[SPECTACLE] Fire/Works au Cabaret Satyre + première partie : The Bright Road

C’était la première fois que j’assistais à un spectacle de musique au Cabaret le Satyre, salle qui a ouvert ses portes cet été.  La soirée s’annonçait vraiment intéressante en compagnie de The Bright Road en première partie et de Fire/Works, groupe de Montréal qui visitait Trois-Rivières pour la première fois ensemble.

Fire/Works en studio – entrevue

Avant leur spectacle, je me suis entretenue avec Jonathan Peters, David Lagacé auxquels se sont joins Francis Ledoux et Étienne Dupré.  Nous avons principalement discuté de leur nouvel album qu’ils sont présentement en train d’enregistrer.  Ils cassaient justement quelques chansons durant la soirée, et ça paraissait qu’ils avaient hâte. Jonathan me disait d’ailleurs que leur musique avait changé depuis ce temps. « Maintenant, c’est la chanson avant tout. On est rendu à un point où les chansons sont plus fortes. On n’a pas besoin de tout l’habillage. Pas que je renie ce que j’ai écris, mais j’ai l’impression que c’est plus assumé. On peut enlever toutes les couches qu’on avait sur Shenanigans.» Il parlait également du fait que sur le nouvel album, les chansons ont toutes un groove de fond qui est présent du début à la fin. Le groupe a beaucoup évolué depuis le dernier album et on sent que leur manière de travailler a également prit une autre tournure, car les deux nouveaux membres participent entièrement à la création. «On apporte le squelette sur lequel travailler. Étienne va composer la « basse » , Frank : le drum et tout le monde donne son avis aussi. Ça amène les chansons ailleurs. » De plus, ils n’ont pas autant de pression que pour Shenanigans, où ils devaient enregistrer l’entièreté du long-jeu en seulement deux semaines. Maintenant, ils y vont tranquillement sans se donner de deadline, car plusieurs membres du groupe ont des projets connexes. Bien que leur musique soit en train de changer un peu, je leur ai demandé s’ils n’avaient pas peur de perdre l’essence de ce qu’ils ont créé originairement.  J’ai beaucoup aimé la réponse que Jonathan m’a donné : «peu importe ce que tu fais, peu importe le projet artistique, quand tu restes authentique, ça transparaît. Tu peux changer la couleur de l’habillage, ça reste les mêmes personnes qui l’ont fait. C’est sûr qu’on reconnait le band.»  J’ai eu la chance de discuter avec quatre gars passionnés de musique qui ont un plaisir contagieux à jouer, autant ensemble que sur scène.

Fire/works – spectacle

Bien qu’il n’y ait pas eu tellement de public présent au Cabaret Satyre en ce premier vendredi de festival western de St-Tite, les gars de Fire/Works étaient en feu. Ils n’avaient pas joué depuis un bon moment et avaient hâte de grimper sur la scène; ça paraissait. On pouvait facilement faire la distinction entre les nouvelles chansons, même sans que Jonathan les présente, seulement à voir le groupe jouer les pièces. En effet, ils semblaient vraiment heureux de pouvoir les partager au public et on devinait la fierté qu’ils avaient. Après avoir discuté avec eux j’ai compris ce qu’ils voulaient dire en parlant des chansons éclectiques.  Ils n’ont pas de « recette gagnante » qu’ils répètent, mais on peut dénoter une cohérence dans leur travail. J’ai beaucoup aimé le groove qu’ils me parlaient et le folk aux connotations quelque peu country par moment. J’avoue être impatiente de voir leur 3e album et la suite de ce qu’ils vont nous présenter. Prochainement, ils enregistreront une session live qu’il sera possible de visionner en ligne, ce qui risque d’être fort intéressant.

The Bright Road

J’avais déjà assisté à une prestation de The Bright Road en février 2015 au Centre Culturel Pauline- Julien, mais le groupe était différent. En plus d’avoir maintenant un nouvel album en magasin, Ocean, Léa Boudreau s’est jointe à la formation, et j’avoue que j’aime beaucoup cet ajout.  Quelques chansons sont harmonisées de sa voix cristalline qui ponctue bien la musique de Philippe Garceau, Kevin Juneau et David Brisson. Le dernier album était beaucoup inspiré d’un voyage en Norvège et l’on voit la continuité dans leur inspiration. Cette fois, le folk-pop alternatif de The Bright Road explore des thèmes marins, tout en continuant l’espèce de touche ambiante bien à eux qui a su charmer l’assistance du Cabaret Satyre.

 

Je conclue avec les photos de Jacques Boivin datant du spectacle avec Marie-Pierre Arthur du 27 Février 2015, parce qu’elles sont magnifiques!

Crédit photo : Jacques Boivin 

[SPECTACLE] Une soirée unique avec Fire/Works au Moulin Michel à Bécancour le 16 avril dernier

 

Le 16 avril dernier, je me suis rendu à Bécancour, au Moulin Michel, pour assister au magnifique spectacle du duo Fire/ Works (Jonathan Peters et David Lagacé) et leurs musiciens (Francis Ledoux Étienne Dupré).

Après un accueil des plus chaleureux au rez-de-chaussée de cette magnifique bâtisse, anciennement un moulin, on est monté au deuxième étage.

Le spectacle a débuté tout doucement avec la pièce Underneath your skin de leur dernier album Shenanigans. Tout au long de la soirée, on a eu droit à des chansons tantôt rock, tantôt douces.

Au retour de l’entracte, chose qu’ils faisaient pour la première fois dans un spectacle, c’est Jonathan qui est arrivé sur scène avec sa guitare. Après quelques phrases, l’ampli a décidé de se fâcher et de commencer à grincer fort. Un peu déstabilisé par le fait que son ampli est possiblement brisé, il s’est avancé devant son micro et a débranché sa guitare pour nous la jouer acoustique. Quel magnifique moment! Bien que ce n’était pas voulu, être à leur place, je garderais cette idée pour les prochains spectacles !

Il passe ensuite doucement vers le clavier et ça me donne envie de fermer les yeux pour profiter pleinement de la beauté et de la simplicité du moment.

Le spectacle passe ensuite en mode rock avec quelques nouvelles pièces très appréciées du public qui, selon un petit sondage maison, ne connaissait pas le groupe avant ce soir-là. On a aussi eu droit à la pièce Elephant, que le groupe fait à chaque spectacle.

Vers la fin du spectacle, j’ai eu un « fou rire ». Pendant une chanson, David Lagacé a eu de petits problèmes techniques. Pendant qu’il chantait et faisait aller ses baguettes sur un tambour, une baguette est partie dans la foule en même temps que la partie du haut du pied de micro glissait vers la droite. Il a continué à chanter et à jouer, mais ça ne m’a pas empêché d’avoir un petit « fou rire ». 

C’était leur première fois à Bécancour et les gars étaient contents de rencontrer un nouveau public. J’ai eu l’occasion de parler avec eux après le spectacle et laissez-moi vous dire qu’ils n’arrêtent jamais ces gars-là. Ensemble ou séparément, ils ont plusieurs projets musicaux qui remplissent leurs vies. D’ailleurs, quelques-un d’entres eux seront de la finale des Francouvertes le 9 mai prochain avec leurs projets respectifs: Caltâr-Bateau, La famille Ouellet et Mon doux saigneur. 

Pour terminer, Jonathan mentionne, avec une petite face espiègle d’un enfant qui a hâte d’ouvrir son premier cadeau de Noël, que la dernière chanson du spectacle qu’il s’apprête à faire est sa préférée, mais ce n’est souvent pas la préférée du public. C’est une pièce instrumentale qui semble tout de même plaire aux gens dans la salle, tellement qu’après des applaudissements à n’en plus finir, le groupe revient pour une vraie dernière ou ils nous font taper des mains. Me voilà déjà nostalgique de ce moment qui se termine. J’ai déjà hâte au 9 septembre pour les voir au Satyre Cabaret spectacle. 

En prime, revoici les photo du spectacle du 9 juillet, à défaut d’avoir un photographe avec moi pour capter ce merveilleux moment.

[FESTIVAL] OFF 2015 – 9 juillet – Parvis de l’église Saint-Jean Baptiste

Fire/Works

Plusieurs personnes se sont déplacées pour le premier spectacle gratuit du OFF se tenant sur le parvis de l’église Saint-Jean Baptiste. En majorité composé de gens dans la mi-vingtaine et de jeunes familles, le public s’est assis sur les marches pour écouter attentivement les deux artistes programmés ce soir-là.

 

19h – Fire/Works par Alice Beaubien

Dans une ambiance chaude et humide, la formation Fire/Works nous a offert leur folk-rock psychédélique. Peu bavards avec le public au début, ils nous ont offert un set musical tout à fait convenable, ponctué cependant d’un ou deux petits problèmes techniques. Ils nous ont livré des compositions de leur dernier album paru à l’automne 2014 et de façon surprenante on sentait des notes de country. Deux petits enfants leur ont volé la vedette en tournoyant en rond comme des petits oiseaux sur des rythmes envoutants. À titre personnel, j’aurais préféré voir ce groupe dans une petite salle sombre afin d’apprécier pleinement toute la noirceur et l’envoûtement de leur musique.

