[SPECTACLE] La Luna (+ Commuovere + Vergogne) dans un lieu secret jeudi 23 février 2017

Il y a une foule de trucs qui se passent à Québec. Y’a des gros spectacles comme Half Moon Run pis Valaire, mais y’a aussi une tonne de petits trucs secrets. Jeudi dernier, je suis allée faire pleurer mon acouphène au rythme de trois groupes qui se sont bien cachés pour l’évènement (je me prend pour une poète).

Vergogne – Photo: Catherine B Photographie

Le duo Vergogne commence la soirée. Drum et guitare, un petit set qui réveille la foule bien compactée dans l’endroit MYSTIQUE. D’ailleurs, je leur souhaite de se faire connaitre un peu plus, j’ai vraiment aimé leur style (pis le fait que ce soit une rad chick au drum). Leur page facebook.

Ensuite au tour de Commuovere. Ils profitent de leur premier spectacle pour sortir leur EP (single). En tout cas, c’est ce que l’événement facebook dit : RELEASE DU EP, PREMIER SHOW, LOL (LOL étant ma partie préférée). Je tiens à mentionner ce que JC, guitariste du groupe, souligne au début de leur set : on note la présence de filles dans chaque groupe de la soirée. C’est beau et important de voir de plus en plus de femmes sur la scène musicale. La féministe en moi est bien contente. En tout les cas, on nous promet un set de 12 minutes de musique méchante, et c’était très méchant.

Finalement, La Luna, band de screamo/Loud/ELITE de Toronto (je base encore mes informations sur ce que Facebook dit, je suis un peu déçue qu’il n’y ait pas de LOL). Ça brassait en masse, juste assez pour la grosseur de la place, t’avais pas vraiment le choix de te faire brasser finalement. Un band qui, clairement, n’est pas stressé par la foule qui  »mush » à six pouces d’eux, joue avec intensité et nous fait même l’honneur d’une rappel.

 

[Spectacle] AGGRESSIVE MUSIC FESTIVAL, l’Anti, le 19 février 2016

Ce week-end dernier, Die Young Production présentait la 3e édition du AGGRESSIVE MUSIC FESTIVAL à l’Anti Bar & Spectacle. Nous avons assisté à la soirée de vendredi où le hardcore québécois était à l’honneur. C’est dans une salle comble complètement déchainée que la tête d’affiche de la soirée Get the shot s’est produite.

Pour la troisième édition de ce festival mettant en vedette le hardcore et ses dérivés, les groupes locaux étaient au coeur de la programmation. En effet, la soirée de vendredi accueillait plusieurs groupes québécois venant tous de la ville de Québec. Le festival se déroulait sur deux jours, soit vendredi et samedi, et accueillait comme tête d’affiche Get the shot et Death Before Dishonor.

Get The Shot

Get the Shot
Get the Shot

Après un moment d’absence dans la Vieille-Capitale, Get The Shot est monté sur scène avec son éternelle énergie contagieuse. Ayant une excellente maîtrise de ses interactions avec la foule, le chanteur Jean-Philippe Lagacé a encore une fois montré à quel point il  sait toucher son auditoire. Sa musique puissante vient d’ailleurs appuyer son discours, on y ressent   toute la haine envers l’ordre établi de notre société. On peut aussi remarquer un sentiment de solidarité de la part du public puisque le moshpit, le headbang et les cris y sont omniprésents. De véritables bêtes d’instruments, les musiciens enchainent leur musique rapide à merveille.

Le groupe a remis ce soir-là tout l’argent amassé par la vente de leur marchandise au Centre multiethnique de Québec afin d’apporter leur soutien aux nouveaux arrivants dans la ville de Québec.

Très beau geste de leur part !

Première partie
Plusieurs groupes originaires de la ville de Québec se sont succédés pour offrir une belle soirée de musique agressive.

The undeniable truth
The Undeniable Truth

Le groupe Hashed Out ayant annulé sa présence au festival, c’est The Undeniable truth  qui s’est chargé de réchauffer la foule avant la tête d’affiche de la soirée. Ne connaissant pas ce groupe, ils ont su me surprendre avec brio. Se préparant à tout détruire avec leurs breakdowns assez pesants accompagnés d’un scream assez puissant, ils ont offert toute une prestation.
L’écoute de leur album est disponible sur leur Bandcamp.

Behind the Revolver
Behind the Revolver

Behind the Revolver ont quant à eux fait lever la soirée avec leur metalcore. Ils surprennent intensément avec leur breakdown accompagné d’un côté mélodique et rythmique. Ils ont d’ailleurs sorti leur dernier album Reminiscence il y a quelques semaines, qui est disponible sur les plateformes numériques telles que YouTube et iTunes. Vous pouvez aussi vous procurer une copie digitale sur le Bandcamp du groupe.

Hunt the Shark
Hunt the Shark

C’est avec leur mélange de hardcore alterné avec des tons plus mélodiques à la métal, accompagné d’une voix clean à certains moments que Hunt The Shark s’est présenté sur scène. Leur style assez différent des autres groupes de la soirée, ils nous ont fait goûter à leur énergie. Le chanteur Guillaume Gaudreau avait de bonnes interactions avec la foule en sautant de la scène pour aller rejoindre le public. Le ton mélodique de la guitare apportait une touche métal à leur musique. Le guitariste était en plein contrôle de son instrument.

Dead Poets
Dead Poets

Les gars de Dead Poets ont donné leur premier spectacle ce soir-là. Groupe assez récent, ils ont offert une étonnante prestation.

Ils ont terminé leur set avec leur single Mirroirs, dont le vidéoclip est sorti en janvier dernier.

Groupe assurément à découvrir.

Coup de coeur de la soirée, GÄZ a débuté en beauté.

Gäz
Gäz

Leur rock/stoner avec un mélange de métal est littéralement à se jeter par terre. Ils ont profité de l’occasion pour présenter leur nouveau guitariste surnommé Gilbertru 2 (Gabriel Joly – The Outborn). C’était son premier spectacle avec le groupe. La foule s’est déplacée en grand nombre pour assister à cette première prestation du festival.

Leur EP est disponible gratuitement sur leur Bandcamp.
AMOUR À GAZ !

À propos du AGGRESSIVE MUSIC FESTIVAL
L’AGGRESSIVE MUSIC FESTIVAL est l’occasion de faire valoir la scène hardcore du Québec et d’ailleurs. Dans les éditions précédentes, seuls les groupes locaux y étaient présents. Cette année, pour la troisième édition, le fondateur John Page est allé chercher des groupes comme Death Before Dishonor. En apportant ce groupe à la programmation, il donne la chance aux groupes locaux de jouer avec les plus grands de la scène hardcore afin de leur assurer une visibilité.