[FESTIVAL] Époustouflante édition 2016 pour le Trois-Rivières en blues

À l’arrivée sur le magnifique site du Théâtre Cogéco, une belle ambiance festive nous attendait pour un petit 5 à 7 convivial avec Justin Saladino Band en prestation.

Et c’est avec un peu de retard, que cette interprète féminine récipiendaire pour la troisième année consécutive d’un Maple Blues  monte sur scène et vient nous présenter son dernier album intitulé  »Angel 11 ».  Angel Forrest pour cet album, s’est associée avec onze guitaristes différents. Sept étaient sur scène ce soir dont entre autres Kim Greenwood, Ricky Paquette, Dimitri Lebel, Corey Diabo, Rob McDonald, Paul Deslauriers et Denis Coulombe. À tour de rôle, c’est un déferlement de décibels électriques.  L’interprétation de House of Rising Sun et les solos de Ricky Paquette sont frissonnants… Paul Deslauriers comme toujours  nous surcharge d’énergie. Angel est heureuse, de bonne humeur, elle danse et tourbillonne allégrement sur son tapis rouge. Sa voix puissante, nous transporte et c’est toujours un immense plaisir de l’entendre. La finale à sept  guitaristes est sublime. Quelle belle prestation d’ouverture.

On le nomme le plus grand chanteur Blues américain actuel, accompagné de son band de cuivres et cordes le vrai gros orchestre-là. Sugaray Rayford Band vient enflammer la foule qui déjà conquise et qui n’attendait que la suite. Nominé à  4 reprises au  Blues Music Awards cette année, dont le prestigieux B.B. King Enternainer of the year. Un vrai de vrai Bluesman, crooner, entertainer. Pendant qu’il chante, il débarque de scène et se promène à l’avant et prend des selfies avec ses admiratrices enchantées de découvrir son univers. Quelle générosité avec son public… Il bouge, danse, se trémousse et joue avec nous. Son dernier opus  »Southside » est bien présenté. Il nous offre une performance digne des plus grands. A cappella sans micro, ayant du coffre a soulever les plus timides, son band se joint à lui et l’écho est incroyable. On lui répond …On fredonne les refrains, on est debout à taper des mains et se dandiner le popotin et on a du fun. S’adressant à l’audience d’un français impeccable, ça n’en prenait pas plus pour être enchanté ! Quand on chante et qu’on est connecté avec son cœur, ça ne peut donner que du bonheur. À retenir ce nom Sugaray Rayford Band dès la première à la dernière note ce n’est que du plaisir !

Vendredi dès 19h00, c’est Southern Hospitality avec le talentueux Victor Wainwright de la Georgie au piano et le Floridien JP Soars à la guitare, ils s’unissent et nous offrent une prestation du tonnerre. Ils nous présentent leur nouvel album  »Easy Livin » condensé de blues et de R’n’B Toujours du bonheur de les revoir.
Colin James s’amène sur scène tout sourire, heureux de nous rencontrer. Ce légendaire guitariste canadien récipiendaire de 17 Maple Blues Awards roule sa bosse depuis la fin des années 80. Nous ramenant tous adolescent, on reconnaît  »Just came back » , ‘Why ‘d you lie » et une avalanche de succès. Depuis 25 ans,il est roi et maître des stations de radio à travers le pays. Il n’a rien perdu de son charme et talent, il maîtrise sa six cordes habilement et la voix est encore très agréable à écouter. Sa musique a très bien traversé le temps.

Kenny Wayne Shepherd Band

Ce jeune guitariste américain qui fut marqué à vie par le concert de Stevie Ray Vaugan et qui laissera une empreinte indélébile sur l’ensemble de son œuvre. Fut remarqué tout jeune par ses pairs et c’est avec Bryan Lee qu’il fait ses premiers pas. Et dès le succès de son premier album ‘Ledbetter Height’ en 1995, il joue avec les plus grands dont BB King et dans la section rythmique de SRV. Possédant aujourd’hui sa propre collection de guitares Fender Stratocasters. Une dextérité et habilité prodigieuse. Il joue un rock viril ! Il ajoute à son répertoire de la soirée les solos agiles de SRV ainsi qu’Hendrix. Quelques pièces dont  »Blue on Black » ont joué dans la série de motards connue Sons of Anarchy. Le chanteur du band Noah Hunt assume pleinement sa partition vocale et nous passons une excellente et électrisante soirée ! Un Blues solide, coulé dans le rock !

