découvrir son répertoire, d’une grande richesse. Une grande dame de la chanson. Scène Bell, 20 h 5.

Sarah McLachlan : Ses derniers albums ont connu un moins gros succès commercial, mais Sarah est toujours en forme. Elle a accepté, au beau milieu de sa tournée symphonique, de retrouver son band habituel et de faire une prestation spéciale pour le FEQ. On s’attend à un char et une barge de hits. Ça va peut-être moins fesser qu’hier ou lundi, mais entendre Possession sur les Plaines, ça va être un beau moment de musique. Scène Bell, 21 h 30.

 

Ce soir, on aurait ben gros aimé aller voir…

Harvest Breed, Barr Brothers et Beirut, à partir de 19 h au parc de la Francophonie. Une autre soirée folk où la magie sera présente et où bibi sera absent. J’ai longtemps hésité entre les deux programmes de la soirée. N’importe quel autre soir, ça aurait été un choix évident.

Photo : François PesantCaracol, 19 h 30, place d’Youville. Paraît que ses spectacles sont spéciaux. Faut dire que Carole Facal est elle-même spéciale. Sa pop teintée d’indie folk, c’est du bonbon. Je l’aurais envoyée elle aussi comme première partie sur les Plaines. Imaginez l’affiche, vous autres!

On va se tenir ben loin…

De l’Impérial. C’est la soirée Capitale du Metal ce soir. Si vous aimez votre drum ben rapide, votre guitare ben lourde et vos cheveux ben longs, c’est la place. Sinon, venez me rejoindre en haut. 😉

Non, merci!

À Place d’Youville, 21 h 30, Pascale Picard sévit. Je sais, c’est une artiste qui joue en plein dans mon registre, mais je ne suis pas capable de l’aimer. J’ai essayé fort, fort, fort d’aimer son dernier album, mais non, ça ne marche pas. Je sais toutefois qu’elle a ses fans. S’ils arrivent tôt, ils auront la chance de voir Caracol.

Festival d’été de Québec 2012, jour 7 : liens

Comme je l’avais prévu, hier soir, je suis resté à la maison. J’étais encore exténué. Vraiment dur, la vie de festivalier quand on n’a pas de vacances.

Alors, comme je n’étais pas là, je ne vous pondrai pas de compte-rendu. Je pourrais bien sûr en tricoter un en résumant un peu la soirée sur #FEQ sur Twitter, mais naaaaah, on va laisser ceux qui étaient présents raconter leur expérience :
http://infofestival.com/Branche-sur-le-Festival/Le-blog-du-festival/
Le blogue officiel du Festival d’été. Plusieurs blogueurs y sont actifs, dont notre chère collaboratrice Allison Van Rassel. Sans compter La Musicographe et ses infographies informatives.

http://livingthelivelife.wordpress.com/
Si vous aimez l’indé, c’est le blogue à suivre.

http://www.lapresse.ca/le-soleil/dossiers/festival-dete/?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B20__101917_section_POS1
Le Soleil offre une excellente couverture du Festival.
Comme je serai également absent aujourd’hui (à moins que ma copine n’arrive assez tôt pour me permettre d’aller voir Plaster), ces sources vous seront encore utiles demain! 😉

À voir ce soir :

Mozart’s Sister, Grimes et Ariane Moffatt, à partir de 20 heures à l’Impérial. J’espère seulement que Grimes a appris à être moins glaciale sur scène que lorsque je l’ai vue en septembre dernier. La fille a du talent, sa musique est géniale, mais maudit que le stage a l’air gros quand elle y est. Quant à Ariane Moffatt, elle devrait sensiblement faire le même show qu’au printemps dernier alors qu’elle avait mis le feu à l’Impérial. Vous allez danser!

Plaster, au Cercle, à 23 h 30. Si je réussis à sortir ce soir, c’est là que vous allez me trouver.

On va laisser faire :

Our Lady Peace et Aerosmith (et Bright Light Social Hour), sur les Plaines à partir de 19 heures. J’aime juste pas Aerosmith. Allez-y si vous voulez. 🙂

Demain :

Retour aux activités festivalières. Soirée de femmes sur les Plaines. Je vous en parle plus longuement demain.

Bon jour 8!

Festival d’été de Québec 2012, jour 6 : compte-rendu

Mine de rien, nous sommes rendus à mi-chemin du 45e Festival d’été de Québec. Ça passe vite, six jours, quand on y pense. Vous tenez le coup? De mon côté, je risque de succomber à la fatigue et devoir prendre une pause ce soir.

C’est que voyez-vous, la soirée d’hier a été particulièrement éreintante. Une telle magie, une telle féérie, une telle communion, ça prend énormément d’énergie. Hier soir, on avait donné carte blanche à Patrick Watson. Tout était parfait.

Faut dire que ça fait du bien de retourner dans le cadre intime du Pigeonnier après deux soirées dans la foule monstre des Plaines.

Commençons ce compte-rendu…
 

Avec pas d’casque : Magie gâchée par les motards…

[singlepic id=65 w=320 h=240 float=left]C’est au groupe québécois Avec pas d’casque qu’on a accordé l’honneur d’ouvrir cette soirée grandiose. Stéphane Lafleur et ses comparses ont choisi la jolie Intuition #1 pour accrocher les quelques centaines de personnes qui étaient déjà arrivées. Comme moi, la plupart des spectateurs ont mordu à l’hameçon et étaient toute ouïe. Les musiciens ont poursuivi la présentation de pièces de leur plus récent album (le sublime Astronomie), conquérant un public qui ne demandait que ça… jusqu’à l’arrivée des motards à Marcel Aubut sur la Grande Allée.

Les pétarades ont bien entendu déconcentré le groupe et la foule. Stéphane Lafleur en a même perdu ses mots quelques instants. Heureusement, le groupe a repris le dessus et interprété une version plus forte de La journée qui s’en vient est flambant neuve. Finale en lion qui sauve la mise.

