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Nuits FEQ Région : Québec Spectacles

[Nuits FEQ] Safia Nolin (+Ego Death, + De la Reine), Impérial de Québec, 26 mai 2017

La dernière fois que nos vies s’étaient croisées, il y a de cela presque deux ans, Safia Nolin et moi étions au Cercle dans un cadre assez intimiste. J’assistais à son premier spectacle en tant que tête d’affiche, ce qu’elle nous avait rapporté avec un enthousiasme fébrile. Vendredi dernier, alors que l’Impérial affichait complet, elle s’est montrée avec autant de simplicité qu’alors, déroulant ses chansons humblement et avec la douce passion qu’on lui connaît. Compte-rendu d’une soirée intime malgré les grands espaces et la foule.

Ego Death / De la Reine – Une entrée en matière solide

Avant que l’auteure-compositrice-interprète mette les pieds sur scène, elle a laissé deux groupes de la Vieille Capitale assurer sa première partie.

Ego Death – Photo : Jacques Boivin

Ego Death s’est présenté à 20h tapantes. Joey Proteau et ses cinq musiciens – six si on inclut le gorille de peluche qui trônait à gauche de la scène – ont commencé la soirée en force. Dans un 30 minutes qui parut bien court, le groupe a exploré autant de nouvelles compositions que de pièces tirées de Grief, maxi autoproduit délivré en janvier 2016. Grâce à l’aplomb des musiciens et à la qualité du son dans la salle, les différents titres prenaient des allures de rock psychédélique, ce qui complétait bien leur noyau plus folk. Sans compter les harmonies vocales qui donnaient l’effet d’un véritable chant de sirènes (les vraies : celles, monstrueuses, qui attirent les âmes perdues dans leur gouffre par leurs mélodies cristallines).

Le public s’est montré très participatif au cours de cette première partie, allumant et agitant leurs téléphones «comme des lucioles» tout au long de la «chanson d’amour pas quétaine», tel que rapporté par son auteur. Et les spectateurs ont applaudi avec enthousiasme après la dernière chanson, un titre inédit et rempli de soupirs : Sweet Spirit / Love Spirit.

De la Reine – Photo : Jacques Boivin

De la Reine a enchaîné avec un set retravaillé pour l’occasion. Tandis qu’Ego Death naviguait entre lourdeur et légèreté, le quatuor royal a su exploiter pour sa part la fibre onirique et planante de ses pièces autrement plus trip-hop, rock ou accrocheuses. Ai-je déjà mentionné que les chansons de la Reine sont en français ? Cela leur donne aussi un charme particulier.

Mis en valeur par la qualité sonore, mais aussi par les savants jeux de lumière de Kevin Savard, les musiciens ont livré une performance assumée. On a eu droit à des envolées lyriques autant du côté de la guitare que du chant, tandis que la section rythmique donnait de la chair à l’ensemble avec leurs lignes recherchées.

En plus des pièces de leur album homonyme, ils ont joué une nouvelle reprise ainsi qu’une composition qui promet pour la suite. De quoi faire danser certains spectateurs malgré le manque d’espace. Le tout s’est fini avec une version minimaliste de Le Poids qui jouait sur les silences.

Safia Nolin – L’heure de gloire

C’est acclamée – littéralement – que Safia Nolin a ensuite fait son entrée sur scène. Seule à la guitare pour la première pièce, elle a bientôt accueilli à ses côtés trois autres musiciens : Joseph Marchand, support moral et guitariste, Jean-Philippe Levac, batteur, ainsi que Philippe Brault, bassiste. Cette «formule spéciale» à quatre a donné beaucoup d’intensité aux pièces tirées de Limoilou, qui sont habituellement plus épurées.

