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[ALBUM] Coco Méliès – « The Riddle »

Il y a un peu plus d’un an, le 5 mars plus précisément, je me rendais au magnifique Magasin général Lebrun pour un spectacle très intime de Coco Méliès. J’avais eu la chance de m’entretenir avec Francesca Como et David Méliès au sujet de leurs projets. Bien entendu, ils ne voulaient pas trop m’en dire pour ne pas dévoiler de surprises, mais de belles collaborations étaient en cours et ils travaillent déjà depuis un bon bout de temps sur un nouvel album.

Il faut dire que Lighthouse était sorti en septembre 2014 donc nous étions impatients d’entendre du nouveau matériel, bien qu’ils aient sortis quelques pièces comme Paper Planes en 2015 et plus récemment en mars 2017, le premier simple de l’album, Letter.

Depuis 2016, ils sont maintenant avec la maison de disque Audiogram. Le deuxième album, The Riddle, est coréalisé par Connor Seidel (Matt Holubowski) et certains arrangements ont même été faits par Daniel Bélanger. Il est mentionné dans les remerciements : « for all the blue colour you’ve put into this record », ce que j’interprète par le fait qu’il a ajouté une touche de sa couleur dans l’album. (C’est drôle, parce que lors du spectacle du 3 mars 2016, lorsque je leur avais demandé s’ils aimeraient collaborer avec quelqu’un, ils m’avaient nommé tout de suite Daniel Bélanger. Il faut croire qu’ils m’avaient peut-être donné une information exclusive que je n’avais pas été en mesure de comprendre à ce moment-là ! )

On commence avec une chanson rythmée des harmonies de Como et Méliès, ce qui caractérise le duo. Leurs voix sont au service l’une de l’autre et Oh Brother donne bien le ton, car on s’aperçoit tout de suite que plusieurs ajouts ont été faits. En effet, à leurs guitares acoustiques et électriques, s’ajoute maintenant Remi Cormier à la trompette, Alex Francoeur au saxophone, Christopher Vincent au trombone, Simon Bilodeau à la batterie et Julien Thibault à la basse.

Avec Sit Tight, c’est plutôt David Méliès qui chante une mélodie aux sonorités country. Elle raconte également une histoire rappelant une quête d’un cowboy voyageur à la recherche de son chemin.

Le simple, Letter avait déjà beaucoup joué dans ma voiture. Je comprends totalement le choix comme avant-goût de l’album. La musique est magnifique et s’agence brillamment avec la voix modulée et lumineuse de Como. Je suis toujours aussi charmée par la manière qu’elle a de terminer les phrases avec une répétition de la dernière syllabe.

Pour une première, à ma connaissance du moins, on a la chance d’entendre les deux artistes chanter en français. C’est dans la pièce Park Bench que Méliès prononce les mots « je l’espère ». Il m’a fallu quelques écoutes pour être certaine de ce que j’avais entendu. C’est naturel, et ça se porte à merveille avec la douceur de la chanson.

Mon coup de cœur de l’album est sans doute Wasted Year, qui comporte une belle dualité dans les couplets, et devient très intense pour le refrain. Ça me rappelle un peu Les Beatles lors de quelques passages, et même la musique. Le violoncelle joué par Julien Thibault y est également magnifique.

Je me souviens avoir entendu Yellow Bird au Magasin Général Lebrun. Francesca parlait qu’elle avait écrit cette chanson en pensant à son père. C’est encore aussi touchant de l’entendre.

On a encore l’impression de partir en voyage avec Coco Méliès sur ce deuxième album qui aborde le thème de l’amour de manière très imagée et faisant souvent référence à des éléments de la nature. On peut sentir l’émotion dans plusieurs textes, dont la pièce finale, Man in tears, interprétée majoritairement par David Méliès avec l’ajout de la voix de Como à quelques passages stratégiques.

Plusieurs chansons sont très personnelles et ils ne chantent pas nécessairement ensemble sur toutes les pièces, mais je dois avouer que j’aime particulièrement la complémentarité des harmonies qu’ils font. The Riddle est une belle suite au premier album. Toujours aussi bien réalisé, on sent le désir d’évolution dans leur musique, tout en gardant l’essence de leur connexion incroyable. Chaque pièce a sa couleur et on vogue entre le folk, le pop, le country, l’alternatif et l’indie.

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Région : Mauricie Spectacles

[SPECTACLE] Coco Méliès comme dans mon salon (27 octobre 2016)

Coco Méliès, c’est un duo indie folk qui a sorti sur la scène culturelle pour la première fois en 2011 avec le EP The walking birds et en se promenant au Canada, en France et au États-Unis pendant deux ans avant de sortir Lighthouse en 2014

Pour les avoir vus en 2014 en première partie d’Elliot Maginot dans le cadre d’une Soirée Caché CFOU qui avait lieu à la Galerie d’art de l’UQTR, j’étais enchanté à l’idée de les revoir dans ma vile avec un « full band ».

