Les Cowboys Fringants, Canailles et Foreign Diplomats au spectacle de la rentrée de l’UQTR!

Encore une fois, la programmation du spectacle de la rentrée de l’Université du Québec à Trois-Rivières nous fait de l’effet.

Foreign Diplomats le 30 mars 2016. Crédit photo: Marion Desjardins / Llamaryon

À partir de 18 h, le 6 septembre prochain, les étudiants et la population trifluvienne et des alentours pourra profiter d’un spectacle festif avec Foreign Diplomats pour ouvrir la soirée. C’est en avril 2016 qu’on a pu les voir en Mauricie pour la dernière fois alors nous avons bien hâte de les voir interpréter les chansons de leur album Princess flash et peut-être même de nouvelles pièces.

 

Canailles – Photo : Jacques Boivin

 

Le groupe Canailles fera continuer la fête en interprétant les chansons de leur nouvel album Backflips et, espérons-le, les chansons de l’album, qui selon mois les a fait connaître davantage, Manger du bois, paru en 2012.

 

Les Cowboys Fringants
LaTaverne,St-Casimir
Crédit photo:Yoan Beaudet

 

C’est le populaire groupe québécois Les Cowboys Fringants qui viendra clore le spectacle sur la scène extérieur sur le terrain de l’UQTR. Même si on les a vus plusieurs fois, c’est toujours un spectacle mémorable et c’est une chance incroyable que les étudiants ont d’avoir ce groupe sur le terrain de leur Université.

 

[SPECTACLE] Babins au Nord-Ouest Café, 12 mai 2017

Quand l’été est sur le point d’arriver, lors des premières journées chaudes et ensoleillées, je suis nostalgique des groupes québécois aux influences estivales comme Les Colocs, qui fusionnent rock et musique du monde avec des textes reliés à l’identité québécoise. C’est pourquoi j’étais contente d’aller voir Babins au Nord-Ouest Café vendredi dernier, un groupe qui mérite d’être connu par les fans de musique québécoise.

Ce groupe festif a été connu sous le nom des 8 Babins avec la sortie de leur deuxième album en 2014, Viva l’évolution. Cet album leur a permis de partir en tournée à travers le Québec et de se faire connaître davantage. Avec Babins, le groupe a semblé évoquer un désir de changement en nous proposant un nouvel album, leur troisième, au timbre plus mature et professionnel.

Leur allure funky est tout de même restée, mais s’est installée dans un style plus pop et accessible. Je me souviens des 8 Babins qui remplissaient le café étudiant du cégep Lionel-Groulx certains vendredis soir ou qui débarquaient à la microbrasserie Saint-Graal à Sainte-Thérèse pour donner une soirée festive en nous livrant un show éclaté de style. Vendredi, j’ai assisté à un spectacle beaucoup plus calme, mais tout aussi joyeux et entraînant. Malgré le fait que la salle était presque vide, le groupe a tout fait pour donner un spectacle à la hauteur des attentes des gens présents. Les membres du groupe sont restés optimistes en tournant la situation à la blague.

Cette musique d’été, jeune et rythmée, a sa place sur la scène des festivals de musique émergente du Québec. Elle donne envie de chanter, de prendre une bière et d’être au soleil, et même d’aller jammer avec eux, en particulier leur chanson à succès qui figure sur leur deuxième album, C’est tellement doux d’être fou, qui, comme le dit si bien l’auteur-compositeur et chanteur du groupe, Hugo Paquette-Ravary, « c’est une chanson rassembleuse qui rend hommage à la nonchalance ». Cet effet rassembleur est ce qui caractérise Babins avec leurs chansons à standard de feu de camp, comme les pièces Une chanson sans refrain et Chanter ensemble. La première fait ressortir les influences folk du groupe avec le son du lapsteel joué par le guitariste Jeremy Sigouin, tandis que la deuxième reprend les instances funk et jazz du saxophoniste Mathieu Forget, ainsi que le son reggae que transmet le percussionniste Aumont-Lefrançois avec ses congas.

Allez les découvrir sur Bandcamp ou encore lors d’un prochain spectacle en Mauricie.