Safia Nolin – Photo : Jacques Boivin

Le traditionnel duo Safia – Joseph (guitares et voix) a cependant refait surface par intermittence lors du spectacle, tantôt quand les autres musiciens s’éclipsaient de la scène, tantôt à travers leurs discussions. À plusieurs moments pendant la soirée, on a d’ailleurs pu savourer leurs échanges candides et authentiques avec la foule. Entre Suzuki musique, les wapitis, et même les Babybels, on a abordé maints sujets éclectiques. C’est toujours touchant, à travers cela, d’entendre Safia Nolin s’adresser à son public comme on parle à des amis potentiels. Cela a grandement contribué à créer une atmosphère chaleureuse. Sans parler du majestueux silence qui régnait au parterre d’un Impérial sold-out (et on aurait dont aimé qu’il se prolonge jusqu’aux excellentes premières parties !).

Le duo s’y prêtant bien, c’est dans cette formule que l’artiste a présenté la plupart des reprises tirées de son album Reprises Vol. 1. Face à face, partageant le même micro, les deux musiciens nous ont chanté de douces versions de Loadé comme un gun ou encore de D’amour ou d’amitié. Quel n’a pas été notre étonnement lorsque, pour Calvaire, un invité surprise a mêlé sa voix à celle de Safia : un Boom Desjardins visiblement ému et qui a su faire chanter toute la foule en chœur. Il faut remercier le FEQ, organisateur du spectacle, pour cet avant-goût de l’été.

La soirée s’est ensuite poursuivie avec d’autres compositions originales entrecoupées de discussions. Une nouvelle chanson a été présentée, bleue de mélancolie comme les précédentes. Le groupe a terminé avec la pièce homonyme de l’album Limoilou ainsi qu’avec Ce matin. Entre les deux, on a eu droit à une (longue, mais drôle) chanson des remerciements.

Photos : Jacques Boivin

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Festival d'été de Québec Festivals

[FESTIVAL D’ÉTÉ DE QUÉBEC] JOUR 2 – À ne pas manquer

La soirée s’est terminée tard hier soir avec Chocolat? Vous avez fait la fête avec Skrillex et sa bande jusqu’aux petites heures? C’est maintenant l’heure de se relever et d’affronter le jour 2 du FEQ 2015 en ce vendredi 10 juillet 2015. En passant par la première messe country de Québec à une soirée de lauréat sur la scène Hydro-Québec, voici quelques suggestions de groupes à voir ce soir.

18 h 00 : Dylan Perron & Elixir de Gumbo ou Julie Blanche

Julie Blanche
Julie Blanche

Difficile début de soirée encore une fois. Notre coeur alterne entre le gagnant des Francouvertes 2015 Dylan Perron & Elixir de Gumbo ou encore la charmante et talentueuse Julie Blanche. Deux belles découvertes à faire en ce début de festival, soit à la place d’Youville (Dylan Perron) ou au Petit Impérial (Julie Blanche).

19 h 00 : The Feather 

En premier lieu, nous ne suggérons pas réellement d’aller jeter un coup d’oeil à l’Impérial Bell pour aller voir Julien Sagot. Pourquoi me direz-vous? Parce qu’il sera en concert demain soir pour un deuxième spectacle plus intime au petit impérial. La réalité des festivals, c’est de faire des choix et des découvertes. Je vous conseille donc de vous rabattre sur The Feather au Parc de la Francophonie. Directement venu de la Belgique, Thomas Medard, de son vrai nom, vient nous présenté Invisible, un album solo entièrement écrit, joué et réalisé par lui-même. Nous sommes dans un univers qui croise le folk et l’indie pop. Très intéressant à découvrir.

20 h 00 : Last Train ou Jérome Minière (20:45)

C’est en ce deuxième jour de festivité que l’organisation du festival a décidé de programmer sur la scène Hydro-Québec sa soirée de récipiendaire. C’est donc à 20h00 que Last Train, les gagnants du prix FEQ Bourges, s’empareront de la scène pour présenté leur rock décapant. C’est français connaissent le rock pur et dur qui saura ravir les fans de la première heure du rock’n’roll. Plus loin, sur St-Joseph, Jérome Minière présentera son 11ème album en carrière à l’Impérial Bell. Un note honorable de 79% lui a été accordé. C’est donc à ne pas manquer pour les amoureux des chansonniers.