Je dois vous dire, parce que c’est aussi ça mon travail avec écoutedonc.ca, que je n’ai jamais vu une salle aussi vide de toute ma vie de spectatrice ! Nous étions quatre, incluant mon photographe, mon conjoint et moi… Imaginez la gêne et le stress tant pour les artistes que pour nous. Comment un si bon groupe n’a pu attirer personne d’autres que nous? Plusieurs réponses ont été lancées en hypothèse, mais jamais nous ne le saurons et c’est peut-être mieux ainsi.

Cela étant dit, laissez-moi vous dire que ça n’a pas découragé le duo et leurs musiciens puisqu’ils ont laissé tomber les amplis, les micros et la batterie pour se regrouper en plein milieu de la scène en avant avec un seul micro pour capter tout le spectacle. Il n’y a pas d’autres choses à dire que « c’était magique ». Ce spectacle, c’était mon spectacle, mes demandes spéciales, mes chansons. J’ai eu l’impression, l’instant d’un spectacle, que les quatre artistes et les quatre personnes du public ont fusionnés pour vivre un moment unique.

Ce moment unique, on l’a vécu à travers des chansons remplies d’émotions telles que Ficherman, Lighthouse, How long can we stay, The café et Paper planes, leur nouveau « single ».

Ils nous on aussi fait The girls in the beat dont une vidéo a été enregistrée au Divan orange avec Jahsepta, mais cette fois-ci, c’était David Méliès qui rappait devant nous.

Francesca nous explique le fondement de la chanson Yellowbird qu’elle a écrite pour son père. Il avait 61 ans à sa naissance, il a fait la guerre et lorsqu’il est décédé, un oiseau jaune a suivi sa mère sur le chemin. Elle et sa mère ont toujours dit que cet oiseau c’était son père.

Tout au long du spectacle, Francesca Como chante un peu plus souvent que David, avec sa voix de diva américaine majestueuse. Les fois où David se met à chanter, sa pogne au ventre. Sa voix est aussi imposante que sa grandeur. J’ai rarement vu un duo aussi complémentaire dans tous les aspects et c’est ce qui fait, selon moi, l’harmonie parfaite dans leur musique.

Voici les photos de Alex Deschênes:

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Région : Mauricie Spectacles

[SPECTACLE] Coco Méliès au Magasin Général Le Brun + entrevue

Je me rendais pour la première fois au Magasin Général Lebrun où la superbe salle de spectacle baptisée L’Grenier accueillait le groupe Coco Mélies le 5 Mars dernier. J’ai eu l’opportunité de discuter avec Francesca Como et David Méliès à la suite de leur test de sons, qui annonçait un spectacle intime et unplugged. «On est fou comme ça! C’est l’fun, parce que tout paraît, rien n’est caché. Mais c’est ça qu’on aime, le côté vulnérable ». En effet, ils ont avec eux seulement leurs guitares acoustiques et un micro sur pied qui captent leurs deux voix. Ce type de spectacle était tout à fait adapté à la salle dans laquelle ils se trouvaient. « On a bien hâte à ce soir, c’est le genre de place que tu entres et que tu le sais que tu es bien ».

Avant de commencer le spectacle, le propriétaire, Richard Vienneau, a demandé au public s’il connaissait Coco Méliès. Très peu de mains se sont levées, ce que le groupe a accueilli comme une bonne nouvelle. « Peu importe ce qu’on va jouer c’est nouveau pour vous » disait Francesca. C’est à ce moment que la magie du groupe a commencé à opérer. La foule, très attentive et silencieuse, avait hâte de découvrir chacune des pièces de Coco Méliès. Ils enchaînaient avec assurance les chansons, malgré le fait qu’ils n’avaient aucun « setlist ». Ce qui est impressionnant, c’est de voir l’écoute qu’il y a entre eux. Ils se parlent avec les yeux lorsqu’ils chantent et ont une chimie incroyable.

Après une courte pause, ils sont revenus encore plus en feu qu’en première partie. Il régnait dans la salle une complicité avec le public, qui rendait la soirée exceptionnelle. Ça donnait l’impression d’une première rencontre où on a le sentiment d’avoir connu la personne depuis toujours. À quelques reprises, ils ont dit des choses tels que : « Habituellement, on est sérieux », probablement pour signifier la singularité de cette soirée.

