Catégories
Région : Québec Spectacles

July Talk (avec Kingswood) le 1er novembre 2016 – Incendie à l’Impérial

Photos : Jacques Boivin

July Talk
July Talk

J’avais hâte de renouer avec July Talk, véritables bêtes de scène, dans une salle plus intimiste, ayant découvert la formation par pur hasard lors d’une fin de soirée FEQ au Cercle en 2014. Découverte coup de cœur, faut-il mentionner.

Il va sans dire que leur dernière présence en ville lors de la plus récente édition du même festival sur les Plaines en ouverture des très attendus et courus Red Hot Chili Peppers a permis à July Talk de se faire connaitre et d’agrandir son public, expliquant certainement le spectacle complet de mardi soir au temple Bell.

D’entrée de jeu, la foule a acclamé bruyamment le groupe de Toronto qui semblait déjà en feu, les chanteurs Peter Dreimanis, déchainé, et Leah Fay en tête. Fort bien soutenus musicalement par les autres membres du quintette, les deux protagonistes principaux s’amusent follement ensemble et se la jouent en symbiose totale et en mouvement continu, empruntant souvent au théâtre et à la danse contemporaine dans leur prestation rock.

July Talk
July Talk

Venu présenter son nouvel album «Touch» sorti le 9 septembre au public québécois, ce dernier, chauffé à bloc et des plus énergiques et sympathiques vu depuis longtemps à l’Impérial, en redemande. July Talk, très généreux, ne se fait pas prier pour embraser encore plus le parterre survolté. C’est sans compter sur Leah Fay, tout en souplesse et des plus sensuelles, qui s’est offert un bain de foule s’improvisant funambule sur le muret central séparant les paliers de la salle avant d’entamer « Push + Pull» qui enflamma littéralement l’enceinte et distribuant même plus tard des gorgées de Jameson aux spectateurs en liesse.

Décidément, le Feu a pris sur St-Joseph un mardi soir pluvieux grâce à la flamboyante performance de July Talk, dont le retour à Québec, au dire du groupe, ne saurait tarder.

Kingswood

En première partie, le groupe d’Australie Kingswood avait la tâche de réchauffer la salle déjà compacte de l’Impérial, ce qui fut chose faite malgré le rock convenu aux sonorités des années 80 du quatuor. Néanmoins, la foule enthousiaste a semblé apprécier la musique des Australiens.

Catégories
Festival d'été de Québec

Festival d’été de Québec 2014 – Un premier compte-rendu du 3 juillet

(photos : ecoutedonc.ca)

Festival d’été de Québec, tu m’as manqué. C’est ce que je me suis dit en sortant du Cercle tandis que July Talk faisait encore danser une foule survoltée. À côté, il y avait une file pour aller voir un Mononc’ Serge dans un Petit Impérial qui aurait peut-être eu besoin d’être plus grand.

Dans l’autobus qui me ramenait à la maison, j’ai revisité cette belle soirée. Je nous trouvais chanceux d’avoir un festival vraiment généraliste, qui va dans tous les sens et qui permet de combler (presque) tous les appétits musicaux. Voir Antoine Corriveau le même soir que Local Natives, se faire rocker les neurones par July Talk après avoir ajusté ses couleurs avec les vêtements de Pierre Lapointe, assister à un spectacle célébrant le 100e anniversaire de naissance de notre plus grand poète puis se faire chanter des bêtises par un Mononc’ Serge. Mélanger les artistes qu’on voit souvent et ceux qui ne viennent que dans le cadre d’un gros festival comme le FEQ.

Chanceux, je me trouvais donc.

Comme j’ai vu plus d’une prestation au cours de la soirée, je vais y aller en ordre chronologique :

Antoine CorriveauAntoine Corriveau (au Cercle)

Nous étions peu nombreux dans la salle lorsque l’auteur-compositeur-interprète est monté sur scène. Ça ne l’a pas empêché de donner son 110 %, comme on dirait dans un sport populaire chez nous. Son programme était composé en très grande partie de pièces de son plus récent album Les ombres longues (est-ce que je vous l’ai dit que c’était mon album québécois préféré jusqu’à maintenant cette année?), qui sonnait déjà assez live, merci. Il en a aussi fait quelques-unes de son premier opus, St-Maurice/Logan, que je devrai écouter plus attentivement, car il semble également s’y trouver quelques jolies perles…

Pourtant, sur scène, ces mêmes chansons deviennent plus mordantes, portées à de nombreuses reprises par des envolées de guitares très atmosphériques (y’avait souvent trois guitaristes… sur six musiciens). Aux choeurs, les voix de Julie Blanche (également aux claviers et aux percussions) et/ou Marianne Houle (Monogrenade, également au violoncelle… et au trombone!) se mêlaient parfaitement à celle de Corriveau, toujours aussi assurée.

Sur scène, Corriveau est plutôt taquin (nous étions au grand spectacle d’ouverture du FEQ, il allait y avoir des feux d’artifice et des danseurs). Sympathique. Malheureusement, ceux-ci ne se sont pas matérialisés.

Et malgré les problèmes à la lap steel, Je sors dehors demeure une pièce qui touche en plein coeur.

J’ai dû partir quelques secondes avant un rappel bien mérité (nous étions peu nombreux, mais nous étions très bruyants).

 

IMG_0464Royal Canoe (scène Loto-Québec – Parc de la Francophonie)

Le groupe manitobain en était à sa première visite au Pigeonnier, qui était déjà passablement rempli pour l’occasion. C’est simple, les gars ont joué le même (excellent) set qu’à Bonnaroo, sauf qu’ils étaient devant beaucoup plus de monde… qui connaissaient beaucoup moins leurs chansons. Pas grave, à coups de Bathtubs et de Birthday, ainsi que d’autres pièces de leur sympathique Today We’re Believers, Royal Canoe s’est gagné de nombreux fans en à peine 45 minutes.

Ils seront également au Cercle ce soir pour une prestation qui devrait durer plus longtemps… et être beaucoup plus contagieuse.

 

IMG_0481Groenland (scène Loto-Québec)

Il se passe quelque chose entre la formation montréalaise et le public de Québec. Après trois passages fort remarqués et à guichets fermés en moins d’un an au Cercle, c’est devant un Pigeonnier bien rempli que Sabrina Halde et sa bande ont interprété les pièces de leur excellent album The Chase (ainsi que deux petites nouvelles, qu’on commence à bien connaître).

IMG_0529Les membres du groupe étaient visiblement émus de jouer devant leur plus grosse foule en carrière et d’ouvrir pour Local Natives, un groupe que Sabrina Halde a affirmé avoir écouté en boucle lorsqu’elle a écrit The Chase. La foule était visiblement heureuse, elle aussi (voir photo de couverture). Je ne vous décrirai pas la prestation en tant que telle, si vous me suivez, vous commencez à la connaître par coeur – c’était ma quatrième fois en un an… et en prendrais encore.

Ce groupe est fait pour jouer dehors. Dommage que la pluie soit venue mettre un peu de gris à la fête.

Revenez n’importe quand. Vous avez qu’à voler la carte chouchou de Louis-Jean.

 

IMG_0571Local Natives (scène Loto-Québec)

Malgré la pluie, de nombreux festivaliers sont restés pour écouter le mélancolique groupe californien et ils n’ont pas été déçus! Dès les premières notes de Breakers, les guitares, les harmonies et les percussions qui forment la carte de visite de cette formation en ont mis plein les oreilles aux festivaliers des premières rangées.

Malheureusement, après une reprise fort intéressante de Warning Sign, des Talking Heads, et You & I, la magnifique pièce qui ouvre le non moins excellent Hummingbird, la pluie a redoublé d’intensité et découragé de nombreux festivaliers, qui ont commencé à quitter les lieux en masse. Néanmoins, prestation solide de ce groupe beaucoup plus joyeux entre leurs chansons que sur disque. Belle prise de l’équipe de la programmation, dans quelques années, ce groupe fera partie de la catégorie « trop gros/trop petit ».

 

IMG_0636July Talk (le Cercle)

C’est dans un Cercle rempli à craquer et en délire (drôle de voir la différence entre le show de 18 heures et celui de 23 h 30 dans la même salle) que le groupe torontois July Talk a offert une prestation démente, à la mesure de leur indie rock aux accents garage et blues. La paire de chanteurs, Peter Dreimanis et Leah Fey, sont hallucinants! Dreimanis manie la six cordes tout en chantant de sa grosse voix rauque. Une grosse voix blues. De son côté, Fey chante d’une voix douce et joue les midinettes sexy. Elle n’hésite pas à aller chanter au milieu de la foule et à inviter les festivaliers à lui lancer leurs sous-vêtements : boxeurs, bobettes, soutien-gorges… tout y passait!

Je suis parti, brûlé, au milieu du concert. Un festivalier heureux aura pu ainsi prendre ma place.

 

Le programme de la journée sera publié dans les prochaines minutes. Ma gentille copine, qui est allée voir Félix, je me souviens sur les Plaines et s’est retrouvée à l’avant-scène because show de chaises, s’est trouvé une âme de reporter et a écrit un petit compte-rendu que je publierai plus tard dans la journée.

N’oubliez pas, je suis particulièrement grande gueule sur Twitter et sur Facebook. Si ça se rédige en 140 caractères ou en une vingtaine de mots, c’est là que je vais poster.

Allez, il en reste dix.

Catégories
Festival d'été de Québec

Festival d’été de Québec 2014 – Aperçu du 3 juillet

C’est la première journée d’un long rallye qui commence! Êtes-vous prêts? Avez-vous terminé vos itinéraires ou vous laisserez-vous tenter par nos suggestions? Cette année, la pire solution, c’est toujours de rester à la maison!

Bon festival à tous, on se reparle en fin de soirée!

Itinéraire d’ecoutedonc.ca

Sans plus tarder, voici mon itinéraire de la journée :

antoine corriveau18 h 00 – Antoine Corriveau – Le Cercle

Pour commencer cette présentation du Festival d’été de Québec, un morceau de choix : Antoine Corriveau, le gars qui a lancé le meilleur album québécois jusqu’à maintenant cette année. Son album Les ombres longues, paru chez Coyote Records en mars dernier, est un mélange superbe de folk et de rock atmosphérique. Les paroles sont magnifiques, la musique fait voyager. Les failles sont rares, voire quasi inexistantes. Un album rempli d’émotions, les siennes et les vôtres.

La prestation live promet.

Si vous voulez commencer votre festival par une découverte, vous devez être au Cercle jeudi. Vous tomberez sous le charme vous aussi.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=4HyVOmpukLQ&w=480]

 

Royal Canoe19 h 15 – Royal Canoe – Scène Loto-Québec (Parc de la francophonie)

J’ai eu la chance de voir le groupe manitobain à Bonnaroo il y a à peine trois semaines et j’ai été agréablement surpris. Leur pop lumineuse, pleine de claviers et de guitares, ainsi que leurs refrains accrocheurs, devrait plaire à de nombreux fans d’indie pop. Comme début de soirée indie au Pigeonnier, on ne pouvait pas demander mieux. Perso, j’ai hâte de les voir autrement que dans une tente qui peut à peine contenir 200 personnes. L’énergie dégagée par le groupe n’en sera que décuplée.

[youtube http://youtu.be/wo_kKUyeZ4s&w=480]

 

Groenland20 h 15 – Groenland – Scène Loto-Québec

Groenland, c’est le groupe qui a lancé le meilleur album québécois de 2013. Si vous suivez ce blogue depuis un bout, vous savez que j’aime beaucoup ce groupe pop plein de soleil, et la voix forte et chaude de Sabrina Halde vient ajouter quelques couches de soul à une musique joyeuse, à l’instrumentation riche et complexe, qui vitamine nos esprits.

Les rendez-vous du groupe à Québec sont fort courus – les deux derniers spectacles au Cercle se sont déroulés à guichets fermés, vous êtes mieux d’arriver tôt.

En passant, la joueuse de banjo à droite de Sabrina dans le clip ci-dessous ne fait pas partie du groupe. On voudrait pas créer de fausses attentes…

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=Xt43qdba3ks&w=480]

 

Local-Natives-General-3-Bryan-Sheffiedl-hi-res121 h 30 – Local Natives – Scène Loto-Québec

La première chanson de leur plus récent album Hummingbird, l’envoûtante You and I, annonce clairement les couleurs de ce groupe californien : après la lumière de Royal Canoe et de Groenland, on tombe dans la douce mélancolie. Douce, car même si on retrouve une belle intensité dans les chansons des Local Natives, elle ne vient jamais nous arracher le coeur. Et puis, le groupe a ses moments lumineux aussi.