21 h 30 : The Tragically Hip ou Salomé Leclerc

Fully Completely par The Tragically hip
Fully Completely par The Tragically hip

Des légendes du rock canadien viennent présenter leur meilleur album en carrière dans un endroit aussi intime que la scène Loto-Québec. Je parle ici de The Tragically Hip qui joueront en entier Fully Completely. C’est une chance unique de voir le groupe sur une scène extérieure conviviale et intime. Prévoyez d’arriver tôt pour y avoir accès. Plus bas dans la Capitale, la charmante Salomé Leclerc viendra faire découvrir son dernier album 27 fois l’aurore aux spectateurs. Dernière récipiendaire du prix Espoir FEQ en 2014, elle saura par sa simplicité rendre émotif certains spectateurs présents sur la scène Hydro-Québec.

N’oubliez pas que c’est ce soir que le Festival d’Été lance sa soirée country avec Robby Johnson à 19h00, Bobby Bazini à 20h00 et Keith Urban à 21h30. Cette soirée était demandée par plusieurs festivaliers. C’est donc un test pour ce genre musical que fait l’organisation du festival. Amateurs de country, soyez du rendez-vous si vous voulez une autre soirée du genre en 2016.

Pour tous les concerts, voir l’horaire détaillé plus bas.

Infographie par : Festival d'Été de Québec
Infographie par : Festival d’Été de Québec
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Nouvelles

[ANNONCE] Kodaline à l’Impérial Bell en septembre

C’est aujourd’hui que le groupe irlandais Kodaline a levé le voile sur l’itinéraire de leur prochaine tournée nord-américiane. Deux arrêts sont prévus au Québec, dont un dans la Capitale-Nationale. Le quatuor, formé de Steven Garrigan (chant, piano, guitare), Vinny May (percussions), Jason Boland (basse) et Mark Prendergast (guitare, piano) viendra présenter les pièces du nouvel album Coming Up For Air disponible depuis le 2 juin dernier. Cette performance, leur première visite à Québec en carrière, aura lieu à l’Impérial Bell le 25 septembre prochain. Le trio américain Good Old War réchauffera les planches dès 20h00 avant l’arrivée des Irlandais.

Kodaline en n’est pas à sa première visite dans la province. En effet, le groupe s’est produit l’an dernier au festival OSHEAGA ainsi qu’en début d’année, deux fois plutôt qu’une, au Métropolis de Montréal.

Le groupe embarque donc pour une tournée de vingt dates, échelonnés sur près d’un mois. Le tout débutera le 18 septembre à Atlanta pour se terminer à Anaheim le 14 octobre 2015. Un arrêt est prévu au superbe festival MRCY à Laval le lendemain de leur passage à Québec.

Vous êtes intéressé à voir le groupe?

Le concert est à l’Impérial Bell (252, rue Saint-Joseph Est) le 25 septembre 2015. Les billets sont au coût de 36$ à la billetterie de l’Impérial Bell ou sur le www.evenko.ca dès le 10 juillet.

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En route vers le FEQ avec… Le Couleur – « Dolce Desir »

logo-feq1C’est aujourd’hui qu’ecoutedonc.ca lance une nouvelle chronique : En route vers le FEQ. Ces billets, publiés de façons sporadiques, s’attarderont à des critiques d’albums récents, ou anciens, d’artistes qui seront de passage en ville du 9 au 19 juillet 2015.

Aujourd’hui, pour ouvrir le bal, parlons de Le Couleur! Groupe présent sur la scène musicale montréalaise depuis 2008, il est formé de trois membres, soient Laurence G-Do, Steeven Chouinard et Patrick Gosselin. Ayant à leur actif un album et deux EP, Le Couleur est actuellement dans un buzz incroyable à l’internationale. En février, le groupe à fait un concert a New York avec leur compagnon Beat Market. Cette semaine, une tournée européenne de sept dates en mai (voir dates plus bas) vient d’être annoncée.

lisbonluxrecordslogoC’est grâce au label Lisbon Lux Records que ce deuxième EP a vu le jour. En effet, cette maison de disque a vu le jour en 2013 et abrite maintenant six de groupe montréalais. Créée par le producteur French Fox et Steeven Chouinard, le batteur de Le Couleur, cette maison de disque s’intéresse principalement au genre électro sous toutes ses formes. En mars dernier, la maison de disque a lancé une compilation gratuite intitulée LLR VOl.2 disponible ici si vous êtes assoiffés de bonnes musiques d’ici.

Revenons avec Le Couleur et leur deuxième EP Dolce Desir paru en mars dernier. Ce sont cinq pièces, réparties sur près de 17 minutes, qui sauront vous faire danser sans arrêt. Nous sommes dans le rétro chic, très disco par moment. Analysons, pièce par pièce, ce merveilleux EP.

1. Club Italien

Dès le début de l’EP, les rythmes sont accrocheurs. On ressent énormément les influences disco et rétro. La voix de Laurence G-Do est d’une douceur et très juste. Cette pièce met en place l’univers du mini-album. L’ambiance chic de la musique française disco d’il y a quelques décennies. Il y a des synthés par-dessus le tout. C’est magnifique.

2. Concerto Rock

Concerto Rock est décidément la pièce forte de l’EP. Les paroles et le rythme de la musique vous resteront en tête pendant un bon moment après la première écoute. Il y a une sensualité, qui sera un thème récurrent du mini-album, dans cette pièce et dans la voix de la chanteuse. La répétition des instruments, qui peut sembler à première vue désagréable et facile, à un effet contraire. Elle vient hypnotiser l’auditeur dans un cycle sans fin et lui fait répéter le fameux « Concerto rock qui s’entre-choc au-dessus des blocs« .

3. Tendresse Particulière

La troisième pièce vient réduire le niveau d’énergie de l’EP. Nous avons ici une pièce douce, mélancolique mettant de l’avant la voix de Laurence. La mélodie, très électro, est douce et en retrait. Nous sommes accrochés aux textes sensuels et amoureux de cette suave voix. Il y a une ambiance

4. Autovariation #64

La quatrième piste est un peu plus expérimentale. Nous avons une chanson instrumentale. C’est décidément la moins accessible du lot. Comme son nom l’indique, nous sommes en présence d’autovariations d’instruments. Plus de deux minutes sans paroles, seulement des instruments qui s’enchainent créant une mélodie électronique accrocheuse.

5. Télé-Jeans

Nous concluons l’écoute avec Télé-Jeans. Pièce très joyeuse, rythmée qui jouent sur les textures, qui serait en mesure de résister à danser sur les paroles « Filles ou garçons » de Télé-Jeans. Nous sommes vraiment dans l’univers chic, rappelant la musique pop française. C’est un succès sur toute la ligne.

Ce sera une deuxième présence à Québec pour l’année 2015 pour le groupe. En effet, la bande de Laurence G-Do a ouvert pour la belle Fanny Bloom le 7 mars dernier au Cercle. Vous avez manqué le concert, ce n’est pas grave, car Le Couleur sera du Festival d’Été de Québec le jeudi 16 juillet prochain à l’Impérial Bell avec nul autre que la chanteuse canadienne Lights et Tei Shi. C’est un rendez-vous à ne pas manquer si vous n’êtes pas fan du rap d’IAM ou du rock de Bernard Adamus.

En ce qui concerne la tournée européenne, elle sera lancée le 13 mai à Metz, en France. Toutes les dates sont disponibles sur le site web du groupe.

