[FESTIVAL OFF], Compte rendu 8 juillet 2017

Photos : Marion Desjardins

Les festivals nous imposent un rythme. Dans notre cas, chez ecoutedonc.ca, c’est un rythme insoutenable, mais nous avons des oreilles tout terrain et des jambes d’acier pour rester debout, nous promener et danser toute la nuit. À mon arrivée à la Méduse, l’atmosphère est familiale; à force de se côtoyer pendant quatre jours et vivre des expériences intenses ensemble, des liens se créent. La grande différence entre le OFF et le FEQ: le OFF réunit la scène de musiciens et de mélomanes qui vont voir des spectacles à l’année longue, tandis que le FEQ contient beaucoup de moldus à la scène musicale. C’est super que de nouvelles personnes s’intéressent l’espace d’un instant aux spectacles, mais l’ambiance reste souvent passive. Au OFF, seuls des mélomanes avertis sont présents et écoutent, dans un silence religieux, les prestations formelles et participent en dansant lors des fins de soirées animées (pour vrai, vous êtes mon public préféré!).

Hier, pour la dernière soirée du OFF, je me suis gâté. J’ai vu tous les shows du plus beau festival en ville à partir de 18h jusqu’à 2h. Et pour vrai, ça a passé vite!

Compte rendu de cette ultime nuit de ce trop court festival.

Fou Bar, Isabelle Cormier

J’aime beaucoup les spectacles au Fou Bar : c’est familial, c’est chaleureux et le public est attentif. Plusieurs proches d’Isabelle Cormier étaient présents en début de soirée pour l’encourager à son premier spectacle solo. Lorsque Jean-Étienne Collin-Marcoux lui a demandé, il y a deux mois, si elle voulait jouer dans le cadre du OFF, la jeune musicienne n’avait alors aucune chanson. Hier soir représentait la consécration de deux mois de travail intensif. Isabelle Cormier a débuté le concert tout en intimité avec son violon, muni d’une pédale de loop, ainsi qu’avec divers effets planants. Cette introduction nous a plongés tout de suite dans une ambiance méditative, nous étions prêts à l’écoute. Isabelle Cormier nous a présenté tout au long de sa prestation, des textes très personnels, accompagnés à la guitare. On a eu droit à une fenêtre sur son parcours, ses peines et ses joies. Malgré un jeu de guitare encore fragile, ses enchaînements d’accords ainsi que ses mélodies étaient bien travaillés et représentaient très bien les années de formation musicale de l’artiste. La glace étant brisée, nous avons bien hâte de voir et de suivre la suite pour Isabelle Cormier.

Fou Bar, Val Thomas

Val Thomas a de l’expérience avec la scène. « Ce n’est pas son premier rodéo » comme on dit. Elle a sorti un premier single pour son projet cette année (on a très hâte au EP) avec une équipe du tonnerre (entre autres: Simon Pedneault et Josué Beaucage). Ancrée dans un folk franc et groovy, Val Thomas pousse ses chansons d’une voix solide et franchement entraînante. Sur scène, elle est accompagnée d’une équipe incroyable: l’excellent batteur jazz Kenton Mail, le directeur général du OFF lui-même Guillaume Sirois à la basse et le très agile Alexandre Pomerleau à la guitare électrique. Ce «all star band» de la ville de Québec est très solide et saisit tout à fait les besoins musicaux des compositions de l’auteure-compositrice-interprète. Bien que nous ayons affaire à d’excellents musiciens, je dois mentionner le travail remarquable d’Alexandre Pomerleau à la guitare, qui place toujours très bien ses interventions d’une pertinence remarquable. Tantôt folk-rock, tantôt folk-américain, Val Thomas reste fidèle à son style et l’exécute très bien avec de très solides compositions. Vous voulez la voir ou la revoir? Elle se produit sur la scène Fibe du Festival d’été de Québec le 14 juillet prochain à 17h.

Scène Fabrique Culturelle, Wizaard

«Fun, Fun, Fun with the Wizaard» chantaient les membres de la formation rock de Montréal en ouverture de leur prestation devant l’église Saint-Jean-Baptiste colorée de rose par le coucher du soleil. Le groupe se présente comme une formation de rock psychédélique. Muni de guitares aux sons clairs et métalliques, qui nous rappelaient les années 60, ainsi que d’un synthétiseur complétant le son rétro, le quintet a joué leurs compositions qui baignent dans un son nostalgique. Psychédélique-rock, funk-rock, beach-rock, space-rock, sexy-kitsch-rock, la formation aborde toutes les formes du rock de l’époque avec un son toujours très brillant et franc.

 

Scène Fabrique Culturelle, Ensemble AfroVibes

Il n’y a pas eu souvent autant de monde sur la scène du Parvis de l’église pour un show du OFF. Il faisait chaud, il faisait beau, le monde était prêt à danser sur les rythmes africains. Réunissant des musiciens provenant du Québec, de la Martinique et d’Haïti, l’ensemble AfroVibes rallie le jazz, les rythmes latins ainsi que des mélodies inspirées des Voodoo Haïtiens. Leur musique, c’est le soleil, c’est la sangria sur le bord d’une plage, c’est le sable blanc au coucher du soleil. Elle me rappelait un peu l’excellent groupe de reggae Third World.  Les saxophones, percussions, guitare, basse et drums ont fait danser le public dans cette fête tropicale.

 

Méduse, Studio d’essai, Etienne Mason

Pour ouvrir cette dernière soirée à la Méduse (j’étais un peu ému), Etienne Mason a présenté des compositions minimalistes aux drums, en solo. Le percussionniste a joué avec APigeon, Mathieu Bérubé, Laura Babin, avant de partir son projet solo. Dans un minimalisme transportant, Étienne gère les synthétiseurs ainsi que des bandes sonores pour créer des univers existentiels. L’artiste a fait une grande recherche sur les sons pour préparer ce spectacle. Un élément très intéressant est le bouquet de coquillages posé sur le snare, qui procure un son unique à son ensemble de percussions. On pourrait qualifier sa prestation de messe percussive, en raison du synthé grave et rond nous rappelant un contexte religieux et les percussions qui ancrent le tout dans des rythmes lourds. Une performance vraiment intéressante qui a très bien ouvert la soirée.

 

Méduse, Salle Multi, New Fries

Ce rock défoulant et étrange a envahi la salle Multi de la Méduse devant une foule grandissante. Épris d’une transe performative, le groupe jouait très fort des riffs répétés comme des mantras jusqu’à la folie. Au menu: cris, déhanchements, renversements de drums, bière crachée… tous les éléments d’un groupe trash étaient réunis. Un mélange de transe agitée et de défoulement pur a saisi la foule. Dans une musique très bruyante et quasi industrielle, la chanteuse, Anr Stefania Spadafora, criait des paroles incompréhensibles aux accents tribaux en bougeant, comme possédée. La finale épique de cette très courte présentation a laissé tout le monde en haleine. On en aurait pris plus!

 

Méduse, Studio d’essai Les Martyrs de Marde

Créature hautement dérangeante et provocante, Les Martyrs de Marde, revêtus de leurs costumes ecclésiastiques ont débuté par une introduction en rituel démoniaque. Éclairés de seulement trois lampes rouges, le groupe en costume trash semblaient prêt à tout casser. Les cris rauques du chanteur Frère Foutre et l’agressivité du reste du groupe semblaient tout droit sortis d’un film gore. Dans une ambiance apocalyptique, le groupe punk déplace de l’air, provoque. Cette proposition audacieuse inflige aux spectateurs le même traitement qu’un film d’horreur, un inconfort franc et un mal de ventre bien senti. D’ailleurs plusieurs personnes, dont moi-même, ont quitté la salle et ont préféré l’air extérieur ou encore le sympathique hall d’entré de la Méduse à ce spectacle perturbant.