Mike Zito and the wheel et Alexis P.Suter

Celui qui a été le co-fondateur des excellents Royal Southern Brotherhood, dont sa musique s’est retrouvée lui aussi dans la série télévisée Sons Of Anarchy. Il a une douzaine d’album depuis 98. Mike Zito est un guitariste Blues américain de grand talent, habile et touchant en plus de posséder une voix captivante. Son artiste invitée est nulle autre qu’Alexis P.Suter que B.B. King a décrit comme étant un véritable phénomène vocal et pour l’avoir vu quelques années passées où je suis resté estomaquée par sa grandeur d’âme, son extrême sensibilité et sa voix fascinante, elle est à découvrir.

Steve Hill

Il nous revient avec son 3e cd Solo Recording, Steve Hill toujours aussi talentueux et en parfait contrôle de sa coordination du bass drum, cymbales, harmonica, guitare et voix. Ses fans se sont donnés rendez-vous ce samedi et on a tous apprécié cette performance électrisante et survoltée ! J’avoue avoir hâte de le revoir avec un band

John Kay And Steppenwolf

Ce groupe Canadien qui depuis 1967 et 20 millions d’albums vendus, sont sur scène avec nous à Trois-Rivières en Blues. John Kay nous fait la conversation à plusieurs reprises nous expliquant que dans ses corps vieillis et usés il y a avait jadis, 5 jeunes hommes passionnés de musique et que ce soir c’est eux qui sont présent. Et cette soirée file de souvenirs en souvenirs dont les fans de John Kay and Steppenwolf sont émerveillés. Born to be wild a soulevé la foule et en rappel The Pusher une de leurs plus belles balades nous ont enivrés. Une superbe performance ! Les après-midis du samedi et dimanche sont aussi animés sur la rue Badeaux avec les Mo Blues, Victor Wainwright, Suzie Vinnick, Kim Greenwood, Sean Chambers, Pat Loiselle, et plusieurs autres ainsi qu’en fin de soirée dans les restaurants et bars de la rue Des Forges.

Le Blues, c’est viscéral et c’est la plus belle musique du monde, elle est diversifiée, captivante, sensitive et très émotionnelle. On ne peut rester insensible à son écoute, Trois Rivières en Blues merci pour cette superbe édition!

Voici les photos de Jean-François Desputeaux, Adrien Le Toux et Yoan Beaudet

 

 

8ième Édition de Trois-Rivières en Blues 2016 (18-21 août)

C’est avec impatience que j’attendais cette date du 19 mai, jour du lancement de la programmation de Trois-Rivières en Blues 2016 pour l’Amphithéâtre Cogeco. Et bien je n’ai pas été déçu, trois soirs d’excellent blues rock. On commence çà le 18 août avec Angel Forrest qui sera accompagnée avec les onze guitaristes qui ont participé à l’enregistrement de son dernier album Angel’s 11. Elle sera suivie par l’auteur-compositeur-interprète Sugaray Rayford du Sugaray Rayford Band et accompagné de musiciens de renommée mondiale.

Vendredi 19 août ça va « blueser » rock en s’il-vous-plaît en commençant avec le Southern Hospitality de Floride dont deux des artistes nous ont visités ce printemps, soit JP Soars et Victor Wainwright. Suivra le guitariste canadien Colin James multi-récipiendaire d’un prix Juno et Maples Blues Award. Pour terminer cette supercarburante soirée, nul autre que Kenny Wayne Shepherd de la Louisiane qui viendra nous en mettre plein les yeux et les oreilles.

Samedi le 20 août, on débutera avec le trifluvien Steve Hill en solo, une prestation à voir absolument et on terminera avec de vieux routiers soit John Kay & Steppenwolf. Ça va brasser encore cette année à l’Amphithéâtre Cogeco.

Pour plus de renseignements sur le prix des spectacles et des passeports, allez sur le site www.3renblues.com . Je vous donne rendez-vous dans deux semaines pour la programmation de Trois-Rivières en Blues 2016 édition Centre-Ville.

 

Voici mes photos du lancement:

[SPECTACLE] JP Soars & The Red Hots

Samedi le 16 avril dernier, pour sa première visite en Mauricie, j’avais rendez-vous avec le guitariste américain JP Soars au Cabaret de l’Amphithéâtre Cogeco. J’ai été un peu déçu de voir que ce n’était pas salle comble pour ce spectacle, mais tant pis pour ceux qui n’y était pas car on a eu droit à toute une performance de JP Soars & The Red Hots. Le groupe nous a servi toute une variété de blues allant du traditionnel au blues avec des accents latino, du boogie, du funk, tout ça livré à la perfection. On a tous tapé du pied et des mains. JP a même invité les spectateurs à venir en avant de la scène pour danser; ils ne se sont pas fait prier deux fois.