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Spectacles

[SPECTACLE] BIG SEAN, Impérial Bell, 10 avril 2015

C’est lors d’un vendredi pluvieux du mois d’avril que le célèbre rappeur Big Sean s’amène à Québec pour la première fois de sa carrière. C’est grâce à l’équipe de District 7 Production que ce concert a lieu. Il est important de le souligner, car cette entreprise de booking de la région est très active depuis quelque temps, au plus grand plaisir des mélomanes de la Capitale.

Crédit photo : Matthieu Paquet-Chabot / ecoutedonc.ca
Crédit photo : Matthieu Paquet-Chabot / ecoutedonc.ca

Big Sean est connu depuis plusieurs années comme étant un des protégés du rappeur le plus controversé des derniers temps : le seul et unique Kanye West. Signée sous l’étiquette de disque G.O.O.D Music, Big Sean vient nous présenté son dernier album, succès critique et populaire, Dark Sky Paradise.

Il est 22h00 moins le quart. Après plus de deux heures d’un DJ set de Darril Masih que le public présent à l’impérial Bell à pus voir à l’oeuvre le rappeur Big Sean. Émergeant d’une plateforme dissimulée derrière trois grands écrans, le rappeur entame la pièce Paradise, tirée de son dernier album. Tout de blanc vêtu, le rappeur s’active sur la scène avec son DJ en enchainant quelques pièces de Dark Sky Paradise. Les projections sur les écrans sont superbes. Elles viennent améliorer grandement l’expérience du concert. Le public à droit à un spectacle de calibre d’aréna côté scénique. Les lumières et les images sont de toutes beautés… le tout dans une salle de moins de 900 personnes. C’est impressionnant. Malgré quelques problèmes de son, le public, enflammé, chante les paroles de la très belle pièce Mercy, crée en collaboration avec Kanye West.

Crédit photo : Matthieu Paquet-Chabot / ecoutedonc.ca
Crédit photo : Matthieu Paquet-Chabot / ecoutedonc.ca

Peu bavard, le rappeur se permet quand même un discours inspirant pour ses fans. Le bonheur, les buts, l’amour sont à l’honneur. C’était cliché, simple, mais réussi. Le public a applaudi le rappeur et s’est tout de suite remis au rap avec la chanson High. Parlant de high, il y en avait du monde high à l’Impérial hier soir. Une forte odeur de printemps se faisait ressentir. Plusieurs pièces du rappeur font allusion aux drogues illicites et à l’alcool.

À mi-parcours, le rappeur débute le premier couplet de Mula, une de ses pièces fortes. Un des se amis, inconnu du public, vient le rejoindre sur scène. Quelques pièces plus tard, l’Impérial Bell s’est transformé en cabaret de danseurs érotiques… Big Sean enlève son chandail. Les femmes sont en extases. Les téléphones sont au rendez-vous pour prendre des selfies avec le rappeur… Moment étrange du concert que nous tentons d’effacer de notre mémoire.

Enchainant les pièces de tous ses albums et mixtapes, Big Sean fait son concert à un rythme soutenu. C’est vers la fin du concert que le rappeur de Détroit nous sort ses grands hits : Marvin & Chardonnay, Guap, Clique et Don’t like (rebaptiser Do Like Québec pour l’occasion). Nous ressentons que les fans adorent les pièces de son album en collaboration avec Kanye West. Les réactions sont fortes. Les admirateurs du rappeur dansaient, sautaient et chantaient à tu tête les paroles de Big Sean. Une mascotte, arborant le logo des Red Wings de Détroit, sa ville natale, s’est jointe à nous lors de la pièce Guap. L’ambiance était à son paroxysme.