 

Méduse, Salle Multi, Poirier Migration Soundsystem

Après l’expérience troublante du Studio d’essai, le party était au rendez-vous à la Salle Multi. L’afrohouse énergique de Poirier a tout de suite allumé la piste de danse de la Salle Multi. Les festivaliers en ont profité pour se défouler une dernière fois à la Méduse avant la fin du festival. Les deux danseuses présentes sur scène étaient vraiment impressionnantes et ajoutaient un élément visuel sensationnel à ce spectacle qui détonnait un peu dans la programmation du OFF, mais quand même très pertinent pour cette dernière soirée de festivités. Les deux rappeurs présents sur scène ont animé la foule en nous faisant chanter et crier.

Après un discours improvisé de Guillaume Sirois, le hall d’entrée de la Méduse est resté ouvert jusqu’aux petites heures du matin pour permettre aux survivants de la soirée de continuer à célébrer une dernière fois.

Merci beaucoup à toute l’équipe d’organisation du OFF pour leur superbe programmation, aux groupes qui ont participé et surtout au public incroyable qui s’est déplacé. Cette 14e édition a vraiment été épatante et j’ai maintenant adopté la sauce OFF pour toujours.

Heureusement, la folie n’est pas terminée, on se voit ce soir dans un show du FEQ près de chez vous!

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[FESTIVAL OFF] La Méduse, Compte rendu 7 juillet 2017

Louis-Solem ayant ressenti un appel incontrôlable pour Kendrick Lamar, sa coloc l’a remplacé le temps d’une soirée pour couvrir le OFF à la Méduse. Voici donc un texte de Rébécca Marois.

La troisième soirée du Festival Off à la Méduse nous a présenté d’entrée de jeu un programme double: le quatuor américain d’Anton Dvoràk (1841-1904), tout d’abord revisité dans un rock très personnel par Yonatan Gat, guitariste virtuose, et ses musiciens, puis présenté en version originale avec le quatuor Ondée. Le rock de Gat, parfois positivement cacophonique, était toujours très satisfaisant pour l’appétit des auditeurs présents, qui ont été de plus en plus nombreux et curieux au fil de la performance. Pas de discours de présentation, pas de fioritures, que de la musique. Mais quelle musique ! Le défi d’adaptation a été relevé avec brio par Gat et ses musiciens. Mention spéciale au batteur Greg Saunier, de Deerhoof, pour son énergie et sa présence enivrante.

Bien que j’aurais préféré entendre en premier la version originale du quatuor américain pour en avoir les mélodies en tête avant la revisite de Gat, la formule a tout de même été un succès. La performance du quatuor Ondée nous est apparue comme un oasis de paix en cette soirée autrement dévouée à des artistes prônant un tout autre type d’intensité. Je n’ai toutefois pas été convaincue de la nécessité de l’amplification et de la réverbération dans la salle intime qu’est le studio d’Essai, mais je dois lever mon chapeau à l’organisation pour avoir intégré à la programmation une œuvre classique dans un contexte si différent de celui auquel on est habitué pour ce type de musique. Le public, comprenant la différence de ton, s’est rapidement mis à son aise.

S’enchaînait non sans contraste une performance déchaînée du groupe les Gouroux, avec une pop hard rock qui a su bien préparer le terrain aux combats de lutte de la NSPW qui allaient suivre dans un impressionnant ring installé au centre de la salle Multi. Ce fut sans aucun doute le spectacle qui a attiré le plus grand public en cette troisième soirée du OFF à la Méduse. L’anticipation était palpable quelques minutes avant l’entrée des premiers lutteurs. Un spectacle divertissant, mais somme toute quelque peu éloigné de l’approche artistique des autres propositions. La nuit s’est poursuivie avec Victime et Vulvets, mais après déjà deux soirées de shows, le sommeil s’imposait.

[FESTIVAL OFF] Compte rendu 6 juillet 2017

Après une courte nuit de sommeil et un spectacle sur la scène Fibe, je suis retourné à la Méduse tout excité, plusieurs visages familiers de la veille sont présents à mon arrivée pour cette soirée des plus éclectiques.

L’impro multi

La salle multi était disposée en mode cabaret pour le premier numéro de la soirée. En arrivant dans la salle, je constatai la belle brochette d’artistes présente sur scène. La danse, les arts visuels, le slam, la musique, le théâtre, les éclairages, une dizaine de représentants de ces disciplines étaient réunis devant un seul but : créer. Comme en match d’impro théâtral, les participants se font donner un thème et un caucus s’en suit pour se faire un plan de match avant de se lancer dans la performance. Nous avions une vraie équipe de professionnels devant nous, plusieurs moments magiques se sont passés ce soir là. En musique, Jean-Étienne Collin Marcoux du Pantoum (ou son clone, c’est clair qu’il se dédouble) aux percussions et Luke Dawson des Chercheurs d’or à la contrebasse nous ont transporté dans des univers uniques. Bravo à tous les artistes pour ce beau défi, vive l’art multidisciplinaire!

 

Le Havre

Avec un peu plus d’une heure de retard, le duo Montréalais commence à jouer devant un public de plus en plus dense. Charles-David Dubé à la guitare et synthés a chanté ses chansons luxuriantes qui nous emportent dans le rythme. Parlant de rythme, le batteur Oli Bernatchez assure une présence sur scène très solide. Il manie les synthétiseurs tout en jouant de son drum. Son hi-hat (qu’il a arrangé pour plus de puisssance) gruge peu à peu ses baguettes qui semblent vouloir exploser à chaque moment. Le duo présente une rythmique audacieuse qui nous rappelle des accents de rock progressif. Leur son, très aérien et à la fois bien ancré dans un groove puissant, se rapproche des sonorités pantoumesques (la formation est d’ailleurs venue jouer au Pantoum cette année). Le groupe utilise aussi quelques séquences très bien placées et pertinentes. Ils ont principalement joué des pièces de leur plus récent album Trajectoires.

 

Rakam

Créature étrange, la formation montréalaise s’est produite à la Méduse en trio. La basse, les claviers et parfois saxophone parfois guitare jouaient une pop année 80 bien kitch et absurde. Le chanteur, semblant provenir d’un monde parallèle vraiment funky récite ses textes saugrenus en presque spoken word, un peu à la Tom Waits. Le gros bémol de ce groupe franchement bizarre est le drum machine. Trop fort, peu intéressant, il posait le groupe sur une base trop régulière et un peu agressante. Leur énergie déroutante n’a laissée personne indifférent. Plusieurs ont adoré et sont restés danser avec le groupe jusqu’à la fin, alors que plusieurs sont allé profiter de la chaleur extérieure (pour vrai, il fait froid à la Méduse).

 

Hologramme

Ils sont montés sur scène à 1h15, on était pas mal fatigué, mais l’attente a valu la peine. Hologramme est un hommage aux synthétiseurs, une glorification de l’électronique et c’est très réussi. Le doux son des synthés a rempli la salle multi tard dans la nuit devant les quelques survivants encore debout pour danser leur vie comme s’il n’y avait pas de lendemain. Les musiciens sont très solides et bien préparés, leur spectacle s’est déroulé sans faute avec une fluidité très agréable. Les synthétiseurs produisent tantôt des mélodies quasi ecclésiastiques, tantôt très dansantes, ce qui procure à leur spectacle une belle diversité. Ces différentes ambiances sont entre autre dues à la très grande maîtrise des effets et des sons des leurs appareils. Ils construisent de très beaux moments où la foule a pu se déhancher furieusement jusqu’à très tard dans la nuit.

 

Un peu fatigué, j’ai déjà hâte à ce soir!