 

Thus:Owls : Divine Erika

[singlepic id=66 w=320 h=240 float=right]Le deuxième groupe de la soirée était la formation montréalo-suédoise Thus: Owls. Composé, entre autres, d’Erika et Simon Angell (oui, le guitariste de Patrick Watson), et appuyé pour l’occasion par François Lafontaine (chum de Marie-Pierre Arthur et, accessoirement, claviériste de Karkwa et de Galaxie), le groupe propose une musique des plus atmosphériques qui vole très haut et qui prend vraiment tout son sens sur scène. On en aurait pris au moins deux fois plus.

Essayez de mettre la main sur le dernier album du groupe, Harbours. Vous ne le regretterez pas. Gros coup de coeur pour ce groupe.

 
[singlepic id=67 w=320 h=240 float=center]

 

Loney, Dear : Haute voltige

[singlepic id=68 w=320 h=240 float=left]Emil Svanängen, mieux connu sous le pseudonyme de Loney, Dear, fut le suivant. Emil roule sa bosse depuis déjà plus de 10 ans et on peut remarquer certaines similitudes avec d’autres artistes qui l’ont suivi (Justin Vernon me vient à l’esprit… il a dû écouter beaucoup de Loney Dear).

La folk-pop de Loney, Dear est absolument féérique, mais elle est moins complexe et texturée que celle des artistes qui ont précédé et suivi. Certaines personnes ont remarqué des erreurs et quelques fausses notes, mais personnellement, j’étais tellement en extase que je n’ai rien remarqué.

Hall Music, leur plus récent album, est génial et vous rappellera de bons souvenirs de cette prestation lumineuse.

 

Patrick Watson : Bouche bée.

[singlepic id=69 w=320 h=240 float=right]Quelle musique! Quelle présence! Quelle scène! Du début à la fin, Patrick Watson nous a complètement envoûtés. J’ai pleuré lorsque les cuivres, chauds, ont soufflé sur Lighthouse, une des plus belles chansons que j’ai entendues de toute ma vie. Je crois qu’à voir les gens se frotter les yeux, j’étais pas seul. 🙂

Écoutez, je pourrais faire comme les autres et vous raconter ce que le groupe a joué, vous parler du caractère quasi-symphonique des chansons une fois pimentées par un quatuor à cordes, des cuivres et une chorale, vous raconter comment Into Giants était sublime avec Erika Angell sur scène, vous expliquer, exemples à l’appui, à quel point Patrick Watson, l’homme, est une personne dont le génie n’a d’égal que sa simplicité et sa gentillesse, vous parler des rappels qui se succédaient tellement nous en voulions plus, ça ne servirait à rien.

Tout ce qui importe, c’est qu’hier, un homme, son band et ses musiciens et artistes invités ont été en parfaite communion avec une foule qui a parfaitement joué le jeu. Nous ne faisions qu’un au parc de la Francophonie, hier soir.

Je pense que Patrick Watson a le tour avec nous autres. 😉 Il paraîtrait que le groupe sera de retour au Grand Théâtre le 11 décembre. La date est encerclée sur le calendrier.

Je vous ai dit que Leloup était mon show de l’année? Ce show de Watson vient coller l’expérience que j’ai vécue à 14 ans, quand j’ai vu Pink Floyd au Stade. Je n’ai jamais vécu autant d’émotions en une seule soirée. Des shows comme hier, c’est pour ça que j’écoute de la musique.

 

Ce soir, on va voir :

Rien du tout. Après le spectacle d’hier, je suis complètement vidé. J’ai besoin d’un petit break. Ce qui ne veut pas dire que vous êtes obligés d’en prendre un! 😉

 

Avoir été plus en forme, on serait allé voir :

Katie Moore, Great Lake Swimmers et Dan Mangan à l’Impérial (20 h, 21 h 10, 22 h 30). Si j’ai assez d’énergie, j’irai peut-être faire un tour pour Mangan, que j’irai voir à Osheaga. Pour les amateurs de folk, ça va être une belle soirée.

Si vous aimez le blues-rock, Tedeschi Trucks Band saura vous séduire au parc de la Francophonie (21 h 30, la soirée arrive à 19 heures… je vous conseille d’arriver avant la première partie).

 

On aurait laissé faire…

La soirée électronique, avec Skrillex en vedette. Je suis juste pas capable. Ça m’agresse, vous savez pas comment. Pis y’a Major Lazer, aussi. Pas capable non plus. Mais si vous aimez ça quand ça se danse et que ça graffigne en même temps, cette soirée sur les Plaines sera mémorable. C’est un excellent coup du Festival d’été, même s’il ne s’adresse pas du tout à moi. Ça commence à 18 heures, sur les Plaines.

Arrivez très tôt.

Festival d’été de Québec 2012, jour 5 : petit compte-rendu

Hier, vous m’excuserez, j’étais 100 % en mode papa. Autant dimanche, mes fils de 5 et 7 ans nous accompagnaient au spectacle de Jean Leloup, autant hier, c’était moi qui accompagnais mes petits monstres, beaucoup plus fans de Bon Jovi que moi, Rock Band oblige. J’ai donc été au service de ces messieurs et j’ai laissé faire les photos et le long commentaire. De toute façon, on s’entend, les photos sont meilleures dans le journal, aujourd’hui. 😉

Voici donc quelques notes que j’ai prises au sujet du spectacle de Bon Jovi et des deux premières parties :

  • Le chanteur de Rikers a tellement une drôle de voix lorsqu’il parle…
  • Sur le plan musical, Rikers essaie très fort, mais maudit que c’est convenu comme musique. Ça va peut-être plaire à ceux qui n’ont jamais trippé indie et qui pensent que le retour au new wave, c’est tout nouveau.
  • En tout cas, pour démolir So Alive, de Love and Rockets, on peut faire confiance à Rikers.
  • Chris Carraba, de Dashboard Confessional, chante faux. Comme tout emo qui se respecte. 😉
  • Dashboard aurait peut-être été meilleur en première partie de City and Colour : moins grosse foule, moins de pression…
  • Les gens ont bien aimé le spectacle de Bon Jovi, du moins mes enfants ont apprécié.
  • Personnellement, j’ai trouvé que Jon et sa bande ont fait le « minimum syndical ». La machine est extrêmement bien huilée, ça roule au quart de tour, mais j’ai quand même eu l’impression que Jon et sa bande sont arrivés à Québec, ont joué leurs tounes, ramassé leur chèque et sacré leur camp, tout ça en moins de six heures.
  • Faut dire que je ne suis pas un fan. Juste un amateur de leurs plus grands classiques. C’est peut-être pour ça que les autres critiques sont meilleures (et leur analyse plus poussée) que la mienne. 😉
  • Autant le son était bon pour Leloup (vraiment parfait), autant il était pourri pour Bon Jovi. Malheureusement, le Festival ne contrôle pas le vent, qui peut vraiment affecter le son. C’était le cas hier.
  • Finies les grosses foules pour cette année.
  • Oh, mes cotes :
    • Rikers : Correct, sans plus.
    • Dashboard Confessional : Décevant.
    • Bon Jovi : Excellent (malgré mes critiques, ce fut quand même tout un show)

 
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Ce soir, on va voir :

La carte blanche à Patrick Watson, scène Loto-Québec, avec Avec pas d’casque, Thus: Owls, Loney Dear et Patrick Watson. Une soirée d’indie pop et de folk très planante et atmosphérique en perspective. En plein mon genre de musique.

En plus, on nous promet des surprises. Piers Faccini est-il déjà parti?

À partir de 18 h 35.

On aurait aussi aimé voir :

Le rock cajun de Lost Bayou Ramblers et la soul magique de Charles Bradley, 18 h et 20 h, scène Hydro-Québec.

Oh, pis avouons-le donc… avoir eu rien de mieux à faire, on serait allé voir Johnny Halliday sur la scène Bell. 21 h 35.

Hollerado au Cercle, à 23 h 30. Ça a l’air prometteur comme pop.

On va laisser faire…

Le chialage à propos de l’organisation du Festival. Un jour, il va falloir que les gens comprennent ce qu’ils achètent lorsqu’ils achètent un laissez-passer du FEQ. J’arrête là. J’en parlerai plus longuement plus tard. Là, j’ai du boulot qui m’attend!

Festival d’été de Québec, jour 4 : Compte-rendu

Au Festival d’été de Québec, les têtes d’affiche ne sont pas tout le temps des gros noms de la scène internationale. Il arrive parfois qu’on invite des monstres sacrés de la chanson d’ici à faire la grande scène, un peu en hommage. Ces spectacles attirent une foule généralement très sage, comme la grande vedette que les spectateurs viennent voir et entendre. Cette année, on aura également un peu intronisé Jean Leloup au temple de la renommée du rock québécois, qui est lui-même devenu un genre de monstre sacré… et multigénérationnel!

Soirée moins enrichissante sur le plan de la quantité, puisque je n’ai vu que deux prestations, mais la qualité, elle, n’a pas manqué.

Compte-rendu d’une soirée magique, passée en famille. Il faut donc prendre compte du fait que je n’étais pas dans des conditions idéales. Elle est loin, la scène, quand on est en haut de la butte. 😉

Misteur Valaire : Danse chic

[singlepic id=61 w=320 h=240 float=left]Soyons honnêtes : avant que le spectacle ne débute, moi, ceux que j’attendais avec impatience, c’étaient nos amis de Misteur Valaire avec leur pop électro complètement folle et dansante. Cette musique est taillée sur mesure pour des grands événements comme ceux que nous avons sur les Plaines. Les gars ont d’ailleurs l’habitude, ayant été la tête d’affiche du grand événement du Festival de Jazz de Montréal l’année dernière.

Dès leur arrivée en costume blanc chic, les membres du groupe ont fait danser le parterre (oui, oui, on vous voyait à l’arrière… c’était pas difficile, j’étais dans un coin où tout le monde était sur ses mains) et fait défiler leurs chansons les plus groovy. Béni BBQ est venu pousser quelques tounes, et nombreux sont ceux qui ont découvert la jolie voix de Fanny Bloom. Des danseuses accompagnaient les gars dans des chorégraphies élaborées et les animations en arrière-plan étaient tout simplement savoureuses.

Évidemment, lorsque les gars de Bran Van 3000 sont débarqués pour Ave Mucho, le parterre a explosé (pendant que ma voisine me demandait qui c’étaient, les monsieurs dont lui avec le gilet des Nordiques… oh pis c’est quoi qui joue?). Et, comme moi, les gros fans se sont mis à espérer pour le reste de la soirée.

Ce groupe-là, il faut le réinviter. Carte blanche avec plein d’invités. Party garanti.
Excellent

Jean Leloup : Monstre sacré

[singlepic id=63 w=320 h=240 float=left]Tous ceux qui m’ont entendu parler du Festival cette année savent que j’attendais cette prestation avec une brique et un fanal. Leloup m’avait déçu par le passé et j’ai promis que je ne m’y ferais plus prendre, oh que non, juré craché. Pfouit!

Pourtant, il m’a bien eu, Leloup. Il m’a bien eu.

Tout d’abord, il est arrivé à 21 h 31. Depuis quand Leloup arrive-t-il à l’heure? Depuis quand commence-t-il en force avec Isabelle, Nathalie, Cookie, Faire des enfants et Think About You? Pas de jam de 30 minutes en vue sur Je joue de la guitare? Pas besoin de vous dire qu’après ce départ absolument canon, sur les chapeaux de roues, la foule était conquise et on a même vu des gens à l’arrière taper des mains… poliment.

Heille gang, c’est un show rock!

Son Paradis perdu était efficace et émouvant. Et la foule s’est mise à sautiller pendant le refrain de La vie est laide. Même sa Plus belle fille de la prison, aux accents blues, était bien sentie, tout en blues.

Leloup a continué d’enfiler un hit après l’autre, chacun apportant un petit moment de bonheur. Puis, mon voeu du début de la soirée s’est exaucé quand James Di Salvio (Bran Man lui-même) est apparu pour Johnny Go. O. M. F. G. J’ai eu un orgasme musical comme j’en ai rarement eu.