[SPECTACLE] FullBlood et Les Goules au Satyre Cabaret 10 octobre 2016

Le Satyre Cabaret accueille une programmation qui n’en finit plus d’être diversifiée. Parfois, l’ambiance cabaret donne une touche exceptionnelle, d’autres fois, ça apporte quelque chose d’hétéroclite, mais qui, somme toute, est intéressant. C’est ce qui est arrivé lors du passage des groupes FullBlood et Les Goules le 10 octobre dernier. Cette soirée était organisée en collaboration avec l’OFF festival de poésie de Trois-Rivières. En plus du spectacle au Satyre, il y avait un micro-ouvert au MotditBar jusqu’aux petites heures du matin. Pour l’événement, la salle n’affichait pas complet, mais un public de fans incontestés était présent pour s’imprégner de la folie des deux groupes.

FullBlood 

L’automne, mais surtout l’approche de l’Halloween est probablement la période la plus achalandée pour le groupe Trifluvien FullBlood qui porte à merveille son nom. Quatre gars avec une bonne pilosité faciale, qui joue de la musique punk garage sans chandail, et qui sont couvert de faux sang de la tête à la ceinture. Ça a de quoi surprendre les auditeurs quand on ne connait pas le groupe. Ça et le sérieux que l’on peut lire dans leur visage lorsqu’ils jouent. Alexandre Dostie, chanteur de la formation, est très intense du début à la fin. On pourrait presque croire qu’il est enragé par moment. Ça contraste avec l’attitude de Pierre Brouillette-Hamelin à la basse, qui est d’un calme sans faille. Sébastien Dulude se déchaine sur ses tambours, et son confrère, Francis Ouellet est très sérieux dans son maniement de la guitare. Ça donne une image très « trash », mais qui fonctionne avec ce qu’ils veulent projeter. Comme on peut lire dans leur description, ils sont à la fois un mélange de Balck-Flag, de Misfits et d’une « chainsaw ». J’aime beaucoup le groupe et leur concept, mais j’avoue qu’au-delà d’un contexte bien établi, on doit être averti pour assister à l’une de leur performance. Ils sont justement au Café Frida le 29 octobre pour un party d’Halloween assez déjanté avec WD-40 Montréal officiel et DEAD BLUES CARNIVAL.

Les Goules 

N’ayant jamais eu l’opportunité d’assister à un spectacle de ce groupe, j’ai été très surprise par les personnages qui sont arrivés sur scène. Accoutrements disparates, accessoires étonnants, maquillage très spécial, on est encore une fois dans un univers singulier. C’est que Keith Kouna et son groupe ne sont pas nés de la dernière pluie. En effet, le groupe a été formé en 2001, pour prendre une longue pause qui a duré près de 10 ans, et ils sont maintenant de retour, plus en forme que jamais.

On peut remarquer qu’ils ont beaucoup de plaisir sur scène et qu’ils dégagent une énergie et une folie contagieuse. À plusieurs reprises, des fans se sont approchés de la scène pour chanter dans le micro en l’enlevant pratiquement des mains de Kouna. Je dois admettre que ce n’est pas tout public non plus, mais c’est tout de même accessible. Malgré le ton qui se veut un peu moins sérieux, on peut dénoter une belle recherche dans les paroles. Je pense par exemple aux textes de Bergerie et de Bateau mort que je trouve très poétiques. Keith Kouna parlait justement ici du fait qu’il trouvait que ce qu’il avait fait de plus poétique dans sa vie, c’était avec les Goules. C’est donc que le nouvel album est une continuité de cela. Ça contraste beaucoup avec la livraison des textes sur la scène. Je trouve également que l’interprétation des chansons par Keith Kouna pouvait pratiquement ressembler à une histoire sous fond musical, pas tout à fait du slam, mais tout de même des paroles moins chantées que récitées.