Accompagné de Charles Gasper à la basse, de Chris Peet (le sourire toujours fendu jusqu’aux oreilles) à la batterie et de Steve Laudicina à la guitare qui a donné souvent la réplique à monsieur Soars. C’était captivant de voir ces deux guitaristes faire des solos ensemble ou se relancer à tour de rôle. Notons  le son particulier de la guitare Cigar Box deux cordes confectionnée par Soars. Tout un spectacle où sa guitare était à l’honneur, au grand plaisir de ceux présents !

Voici mes photos:

                                                      

 

[SPECTACLE] Galaxie fait rocker la nouvelle salle du Cabaret de l’Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières

Galaxie a été le troisième groupe à se produire sur la nouvelle scène du Cabaret de l’Amphithéâtre Cogeco le 8 avril dernier !

C’est le micro bien bas, fidèle à son habitude, que Langevin a fait des « fentes squats » toute la soirée en chantant et en jouant de la guitare.

C’est avec la pièce titre de leur plus récent album, Zulu, qu’Olivier Langevin et ses acolytes sont embarqués sur scène. Il n’aura fallu que de 10 secondes, et j’exagère, à la foule pour lever les bras en l’air et danser avec intensité sur cette pièce et sur toutes les autres du spectacle sans relâche.

Les musiciens ont beaucoup échangé entre eux, mais aussi avec le public malgré un peu de bourdonnements des gens pas mal sur le « party » qui discutaient dans la salle.  Cela n’a toutefois pas empêché le public d’avoir du plaisir avec la gang de Galaxie.

Cette soirée-là, j’ai vraiment senti une ambiance  de « on s’amuse et on oublie demain », si vous voyez ce que je veux dire. Une soirée où tout est permis, où les vieux se mélangent aux jeunes, où les artistes deviennent nos grands « chums », bref, une soirée où s’installe une légèreté de vivre et une envie de se laisser bercer, ou plutôt brasser, par le rock.

L’un des bons moments du spectacle a certainement été le bout ou le claviériste, François Lafontaine, s’est amusé à nous parler en « robot » en modifiant sa voix avec ses instruments. Ce qui s’est dit pendant ces cinq minutes-là ne se dit pas hors contexte. En fait, je pense que même le groupe ne s’en rappelle pas tellement que c’était des niaiseries.

J’avoue que, en allant voir Galaxie, je m’attendait à débuter ma soirée du bon pied, mais jamais à ce point-là! J’espère vraiment les revoir en Mauricie bientôt.

 

[SPECTACLE] Émilie-Claire Barlow Cabaret de l’Amphithéâtre Cogeco 30 mars 2016

Le 30 mars dernier avait lieu le baptême officiel du Cabaret de l’Amphithéâtre Cogeco avec le spectacle d’Émilie-Claire Barlow surnommée « le joyau du Jazz Canadien ». C’est devant une salle comble, incluant le maire de Trois-Rivières, monsieur Yves Lévesque et les députés de la région, qu’a jouée Émilie-Claire Barlow, entourée de cinq excellents musiciens, dont Reg Shwager à la guitare, Jon Maharaj à la contrebasse et Fabio Ragnelli à la batterie. Elle nous a offert quelques pièces de son dernier album Clear Day ainsi que d’autres, pigées dans ses précédents albums Seule Ce Soir(2012), The Beat Goes On(2010), Haven’t We Met? (2009)) au grand plaisir des spectateurs qui ne se sont pas gênés pour lui exprimer leur appréciation.

C’est d’une voix angélique quasi divine, remplie d’émotions, de profondeur et d’intimité qu’Émilie-Claire a entamé la soirée avec Feelin’ Groovy, Midnight Sun, Clear Day, Raindrops Keep Falling On My Head, un medley; La Belle Dame, Aguas De Março, Mineiro De Coraçäo, Sweet Thing, Ces Bottes Sont Faites Pour Marcher, O Barquinho, It’s Just Talk, La Liorona, Des Croissants De Soleil, All I Do Is Dream Of You, Si J’étais Un Homme et The Beat Goes On. Puis un rappel bien senti  et elle termine avec T’es Pas Un Autre et Comme Je Crie, Comme Je Chante.

Un son d’une qualité exceptionnelle, des éclairages fabuleux, une véritable ambiance de cabaret bref, tout pour passer une excellente soirée. Émilie-Claire Barlow a su définitivement charmer son public.

Voici mes photos: