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Festival d'été de Québec Festivals Région : Québec

[FEQ] Compte rendu, 10 juillet 2017

Si les Plaines étaient un peu moins garnies que les premiers jours, on peut vous dire qu’à L’Anti et à l’Impérial, il faisait chaud sur un moyen temps! Faut dire qu’avec les groupes qu’on nous présentait…

Compte rendu de la soirée :

Sugaray Rayford – Scène Hydro-Québec

Sugaray Rayford – Photo : Stéphane Bourgeois / FEQ

Celui qui est surnommé The Heavyweight Champion of Blues a asséné tout un uppercut aux festivaliers réunis à Place D’Youville. Bien qu’il ait le physique d’un poids lourd, c’est avec sa puissante voix qu’il s’impose avec beaucoup d’aisance et d’autorité. Supporté par un ensemble blues complet, brass, guitare, batterie, basse et orgue B3 (!!!), le Texan livre un son pur, fidèle aux traditions, rappelant BB King dans sa voix et Stevie Ray Vaughan dans son approche sonore. Imposant mais très agile sur scène, il dirige fort bien son band, tout comme il chauffe le publique avec son attitude jovial et son accent texan ronflant. Bref, ce que l’Amérique peut offrir de meilleur. (Christian St-Pierre)

Gabrielle Shonk – Scène Bell

Gabrielle Shonk – Photo : Jacques Boivin

C’est une Gabrielle Shonk radieuse qui s’est présentée sur l’immense scène Bell sur les coups de 19 heures. Même si la foule était encore éparse sur les Plaines, il y avait BEAUCOUP de monde pour une jeune femme habituée aux petites salles (n’oublions pas que l’an dernier, elle jouait au District St-Joseph). « J’en reconnais plusieurs parmi vous! Oh! Ma première pancarte! »

Évidemment, on était curieux de voir comment la jeune femme allait se débrouiller sur une scène qui, à elle seule, est plus grande que la plupart des bars dans lesquels elle est habituée de jouer. Eh bien, sur ce plan, c’était parfaitement réussi : elle a réussi à transformer les immenses Plaines en un genre de gros Pape Georges, habitant la scène comme une grande. On dirait même qu’on la sentait encore plus près de nous qu’à l’habitude. Elle s’est permis un petit moment en famille, avec papa Peter à l’harmonica, pour une chanson ma foi fort explosive.

Gabrielle a présenté à un public réceptif ses jolies chansons folk pop axées sur les guitares (solides Jessy Caron et Simon Pedneault). Il y en a même eu quelques-unes en français (dont la magnifique Trop tard), ainsi que sa reprise mordante de Fast Car (de Tracy Chapman). Ça annonce bien pour l’album prévu en septembre (enfin une date!).

Le défi est relevé avec brio et il ne reste plus qu’à regarder la fusée s’envoler. Bravo, Gabrielle! (Jacques Boivin)

BROS – Scène Hydro-Québec

BROS – Photo : Stéphane Bourgeois / FEQ

Quand on va voir sur scène le matériel de deux musiciens qui œuvrent aussi dans un autre projet plus connu, on s’attend à ce que le son ressemble légèrement à ce que nous connaissons déjà. Mais, à entendre Bros, réunissant les frères Currie des Sheepdogs, ce n’est pas des influences convergentes auxquelles on a eu droit, mais carrément à une version allégée des Sheepdogs. Oui, certaines pièces volent plus vers la pop, ou même le funk, mais c’était trop semblable, le tout sans le côté plus « poussiéreux » du son « vintage rock », qui laissait la place à quelque chose de plus « léché ». Qui plus est, le groupe n’a pas fait la durée habituelle pour les performances de 19h30, ce qui peut en avoir laissé quelques-uns sur leur appétit, bien que la foule semblait très réceptive. (Christian St-Pierre)

Ben Caplan & The Casual Smokers – Impérial Bell

Ben Caplan & The Casual Smokers – Photo : Sébastien Dion / FEQ

Ben Caplan est originaire d’Halifax et il ouvrait cette soirée « Canadian Rock (dixit le programme du FEQ) » avec un folk aux racines très imbriquées dans le passé. Il a deux albums à son actif et a entre autres collaboré sur son dernier album avec Socalled et Joe Grass, deux musiciens bien connus ici. Le chanteur à la voix rauque et puissante en a assurément convaincu quelques-uns hier soir grâce à sa hargne et à la qualité de la musique. Petit bémol: faudra un jour m’expliquer la pertinence d’une flûte traversière ailleurs que dans un orchestre symphonique. Quel moment de grâce lorsque la musicienne Taryn Kawaja a sorti le mélodica et rangé sa damnée flûte. Qu’à cela ne tienne, les compositions de Caplan sont solides allant jusqu’à évoquer Tom Waits. De plus, entretenir le lien avec un public est déjà un art, ce l’est encore plus avec un public qui n’est pas familier avec sa musique. Ce fut dont une mission accomplie pour le jeune homme à la vieille âme. (Julien Baby-Cormier)