Ma blonde était dedans. Mon amie Isabel, que je connais depuis la sortie du Dôme (ça fait longtemps!!!), était dedans. Nous chantions les paroles par coeur et nous n’étions pas les seuls. L’extase était à son comble lorsqu’en clôture du spectacle (avant les rappels), Leloup a interprété Le Dôme. Nous avons chanté en choeur, j’ai versé une larme, tout était parfait.

Les deux rappels ont permis à Leloup de savourer tout l’amour que Québec avait pour lui. Amour qui semble indéfectible. Faut dire qu’avec I Lost my Baby et la Vallée des réputations, il était difficile de partir sans l’aimer. Et j’allais oublier Voyager, avec Di Salvio qui s’est lancé dans un bref freestyle…

Leloup a montré hier soir qu’il était vraiment un monstre sacré du rock québécois. Est-ce que quelqu’un d’autre que lui peut meubler un show de deux heures, sans temps mort, avec seulement des grands succès (n’oubliez pas qu’il ne les a même pas toutes faites!). Pire encore : il est multigénérationnel, tel un Paul McCartney moderne. Il y avait au moins trois générations présentes sur les Plaines, et quelques boomers sont même venus faire leur tour.

De loin la meilleure prestation que j’ai vue au Festival cet été. En fait, c’est le meilleur show que j’ai vu cet été. Oui, ça dépasse Radiohead à Bonnaroo. À ce point.
Excellent

Ce soir, on va voir…

Rikers : On les compare à INXS à leurs débuts. Bien hâte de voir ça. 19 heures, scène Bell.

Dashboard Confessional : Je les ai toujours plus ou moins aimés, ceux-là. Voilà leur chance de faire quelques nouveaux fans. 19 h 45, scène Bell.

Bon Jovi : Le show que mes enfants attendent depuis l’annonce officielle en avril dernier. On n’en demandera pas trop à John, Ritchie et la bande. Juste du bon rock, des hits, et un bon moment.  21 heures, scène Bell.

On aurait aussi aimé voir…

Salomé Leclerc, pour sa folk sublime qui m’avait littéralement fait tomber amoureux d’elle dès la sortie de l’album Sous les arbres l’automne dernier, Monogrenade, pour sa pop tantôt animée, tantôt atmosphérique, mais toujours accrocheuse, et Pierre Lapointe, pour sa belle gueule et son univers unique. À partir de 19 heures, scène Loto-Québec.

Osaka Monaurail, pour voir le James Brown japonais…, et Galactic ft. Corey Glover, pour un spectacle funk haut en couleur avec l’ex leader de Living Colour. 19 h 30 et 21 h 30, scène Hydro-Québec.

Qualité Motel, pour revoir les gars de Misteur Valaire dans un contexte plus intimiste… des invités surprise? Aucune idée. Mais ça va sûrement être noir de monde!23 h 30, le Cercle.

On va laisser faire…

Walk off the Earth : Tout le monde a capoté en voyant la vidéo où ils reprennent le succès de Gotye, Somebody that I Used to Know, tous ensemble sur la même guitare. Oui, c’est impressionnant, mais la reprise est moins bonne que l’originale. Et ce que j’ai entendu d’eux ne m’impressionne pas plus qu’il faut. Ah, peut-être serais-je surpris si je leur tendais une oreille plus attentive! 22 h 15, à l’Impérial

Festival d’été de Québec 2012, jour 3 : Compte-rendu

Déjà un tiers de festival derrière la cravate. *Soupir* Ça passe vite! Paraît que vous avez aimé Lionel Richie? Vous avez trouvé le « world » de Deltron 3030 étrange? Vous avez dansé jusqu’aux petites heures avec Yuksek et Kid Koala en basse-ville? À moins que comme moi, vous vous trouviez dans un parc de la Francophonie plus que bondé et votre objectif était de ne pas trop pleurer pendant la prestation de City and Colour.

Encore une fois aujourd’hui, j’ai quatre prestations à résumer (même si certaines le seront plus rapidement que d’autres) et beaucoup d’autres choses à vous dire. On va donc commencer tout de suite.

 

Orgone : résolument funk

[singlepic id=58 w=320 h=240 float=left]C’est sur une scène Hydro-Québec toute ensoleillée que le groupe funk américain Orgone nous a fait danser pendant 90 minutes. Le groupe, mené par la guitare de Sergio Rios et la basse d’Ethan Philips, a replongé les nombreux spectateurs (la place d’Youville était à moitié pleine… pas mal pour un show en après-midi) dans les années 70, les films blacksploitation et tout.

La prestation était principalement instrumentale, mais Fanny Franklin est venue ajouter sa voix à quelques morceaux.

Discussion entre ma blonde et moi : « Mais c’est du disco, ça! »
– Non, c’est du funk.
– C’est la même maudite affaire!
– Non. Le disco, c’est quétaine. Le funk, c’est cool.

Orgone était résolument funk, hier.
Excellent

Eight and a Half : meilleur sur disque

[singlepic id=57 w=320 h=240 float=right]Le parc de la Francophonie se remplissait tranquillement pas vite quand Eight and a Half est entré sur scène. Malheureusement, on avait beau avoir droit à deux membres de The Stills et à un ancien Broken Social Scene, le courant avait du mal à passer entre le groupe et le public, qui était là en grande partie uniquement pour voir Dallas Green.

Il est vrai aussi que si je vous dis que le groupe est composé de membres des Stills et de BSS, vous ne vous attendrez pas à un spectacle où les claviers et l’électronique sont omniprésents. Ça a dû en dérouter quelques-uns…

Dommage, le matériel est bon, mais c’est exactement le genre de musique qui s’écoute dans le piton, à la maison, pendant un trip exploration.

Correct, sans plus

Ron Sexsmith : Excellente prestation… dans l’indifférence générale

[singlepic id=59 w=320 h=240 float=left]On a demandé à la foule, qui se faisait de plus en plus compacte, de se lever pour pouvoir laisser entrer plus de festivaliers. Lorsque l’artiste ontarien est arrivé sur scène, le Pigeonnier était pas mal plein… de gens qui discutaient et qui n’ont pas compris qu’ils gâchaient le spectacle de leurs voisins qui étaient peut-être venus pour Sexsmith, qui possède un répertoire sympathique qui méritait la peine d’être entendu.