 

20h – Juste Robert par Marie-Ève Fortier

Sculpteur de profession, Jean-Robert Drouillard nous a montré ses quelques compositions avec son groupe, sous le nom de Juste Robert, compositions qui viennent tout juste de prendre la forme d’un album à paraître bientôt. Avec un patois particulier, il nous chante la réalité de son quartier, de sa vie, entre deux extraits de livres qu’il lit au public attentif. Le tout est accompagné d’une base musicale solide aux sonorités rock, mais aussi un peu folklore et country. J’ai préféré ses chansons plus lentes et lancinantes, mais le public semble avoir eu un coup de cœur pour sa finale plus rock, avec Bulldozer et Des cordes. Simple, son univers est, tout comme le personnage, un brin sombre. Ça m’a pris un peu de temps pour accrocher à cause de sa façon particulière de chanter (qu’il n’a pas lorsqu’il parle), mais avec le temps je m’y suis habituée et j’ai pu apprécier sa musique, comme l’a visiblement fait le public qui l’applaudissait énergiquement à la fin du spectacle.

 

Crédit Photo: Llamaryon

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[FESTIVAL] OFF – Programme du 9 juillet

De la dizaine de spectacles présentés aujourd’hui, nous vous en proposerons trois.

Fire/Works
Fire/Works

Fire/Works, 19h au Parvis de l’Église Saint-Jean Baptiste [gratuit] :

avec ce qu’ils appellent un folk rock progressif et de belles harmonies vocales, le groupe de Montréal est de mise pour éveiller doucement vos oreilles.

Fred Woods, 22h au complexe méduse :

encore une fois de Montréal, cet artiste à l’électro polyvalent promet des pièces dansantes et des pièces introspectives. Après les oreilles, ça vous réchauffera les pieds, en plus de vous faire apprécier son souci du rendu musical.

Oromocto Diamond, 2h au complexe méduse :

Si vous ne connaissez pas le légendaire Sam Murdock et son duo avec Jean-Sébastien Grondin, c’est que vous suivez très peu l’actualité musicale de notre ville. Aussi derrière la maison de disques et d’édition P-572, Murdock fêtera même son anniversaire avec son public, en lui jouant des pièces à la Scott Pilgrim, au son punk psychédélique dansant. À découvrir.

[FESTIVALS] Du folk à St-Jérôme pendant tout le mois d’août!

TourneeOn a appris cette semaine la mise sur pied d’un nouveau festival de musique, le St-Jérôme Folk, qui se déroulera à l’amphithéâtre Rolland de la ville des Laurentides du 7 au 29 août. La formule est plutôt novatrice : plutôt que de nous gaver pendant deux ou trois jours, le festival propose deux prestations par soir les soirs de fin de semaine d’août.

Le St-Jérôme Folk propose des artistes qui sont dans la mouvance folk, soit des auteurs-compositeurs-interprètes de grand talent qui ont plein de choses à dire. L’affiche montre par ailleurs que les organisateurs sont allés chercher les meilleurs exemples québécois du genre (et de genres connexes comme le country et le bluegrass) : Tire le coyote, Salomé Leclerc, Richard Desjardins, Canailles, Fire/Works, Éric Goulet, Saratoga, The Franklin Electric et Antoine Corriveau, sans oublier Gabrielle Papillon, Coco Méliès, Safia Nolin, Sweet Grass, Will Driving West, Laurence Hélie et Cindy Bédard.

Y’a des soirées de rêve là-dedans, comme le combo Safia Nolin/Richard Desjardins (oh que ça va être riche en émotions) et on doit avouer que la soirée Canailles/Sweet Grass devrait en brasser plus d’un.

Pour en savoir plus sur le festival (dont le prix des billets), consultez le site Web de St-Jérôme Folk.

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[PHOTOS] Fire/Works, Antoine Corriveau et Marie-Pierre Arthur, 27 février 2015

Chose promise, chose due : voici les photos du spectacle de vendredi. Y’en a beaucoup? C’est juste parce que j’étais pas capable de choisir. L’énergie de Marie-Pierre Arthur, sa complicité avec ses musiciens, les regards tendrement intenses de Frank Lafontaine, tout ça, c’était du bonbon pour un photographe.

Photos : ecoutedonc.ca/Jacques Boivin

[SPECTACLE] NuitsFEQ – Fire/Works, Antoine Corriveau et Marie-Pierre Arthur, Impérial Bell, 27 février 2015

Marie-Pierre Arthur
Marie-Pierre Arthur

Wow. Sérieux, là. Quelle soirée. Je viens d’arriver et ouf, j’essaie tant bien que mal de me mettre en mode rédaction. Voyez-vous, ce spectacle de Marie-Pierre Arthur, c’était de la bombe. J’ai vu des spectacles émouvants. J’ai vu des spectacles époustouflants. J’ai vu des shows endiablés. Mais ce soir, j’ai eu du plaisir comme j’en ai rarement eu. Et il semble que je n’étais pas le seul. J’étais entouré de visages ravis, de hanches qui se laissaient aller et de mains qui battaient la mesure.