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[FESTIVAL OFF] Compte rendu, 5 juillet 2017

Hier soir marquait le début des festivités musicales annuelles à Québec. En onze jours, plus de 200 groupes monteront sur scène un peu partout en ville dans le cadre du OFF, du FEQ et des Signaux de Nuit (SDN).

La formation Laclé a ouvert la soirée à la Méduse avec une proposition bien à eux. Guy Bernier nous a présenté des mélodies sorties tout droit de l’Inde du Nord avec son sitar. Il était accompagné de Christian Paré aux tablas et autres percussions et le tout était produit et traité en temps réel par Carl Bastien, équipé d’un clavier, d’une basse et divers outils électroniques pour modifier les sons. Ce fut un bonheur immense d’entendre ces sonorités orientales! Le travail de Carl Bastien a permis à cette musique millénaire de se moderniser en y insérant des couches d’électronique à-travers le jeu des instrumentistes. Les deux musiciens, tous deux virtuoses de leur instrument, s’adonnaient à des échanges mélodiques et rythmiques de haute voltige. La prestation fut très appréciée du public, plusieurs en ont profité pour fermer les yeux et se laisser emporter par ces mélodies orientales. Nous sommes restés dans un état de bien-être profond après ce fabuleux ensemble.

Nous nous sommes ensuite déplacés vers la salle MultiLe Gros kick nous attendait pour nous secouer un peu après cette méditation commune. Ce projet est en fait une initiative du OFF, qui voulait avoir un ensemble percussif dans sa programmation et a pour ce faire, donné carte blanche à Bea Box (Joannie Labelle) pour créer un spectacle unique dans le cadre du festival. C’est donc accompagnée par deux batteurs et une trompettiste/chanteuse que Joannie Labelle nous a présenté ses compositions dans le genre industriel et percussif (c’est le moins qu’on puisse dire). La chanteuse utilisait elle-même une station d’instruments de percussions divers, tout en chantant et en gérant ses trames sonores préenregistrées. Le tout était agrémenté de projections éclatées sur un écran derrière le groupe. Un spectacle qui a bien démontré l’aspect d’ouverture et d’expérimentation du Festival OFF.

Un des artistes que j’attendais le plus au festival OFF est certainement Gramofaune. Le projet électro-acoustique de Gabriel Gagné ne cesse de m’impressionner dans sa recherche du rythme, de mélodies et de couleurs sonores. Muni d’un attirail impressionnant, il manie tous les sons et bandes sonores en temps réels, ce qui pourrait qualifier son art de performatif tellement il s’y investit. Il était lui aussi accompagné de projections dynamiques derrière lui, qui imageaient très bien sa musique et ses ambiances. Semblant un peu nerveux de présenter son projet dans un festival important, il est tout de même resté en contrôle de ses moyens, malgré quelques accrocs mineurs. Ses mouvements lors de sa performance étaient très énergiques et obnubilants. Le spectateur ne savait presque plus où donner de leurs sens avec les projections, la musique, les mains agiles de Gabriel Gagné ou bien encore sa tignasse brune se secouant de tous bords tous côtés. Cette musique a été très bien accueillie par un public qui semblait déjà bien le connaître.

Beat Sexü, quant à eux, font maintenant partie de la culture de fête de Québec. Avec son esthétique franchement «Pantoumesque», les paillettes et les chansons maintenant connues du public, tous les ingrédients étaient là pour passer une très belle fin de soirée avec la formation. Munis d’un décor tout en paillettes, ils nous ont présenté plusieurs chansons pour faire bouger (dont quelques nouvelles, yé!), avant d’enchaîner plusieurs titres de leur album de reprises de chansons d’artistes de la relève de Québec. L’énergique quatuor a su faire danser les quelques survivants de la soirée jusqu’à une ultime danse sur la très connue Papa, Maman, Bébé, Amour (Gab Paquet était présent ce soir-là, mais il venait tout juste de partir… snif snif) où le tout le monde a trashé le dance floor.

Cette soirée a donné le coup d’envoi aux prochains jours de festivités et de musique.

À vos scènes,

Prêts?

Écoutez!

Badminton (par Jacques Boivin)

Pour une fois que je pouvais avoir un petit avant-goût du OFF, je me suis gâté avec Badminton, le projet d’Alex Fortin. Rien de trop compliqué, du folk à l’américaine livré avec une grande émotion, sans artifices. Un vieux micro, une guitare trois quarts, un peu de reverb, une ou deux reprises (dont une bien sentie de Tears for Fears) pis une bouille fort sympathique. Prestation bien accueillie par les spectateurs présents… et par ma pinte de cidre!

Santé!

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Festivals à surveiller en 2017 – Deuxième partie

Depuis la publication de la première partie de notre dossier sur les festivals à surveiller, il s’en est passé des choses! Un festival a annoncé que c’était sa dernière année (le Festival de l’Outaouais émergent), un autre a annoncé la fin de ses activités (RIP Coup de grâce) et un autre a surgi au beau milieu de nulle part, sous un viaduc de Montréal (Mile Ex End). Comme quoi la saison des festivals est plus que jamais en pleine mouvance!

Regardons ça de plus près et planifions nos vacances!

Festival OFF de Québec – 5 au 8 juillet – Québec

Le Festival OFF, qui chevauche la première fin de semaine du FEQ, se veut une solution de rechange pour tous les explorateurs qui veulent vivre des expériences hors-normes et des soirées déjantées. Festival chouchou de nombreux collaborateurs d’ecoutedonc.ca (le boss couvre le FEQ pas mal en solo pendant le OFF, ça vous donne une idée du pouvoir d’attraction de ce festival chez ceux qui se tiennent dans le champ gauche), le OFF est l’endroit idéal pour découvrir des artistes… avant de les découvrir un peu plus tard dans les grands festivals.

Le thème de cette nouvelle édition? Change de sauce! Et quels sont les ingrédients? Un peu de Badminton, de Gramofaune et de Beat Sexü, une pincée de Fria Moeras, de FET.NAT, de Notre Père et d’Hologramme, un soupçon de Bottleneck Jay, de Chassepareil, de Winston Band, de Victime, de Vulvets et de Yonatan Gat (Dvoràk : Quatuor américain), de la lutte avec Gouroux, et quelques tasses d’Isabelle Cormier, de Val Thomas, de Natation, de Martyrs de marde, ainsi que quelques autres que vous découvrirez en même temps que la programmation.

Une belle façon de sortir des sentiers battus et de vous rappeler que même si les Plaines sont le fun, y’a rien de mieux pour vos sens que de découvrir un band de feu en même temps qu’une centaine de personnes tout aussi crinquées que vous!

Pour en savoir plus : http://quebecoff.org

Sherblues & Folk – 5 au 8 juillet – Sherbrooke

Ce sera au tour de nos collaborateurs de l’Estrie de courir partout! Sherblues & Folk, c’est un festival urbain qui se déroule au coeur de Sherbrooke. Grands spectacles sur la King et dans les bars et salles de la ville.

En plus de gros noms du blues et de la pop, on pourra y voir SamueleSimon KearneyLeyla McCallaSara DufourMatt AndersenLes Deuxluxes et plusieurs autres.

Pour plus de détails : http://sherblues.ca

Festival Diapason – 6 au 9 juillet – Laval

Le festival indépendant de Laval sera de retour cette année! « Pour le festivalier, l’événement promet une expérience d’écoute différente où il pourra découvrir un nouvel artiste tout comme son artiste favori sous un nouvel angle. Le Festival Diapason est un événement rassembleur à la fois par la diversité de ses publics que par sa capacité de mobiliser des partenaires et des intervenants du milieu culturel d’ici et d’ailleurs. »

Pour sa neuvième édition, Diapason fesse fort avec plein d’artistes émergents et plutôt établis que les lecteurs d’ecoutedonc.ca risquent fort d’apprécier : Mat VezioThe SadiesNoé TalbotLouis-Philippe GingrasPeter PeterFire/WorksChocolatÉmile BilodeauSUUNSLesbo VrouvenOrgan MoodBlood and GlassThe Great NovelFred FortinBernard AdamusLydia KépinskiMon Doux SaigneurSan JamesAvec pas d’casque et plusieurs autres.

