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Région : Estrie Spectacles

[SPECTACLE] Valaire (+Khali Abdu), Théâtre Granada, 17 mars 2017

Je suis vraiment bien situé à Sherbrooke. Mon appart’ se trouve à exactement vingt-six pas de la Petite Boite Noire, où je suis allé voir les Deuxluxes la semaine dernière. Et si je fais ces vingt-six pas dans la direction opposée, je me retrouve au Théâtre Granada, où je suis allé voir le plus récent spectacle de Valaire vendredi dernier. Et quel spectacle, mesdames et messieurs.

Comme la dernière fois, j’étais en compagnie de mon photographe/ami d’enfance Zachary et ce spectacle s’annonçait un petit trip de nostalgie. En effet, avec Acid Rap de Chance the Rapper, l’album Golden Bombay de Valaire (R.I.P. Misteur) fut une partie intégrante de notre soundtrack de secondaire. Une fois rendus au parterre du théâtre, nous entreprîmes l’écriture d’une liste de chansons que nous voulions absolument entendre dans la soirée :

  • Monster Donte (celle qui m’a fait découvrir le groupe, lors d’une prestation incroyable dans le cadre du très regretté magazine culturel télévisé Mange Ta Ville);
  • «La toune avec Béni BBQ» (suggestion de Zach) Ndl’A : la chanson en question s’intitule «Gumshoe», le titre nous avait échappé;
  • Ave Mucho;
  • «Une toune avec Fanny Bloom, peu importe laquelle» (elle est géniale, je m’ennuie de La Patère Rose).

Eh bien nous fûmes servis ce soir-là, car non seulement est-ce que Valaire a joué toutes ces chansons, mais les gars (originaires de Sherbrooke, en passant) ont profité de leur retour au bercail pour en mettre plein la vue aux spectateurs, qui étaient vendus d’avance.

La première partie était assurée par Khali Abdu. Alors qu’il chantait sur des rythmes tantôt électro, tantôt tropicaux en se pavanant sur scène, son DJ restait bien effacé derrière sa console et son portable Mac. La formule était très simple et malheureusement plutôt ennuyante. Disons que l’arrivée de Valaire se faisait attendre. Khali revint sur scène plus tard dans la soirée pour accompagner le groupe avec une énergie nouvelle qui lui allait à merveille.

Par la suite, le spectacle commença et tout de suite, on eut droit à l’excellente «Mama Donte», abrégée et remixée pour l’évènement. Et ça sonnait aussi bien que lorsque le groupe l’avait joué en version acoustique dans un barbershop, quelques années plus tôt. Décidément, les musiciens sont versatiles dans ce groupe. Pour rendre tout ça encore plus intéressant, nous apprîmes qu’un invité spécial allait chanter et jouer du trombone tout au long de la soirée : Alan Prater, véritable légende de la musique soul et l’un des secrets les mieux gardés de Montréal.

Après quelques chansons de leur plus récent album, les gars, qui étaient dotés d’un uniforme custom-made, entamèrent une routine réglée au quart de tour. Le reste du spectacle allait être constitué de jeux de lumières époustouflants, de chorégraphies, d’invités spéciaux (allô Fanny Bloom! Allô Alan Prater!), de marionnettes géantes et même d’un immense bonhomme vert avec soufflerie qui dansait au devant de la scène. Époustouflant, ridicule, incroyable.

Quelques moments forts : toutes les notes aigues de Prater, la chanson de Fanny Bloom («November N.3»), le tshirt de Fanny Bloom («I’m the brain behind the Sherbrooke Machine»… #Sherbylove #UdeS), les quelques solos de trompette et le medley final, qui se termina avec une reprise extrêmement funk de «Where It’s At» de Beck qui fut sauter la foule au complet. Décidément, il s’est passé beaucoup de choses durant ce spectacle. Mais comme absolument tout semblait être axé sur l’expérience du moment, je ne saurais trop vous recommander de vous procurer vos billets le plus vite possible… Je dis ça comme ça, bien entendu.

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Région : Québec Spectacles

[SPECTACLE] Valaire (+ Kahli Abdu), L’Anti Bar et spectacles, 21 septembre 2016

Photos : Jacques Boivin

« Hey ! C’est quoi le band qui jouait à soir ? Ça Valaire bon ! »
– « Ouais, ça Valair’ vraiment le détour ! »

Savoureux calembours à part, il s’agirait d’un euphémisme que de dire que Valaire a cassé la baraque mercredi soir à l’Anti.

À dire vrai, et pour solidement parler à travers mon chapeau, jamais samedi soir à St-Roch n’aura été si funky !

Parlons-en, d’ailleurs, de ce nouveau son funk steviewonderojamesbrownesque :

D’aucun aurait pût s’inquiéter de ce que la performance scénique de Valaire se vit affectée par un changement de registre musical aussi senti.

Et bien, monsieur D’aucun se serait alors fourvoyé ! Les gars de Valaire, de déjà très réputées bêtes de scène, n’ont jamais eu l’air si heureux de faire guincher les demoiseaux-selles. Il faut dire que la présence du monumental Alan Prater n’aura en rien aidé à calmer le jeu !

Est-ce l’été passé auprès des très magnifiques circassiens de Flip Fabrique qui aura pourvu Valaire de cette fougue toute funky ? Sont-ce les charmes et les effluves de St-Roch qui auront poussé la troupe valairienne à s’abandonner ainsi aux démons de la danse, du rythme et de la soul ? Dieu et James Brown seuls le savent !

Dans tous les cas, tout le monde, tant les mordus qui, comme moi, n’ont pas encore décroché de Golden Bombay que les Gargouilles de l’Église St-Roch (?!) se seront fait prendre à se déhancher, faire le pogo-stick et le Oubopopop en cette exaltante soirée passée à partager sa sueur.

Kahli Abdu aura mené les préliminaires d’une main habile avec sa musique électro/hip-hop aux accents soul. On aurait pût souhaiter une première partie plus entraînante, mais enfin, il fallait bien nous garder en haleine pour les maîtres de soirée.

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Spectacles

[SPECTACLE] The Brooks (+ Macédoine), Le Cercle, 18 avril 2015

Ça a funké!

De l’instrumental pour s’échauffer, avant l’arrivée presque magistrale d’Alan Prater. L’ancien choriste de Michael Jackson nous a replongés dans les années 70 de la funk et de la soul du début à la fin.

Avec de multiples, « I see you » le charmeur a certainement fait monter la température de plusieurs gentes dames en les pointant du doigt. En plus du groove assuré, The Brooks avait du plaisir à jammer et cela paraissait avec des sourires complices et des solos qui faisaient grincer les dents. Mais le saxophoniste, malgré toute sa bonne volonté, n’a pas réussi à s’imposer, au contraire de ses confrères pianiste et guitariste. Même si le chanteur avait pas mal d’expérience, il a mis de l’ambiance et s’est amusé comme un p’tit cul. Il s’est même essayé à la danse du robot. Cette atmosphère se répandait d’ailleurs, la petite madame aux cheveux blancs à côté a eu autant de plaisir que moi à se dandiner. Pour le final le groupe, sans le chanteur comme à l’introduction, nous a offert un jam endiablé et interminable sur la fin. On se demandait si les musiciens allaient exploser de plaisir tellement leurs visages étaient rouges.

Macédoine

Macédoine en première partie nous a offert une sympathique prestation funk qui rappelle aussi Radio Radio par le flow des chansons décalées. Les blagues fusaient entre les tounes comme J-P Malone, le chanteur à son guitariste Shampouing «T’es venu là, juste pour The Brooks en fait?» ou en annonçant le titre BBQ « Pour tous ceux qui travaille leur bedaine d’été». Ils nous ont interprété quatre chansons de leurs derniers albums (sauf BBQ dans leur ep) avant se faire plaisir avec des covers (Play That Funky Music de Wild Cherry et Rappers Delight deThe Sugarhill Gang -). Davantage d’eye-contacts avec le public aurait été apprécié par contre, même si la salle était à moitié remplie en première partie. Les cougars présentent étaient ravies d’avoir leur chanson. L’une d’entre elles aurait volé un petit bisou à J-P…

 

Photos : ecoutedonc.ca/Jacques Boivin