Leur nouvel album, Coma, est sorti début mars 2016 après que le groupe se soit réuni quelques fois en 2012 et qu’ils s’ennuient sincèrement de la scène. (Pour la critique de Julien-Baby Cormier, c’est ici). L’enregistrement s’est déroulé dans Lanaudières, au Studio

Wild de Saint-Zénon qui a accueilli des artistes tels que Bernard Adamus, Daniel Bélanger, Fred Pellerin et les Cowboys fringants pour ne nommer que ceux-là. Comme ils disent, ils n’ont fait aucun lancement, ils ont seulement « garroché » ça sur le web et les demandes d’entrevues et de spectacles ont fusé de tous les côtés. C’était pour cette raison qu’ils ont fait l’album, c’était un prétexte pour remonter sur scène (ils ont gagné un prix au Festival d’été de Québec en 2006 pour l’originalité de leur création, majoritairement scénique). Ils ne voulaient par contre pas revenir avec du vieux matériel et leur écriture a évolué également, sans toutefois perdre l’essence du groupe.

Au-delà de la première image que je me suis faite du groupe, j’ai beaucoup apprécié leur performance scénique et le fait qu’ils faisaient beaucoup participer le public à leurs folies. Si vous voulez vivre l’expérience de les voir en spectacle, ils sont à Montréal Sherbrooke et Québec en novembre, et ils n’ont pas annoncé plus de dates que ça.

Voici quelques photos des spectacles auxquels nous avons assisté durant la dernière année. 

Crédits photos : Sébastien Ouellet, Jacques Boivin et Julien-Baby Cormier 

[FESTIVAL] Époustouflante édition 2016 pour le Trois-Rivières en blues

À l’arrivée sur le magnifique site du Théâtre Cogéco, une belle ambiance festive nous attendait pour un petit 5 à 7 convivial avec Justin Saladino Band en prestation.

Et c’est avec un peu de retard, que cette interprète féminine récipiendaire pour la troisième année consécutive d’un Maple Blues  monte sur scène et vient nous présenter son dernier album intitulé  »Angel 11 ».  Angel Forrest pour cet album, s’est associée avec onze guitaristes différents. Sept étaient sur scène ce soir dont entre autres Kim Greenwood, Ricky Paquette, Dimitri Lebel, Corey Diabo, Rob McDonald, Paul Deslauriers et Denis Coulombe. À tour de rôle, c’est un déferlement de décibels électriques.  L’interprétation de House of Rising Sun et les solos de Ricky Paquette sont frissonnants… Paul Deslauriers comme toujours  nous surcharge d’énergie. Angel est heureuse, de bonne humeur, elle danse et tourbillonne allégrement sur son tapis rouge. Sa voix puissante, nous transporte et c’est toujours un immense plaisir de l’entendre. La finale à sept  guitaristes est sublime. Quelle belle prestation d’ouverture.

On le nomme le plus grand chanteur Blues américain actuel, accompagné de son band de cuivres et cordes le vrai gros orchestre-là. Sugaray Rayford Band vient enflammer la foule qui déjà conquise et qui n’attendait que la suite. Nominé à  4 reprises au  Blues Music Awards cette année, dont le prestigieux B.B. King Enternainer of the year. Un vrai de vrai Bluesman, crooner, entertainer. Pendant qu’il chante, il débarque de scène et se promène à l’avant et prend des selfies avec ses admiratrices enchantées de découvrir son univers. Quelle générosité avec son public… Il bouge, danse, se trémousse et joue avec nous. Son dernier opus  »Southside » est bien présenté. Il nous offre une performance digne des plus grands. A cappella sans micro, ayant du coffre a soulever les plus timides, son band se joint à lui et l’écho est incroyable. On lui répond …On fredonne les refrains, on est debout à taper des mains et se dandiner le popotin et on a du fun. S’adressant à l’audience d’un français impeccable, ça n’en prenait pas plus pour être enchanté ! Quand on chante et qu’on est connecté avec son cœur, ça ne peut donner que du bonheur. À retenir ce nom Sugaray Rayford Band dès la première à la dernière note ce n’est que du plaisir !