Pour en savoir plus : http://www.festivaldiapason.com/

Festival d’été de Québec – 6 au 16 juillet – Québec

LE gros festival de musique à l’est de Montréal! Et le FEQ célèbre cette année sa cinquantième édition! Si vous lisez déjà notre blogue, vous avez déjà une excellente idée de la programmation du FEQ. Et même si vous ne le lisez pas, vous êtes probablement au courant que les festivaliers pourront voir, sur les Plaines, des grosses pointures comme P!nk, Metallica, Gorillaz et Muse.

Mais le FEQ a toujours été un lieu propice pour les découvertes et les artistes locaux, indépendants et/ou émergents, et cette année ne fait pas exception : ça va d’A Tribe Called Red à Zagata, en passant par Amadou et Mariam, Andy Shauf, Atsuko Chiba, Badbadnotgood, Ben Caplan & The Casual Smokers, Ben L’Oncle Soul, Bixiga 70, Brisa Roché, BROS, Common Deer, DakhaBrakha, DJ Shadow, Jacques Jacobus, Leyla McCalla, Lisa LeBlanc, Los Lonely Boys, Men Without Hats, Mydy Rabycad, Nefe, Nicolas Michaux, Ria Mae, The Barr Brothers (avec Bassekou Kouyate et Amy Sacko), The Beaches, The New Pornographers, The Wooden Sky, The Zombies, Wolf Parade, Yonatan Gat, et un nombre fou d’autres artistes dans tous les styles et toutes les langues.

On le sait, on le sait, vous avez tous hâte de voir Gorillaz, P!nk et Metallica, voire les Backstreet Boys, mais nous, ce qui nous fait vibrer présentement, c’est la possibilité d’avoir un duo Gab Paquet/Michel Louvain. Imaginez Louvain qui chante le refrain de Relations sexuelles 2, pour le fun…

La scène musicale du Québec (et de Québec) sera une fois de plus mise en valeur : Amélie No, Avec pas d’casque, Aut’ Chose, Bernard Adamus, Beyries, Caravane, Chocolat, Damn The Luck, De la Reine, Dead Obies, Di Astronauts, Émeraude, Émile Bilodeau, Floes, Francis Faubert, Fred Fortin, Gab Paquet, Gabrielle Shonk, Gazoline, Geoffroy, Gilles, Groenland, Harfang, HEAT, IDALG, Jérôme St-Kant, Lary Kidd, Laura Lefebvre, Le Couleur, Leif Vollebekk, Les Cowboys Fringants, Les Dales Hawerchuk, Les Goules, Les Soeurs Boulay, Les Trimpes, Les Trois Accords, Lesbo Vrouven, Liana, Manu Militari, Matt Holubowski, Mauves, Orloge Simard, Peter Peter, Pierre-Hervé Goulet, Plants and Animals, Prieur & Landry, Raton LoverRYMZ, Samuele, Sara Dufour, Sarah Toussaint-Léveillé, The Damn TruthTze Texas RedmecsVelvet ViceYann Perreau seront entre autres de la partie!

Tout ça pour un prix unique de 95 $. Plusieurs spectacles sont gratuits!

Que ce soit sur la grande (et magnifique) grande scène des Plaines d’Abraham ou en toute intimité dans un Anti Bar et spectacles plein à capacité, toutes les raisons sont bonnes pour venir à Québec (ou y rester) en juillet!

Pour en savoir plus : http://infofestival.com

La noce – 8 juillet – Saguenay

Dites, un samedi musical complètement fou à Saguenay, ça vous intéresse? C’est ce que vous propose La noce, dont le volet musical a été concocté par Philippe Brach. En plus de Brach, on pourra y voir Klô Pelgag, Les Goules, Les Hôtesses d’Hilaire, Gazoline, Violett Pi, Mordicus et Le Gros Groupe.

Avec de la bonne bouffe et quelques petites frettes sur le bord du Saguenay… ça donne le goût!

Pour en savoir plus : http://lanoce.net

Shazamfest – 13 au 16 juillet – Barnston Ouest

Un des festivals les plus déjantés au Québec, le Shazamfest mélange la musique, la lutte, le burlesque, le cirque et quoi encore pour faire un énorme party où tout le monde est invité à venir costumé. En musique, on pourra y entendre Men Without Hats, Clay and Friends, We Are Wolves, Duchess Says, ainsi que plusieurs autres. Profitez-en pour participer au concours de barbes et moustaches!

À vivre!

Pour en savoir plus : http://shazamfest.com

FRIMAT – 19 au 22 juillet – Val-d’Or

Qu’est-ce que ça prend pour vous convaincre de traverser le Parc de la Vérendrye? Un festival musical qui en fait voir de toutes les couleurs aux mélomanes! C’est ce que le FRIMAT propose pour sa 13e édition avec Les Soeurs Boulay, La BronzeFred Fortin, Vulvets, Francis Faubert, Lubik, Caravane, Émile Bilodeau, Louis-Philippe Gingras et plusieurs autres!

Pour en savoir plus : http://frimat.qc.ca/2017/

Le Festif! – 20 au 23 juillet – Baie-Saint-Paul

Est-ce en raison de ses paysages enchanteurs? De son ambiance unique? De sa programmation toutes étoiles? Un fait demeure : on aime Le Festif! à un point tel que l’équipe d’ecoutedonc.ca débarque à Baie-Saint-Paul en gang! Mené par un groupe de mélomanes qui n’ont pas peur de rassembler valeurs sûres et artistes à découvrir, l’équipe du Festif s’est donnée à fond pour présenter une neuvième édition à ne pas manquer. Que ce soit sur sa scène principale, au mythique sous-sol de l’église, au centre-ville, au quai ou à la chapelle des Petites Franciscaines de Marie, nos quatre journées consacrées au Festif! nous combleront de joie, nous en sommes certains.

Antoine Corriveau. Son band. Une chapelle. On fait juste y penser pis on fond déjà en larmes tellement ça va être beau. Pis ça, c’est juste UN show du Festif!

Comment en serait-il autrement avec Caravan Palace, Miss Sassoeur et les Sassys, Émile Gruff, Antoine Corriveau, Xavier Rudd, Daniel Bélanger, Lisa LeBlanc, Klô Pelgag, Louis-Jean Cormier, Alaclair Ensemble, Groovy Aardvark, Xavier Caféine, Bernard Adamus, Voivod, Timber Timbre, Philippe B, Plants and Animals, Martha Wainwright, Valaire, Karim Ouellet, Le Couleur, Les Dales Hawerchuk, Chocolat, Weaves, Peter Peter, Rednext Level, KNLO, Leif Vollebekk, Laura Sauvage, Paupière, Beyries, Lemon Bucket Orchestra, Yonatan Gat, Sarah Toussaint-Léveillé, De la Reine, Lydia Képinski, ainsi que de nombreux autres artistes? Et les arts de la rue!

Vraiment, #jaihateaufestif!

Pour en savoir plus : http://lefestif.ca

La grosse lanterne – 28 et 29 juillet – Béthanie

La Grosse Lanterne, c’est un joli festival qui se déroule dans le bois et où tout le monde festoie calmement (ou pas, c’est à votre goût). Si la dernière édition a été un peu gâchée par la pluie (gâchée? come on, Jacques, tu vas t’en rappeler toute ta vie de LGL 2016, avec Saratoga qui chante dans une auberge pis Dead Obies qui brave la pluie diluvienne!), il reste que la programmation de ce petit festival a toujours été extrêmement solide. Vous serez bien reçus! Et pour ceux qui n’aiment pas le camping, il y a des navettes qui font l’aller-retour à partir de Montréal!

Les organisateurs pouvaient difficilement proposer mieux comme programmation : Andy ShaufCharlotte CardinThe Franklin ElectricDead ObiesTire le coyoteDuchess Says, Les DeuxluxesBeyriesGeoffroy, Busty and the BassGabrielle Shonk et plusieurs autres seront de la partie!

Pour en savoir plus : http://lagrosselanterne.com

Innu Nikamu – 3 au 6 août – Mani-Utenam

La communauté innue de Mani-Utenam, près de Sept-Îles, est gâtée pendant cette fin de semaine de musique et de partage où Autochtones et non-Autochtones célèbrent ensemble la musique sous toutes ses formes. Espace de dialogue essentiel qui nous permet de constater que modernité et tradition peuvent faire bon ménage. Un festival unique en son genre qui nous permet de fraterniser avec les membres des Premières Nations et de nous rendre compte que leur culture est plus vivante que jamais.

La programmation complète sera dévoilée le 3 juillet.

Pour en savoir plus : http://innunikamu.ca

Osheaga – 4 au 6 août – Montréal

Le festival montréalais est devenu un incontournable de la scène mondiale. Ça ne vient plus juste de l’Ontario pour boire de la bière à 18 ans, ça vient d’un peu partout dans le monde pour passer trois journées à voir les plus grands noms de la scène musicale et à découvrir de nombreux artistes d’ici et d’ailleurs!

Cette année, le haut de l’affiche peut en laisser quelques-uns sur leur appétit, mais ce qu’on a perdu en lustre, on l’a gagné en profondeur! Il y a moyen de se faire un itinéraire complet pour toute la durée de la fin de semaine. À voir, entre autres : Justice, The Shins, Belle and Sebastian, De La Soul, Angel Olsen, Badbadnotgood, Andy Shauf, Solange, Cage the Elephant, Father John Misty, Broken Social Scene, Danny Brown, Dawes, Plants and Animals, Pup, Heat, CRi, KROY, Men I Trust, The Weeknd, Alabama Shakes, Die Antwoord, Foxygen, Bernardino Femminelli et plusieurs autres!

Pour en savoir plus : http://osheaga.com

Festival Musique du bout du monde – 9 au 13 août – Gaspé

Le festival gaspésien en a pour tous les goûts. Pop, rock, musiques du monde, animation de rue, la mer, les paysages enchanteurs, tout est là pour plaire aux festivaliers! Avec CaravaneYann PerreauValaireLa Chiva GantivaTiken Jah FakolyQualité MotelFred Fortin et plusieurs autres. Surtout, Chloé Sainte-Marie, à l’aube, au majestueux Cap Bon-Ami. Juste ce spectacle vaut les 10 heures d’auto à partir de Québec.

Pour en savoir davantage : https://musiqueduboutdumonde.com/

Festival de l’Outaouais émergent – 17 au 20 août – Gatineau

Triste nouvelle : le FOÉ a annoncé que l’édition 2017, sa dixième, serait sa dernière. Pour leur chant du cygne, les Gatinois proposent un menu fort varié : BeyriesThe AgonistNomadic MassiveVulvets et La Bronze, de même que plusieurs autres artistes, ont été annoncés. C’est votre dernière chance!

Pour en savoir plus : http://festfoe.ca/

Festival Artefact – 24 au 26 août – Valleyfield

Le festival Artefact, ce sont des spectacles en plein air, des petits concerts intimes, des artisans, de la maudite bonne bouffe et une ambiance festive, mais relax, sur le bord du fleuve. Cette année, plein de beaux noms d’ici sont au programme : l’omniprésente Lydia Képinski, les gentils Choses sauvages, nos amis de Harfang, le rockeur Vincent Appelby, la douce Beyries, l’envoûtant Elliot Maginot, les brutes de Double Date With Death, les sympathiques Babins, le bestial Yann Perreau, la fougueuse La Bronze, les trippants Les Louanges, les solides Caravane, le charmant Geoffroy, les géniaux The Franklin Electric et plusieurs autres!

Plus d’informations : https://festivalartefact.com/

Bivouak’alooza – 26 août – Saint-Jean-Port-Joli

À Saint-Jean-Port-Joli, on ne fait pas que gosser du bois! On rocke aussi! Et cette nouvelle édition du Bivouak’alooza promet de rocker solide! Avec Reel Big FishMononc’ SergeKoriassLes Dales HawerchukIrish MoutardeLes Hôtesses d’HilaireKing AbidÉmile BilodeauJoe Robicho et Orloge Simard, ça risque de veiller tard et de prendre un coup solide! Mais avec tout ce beau monde, pas besoin de boire pour avoir du fun!

Pour plus d’informations : https://www.bivouakalooza.com/

FME – 31 août au 3 septembre – Rouyn-Noranda

Le Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue est un incontournable pour tout festivalier québécois qui se respecte. En pleine fin de semaine de la Fête du travail, le FME accueille, au coeur de Rouyn-Noranda, une pléthore d’artistes émergents et plus établis d’ici et d’ailleurs. En plus de toute la belle programmation, les organisateurs du FME savent nous tenir sur nos gardes avec des spectacles surprise annoncés quelques minutes à l’avance. Ça commence tôt, ça finit tard et les mélomanes retraversent le parc de la Vérendrye comblés!

Tous les artistes n’ont pas encore été annoncés, mais on sait déjà que A Tribe Called RedAndy ShaufAtsuko ChibaCanaillesDesjardins on l’aime-tuEmily WellsFuudgeGeoffroyLa BronzeLudovic AlariePierre KwendersPhilippe BSarah Toussaint-Léveillé et plusieurs autres seront de la partie.

Les laissez-passer sont déjà tous vendus, mais il reste encore des billets individuels!

Pour en savoir plus : http://www.fmeat.org/

Mile Ex End Musique – 2 et 3 septembre – Montréal

Oh, un nouveau venu! Le Mile Ex End Musique s’installe sous le viaduc Van Horne à Montréal et, comme on l’a déjà dit, on capote un peu sur la belle programmation : City and ColourPatrick WatsonCat PowerSuzanne VegaGodspeed You! Black EmperorBusty and the BassTire le CoyoteCharlotte CardinBasia BulatMegativeBusty and the BassLydia KépinskiPartnerAdam StranglerHelena DelandDizzy et Maude Audet ont déjà été confirmés, et on nous promet d’autres artistes. Ajoutez à ça plein de bouffe de rue, une ambiance familiale et un lieu urbain, ça fait une belle solution de rechange pour ceux qui fuient les grosses mouches!

Pour plus de détails : http://mileexend.com/fr

Restez des nôtres, une troisième (et dernière) partie s’en vient, parce que le mois de septembre sera aussi chargé que le reste de l’été!

 

Le festival OFF de Québec dévoile la programmation de sa 14e édition

À l’occasion du dévoilement de leur programmation, les organisateurs du OFF de Québec ont choisi cette année de troquer les vinyles du Knock-Out contre les fûts bien remplis de la Barberie. C’était leur façon de souligner un nouveau partenariat qui prendra notamment la forme d’une bière co-brassée par le festival et la microbrasserie de Saint-Roch.

En sirotant une bière, donc, médias, artistes et autres invités ont pu découvrir hier midi avec nous les autres surprises que nous réserveront le OFF, festival qui se tiendra du 5 au 8 juillet prochain dans la ville de Québec.