Crédit photo : Matthieu Paquet-Chabot / ecoutedonc.ca
Crédit photo : Matthieu Paquet-Chabot / ecoutedonc.ca

Sean Michael, de son vrai nom, a terminé sa performance, de près d’une heure quinze, avec IDFWU. Il a même osé se payer un bain de foule, au grand désarroi des agents de sécurité de la salle. Il fut bref, mais très apprécier. Malgré les cris de la foule, le rappeur ne se reportera pas le bout du nez sur scène. C’est terminer, les lumières se rallument. Quelques fans, qui ont acheté de la marchandise, rencontreront l’artiste en coulisse plus tard dans la soirée.

Ce concert rap répondait à tous les clichés du milieu : DJ beuglant dans le micro, les bruits typiques (sonnette) du même DJ, un rappeur torse nu, des phrases clichées (Put your hands up! WHATS UP QUÉBEC?) à répétition, des chanson joué à moitié, une odeur de printemps, des faux freestyles… Est-ce nécessairement négatif? Pas du tout. Sans ces aspects, le concert aurait été d’un ennui mortel. Que serait un concert de Big Sean, c’est ma deuxième expérience en deux ans, sans les FINALLY FAMOUS à répétition dans les hauts parleurs? Un concert rap du genre se doit d’avoir tous ses clichés pour faire vivre un concert qui vient divertir la foule. Il faut comprendre que Big Sean n’a pas le matériel de Kanye West ou encore Kendrick Lamar. Il attire les foules plutôt commerciales et typiques du rap plus accessibles.

Crédit photo : Matthieu Paquet-Chabot / ecoutedonc.ca
Crédit photo : Matthieu Paquet-Chabot / ecoutedonc.ca

Petit bémol (personnel) : Big Sean à délaissé, à ma plus grande tristesse, son deuxième album Hall Of Fame. Sur les 25 pièces jouées, seules 3 étaient de cet album. Selon moi, Hall Of Fame est son meilleur opus à ce jour.

Bref, malgré le manque d’auditoire (le balcon était fermé), Big Sean a su enflammer la Capitale-Nationale pour sa première visite en carrière. Merci District 7 production de prendre des risques du genre et j’ose espérer que la population répondra à l’appel lors d’un prochain concert rap, ici à Québec!

** Grille des chansons**

Intro (DJ BEATZ)

Paradise

All your Fault

Gangbang

Mercy

Sanctified

A$$

Open Wide

High

Higher

Research

Mula

Burn

Stay Down

Play No Games

My Last

Beware

Win Some, Lose Some

Blessings

Marvin & Chardonnay

Guap

Don’t like

Clique

All Me

IDFWU

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Spectacles

Spectacle : Fontarabie (av. Fanny Bloom et Bernhari) – Impérial de Québec, 4 octobre 2014

(Photos : ecoutedonc.ca – Jacques Boivin)

Il y a des spectacles qu’on a hâte de voir parce qu’on sait qu’on va prendre part à un événement. Ce ce qui est arrivé ce samedi lorsque nous avons vu Fontarabie, le projet de Julien Mineau, prendre vie devant nos yeux et nos oreilles. Un projet ambitieux qu’evenko a accepté de présenter gratuitement dans trois villes (Montréal, Québec et Gatineau). Non seulement le spectacle était gratuit, mais en plus, nous avions la chance d’assister à deux belles premières parties : Bernhari et Fanny Bloom.

C’était donc un privilège que nous avions en ce samedi soir pluvieux et nombreux sont ceux qui ont répondu à l’appel. Ils n’ont pas été déçus.

Compte rendu chrono.

 

BernhariBernhari

On l’a vu il y a à peine un mois lorsqu’il a lancé son excellent disque au Cercle. Proposant un set beaucoup plus court (mais intense) qu’à sa première visite, Bernhari et ses musiciens en ont mis plein les oreilles aux quelques spectateurs présents (on arrive tard, à Québec… mauvaise habitude). Toujours aussi intense, Bernhari a retourné sa cymbale dès la première chanson (Sagard).