Vendredi dès 19h00, c’est Southern Hospitality avec le talentueux Victor Wainwright de la Georgie au piano et le Floridien JP Soars à la guitare, ils s’unissent et nous offrent une prestation du tonnerre. Ils nous présentent leur nouvel album  »Easy Livin » condensé de blues et de R’n’B Toujours du bonheur de les revoir.
Colin James s’amène sur scène tout sourire, heureux de nous rencontrer. Ce légendaire guitariste canadien récipiendaire de 17 Maple Blues Awards roule sa bosse depuis la fin des années 80. Nous ramenant tous adolescent, on reconnaît  »Just came back » , ‘Why ‘d you lie » et une avalanche de succès. Depuis 25 ans,il est roi et maître des stations de radio à travers le pays. Il n’a rien perdu de son charme et talent, il maîtrise sa six cordes habilement et la voix est encore très agréable à écouter. Sa musique a très bien traversé le temps.

Kenny Wayne Shepherd Band

Ce jeune guitariste américain qui fut marqué à vie par le concert de Stevie Ray Vaugan et qui laissera une empreinte indélébile sur l’ensemble de son œuvre. Fut remarqué tout jeune par ses pairs et c’est avec Bryan Lee qu’il fait ses premiers pas. Et dès le succès de son premier album ‘Ledbetter Height’ en 1995, il joue avec les plus grands dont BB King et dans la section rythmique de SRV. Possédant aujourd’hui sa propre collection de guitares Fender Stratocasters. Une dextérité et habilité prodigieuse. Il joue un rock viril ! Il ajoute à son répertoire de la soirée les solos agiles de SRV ainsi qu’Hendrix. Quelques pièces dont  »Blue on Black » ont joué dans la série de motards connue Sons of Anarchy. Le chanteur du band Noah Hunt assume pleinement sa partition vocale et nous passons une excellente et électrisante soirée ! Un Blues solide, coulé dans le rock !

Mike Zito and the wheel et Alexis P.Suter

Celui qui a été le co-fondateur des excellents Royal Southern Brotherhood, dont sa musique s’est retrouvée lui aussi dans la série télévisée Sons Of Anarchy. Il a une douzaine d’album depuis 98. Mike Zito est un guitariste Blues américain de grand talent, habile et touchant en plus de posséder une voix captivante. Son artiste invitée est nulle autre qu’Alexis P.Suter que B.B. King a décrit comme étant un véritable phénomène vocal et pour l’avoir vu quelques années passées où je suis resté estomaquée par sa grandeur d’âme, son extrême sensibilité et sa voix fascinante, elle est à découvrir.

Steve Hill

Il nous revient avec son 3e cd Solo Recording, Steve Hill toujours aussi talentueux et en parfait contrôle de sa coordination du bass drum, cymbales, harmonica, guitare et voix. Ses fans se sont donnés rendez-vous ce samedi et on a tous apprécié cette performance électrisante et survoltée ! J’avoue avoir hâte de le revoir avec un band

John Kay And Steppenwolf

Ce groupe Canadien qui depuis 1967 et 20 millions d’albums vendus, sont sur scène avec nous à Trois-Rivières en Blues. John Kay nous fait la conversation à plusieurs reprises nous expliquant que dans ses corps vieillis et usés il y a avait jadis, 5 jeunes hommes passionnés de musique et que ce soir c’est eux qui sont présent. Et cette soirée file de souvenirs en souvenirs dont les fans de John Kay and Steppenwolf sont émerveillés. Born to be wild a soulevé la foule et en rappel The Pusher une de leurs plus belles balades nous ont enivrés. Une superbe performance ! Les après-midis du samedi et dimanche sont aussi animés sur la rue Badeaux avec les Mo Blues, Victor Wainwright, Suzie Vinnick, Kim Greenwood, Sean Chambers, Pat Loiselle, et plusieurs autres ainsi qu’en fin de soirée dans les restaurants et bars de la rue Des Forges.

Le Blues, c’est viscéral et c’est la plus belle musique du monde, elle est diversifiée, captivante, sensitive et très émotionnelle. On ne peut rester insensible à son écoute, Trois Rivières en Blues merci pour cette superbe édition!

Voici les photos de Jean-François Desputeaux, Adrien Le Toux et Yoan Beaudet