NEFE – Scène Fibe

Nefe – Photo : Jacques Boivin

La jeune auteure-compositrice-interprète NEFE manque peut-être encore un peu d’expérience, mais côté talent, c’est déjà pas mal bien parti. Si on pouvait parfois trouver ses interventions un peu longuettes entre les chansons, force est d’admettre que lorsque la musique était lancée, ça y allait bien. Un mélange de folk et de soul qui colle à la peau de la jeune femme, bien appuyée par ses deux musiciens. Ça ne peut qu’être mieux la prochaine fois! (Jacques Boivin)

Fred Fortin – Impérial Bell

Fred Fortin – Photo : Marion Desjardins

Impossible de savoir ce qu’on sert aux artistes qui jouent à l’Impérial, mais après Death From Above la veille, Fred Fortin et ses acolytes nous ont balancé le set le plus rock de tous les shows de Fortin auxquels j’ai assisté. Un spectacle de Fred Fortin s’éloigne invariablement de l’esprit souvent plus feutré des albums, mais hier soir le band au complet avait le pied au plancher. Plusieurs chansons ont d’ailleurs été longuement allongées par des jams qui devenaient même à l’occasion un peu hermétiques. Cependant, rien à redire au niveau de l’exécution. Que ce soit le superbe solo de piano de François Lafontaine avant Tapis Noir, ou le travail de guitare de Langevin pendant la finale de Scotch ou bien la lapsteel de Joss Tellier pendant la maintenant incontournable Tête Perdue, les musiciens ne manquent pas d’occasions de briller grâce aux arrangements complexes et aux compositions riches de Fred Fortin.

Le programme principal semblait déjà avoir satisfait la salle comble et survoltée de l’Impérial; Fred avait concocté un solide rappel pour rendre ce concert mémorable. Il a d’abord puisé dans les archives avec la superbe Portrait d’un ovni, pièce rarement jouée en concert. Puis, il a enchainé avec la toujours incroyable Châteaubriand, qui sans être fédératrice, permet au groupe de s’éclater. La paire de brûlots issue du dernier Gros Mené est venue asséner le coup de grâce à cette foule en extase. On nous a servi en guise de digestif les pièces Le cinéma des vieux garçons et finalement Ultramarr, un morceau parfait à proposer comme épilogue d’un concert hautement satisfaisant. (Julien Baby-Cormier)

Fred Fortin a annoncé un nouveau spectacle qui aura lieu le 27 janvier au Cercle. Les billets sont déjà en vente :

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Los Lonely Boys – Scène Hydro-Québec

Los Lonely Boys – Photo : Jacques Boivin

Le blues rock texan à ses saveurs bien particulières. L’ambassadeur le plus célèbre demeure Stevie Ray Vaughan, mais les frères Garza de Los Lonely Boys y sont fidèles et le show en vaut la peine. Certes, leur rock tejano (qui se dit descendent dès communautés hispaniques du Texas et du nord du Mexique) possède ses propres nuances. Ici, le trio n’a pas de meneur, la basse et la batterie prenant autant de place dans l’équilibre du son. Bien sûr, la guitare est bien affirmée, mais on assiste beaucoup plus à une prestation d’ensemble qu’à une section rythmique en simple support. Le son est lourd mais clean et les trois frangins enchaînent sans perdre la cadence, y allant de brefs mais efficaces solos.

Aut’ Chose – L’Anti Bar et spectacles

Aut’Chose – Photo : Jacques Boivin

Voir Lucien Francoeur et ses acolytes, c’est toujours un plaisir renouvelé, et ce, depuis très longtemps. La mouture actuelle d’Aut’ Chose existe depuis le milieu des années 2000 et elle déménage! Difficile de faire autrement quand t’as Jacques Racine, Michel Langevin, Vincent Peake, Joe Evil et Alex Crow pour te backer! Malgré son âge vénérable, Francoeur tient encore debout et « chante » ses chansons sur une trame psychédélique des plus efficaces. Tout y passe… Le Freak de Montréal, Ch’t’aime pis ch’t’en veux, Nancy Beaudoin, Chanson d’épouvante, BBQ Lady, Hey You Woman, même le Rap à Billy a son petit moment de gloire devant une foule beaucoup plus âgée (et compacte) que d’ordinaire à L’Anti (qui était plein au bouchon… cette idée de traîner mon sac à dos, aussi). En sortant de la petite salle de spectacles de la rue Dorchester, je ne pouvais pas m’empêcher de faire des liens entre Aut’ Chose et Les Hôtesses d’Hilaire que j’avais vu la veille. C’t’aussi bon, tabarnak! (Jacques Boivin)