Seuls moments de grâce où tout le monde s’est tu : Secret Heart et Brandy Alexander, la première ayant été reprise par Feist, la deuxième étant une collaboration avec l’artiste ontarienne.

Peut-être aurait-il plus attiré l’attention avec son band complet?

Vraiment dommage, ce manque de savoir-vivre, qui a gâché mon appréciation du spectacle… et celle de bien du monde.

Décevant

City and Colour : Pure extase

[singlepic id=60 w=320 h=240 float=right]J’ai manqué la bande à Dallas Green à Bonnaroo en espérant bien me reprendre au FEQ. City and Colour se trouve dans ma liste de lecture régulière, mais je dois bien admettre que je ne connais aucun titre par coeur. Je sais juste que chaque fois que j’entends une de leurs pièces, je la reconnais facilement et j’écoute attentivement.

Le country-folk de City and Colour convient parfaitement à une scène comme le parc de la Francophonie, où les milliers de spectateurs ont hoché de la tête et tapé du pied dès la première chanson, We Found Each Other in the Dark. Accompagné de son groupe de musiciens talentueux, Dallas Green a offert aux spectateurs une prestation divisée en trois parties : la première, plus rock, avec le groupe.

Puis le groupe a quitté la scène, laissant seuls Green et sa guitare, pour quelques pièces plus intimes qui vont droit au coeur, dont Hello, I’m in Delaware. Il était drôle de voir la foule, la même qui n’était pas assez polie pour tendre l’oreille à Ron Sexsmith, écouter religieusement Green et sa superbe voix cristalline.

Lorsque le groupe est revenu pour terminer le spectacle, nous avons eu droit à quelques tonnes de briques (The Girl, Waiting, Fragile Bird et Sorrowing Man, qui en a donné plein la gueule à un public qui en redemandait). Pour le rappel, après Comin’ Home, le groupe a interprété un classique de Neil Young, Like a Hurricane.

Les milliers de spectateurs sont repartis, heureux, à la maison. Ce concert était sublime. Est-ce qu’on pourrait rêver à un doublé Bon Iver-City and Colour sur les Plaines dans quelques années? 🙂

 Excellent

Réflexions, trucs et conseils

Oui, il faut arriver plus tôt que jamais pour s’assurer une place pour les spectacles qu’on veut voir. Ce n’est pas une raison pour papoter pendant les premières parties.

Aussi, apprenez à gérer votre espace. C’est quelque chose qui s’apprend. Ça vous énerve quand tout le monde passe en face de vous? Ça, c’est parce que vous laissez l’espace pour le faire. Un grand de 6 pieds 4 vient s’installer devant votre carcasse de 5 pieds? Ça, c’est parce que vous avez laissé l’espace pour le faire. Apprenez à expérimenter. Essayez des endroits différents aux scènes que vous fréquentez le plus souvent. Vous finirez par vous rendre compte que certains endroits sont meilleurs que d’autres. Et non, ce n’est pas toujours la clôture en avant!

Ce soir, on va voir…

Misteur Valaire : Le collectif québécois viendra faire danser les Plaines au début de la soirée. Les gars donnent tout un show et ils ont déjà montré qu’une foule imposante, ça ne leur faisait pas peur.

Jean Leloup : Tantôt excellent, tantôt pourri, on se demande dans quelle forme sera Mister Wolf ce soir. Tous ceux qui ont vu les spectacles de la présente tournée sont unanimes : il est dans une forme du tonnerre! J’ai vu les différents setlists et on est en droit de s’attendre à une prestation qui plaira aux fans de la première heure, comme moi.

[youtube http://youtu.be/Bxccij9Zjxc]

On aurait aussi aimé voir…

Kandle et Cults, à l’Impérial. Pour la découverte d’artistes qui ont encore tout à prouver et du matériel pour le faire. Osaka Monaurail, Delhi 2 Dublin et Slobodan Salisevic Orkestar à la scène Hydro-Québec. Pour voyager pour pas cher.

On va laisser faire…

La soirée hip-hop au Pigeonnier. J’en ai assez vu, là! 😉

 

On se reparle plus tard ce soir. Ou demain matin.

Festival d’été de Québec 2012, jour 2 : Compte-rendu

Très drôle, Festival d’été, très drôle. Quelqu’un dans l’organisation a eu pitié de mes pieds endoloris et décidé que l’Impérial serait disposé en formule cabaret, hier soir. J’ai donc dû m’assoir toute la soirée. Imaginez qui a mal au derrière. 😉

Alors, hier soir, j’ai vu un grand total de quatre prestations et franchement, une chance que j’ai passé les trois dernières assis, parce que les artistes que j’ai vus ce soir étaient tous aussi renversants qu’ils étaient vrais et généreux.

Comme la journée d’aujourd’hui est passablement remplie, allons-y sans plus tarder avec un compte-rendu des prestations vues hier :

Moriarty : Roots américaine avec un accent français

[singlepic id=53 w=320 h=240 float=left]Lorsque je suis arrivé au Cercle, il y avait déjà plus d’une cinquantaine de personnes qui faisaient la file pour entrer. Pas besoin de vous dire que ça n’a pris que quelques minutes pour que l’endroit se remplisse à ras bord. De toute évidence, de nombreux Français qui connaissaient Moriarty avaient investi l’endroit.

Moriarty, c’est un groupe dont les membres sont originaires de la France, de la Suisse et des États-Unis et dont le folk est teinté des divers courants roots américains (country, bluegrass, blues, etc.)… Leur dernier album, The Missing Room, est paru en 2011.

À part les Français qui étaient déjà fans, je crois que nous étions très nombreux dans ce Cercle bondé à se demander ce que Moriarty nous réservait. Ça n’a pas été long : après une chanson chantée et jouée tous autour d’un seul micro (ce qu’ils affectionnent particulièrement), le public était conquis. La musique du groupe est particulièrement entraînante, même quand le rythme est ralenti.

La chanteuse du groupe, Rosemary Standley, a sûrement beaucoup à voir avec cela. Air coquin, complicité incroyable avec ses partenaires, vaste registre de voix, même si elle se tient dans les aigües, disons qu’on comprend pourquoi ses hommes l’aiment tant. 😉

On a beaucoup aimé Jimmy (qui semble un classique du groupe) et Julie Gold’s Candy Cane Tale. On va beaucoup aimer les revoir. Novembre.

+10 pour l’usage de la guimbarde.

Excellent

Sophie Hunger : Jamais Bob Dylan n’a eu une aussi belle voix

[singlepic id=54 w=320 h=240 float=right]Vite, on quitte le Cercle à la course pour essayer d’avoir une bonne place à l’Impérial. Tiens, c’est la formule cabaret, ce soir… capacité réduite de moitié! Oh, chic, une table complètement libre à l’avant, c’est ma chance! Je prends place et en réserve une pour mon ami Jean-François, qui est arrivé 5 minutes avant la fermeture des portes, la salle étant pleine.

L’artiste n’était pas là pour nous présenter son matériel, mais pour visiter le répertoire de Bob Dylan. Ce qu’elle a fait dès son arrivée sur scène. Mais quelle visite de répertoire! La chanteuse campait carrément le personnage de Bob Dylan, s’exprimait dans un anglais des plus américains, et elle chantait et jouait comme son idole. Mon ami, qui ne connaissait pas Dylan, a bien apprécié l’entrée en matière. De mon côté, j’ai trouvé l’interprétation parfois un peu trop juste… mais je me demande encore si c’est un reproche.

Hunger est revenue à la fin du spectacle, habillée de manière plus féminine et s’exprimant cette fois-ci en français. En rappel, elle nous a offert une pièce qui figurera sur son prochain album, qu’elle aura enregistré en partie à Montréal avec des musiciens d’ici (qui? quelqu’un lui a demandé?).

Sophie Hunger sera de retour cet automne.
Excellent

Piers Faccini : Gros, gros coup de coeur.

[singlepic id=55 w=320 h=240 float=left]Prenez un gars qui réside en France, mais qui est de mère anglaise et de père italien. Faites-le chanter en anglais. Faites-lui préférer un folk atmosphérique que ne renierait pas Patrick Watson. Laissez-le ajouter des accents orientaux ou africains à sa musique. Vous obtiendrez Piers Faccini, que je ne connaissais pas du tout avant cette prestation, mais qui vient de gagner au moins un fan hier soir.

Dès le début, son entrée à travers la foule, a capella, a su nous captiver. Nos regards étaient figés sur l’auteur-compositeur-interprète, qui était accompagné d’un excellent batteur. À deux, ils ont réussi à remplir l’espace scénique et à nous envoûter.

Faccini a un registre superbe sur le plan vocal. On sentait parfois des pointes de Thom Yorke et de Patrick Watson dans les « ooooh » et les « aaaaaah ». Ses chansons se sont succédées et chacune nous faisait succomber un peu plus.

Pour le rappel, belle surprise : une reprise toute personnelle de Con Toda Palabra, de Lhasa. Une de ses plus belles chansons qui grandit grâce à la touche italienne de Faccini. L’auteur-compositeur-interprète a aussi dit qu’il serait de retour cet automne, lui aussi. Mais ne soyez pas surpris si vous le voyez mardi, lors de la carte blanche à Patrick Watson. Ce sont des potes.

Excellent

Adam Cohen : (enfin) Confortable dans ses grosses chaussures!

[singlepic id=56 w=320 h=240 float=right]Les attentes étaient immenses pour Adam Cohen et ses deux complices, et elles ont été plus que comblées. L’auteur-compositeur-interprète américain a enfin trouvé sa voie et assume pleinement son bagage génétique : le talent lui sort par les oreilles, il a une voix magnifique et une grande culture. Pourquoi ne pas en profiter?

C’est ce qu’il a fait hier soir avec ses deux complices dans un Impérial conquis d’avance. Les pièces du dernier album, l’excellent Like a Man, étaient entrecoupées de chansons du paternel, dont une So Long, Marianne chantée avec la foule qui a touché droit au coeur.

Ce qu’Adam Cohen a réussi, c’est de demeurer lui-même en assumant le lourd héritage qu’il doit porter. Et de communiquer toute la soirée avec la foule dans un français impeccable.

Cohen sera de retour… cet automne!

Excellent

Réflexions, trucs et conseils

Si vous allez voir un spectacle couru, ARRIVEZ TÔT. Rien ne sert de vous plaindre de la grandeur de la salle quand vous arrivez à 22 heures pour un spectacle qui commençait à 21 h 50. Surtout lorsqu’il y a deux premières parties et que les portes ouvrent à 20 heures.

Je vais aussi répéter mon conseil d’hier : BUVEZ BEAUCOUP D’EAU, surtout quand la foule est compacte. Vous manquez d’eau? QUITTEZ VOTRE PLACE. C’est mieux qu’un tour à l’hôpital. Et en 2012, plus d’excuses possibles : les sacs-gourdes de type CAMELBAK sont accessibles partout et j’en ai vu dans des boutiques de plein-air comme MEC à moins de 40 $. Le mien m’a coûté 50 $ et contient une gourde de trois litres. C’est assez pour toute une soirée sur les Plaines sans remplissage.

Ce soir, on va voir…

Orgone : J’ai manqué le spectacle qu’ils ont donné à Bonnaroo. Gros funk, ça va groover. 15 h 30, scène Hydro-Québec (pl. d’Youville)

Eight and a Half : Prenez deux anciens Stills, ajouter un ancien Broken Social Scene, mélangez. Indé planante à prévoir. Ça va groover, mais en introspection. 😉 19 heures, scène Loto-Québec (parc de la Francophonie)

Ron Sexsmith : Sexsmith ne réinventera pas la roue, son folk-rock non plus. C’est tout ce qu’il y a de plus canadien. Mais vous savez ce qu’ils disent là-bas… if it ain’t broke, don’t fix it. Et Sexsmith est un excellent mélodiste. On va se laisser emporter. Ça va hocher de la tête. 20 h 5, scène Loto-Québec.

City & Colour : Dallas Green attire les foules. Je l’ai manqué à Bonnaroo. Je suis mieux d’arriver tôt… L’ancien leader d’Alexisonfire a déjà plusieurs disques sous la cravate sous le nom City & Colour et son public lui est fidèle. Normal. Avez-vous entendu les chansons? Ça va chanter ses émotions. 21 h 30, scène Loto-Québec.

On va s’essayer…

Yuksek : Grosse électro-pop des années 1980… en 2012! J’ai l’impression que l’Impérial va être plein de jeunes cools et branchés qui voudront danser jusqu’à s’épuiser. On va quand même prendre une chance. Vers 23 h 15, à l’Impérial.

OU

Kid Koala : Dj set du célèbre DJ. À voir au moins une fois dans sa vie. 23 h 30, au Cercle.

On aurait aussi aimé voir :

Lionel Richie sur les Plaines (21 h 30), pour la légende. Et aussi parce que j’ai manqué sa visite surprise à ‘Roo. Soul Rebels et Deltron 3030 à la place d’Youville (18 h 30, 21 h 30). Les premiers pour leurs cuivres efficaces, les seconds parce que leur hip-hop va transformer l’endroit en immense piste de danse. Geneviève Toupin et Émilie Proulx, à 18 heures, au Cercle, parce que j’adore leur folk.

On va laisser faire :

RIEN. Une belle soirée vous attend, quel que soit votre choix! 🙂

Festival d’été de Québec – Jour 1 : Compte-rendu

J’ai mal aux pieds. J’ai fichetrement mal aux pieds. Ouch. Les coupables? Marième, Sidi Touré et surtout, SURTOUT, Radio Radio. Çaaaaaa faaaaaaaaaiiiiiit maaaaaaaal! Pourtant, je m’étais préparé d’avance! Je m’étais réchauffé, mes pieds avaient été à l’air libre une bonne partie de la journée (bonjour, chers collègues!), j’allais pouvoir tougher la run, comme on dit. Je pense que ça m’aurait pris des deck shoes.

Vous comprendrez que j’ai passé une excellente soirée en agréable compagnie et que je pouvais difficilement trouver mieux pour ouvrir le Festival d’été de Québec que ces trois artistes/groupes. Bon. Allons-y, je suis exténué. Et mes pieds me tuent. 😉

Commençons par un petit compte-rendu :

Marième : la reine d’en bas de la côte

[singlepic id=50 w=320 h=240 float=left]Dix-huit heures pile. Nous n’étions encore que quelques centaines, quelques gouttes de pluie tombaient même si nos bons amis météorologues nous avaient annoncé du beau temps. Le band de Marième entre, la plupart des membres porte un t-shirt jaune. On reconnaît ses bons vieux potes du collectif CEA. Puis c’est au tour de Marième elle-même d’entrer sur scène. L’artiste à qui vient l’honneur d’ouvrir le bal du 45e Festival d’été porte une jolie robe couleur blé qui épouse la forme de son ventre bien rond. Elle nous explique qu’elle est venue avec ses jumeaux aujourd’hui.

C’est accompagnée de six musiciens et choristes qu’elle chante sa relecture très classique de Laisse tomber les filles. Puis, miracle : alors qu’elle commence à chanter le refrain de Le soleil emmène au soleil, ce classique de Jean-Pierre Ferland, Galarneau lui-même ose se pointer, comme par magie. Le Festival n’est pas commencé depuis 30 minutes que déjà on a un moment mémorable à raconter!

Pour la deuxième partie de sa prestation, Marième a laissé plus de place à ses amis et collaborateurs et les pièces reggae se sont succédées, faisant bouger la foule qui grossissait lentement mais sûrement.

On va souhaiter à la future maman une belle fin de grossesse et beaucoup de soleil.

Excellent

Sidi Touré : Mali Blues

[singlepic id=51 w=320 h=240 float=right]Après le reggae ensoleillé de Marième, le folk-blues envoûtant aux accents africains de Sidi Touré détonnait un peu et en a étonné plusieurs par sa qualité. Pendant une heure et demie, le Malien au sang royal nous a charmés malgré les problèmes qu’un de ses musiciens avait à garder son instrument traditionnel accordé. Je sais que certaines personnes ont trouvé la prestation trop longue ou mal placée (j’avoue qu’entre deux trucs très urbains, ça détonne un peu), mais de mon côté, j’avais envie de danser et les passages de transe de Touré étaient une belle occasion de le faire.

Le Malien a été extrêmement généreux, prenant le temps de nous expliquer le sens de chacune des chansons qu’il a jouées. Je ne sais pas pourquoi, mais on dirait que les plus mythiques étaient celles qui avaient le thème le plus simple.

Revenez nous voir, vous êtes le bienvenu.

 Excellent

Radio Radio : Y’avait plus de place dans mon Jaccuzzi.

[singlepic id=52 w=320 h=240 float=left]Pendant le spectacle de Sidi Touré, la scène Hydro-Québec s’est remplie petit à petit. Ce qui devait arriver arriva : l’enceinte était trop pleine et ça a débordé d’un peu partout. Tout ça pourquoi? Pour un trio de joyeux Acadiens qui rappent en chiac, Radio Radio.

Passons outre les petits pépins techniques qui ont dérangé un peu tout le monde pendant le premiers tiers du spectacle et concentrons-nous sur ce que Radio Radio a fait de bon : leurs chansons s’apprennent rapidement, le beat, qu’il soit de tendance hip-hop ou disco, donne énormément le goût de danser jusqu’à ce que mort s’en suive. Les gars nous ont joué bon nombre de leurs pièces de leurs deux plus récents albums (Havre de grâce, beaucoup plus intéressant live, et Belmundo Regal, une vraie bombe!) en plus du grand classiques de Cliché Hot (Jaccuzzi).