 

Un éventail d’artistes locaux et émergents

En marge du Festival d’Été de Québec, cet événement regroupe chaque année une multitude d’artistes émergents – dont au moins 50% qui résident dans la Vieille Capitale – et de projets qui se démarquent par leur originalité. Cette année ne fait pas exception.

Brève apparition de Beat SEXÜ pour mettre l’ambiance lors du dévoilement. Crédit: Festival OFF / Marion Desjardins

Parmi les artistes locaux, on peut souligner autant la présence de groupes relativement récents comme VICTIME ou encore les déstabilisants Martyrs de Marde, que celle d’acteurs plus établis tels que Beat SEXÜ, officiellement le «porte-étendard à paillettes de la scène locale», et Julien Déry (Mauves), qui présente un projet solo sous le nom de Notre père.

 

Ouverture sur le monde et rencontres improbables

Dans l’ensemble, la programmation de cette année se démarque par deux grandes caractéristiques, nous explique Sophie Bernier. La première serait «L’ouverture sur le monde, mais tout en restant local», mentionne la directrice à la programmation.

Sophie Bernier, directrice à la programmation, festival OFF de Québec. Crédit: Festival OFF / Marion Desjardins

«Il y a beaucoup d’artistes de la programmation cette année qui sont influencés par la musique africaine», explique-t-elle. C’est apparemment le cas de DJ Diaspora, qu’on pourra entendre le premier soir au complexe Méduse, ainsi que de Poirier, qui lui assurera le spectacle de clôture au même endroit.

Ensemble Afrovibes, dévoilement du festival OFF de Québec. Crédit: Festival OFF / Marion Desjardins

Nous l’a d’ailleurs confirmé l’Ensemble Afrovibes, qui était présent sur place lors du dévoilement pour mettre un peu de soleil, de ukulele et de congas dans notre journée de pluie. «On a d’autres groupes locaux aussi qui amènent aussi des instruments provenant d’ailleurs, ajoute Sophie Bernier. Sans être tendance world, il y a de ça.»

D’autre part, la diversité – qui ne manque jamais d’impressionner au OFF – prendrait cette année une dimension nouvelle: «On y va toujours dans la mixité des genres, mais encore plus», commence la directrice à la programmation. En effet, offrant plus que des styles musicaux variés, la quatorzième édition du OFF crée des rencontres improbables:

Rencontre du classique contemporain et du rock avec le quatuor américain par Dvořák (prononcer Vorjak pour avoir l’air de savoir de quoi tu parles) à la sauce de Yonatan Gat; rencontre du jazz expérimental tourmenté de FET.NAT et du rock psychédélique de Wizaard avec le public «soft» du Parvis de l’Église Saint-Jean Baptiste; rencontre de la musique avec d’autres formes d’art autant dans l’impro multi que dans certains spectacles multimédias comme le Gala de lutte avec Gouroux. Il y en aura donc pour tous les goûts (même pour les goûts roux).

 

Change de sauce!

Comment les organisateurs du OFF sont-ils parvenus à de tels mariages ? «On va carrément prendre des choses qui ne vont pas ensemble pour les mettre ensemble, explique Sophie Bernier. On va à l’extérieur de la musique, en fait : la lutte, les arts visuels, etc., ce ne sont pas des choses qui vont nécessairement avec la musique et on les met ensemble. »

De quoi assurer un cocktail éclaté et explosif, certain de nous sortir de notre zone de confort. Le slogan de cette année, change de sauce !, fait justement référence à ce désir d’amener les spectateurs à dépasser leurs habitudes musicales pour découvrir de nouvelles choses (comme quand ton ami te fait réaliser que dans le fond c’est bon le fromage et le nutella ensemble).

Guillaume Sirois, directeur général, festival OFF de Québec. Crédit: Festival OFF / Marion Desjardins

Un festival enraciné dans la communauté locale

En somme, après 14 années de découvertes musicales, le festival OFF parvient encore à surprendre et à offrir une programmation qui dépasse les attentes. Le tout dans une formule qui reste plus qu’accessible : pour 10$, on peut obtenir une passe donnant accès aux 40 spectacles de l’événement qui s’étendent dans cinq lieux différents.

Trois de ces cinq endroits – le parvis de l’Église Saint-Jean-Baptiste, le Fou-Bar et le Sacrilège – sont d’ailleurs en accès libre. Les spectacles du complexe Méduse sont disponibles «à la pièce» au prix de 5$ par soir. Les brunchs musicaux, qui auront lieu à la Barberie, coûtent eux aussi 5$ chacun. L’idée, comme nous l’a expliqué Sophie Bernier, c’est de favoriser la rencontre de la musique émergente et d’un public – souvent plus jeune – qui n’a pas toujours les moyens de se payer ce genre de spectacles.

Crédit: Festival OFF / Marion Desjardins

Plus qu’un simple festival, le OFF souhaite donc vraisemblablement s’impliquer dans la communauté locale. C’est aussi ce qui aurait poussé le directeur général Guillaume Sirois à s’associer à la microbrasserie locale la Barberie pour fournir la bière lors de cet événement :«Le OFF c’est un festival qui est vraiment enraciné dans son milieu. On est un festival qui essaye d’être un élément positif dans notre communauté, donc ça allait un peu de soi qu’on finisse par travailler toujours de plus en plus avec des fournisseurs les plus locaux possible», explique-t-il.

 

Ce qu’il faut savoir

On ne vous a nommé que quelques noms. Afin de connaître la programmation complète et les autres surprises qu’elle réserve, vous pouvez consulter la page web du festival OFF de Québec. Il est aussi possible de commencer à découvrir le OFF 2017 en musique grâce à une compilation qu’ils ont concoctée en collaboration avec l’équipe de CHYZ.

Si vous êtes déjà convaincus, vous pouvez acheter vos passes pour le Festival OFF soit en ligne, soit dans l’un des points de vente suivants (qui offrent chacun une petite surprise de leur cru en prime) : le Knock-Out, Érico chocolaterie, le Bonnet d’Âne et le Deux22.

 

 

 

[FEQ/OFF] Suggestions du 7 juillet 2016

Ça y est, les onze prochains soirs seront remplis de joies, de peines, de mélodies accrocheuses, de riffs dévastateurs, de hanches qui se déhanchent, de bière froide, tiède, bonne et mauvaise et plus encore. C’est le début du Festival d’été de Québec! Le Festival OFF fait tout pour retenir notre attention! Et Le Cercle n’est pas en reste!

Voici quelques-unes de nos suggestions :