Les Dales Hawerchuk – Impérial Bell

Les Dales Hawerchuk – Photo : Jacques Boivin

On a fini la soirée de la meilleure manière qui soit : un gros show des Dales Hawerchuk! Les frères Séguin n’ont pas perdu de temps et ont rocké un programme énergique du début à la fin. Avec quatre albums à leur actif, ils n’ont pas eu trop de mal à trouver un rythme d’enfer, sans temps mort. Les gars avaient visiblement du plaisir, en arrière-scène, la gang de Fred Fortin en avait aussi (fallait les voir venir taquiner Pierre Fortin à quelques reprises). Un show de feu qui a fait la part belle à leur excellent Désavantage numérique, leur plus récent album, sans oublier les chansons qui les ont lancés, comme la toujours savoureuse Dale Hawerchuk et la décapante Mais où est donc Carnior?. Le rock est plus vivant que jamais. (Jacques Boivin)

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Festivals Francofolies de Montréal

Un hommage à Gerry aux Francofolies de Montréal!

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Olivier Langevin et Fred Fortin
Olivier Langevin et Fred Fortin (Galaxie)

(Photos : ecoutedonc.ca – archives)

Les organisateurs des Francofolies de Montréal ont dévoilé de gros pans de leur programmation extérieure gratuite ce mardi et oh qu’on va s’amuser, les amis! Voyez-vous, on a eu la merveilleuse idée de prévoir un spectacle pour commémorer le 25e anniversaire du départ de notre Gerry Boulet national. Intitulé À grands coups d’amour, le spectacle réunit entre autres Alexandre Désilets, Alex Nevsky, Lucien Francoeur, Béatrice Bonifassi, Olivier Langevin, Fred Fortin, Antoine Gratton, Daniel Boucher et Martha Wainwright. On espère juste qu’on osera sortir un peu des sentiers battus et qu’on ne se contentera pas d’AyoyeLes yeux du coeur et autres Toujours vivant. Y’a tellement de perles dans ce répertoire! Ce concert aura lieu le 16 juin.

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Caféine

Toujours dans les événements rock, il faut mentionner le spectacle-réunion d’Aut’ Chose, le groupe mythique de Lucien Francoeur, le 14 juin. Rien qu’en regardant la liste des invités (Les muscadettes, Caféïne, Papillon et Snake, de Voïvod) , on voit que ça va être éclaté!

Autre grand événement à souligner, le retour de Michel Rivard pour un spectacle devant une grande foule le 20 juin. Si certains auteurs-compositeurs-interprètes refusent parfois de vieillir, l’ancien Beau Dommage s’est bâti un répertoire qui a bien évolué au fil du temps et ses anciennes chansons ont été dépoussiérées à maintes reprises. Que ce soit pour les classiques ou pour Roi de rien, son petit dernier, ce sera une soirée toute en poésie et en douceur.

Du côté urbain, on a offert à Koriass de se monter un gros orchestre et d’inviter des amis pour un spectacle à grand déploiement. Parmi les amis, on retrouve Misteur Valaire, Karim Ouellet, Safia Nolin et Loud Lary Ajust. À voir le 12 juin!

La Bronze
La Bronze

Parmi les autres artistes qu’on pourra voir dans le cadre de concerts gratuits, on compte, entre autres Pierre Kwenders, Alfa Rococo, Radio Radio, Samito, Félix Dyotte, Caravane, La Bronze, Baden Baden, Florent Vollant, Canailles, Les guerres d’l’amour, Eman & Vlooper, Ponctuation, Julie Blanche, Beat Sexü, Navert, Dead Obies, Pascale Picard, Boogat, Rosie Valland, Salomé Leclerc, Le couleur, Claude Bégin, Philémon Cimon, Alaclair Ensemble, Willows, Les hôtesses d’Hilaire, Quebec Redneck Bluegrass Project, Joseph Edgar, Cabadzi, Les soeurs Boulay, Dylan Perron et Élixir de Gumbo, Antoine Corriveau, Dany Placard, Saratoga, Lisbonne Télégramme, Charles Dubé, Bernhari et Chocolat.

En fait, c’est pas compliqué, être Montréalais, je m’arracherais les cheveux pour arriver à me choisir un itinéraire!

On va sûrement aller faire un tour, ne serait-ce que pour cet hommage à Gerry, parce que la main et le coeur vont s’ouvrir à la fois!

Pour plus d’infos, visitez le site Web des Francos : http://www.francofolies.com/default-fr.aspx