Cette courte prestation aura permis au jeune Montréalais de se faire quelques nouveaux fans : les réactions autour de nous étaient plus que positives.

On était prêt pour la suite.

 

041014-202535Fanny Bloom

Visiblement nerveuse au début de sa prestation, la jeune auteure-compositrice-interprète-reine-de-la-pop a dû changer son programme en cours de route en raison de pépins techniques. Dommage, parce que le programme (que j’ai pu entrevoir) promettait. À la place, nous avons eu des chansons beaucoup plus tranquilles qui ne rendaient pas tout à fait justice à Pan, l’album que Bloom vient tout juste de lancer.

Dommage, mais croyez-moi, la plus déçue, c’est Fanny. Cependant, cela a permis au public de conserver ses énergies pour Fontarabie.

Heureusement, nous avons eu droit à la chanson pop de l’été, la toujours pétillante Piscine.

 

041014-212851Fontarabie

Lorsque Julien Mineau et sa douzaine de musiciens sont montés sur scène, l’Impérial était bien rempli et l’accueil a été plus que chaleureux. Mineau était en forme et ses acolytes étaient tous au diapason. Il n’en fallait pas plus pour que l’interprétation de cette oeuvre particulière qu’est Fontarabie soit un succès.

Ceux qui ont déjà écouté l’album savaient à quoi s’attendre : une oeuvre presque entièrement instrumentale, un brin expérimentale, touchante et troublante. À mi-chemin entre l’orchestre et le band rock, le groupe a tout simplement été magique, la somme de chacun formant un tout cohésif.

041014-212318Pendant toute la durée de la représentation, les spectateurs étaient accrochés aux musiciens sur scène (c’était beau de les voir aller et regarder de gauche à droite, puis à gauche) et faisaient preuve d’une écoute fantastique.

Lorsque vint l’apothéose, au rappel, alors que tout le monde était au diapason, nous étions tous au bout de nos orteils (ou au bout de nos sièges pour ceux qui étaient en haut), envahis par la chair de poule. C’est ça, de la musique. Ça fait de l’effet.

Nous avons eu droit à l’événement promis. Comme on le croyait, Fontarabie est encore meilleur sur une scène que sur iTunes.

Respect, Julien.

 

Photos :

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Festival d'été de Québec Spectacles

Spectacle : NuitsFEQ (Kandle, Jimmy Hunt et Karim Ouellet), Impérial de Québec, 16 mai 2014

Karim OuelletC’est un Impérial de Québec embrasé (et plein à craquer) qui a acclamé Karim Ouellet lorsque celui-ci a foulé les planches de l’Impérial de Québec vendredi dernier. Faut dire que Ouellet avait mis le paquet : en plus de ses collaborateurs habituels (dont King Abid, véritable dynamo), le fin renard a fait appel à des choristes et à une section de cuivres (dont un des membres de Misteur Valaire).

Karim OuelletCeux qui ont déjà vu l’auteur-compositeur-interprète en spectacle pourront en témoigner : ces ajouts donnaient aux chansons déjà savoureuses de Ouellet encore plus de couleur. Après une tournée européenne en première partie de Stromae où il a fait très bonne impression, il devait être plaisant pour Ouellet de retrouver ses fans des premières secondes, ceux qui connaissent ses toutes ses chansons par coeur. On pourrait dire qu’en plus des trois choristes sur scène, il y en avait près de 900 dans la salle…

Karim Ouellet et Ariane MoffattParmi les invités, il y a la petite soeur, Saramée, qui a livré un rap fougueux, ainsi que Koriass, qui a suivi (mais que nous avons malheureusement manqué, gardienne oblige). Sans oublier Ariane Moffatt, venue interpréter avec Ouellet sa composition printannière, Soleil chaleur. Oui, il les a toutes faites, il en a même ajouté une petite nouvelle!

Karim OuelletJe crois qu’on peut le dire : Karim Ouellet est le roi de la pop à Québec et ses sujets en ont eu plein les oreilles. Triomphe.