Accompagnée de son band toute-étoile, Marie-Pierre Arthur a livré une prestation principalement fondée sur les pièces de son dernier album Si l’aurore. Et elle aimait ça. Elle souriait constamment, la Marie-Pierre. À la foule. À l’homme de sa vie, qui brûlait les notes de son clavier avec toute la Frank Touch dont il était capable. À ses autres musiciens (Joe Grass et Guillaume Doiron à la guitare et Sam Joly à la batterie) et à sa choriste, Erika Angell, qui accompagnait notre héroïne avec sa voix magnifique. La chimie entre les membres du groupe, qui prenaient vraiment leur pied à jouer ensemble, était palpable (et contagieuse). Et la communion avec la foule… comment dire? On sentait qu’on faisait partie du band, de la famille. Et l’énergie allait dans les deux sens. Marie-Pierre était visiblement émue par l’accueil qu’on lui avait réservé.

Fire/Works
Fire/Works

Sur le plan des chansons, avouons-le, on dirait que Si l’aurore a vraiment libéré Marie-Pierre Arthur. Ça groove, ça groove, suffit de la voir caresser sa basse pour se rendre compte à quel point elle a du plaisir à jouer ces chansons, qui sont plus que solidement interprétées. Les chansons des deux premiers albums ont eu droit à un petit coup de plumeau pour se rapprocher musicalement des nouvelles. Si tu savais était SUR-VOL-TÉE.

Magique. Divin. Mais pour du rock, c’était tout, sauf soft.

En première partie, Fire/Works a livré une prestation solide et sympathique composée de pièces de leur petit dernier Shenanigans. C’est juste dommage que les personnes présentes aient préféré papoter plutôt que d’écouter le show qu’ils ont devant eux. Heureusement, lorsqu’est venu le temps d’Elephant, les gars ont mis les grandes gueules dans leur petite poche. On en aurait pris beaucoup plus que ce petit 4-5 chansons.

Antoine Corriveau
Antoine Corriveau

Le groupe était suivi d’Antoine Corriveau, qui a impressionné les personnes présentes avec une prestation sans tache, comme toujours. Non, il ne saute pas partout (au contraire, il est bien vissé sur sa chaise avec son grand chapeau), mais il impose le respect, Corriveau. On l’écoute attentivement. On hoche la tête en approbation. Les spectateurs qui m’entouraient ont vraiment été emballés par sa prestation. Faut dire que le folk-rock sombre, mais intense, de l’auteur-compositeur-interprète se transpose particulièrement bien sur scène, et les pièces du deuxième album, Les ombres longues, sont autant d’occasions de s’envoler. Julie Blanche, qui lance son premier album mardi, est venue rejoindre le trio pour une dernière petite chanson. Belle façon de souligner que Corriveau et Blanche seront au Petit impérial le 11 avril prochain dans une magnifique formule double plateau.

Bon, allez. Les photos vont suivre plus tard, le blogueur a des valises à préparer.

Mais sérieux. Quel fun!

[ALBUM] Fire/Works – « Shenanigans »

Y’a pas à dire, c’est une belle année pour le folk d’ici, toutes langues confondues. Pourquoi cette remarque? Parce que mes oreilles ne se lassent pas de Shenanigans, du duo montréalais Fire/Works. Le duo composé de David Lagacé et Jonathan Peters propose un album qui embrasse tout en douceur l’automne et ses couleurs flamboyantes. Un brin mélancolique sans tomber dans le mélo, Shenanigans est parfait pour se laisser traîner les pieds dans les tas de feuilles mortes du voisinage.

Même s’ils ont eu de l’aide de plusieurs amis, Lagacé et Peters ont touché à à peu près tout sur cet album réalisé avec l’aide de Jean-Bruno Pinard (qui s’est également occupé de la prise de son). Ils ne peuvent donc pas le renier. Tant mieux, parce que malgré ses tendances très référentielles (on entend du Patrick Watson par ici, du Groenland par là, y’a du Plants & Animals dans certains racoins, on a même un petit arrière-goût de Coldplay à ses débuts à certains endroits), Shenanigans est un album qui risque de passer un petit bout de temps dans votre lecteur CD. Lagacé et Peters n’ont pas voulu réinventer la roue ou faire dans le chic sophistiqué, ils se sont contentés d’écrire les meilleures chansons qu’ils étaient capables d’écrire. Et ils sont capables d’en écrire des maudites bonnes.

Des pièces qui se démarquent? J’aime beaucoup Elephants, parfait amalgame de tout ce qui marche sur Shenanigans. Une chanson aussi riche, texturée, colorée que le reste de l’album.

Voilà un album dont vous devriez encore entendre parler à la fin de l’année. Je vous laisse avec une autre excellente chanson, Underneath Your Skin, qui ouvre l’album. (Coyote Records)