  • Charles-Auguste [FEQ]
    Scène Fibe, 17 h. Gratuit, laissez-passer suggéré
  • Rick Morissette Band [FEQ]
    L’Anti, 17 h. Laissez-passer FEQ ou 10 $ à la porte
  • Catherine Leblanc [FEQ]
    District St-Joseph, 18 h. Laissez-passer FEQ
  • Mathieu Bérubé [OFF]
    Fou-Bar, 18 h. Gratuit
  • Heymoonshaker [FEQ]
    Place d’Youville, 18 h. Gratuit, laissez-passer suggéré
Peter Henry Phillips - Photo : Jacques Boivin
Peter Henry Phillips – Photo : Jacques Boivin
  • Peter Henry Phillips [FEQ]
    Scène Fibe, 18 h 30. Gratuit, laissez-passer suggéré.
Laurence Nerbonne - Photo : Marion Desjardins
Laurence Nerbonne – Photo : Marion Desjardins
  • Laurence Nerbonne [FEQ]
    Parc de la Francophonie, 19 h. Laissez-passer
Les Louanges - Photo : Jacques Boivin
Les Louanges – Photo : Jacques Boivin
  • Les Louanges [OFF]
    Parvis de l’église Saint-Jean-Baptiste, 19 h. Gratuit
  • Helena Deland [OFF]
    Fou-Bar, 19 h. Gratuit
Jay-Jay Johanson - Photo : Jacques Boivin
Jay-Jay Johanson – Photo : Jacques Boivin
  • Jay-Jay Johanson [FEQ]
    Impérial Bell, 19 h 45. Laissez-passer
Charlotte Cardin - Photo : Jacques Boivin
Charlotte Cardin – Photo : Jacques Boivin
  • Charlotte Cardin [FEQ]
    Scène Bell, 20 h. Laissez-passer suggéré
  • Francesco Yates [FEQ]
    Parc de la Francophonie, 20 h. Laissez-passer
  • Jérôme St-Kant [OFF]
  • Parvis de l’église St-Jean-Baptiste, 21 h. Gratuit
Karim Ouellet - photo : Marion Desjardins
Karim Ouellet – photo : Marion Desjardins
  • Karim Ouellet [FEQ]
    Parc de la Francophonie, 21 h 20. Laissez-passer
  • Andrew, Jean-Michel et Fabien [OFF]
    Salle multi de Méduse, 22 h. Laissez-passer OFF ou 5 $ à la porte.
  • Orloge Simard [FEQ]
    L’Anti Bar et spectacles, 22 h. Laissez-passer FEQ ou 10 $ à la porte.
  • Enfants sauvages [OFF]
    Studio d’essai de Méduse, 23 h. Laissez-passer OFF ou 5 $ à la porte.
  • Tal Wilkenfeld [FEQ]
    Impérial Bell, 23 h. Laissez-passer FEQ
  • TR/ST [Signaux de nuit]
    Le Cercle, 23 h. Gratuit
  • The Blaze Velluto Collection [OFF]
    Salle multi de Méduse, minuit. Laissez-passer OFF ou 5 $ à la porte.

[ENTREVUE] Abrdeen répond à quelques questions

J’ai eu la chance de m’entretenir avec Meggie qui faisait récemment son tout premier concert avec le projet Abrdeen, dans le cadre de la Fête de la Musique de  Québec, et qui en fera un autre cette semaine, lors d’une soirée en plateau double avec Pékan qui sera présentée le vendredi 8 juillet au bar Le Sacrilège par le Festival OFF de Québec.

  1. Depuis combien de temps fais-tu de la musique, même pour toi-même? Si c’est récent, pourquoi maintenant et pas avant? Ça fait combien de temps que la musique (jouée ou écoutée) fait partie de ta vie vraiment plus sérieusement?

J’ai commencé à jouer de la guitare en 2014. Cependant, j’ai toujours chanté ici et là, avec mes amis pendant des jams, surtout du Beatles. (Je suis fan finie!!) Pourquoi maintenant? J’ai eu 30 ans et c’était, comme Elvis a dit, now or never! Je voyais mes amis avec leurs bands et je me disais : « Come on, you could do this, it’s fucking awesome! » Puis, mon amoureux m’a acheté une petite Renegade en cadeau de Noël avec le livre de toutes les chansons des Beatles contenant les accords. Par la suite, j’ai plein d’amis qui ont contribué à mon apprentissage de la guitare, Pat Leblond, Jean-Pascal Houde, Jean Raby et Benjamin Ganne. Sans eux, je jouerais encore « She loves you ». Finalement, j’ai commencé à écrire des textes et boom, je savais que je tenais quelque chose de nice!

  1. Quelles sont tes influences principales pour ce projet, selon toi? c’est un choix conscient ou constaté après coup?

Je suis très pop et nécessairement, The Beatles ont influencé ma structure de tunes. Je suis très Couplet/Refrain/Couplet/Refrain. Du coup, j’ai beaucoup écouté Lana Del Rey et Kurt Vile quand j’ai commencé à composer. Smooth, sexy et toujours catchy!

  1. Avec quel artiste local aimerais-tu partager la scène?

Honnêtement, je pense qu’Abrdeen pourrait facilement faire la première partie de Los. On a un peu le même genre de vibe. J’aime bien leur petit EP, Small Surf. Très sympa.

  1. Si tu pouvais chanter un duo avec n’importe qui, mort ou vif, ce serait qui?

Définitivement Julian Casablancas que j’admire beaucoup. Je l’ai d’ailleurs rencontré par hasard dans les rues de Copenhague et pour moi, il est l’épitome du « cool ». J’aime The Strokes depuis leur début et malgré quelques albums plus inégaux, je suis certaine que leur comeback sera grandiose. Avez-vous vu le vidéo Threat of Joy, sorti cette semaine? Pur génie!

  1. Comment s’est déroulé l’enregistrement de ton premier morceau?

Vivement 2016 pour toutes les possibilités que cela nous offre. J’ai enregistré le rythm guit et la voix bien comfo dans mon salon. J’ai envoyé ça à David Saint-Germain (KPLR) à Rivière-du-Loup où il a rajouté le lead guit. Finalement, j’ai renvoyé tout ça à Toronto à mon ami Marshall Bureau qui m’avait offert d’enregistrer le drum et boom, le démo Long Time est né! Ce démo a fait une boucle d’exactement 1998 km!! C’est quand même incroyable.

  1. Comment les autres membres se sont joints à toi? C’est toi qui compose et c’est TON projet ou tout le monde s’y met un peu?
Abrdeen
(Crédit: Llamaryon)

Honnêtement, Abrdeen a vu un nombre incroyable de musiciens différents en 2 ans. À la base, j’ai présenté mes chansons à mon bon ami Pierre Désaulniers et Thomas B. Martin. Ils ont tout de suite embarqué. Le band s’appelait Touch of Honey littéralement parce que je cherchais un nom et j’ai regardé une boîte de Cheerios. Par la suite, après des départs et des retours, la formation présente s’est solidifiée et nous avons rebaptisé le projet Abrdeen. Je compose les textes et la musique mais sans mes musiciens, le projet ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. Je me sens extrêmement privilégiée de travailler avec Alexanne Grenier (basse), Maxime Goudreault (batterie) et Philippe Bourque (claviers). J’ai aussi la chance d’avoir un collaborateur en or de la personne de David Saint-Germain (guitare).

  1. Quels sont les projets intéressants à Québec en ce moment? Et à l’international?

La scène locale est tellement en ébullition avec des projets comme Floes, Ego Death et Men I trust (wow, la ligne de basse de la chanson « Lauren »). Anatole m’a tellement fait rêver de monter sur une scène et j’ai d’ailleurs fait mon premier show dernièrement. Alexandre Martel est une force de la nature sur scène et il m’a beaucoup inspiré à avoir confiance en moi et à donner tout ce que j’avais à donner. Sinon, dans le monde, il y a tellement de bons bands, Car Seat Headrest, Beck, Tame Impala, c’est hallucinant!

  1. Est-ce que le français est une option un jour pour les compositions d’Abrdeen? d’où vient le nom du band, d’ailleurs?

J’ai toujours évolué dans un univers très anglo donc non, le français n’est pas une option pour moi. Le nom vient tout simplement de ma rue. Fait à noter : c’est aussi le nom de la ville natale de Kurt Cobain.

  1. Quand prévois-tu enregistrer un album ou un EP en version « physique »?

Je prévois appliquer sur le Volet Pro de l’Ampli de Québec cet été et je me croise les doigts pour être sélectionnée. Si non, je veux quand même enregistrer un EP en automne. Ça s’en vient!

  1. Qu’est-ce qui se passe côté shows après le OFF? Avez-vous des choses en tête?

J’ai été invité à faire la première partie d’un artiste incroyable à la fin juillet mais j’ai promis de ne pas dévoiler le secret. Vous pouvez demander à Sam Murdock. Il vous dira peut-être!

