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[SPECTACLE] Jay-Jay Johanson, Théâtre Petit-Champlain, 19 février 2015

Jay-Jay Johanson
Jay-Jay Johanson

Le théâtre Petit-Champlain accueillait de la (trop) rare visite dans la vieille capitale. Le sympathique Suédois Jay-Jay Johanson, qu’on a découvert à la fin des années 1990, revenait à Québec après six longues années. Accompagné de son pianiste Erik Janssen, le crooner a gâté les spectateurs avec un répertoire puisé en grande partie dans ses trois premiers albums (Tattoo, Whiskey et Poison) et ses deux dernières propositions (Cockroach et Spellbound). Les chansons les moins populaires étaient accueillies avec un silence respectueux, tandis que les classiques ont enflammé le public, qui fredonnait avec Johanson les Believe in UsSo Tell the Girls that I’m Back In Town et autres Far Away. Homme de peu de mots, Johanson ne s’est pas perdu dans les discours, se contentant de remerciements ou de brèves introductions. Ça n’a pas empêché une belle communion entre le crooner et son public, visiblement ravi d’entendre la voix magnifique de Johanson. Cette voix… exactement comme sur les disques!

Peter Henry Philipps
Peter Henry Philipps

Les spectateurs présents ont été comblés, Johanson semblait heureux (en tout cas, sa poignée de main était enthousiaste!). Ne reste plus qu’à espérer un retour plus rapide… En attendant, Opium devrait être lancé en mai.

En première partie, Peter Henry Philipps (que vous avez sûrement connu dans une de ses autres vies, dont Pilou) est venu présenter quelques pièces de son répertoire. Philipps, qui vient de signer chez Coyote Records, a mis les spectateurs dans sa petite poche avec son folk très aérien. Bien hâte de voir une prestation complète (et d’entendre l’album).

Évidemment, on a pris quelques photos!

(photos : ecoutedonc.ca/Jacques Boivin)

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Critique : Jay Jay Johanson – « Cockroach »

Jay Jay Johanson CockroachLe crooner suédois à la mélancolie éternelle est de retour! Et il poursuit sur la lancée qu’il avait entreprise il y a deux ans avec Spellbound (qui avait fait partie de mon top 50 annuel). Si Spellbound marquait un retour aux sources relatif en revenant à un son très épuré, mais en étant essentiellement un album acoustique, Cockroach se rapproche des Tattoo, Whiskey et Poison qui ont marqué la fin du dernier millénaire en contrastant la voix unique de Johanson avec un son trip-hop qui n’était pas sans rappeler le Bristol Sound adopté par Portishead, Tricky et Massive Attack.

Évidemment, Johanson a beaucoup évolué depuis cette période (il a même eu une période dance plutôt difficile à supporter) et sa palette de tons de gris s’est grandement étendue. Il existe bien des chansons comme Mr Fredrikson, qui aurait pu se tailler une place sur les premiers albums, mais il va parfois plus loin, comme sur Orient Express, où on distingue bien chacun des instruments (plutôt que des boucles froides et impersonnelles).

Malgré la présence de quelques excellentes pièces (les deux pièces susmentionnées, Hawkeye, toute en finesse, Dry Bones, une de ces petites fantaisies a capella que se permet parfois Johanson, Laura, tendre pièce guitare-voix constituant un joli point final), on s’ennuie un peu à l’écoute de cet album. Bon, Johanson n’a jamais été du type jovial et sa mélancolie est un peu sa marque de commerce, mais alors que Spellbound avait assez de qualités pour nous garder attentifs du début à la fin, Cockroach semble surtout un excellent album à mettre en musique de fond lors d’un souper paléo (vous voyez bien que je suis cool et branché!).

C’est loin d’être un mauvais album, c’est juste un album qui s’écoute bien en faisant autre chose. Et je sais Johanson capable de beaucoup mieux. Petite déception.

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=dDbZz5QA2m0&w=480]

Ma note : offset_6