Nous dansions tant bien que mal (il semblerait qu’à certains endroits, on manquait de place). Et nous participions avec joie aux interactions du groupe avec le public. J’ai même pu chanter (vite dit, ça) un moment donné dans le micro… que ma blonde a reçu directement sur le front. La pauvre. Maintenant, elle sait ce que c’est que d’être proche de l’action.

Quelques high five et 2 ou 3 ampoules plus tard, Radio Radio pouvait dire : mission accomplie.

 Excellent

Réflexions, trucs et conseils

N’oubliez pas de bien vous hydrater. Avec de l’eau, pas avec de la bière. Évidemment, le Festival d’été n’en est pas encore aux postes de remplissage de gourdes, alors il vous faudra peut-être en acheter. Même si le kiosque est loin, faites-le. ÇA VAUT LA PEINE.

Sinon, il se vend des sacs-gourdes qui se traînent comme un sac à dos. Le mien a une capacité de trois litres. C’est beaucoup? Je suis passé à travers ce soir… sans compter les Molson sèches que j’ai bues…

Ce soir, on va voir…

Moriarty : Le country-folk du groupe français semble tout approprié pour démarrer une soirée sous l’enseigne de la folk. 18 heures, au Cercle.

Sophie Hunger : L’auteure-compositeure-interprète suisse nous présente un spectacle-hommage à Bob Dylan. Si ses reprises sont aussi touchantes que celle qu’elle a fait pour Le vent l’emportera, de Noir désir, cette prestation sera magique. 20 heures, à l’Impérial.

Piers Faccini : Sa folk-pop a des influences de toutes sortes. Québec a hâte de l’entendre. 21 h 30, à l’Impérial.

Adam Cohen : Sa dernière venue à Québec avait fait plaisir aux spectateurs présents. Adam Cohen assume beaucoup mieux le nom qu’il porte et l’héritage énorme qui vient avec. Un beau moment en perspective. 23 h 15, à l’Impérial.

On aurait aussi aimé voir…

La pop inclassable de Rich Aucoin au Cercle. On va peut-être aller y faire un petit tour, si jamais Adam Cohen se couche tôt. Ines Talbi à la scène Loto-Québec (parc de la Francophonie) et sa pop résolument moderne. Tire le Coyote à place d’Youville, avec un sandwich, en pleine heure du lunch. Angélique Kidjo en soirée, au même endroit. C’est quand même un monument!

Euh… on va laisser faire!

Je sais que la grosse pop absurde de LMFAO plaît à tout le monde de 7 à 77 ans, mais non merci. L’offre est beaucoup plus intéressante à l’Impérial.

BON JOUR 2!

Festival d’été de Québec 2012 : C’est parti!

Et voilà, c’est parti! Quand Marième foulera les planches de la scène Hydro-Québec de la place d’Youville à 18 heures, la 45e présentation du Festival d’été de Québec sera en marche. Qui sera sur place? Vous, dites-vous? Tant mieux, parce que ce soir, ça va danser. Ça va bouger. Ça va fêter. Ce soir, on donne le ton!

Voici comment on va procéder à ecoutedonc.ca :

Ce soir, au retour à la maison, je vais rédiger un compte-rendu des spectacles de la soirée (et vous montrer quelques photos/vidéos prises avec mon petit appareil photo à 100 $… et avec mon iPhone). Pour chaque spectacle, j’accorderai une cote :

Excellent

Correct, sans plus

Décevant

Et si jamais c’était trop mauvais pour tomber dans une de ces trois cotes, on avisera. Mais je serais bien surpris, mon programme est plutôt rempli de trucs prometteurs.

Après avoir donné ces compte-rendus, je vais procéder à des commentaires plus généraux sur le Festival. Et vous donner quelques trucs, à vous, chers festivaliers moins chevronnés, pour que vous puissiez passer un agréable moment.

Enfin, on fera un rapide tour d’horizon du programme du lendemain.

Ça vous va? OK, GO!

Réflexions, trucs et conseils

Bien que ce soit là qu’on trouve les plus gros noms, les meilleurs spectacles ne sont pas toujours à la scène Bell des Plaines d’Abraham. Faites le tour des scènes, vous élargirez vos horizons et vous ferez de belles découvertes!

Vous n’avez pas pu mettre la main sur les précieux sésames? Bonne nouvelle! Les spectacles présentés à la place d’Youville sont gratuits! Et vous pouvez assister à ceux présentés au Cercle et à l’Impérial en achetant un billet à la porte. Dans ce cas, arrivez tôt, les places sont *très* limitées.

Ce soir, on va voir…

Marième : L’artiste de Québec, membre du collectif CEA, nous proposera ses mélodies ensoleillées et ses reprises de classiques québécois et français à saveur pop et r n’ b (son Le Soleil emmène au soleil, de Ferland, est chaud et doux… comme les rayons qui nous attendent). 18 heures, scène Hydro-Québec

Sidi Touré : L’auteur-compositeur-interprète malien viendra nous faire découvrir son folk-blues teinté de rythmes d’Afrique. Tout ça en profitant des derniers rayons de soleil de la journée. Ça devrait nous tenir en forme pour le dessert… 19 h 30, scène Hydro-Québec

Radio Radio : Est-ce que ces rappeurs acadiens qui chantent en chiac ont besoin de présentation? Leur dernier album, Havre de grâce, m’a semblé avoir été composé sur le pilote automatique et m’a un peu déçu. Paraîtrait qu’après un lent départ, leur spectacle est bien rodé et le party risque de pogner. Si vous ne voulez pas danser, tenez-vous à distance. 21 h 30, scène Hydro-Québec

On aurait aussi aimé voir…

Le folk celte du groupe québécois Bodh’aktan à la scène Loto-Québec du parc de la Francophonie (19 heures), qui semble déborder d’énergie, et  l’électro pop-rock de Propofol, Midnight Romeo et !!! à l’Impérial (à partir de 20 heures).

Euh… on va laisser faire…

Le spectacle Le français d’abord, un gros spectacle de variétés fait pour la télé.