  1. Y a qqchose d’autre dont tu as envie de nous parler?

Encouragez les artistes locaux. Visitez leur bandcamp. Achetez les albums physiques au Knock-Out ou ailleurs. Surtout, allez voir les shows. Il y a tellement de talent au Québec et il y en a pour tous les goûts! Je veux aussi remercier Seb CheveuxDoux qui a été présent depuis le début et m’a toujours botté le derrière afin que je continue!

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Affiche par Kaël Mercader

[FESTIVAL] OFF de Québec: Programmation 2016

Le Festival OFF de Québec dévoilait sa programmation aujourd’hui au Knock-Out devant quelques médias et invités. L’édition de cette année (6 au 9 juillet), qui a pour slogan «Tout est possible», nous réserve à première vue plusieurs surprises, de nouvelles découvertes et du fun en barre. La présentation était accompagnée de la performance de trois artistes de la programmation aux registres variés.

_DSC5045Avec une programmation locale à 50%, pari que l’équipe du festival tient année après année, le festival OFF 2016 promet des soirées hautes en couleur. Pour n’en nommer que quelques-uns, Robbob, Jérôme St-Kant, La fête et Charles Garant sont autant d’artistes de Québec qu’on pourra voir sur les différentes scènes du OFF.

 

Côté inusité, déjà, la soirée d’ouverture commence avec une prestation «à la frontière des genres», tel que nous l’explique Sophie Bernier, directrice de la programmation : dans Anthropologies imaginaires, entre le théâtre et la musique, Gabriel Dharmoo présentera des peuples imaginaires et leur culture. Pour faire lever le party, le OFF a aussi organisé un gros Karaoké le même soir, où l’on nous promet «du kitsch au deuxième degré». Suivra Bad Dylan, un groupe prometteur et festif que vous avez peut-être découvert dans la liste de Noël Poulet-Neige de cette année. Définitivement, cette soirée promet de rivaliser avec le succès de l’année dernière.

 

Le reste de la programmation n’a d’ailleurs rien à envier à cette soirée d’ouverture ou encore à l’édition précédente. On nous promet autant de spectacles plus «intellos», comme la musique électro-contemporaine d’Anoush Moazenni avec son piano modifié, que de prestations qui font bouger, comme celle de Les voyageurs nus avec leur musique festive et engagée. La dernière soirée, quant à elle, est réservée à l’univers du rock : Les Goules y feront leur apparition, ce que Sophie Bernier nous annonce avec émotion en se remémorant leur passage au festival en 2012, alors que le groupe était considéré comme cliniquement mort.

_DSC5131On aura encore droit à beaucoup de primeurs cette année, mais aussi à différents spectacles montés tout spécialement à l’occasion du OFF comme le trio Andrew, Jean-Michel et Fabien, où se rencontrent trois membres actifs de la scène québécoise pour un événement inédit, inimitable. C’est ce qui caractérise ce festival rempli de premières fois et de découvertes pour chacun, ce que le directeur général du OFF, Guillaume Sirois, appelle «les soirées signature».

Ce festival, «incubateur pour la relève de la région» selon le DG, est une occasion en or de découvrir les artistes émergents de demain, de trouver quelques perles rares avant tout le monde. Ce n’est pas un festival qui attire avec des noms connus, mais bien par le côté énigmatique de sa programmation. On vous invite par ailleurs à la découvrir par vous via le site web du OFF. Une compilation regroupant des chansons des différents artistes sera aussi disponible sur le même site, ainsi que les passes (ridiculement abordables) qui sont aussi en vente à différents endroits dès maintenant. On nous a même appris que ceux qui achèteront les leurs dans les points de vente physique (Knock-Out, Sacrilège, Ninkasi, etc.) auront droit à une petite surprise.

Un petit bilan du Festival OFF de Québec

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Yonantan Gat

Comme vous avez pu le remarquer grâce à la quantité d’articles publiés ici sur le sujet, l’équipe d’ecoutedonc.ca était bien présente au Festival OFF de Québec cette année. Après une expérience aussi palpitante (personnellement, c’était ma première fois au Festival OFF, et quelle première fois !), nous vous proposons un petit bilan de nos impressions.

Tout d’abord, il faut souligner la particularité du public. Visiblement mélomanes, on a recroisé plusieurs fois les mêmes auditeurs, et ce dans des spectacles de styles complètement différents. C’est un public attentif comme on n’en voit que rarement, mais surtout un public qui ose. C’est une salle à moitié remplie de gens qui, par applaudissements, ont confirmé qu’ils voyaient du Burlesque pour la première fois au spectacle d’ouverture. Ce sont des gens qui ont pu écouter une pièce de Steve Reich d’une heure sans broncher et sans piper mot, des gens qui se sont parfois assis pendant un spectacle pour mieux profiter de la musique.

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Les Monocytes présentent Spirospatal

Comment le OFF en est-il arrivé à avoir un public aussi cool ? La réponse se trouve dans leurs choix audacieux : eux aussi, ils osent. Ils offrent une gamme complète de styles, passant par l’électro, le folklore, diverses formes de rock ou encore par le classique et le contemporain. Ils osent présenter des spectacles comme Spirospatial par Les Monocytes, où deux musiciens en scaphandre rendent en sons l’atmosphère spatiale. Comme l’a mentionné Sophie Bernier, directrice de la programmation, lors de la première soirée, le Festival OFF fonctionne grâce au lien qui s’est tissé entre les organisateurs et le public. Les premiers font un pas de plus vers l’inusité, le nouveau, et le public suit chaque année, ce qui donne toujours un résultat de plus en plus éclaté et exaltant. C’est ça, la magie du OFF.

Lyse Déjeuner de Lyse and the Hot Kitchen
Lyse Déjeuner de Lyse and the Hot Kitchen

Cette année en particulier, on a aussi su remarquer la forte présence féminine dans la programmation. Que ce soit la chanteuse et la batteuse de SYZZORS, Gigi French ou encore le groupe Salty Wenches, plusieurs femmes ont brûlé les planches en cette douzième édition du Festival. Chapeau d’ailleurs à Lyse Déjeuner, qui m’a particulièrement frappée comme figure féminine dans son trio Lyse and the Hot Kitchen.

Paupière
Paupière

Nos coups de cœur sont très variés cette année. Notamment, on a beaucoup apprécié l’ensemble du spectacle d’ouverture. Plusieurs groupes se sont démarqués, comme KPLR, Fred Woods, SYZZORS, Tous Azimuts ou Paupière. Tous ont eu le souffle coupé devant Yonatan Gat et ont été fascinés par la particularité de Spirospatial. Bien que les salles du Méduse gagnent la palme d’or pour la qualité du son, les autres spectacles au Parvis, au Fou-Bar et au Sacrilège avaient aussi leur charme. Seul hic dans toute la programmation sinon sans reproche : il nous semble que les deux DJ de fin de soirée, Fonkynson et Das Mörtal, aient été moins appréciés autant par les membres du blogue que par une bonne partie du public usuel du OFF. Peut-être est-ce moins leur tasse de thé, ou bien est-ce l’heure assez tardive des fins de soirées.

Bref, aller au OFF, c’est payer seulement 10$ pour être le plus souvent agréablement surpris, pour faire de nouvelles découvertes musicales et pour se lancer dans une aventure dont on ne connaît pas la fin. Il faut savoir écouter et oser voir des groupes qui sortent de l’ordinaire, mais souvent ça paye d’avoir fait le pas. On y découvre les talents d’ici, surtout, et d’ailleurs aussi, un peu avant tout le monde. Mais surtout, on trippe. Vivement l’an prochain!

Crédit Photo: Llamaryon