Depuis la sortie de leur album Lighthouse, réalisé par Robbie Kuster (Patrick Watson) et sorti en 2014, ils accumulent les spectacles un peu partout au Québec. Voguant entre le folk, l’indie et le pop, le style de Coco Méliès est avant tout un mélange des voix de Francesca et David et de leur passion pour la musique. Ils ne s’identifient pas à un style précis. L’été dernier, ils ont sortis l’excellente Paper Plane qui ne se retrouve sur aucun album, un mélange d’où ils étaient et où ils s’en vont, disait David. « C’est plus pop, plus sucré comme chanson. La musique est plus joyeuse, mais le texte ne l’est pas du tout. On s’est fait plaisir, mais ça ne pourrait pas se retrouver sur l’un de nos albums ». C’est notamment leur piste la plus écoutée sur Itunes.

En décembre, ils ont été faire une série de spectacles en France « En 18 jours nous avons fait 16 spectacles. C’était intense. On y retourne en mai pour 1 mois et demi aussi intense », racontaient-ils. En plus de la visite en Europe, le groupe est présentement en écriture pour un nouvel album. Ils voient grand encore une fois et y vont de collaborations audacieuses, mais ils n’ont pas voulu m’en dire plus. « On est pas gêné de dire qu’on est ambitieux, mais on est lucide. On travaille et on ne brûle pas les étapes. Au final, on vise le plus de monde possible ».

En terminant, je leur ai demandé s’il y avait des artistes avec qui ils aimeraient collaborer pour divers projets. « Daniel Bélanger, ça certain que ça serait l’fun. Ça pourrait aussi être génial avec Matt Holubowski (qui sera au Magasin Général le 15 et 16 avril prochain) avec qui on a joué dernièrement et qui est devenu un ami. Prochainement, Coco Méliès sera à Chicoutimi, Montréal et à la Chasse-Galerie Lavaltrie avant de s’envoler pour la France. C’est certainement un spectacle à ne pas manquer.

 

Crédit photo : Adrien Le Toux

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Festivals

[FESTIVALS] Du folk à St-Jérôme pendant tout le mois d’août!

TourneeOn a appris cette semaine la mise sur pied d’un nouveau festival de musique, le St-Jérôme Folk, qui se déroulera à l’amphithéâtre Rolland de la ville des Laurentides du 7 au 29 août. La formule est plutôt novatrice : plutôt que de nous gaver pendant deux ou trois jours, le festival propose deux prestations par soir les soirs de fin de semaine d’août.

Le St-Jérôme Folk propose des artistes qui sont dans la mouvance folk, soit des auteurs-compositeurs-interprètes de grand talent qui ont plein de choses à dire. L’affiche montre par ailleurs que les organisateurs sont allés chercher les meilleurs exemples québécois du genre (et de genres connexes comme le country et le bluegrass) : Tire le coyote, Salomé Leclerc, Richard Desjardins, Canailles, Fire/Works, Éric Goulet, Saratoga, The Franklin Electric et Antoine Corriveau, sans oublier Gabrielle Papillon, Coco Méliès, Safia Nolin, Sweet Grass, Will Driving West, Laurence Hélie et Cindy Bédard.

Y’a des soirées de rêve là-dedans, comme le combo Safia Nolin/Richard Desjardins (oh que ça va être riche en émotions) et on doit avouer que la soirée Canailles/Sweet Grass devrait en brasser plus d’un.

Pour en savoir plus sur le festival (dont le prix des billets), consultez le site Web de St-Jérôme Folk.

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Festivals

[FESTIVALS] Une autre programmation solide pour Artefact

Artefact

Un des festivals qu’on suit avec intérêt depuis quelques années (avec Le Festif!), c’est le festival Artefact de Valleyfield. Cette année, le festival aura lieu du 13 au 15 août et les organisateurs ont peut-être réussi à nous faire ajouter un festival de plus à notre calendrier de tournée grâce à une programmation du tonnerre : Babylones, Coco Meliès, Matt Holubowski, Simon Kearney, Caltâr-Bateau, YOKOFEU, Dead Obies, Galaxie, Philippe B, BELLFLOWER, La Bronze, Fanny Bloom et Misteur Valaire

Beau mix d’artistes dits émergents et de valeurs sûres! Je me demande dans quel genre d’ambiance peut avoir un show de Galaxie où tout le monde a chillé sur Dead Obies juste avant. Le samedi soir va être complètement fou : La Bronze, suivie de Fanny Bloom, PUIS de Misteur Valaire? Les sentez-vous, les collaborations, vous? On sent ça d’ici! Un vrai samedi dansant!

Pour en savoir plus ou pour acheter des laissez-passer, vous pouvez aller sur le site Web du festival Artefact.

Les organisateurs ont même pensé à créer une compilation sur Bandcamp juste pour vous!