Je vais revoir Karim Ouellet en première partie de Stromae à Montréal en juin. Une chance que le show n’est pas à Québec, j’ai l’impression que notre renard lui aurait volé la vedette. 😉

KandleEn première partie, soulignons l’excellente (mais brève) prestation de Kandle, qui a su charmer le public avec son rock énergique et assurer, ainsi que Jimmy Hunt, qui nous a offert quelques morceaux choisis de son excellent album Maladie d’amour.

Jimmy HuntEn passant, Louis Bellavance, le directeur de la programmation du Festival d’été de Québec, est monté sur scène pour nous annoncer que les NuitsFEQ seraient de retour dès cet automne. On risque d’y être nous aussi!

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Festival d'été de Québec

Les Nuits FEQ à l’Impérial de Québec – 2e soirée ***CONCOURS***

Question de nous faire patienter jusqu’au mois de juillet (oui, on a hâte de voir la programmation, plus de détails à ce sujet bientôt), les organisateurs du Festival d’été de Québec ont eu la bonne d’idée d’organiser les Nuits FEQ une série de spectacles à l’Impérial de Québec mettant en vedette des artistes que vous avez déjà vus au Festival, d’autres que vous aimeriez voir, voire quelques découvertes surprenantes.

Trois spectacles ont été annoncés :

1er mars : Le groupe montréalais Sam Roberts Band et son pop-rock efficace et accrocheur sauront charmer les gens de Québec. Le dernier album, Lo-Fantasy, a eu de bonnes critiques un peu partout, et servira de catalyseur à ce qui devrait être tout un party. Le groupe indie rock albertain Fast Romantics et Mauves, un excellent band de Québec, ouvriront le bal.

NuitsFEQ14_DownWithWebster_web23 avril : Ce sera au tour du groupe torontois Down With Webster, qui a fait un passage remarqué au dernier FEQ, de divertir ses fans de Québec. Un nouvel album devrait paraître au printemps, alors attendez-vous à du nouveau matériel. SonReal et Loud Lary Ajust assurent les premières parties.

16 mai : Les amateurs de musique d’ici seront comblés alors que Karim Ouellet viendra chanter l’amour (ainsi que d’autres chansons de son génial Fox) chez lui, dans sa ville. Avec Karim, on peut s’attendre à tout, surtout si c’est bon! Comme si ce n’était pas assez, Jimmy Hunt sera également présent et proposera des pièces de son plus récent album, Maladie d’amour, que j’ai beaucoup aimé. Ça ne s’arrête pas là! La talentueuse Kandle viendra aussi défendre son nouvel album In Flames (disponible le 4 mars).

Trois spectacles, trois ambiances, il y en a pour tous les goûts!

Les billets sont presque donnés : 15 $ par soir, à la billetterie de l’Impérial (http://imperialdequebec.com). Les portes ouvrent à 19 heures, les shows commencent à 20 heures précises.

Plus de détails ici : http://infofestival.com/Programmation/Nuits-FEQ-presentees-par-Bell/

Nuits FEQCONCOURS – GAGNE TA PAIRE DE BILLETS POUR LE SHOW DU 3 AVRIL!

Ça vous tente d’aller voir la deuxième représentation des Nuits FEQ avec Down With Webster, Loud Lary Ajust et SonReal le 3 avril prochain? ecoutedonc.ca s’est associé au Festival d’été de Québec pour offrir à une personne chanceuse une paire de billets pour ce spectacle.

Comment participer :

Dans les commentaires de cette page, dites que vous voulez participer et dites-nous à quelle date le Festival d’été annoncera sa programmation 2014. Assurez-vous de laisser une adresse de courriel valide.

Dimanche soir (le 30 mars), je ferai tirer une paire de billets parmi les personnes qui auront donné la bonne réponse. Le concours est ouvert à tous.