Percussions et harmonies seront au rendez-vous. Ça devrait être magique dans le cadre enchanteur du Pigeonnier.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=3_P9RBpiom8&w=480]

 

July Talk23 h 30 – July Talk – Le Cercle

Quoi de mieux pour finir la soirée que ce groupe rock qui confirme la règle selon laquelle les contraires s’attirent? Elle a une voix fine et subtile, lui a plutôt une voix rauque et grave. Leur musique passe joyeusement de l’indie pop au gros blues rock. C’est un groupe que je ne connais pas, mais j’ai l’impression qu’on va bien s’entendre une fois que les douze coups de minuit auront sonné.

Se faufiler ne sera pas facile!

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=iU5qp-cAtOU&w=480]

 

Si je pouvais me cloner…

Je l’ai souvent dit, mais cette année, le Festival est une succession de choix difficiles et de conflits d’horaires. D’autres artistes m’auraient également intéressé ce soir, mais malheureusement, je n’ai pas encore trouvé le moyen de me séparer en deux.

Salomé Leclerc – Scène Bell, 19 h 30

Ah, la belle Salomé. Son premier album était de toute beauté, son deuxième, qui sera lancé en septembre, promet d’être plus rock. Ceux qui seront sur les Plaines auront sûrement la chance d’en entendre quelques-unes, en plus d’avoir droit à de nouvelles versions de plus vieilles chansons.

Félix, je me souviens – Scène Bell, 21 h 00

J’ai eu peur quand ce spectacle a été annoncé. Peur qu’il soit un brin ma tante, peur qu’il fasse plus de tort à l’oeuvre du grand poète qu’autre chose. Puis, on a annoncé les participants : Diane Dufresne, Catherine Major, Radio Radio (!), Marie-Josée Lord, Joseph Rouleau, Misteur Valaire (!!), Groovy Aardvark (« C’était un p’tit bonheur que j’avais ramassé! »), Michel Rivard, Yann Perreau, Karim Ouellet (!!!), Louis-Jean Cormier, Yves Duteil et Grand corps malade (!!!!).

Bon, je me serais probablement passé de Duteil (qui n’est quand même pas un deux de pique, loin de là), mais il y a beaucoup de potentiel sur scène. Oui, Radio Radio ou Misteur Valaire qui reprend Félix, ça peut être excellent comme ça peut être catastrophique, mais hey, on sort des sentiers battus, et ça, ça vaut la peine d’être vu.

Ce que j’ai vu à la répétition hier avec Yan Perreau et les gars de Misteur Valaire est TRÈS prometteur. Misteur Valaire fait swinger les mots du poète comme ils n’ont jamais swingé. Bravo pour l’audace! Là-haut, Félix doit être touché.

Safia Nolin, Philémon Cimon et Pierre Lapointe – Impérial, à partir de 20 h 00

Le folk de Safia Nolin est rempli d’émotion et lorsqu’on se donne la peine de l’écouter, ces émotions se transmettent facilement à nous. Quant à Philémon Cimon, ne vous fiez pas à sa petite voix légère, ses chansons sont des poids lourds en termes de poésie et plusieurs pièces de son plus récent album (L’été).

De son côté, Pierre Lapointe vient présenter son spectcle Punkt!, un spectacle haut en couleur où Lapointe lâche son fou. J’ai vu le spectacle et c’était excellent. N’arrivez pas trop tard, les fans de Lapointe sont nombreux à Québec!

Mononc’ Serge – Petit impérial, 23 h 30

Ben oui, Mononc’ fait trois spectacles au Petit impérial pendant le festival. Mais ces trois spectacles promettent d’être très différents. Pour ce premier soir, il a invité Pépé (qui viendra sûrement avec sa guitare). Serge Robert se cachera-t-il de la bonne bière? Vous le saurez en allant voir son spectacle!

 

Pendant ce temps, au OFF…

Vous vous sentez plus aventureux? Vous apprécierez l’humour de Sèxe illégal et la musique d’Anatole, le nouveau projet d’Alexandre Martel (Mauves) et Simon Paradis. À la salle d’essai du complexe Méduse, à partir de 21 h 30. (Infos)

 

Quels que soient vos choix, bonne soirée et profitez bien des spectacles offerts! On se reparle en fin de soirée.

Ces suggestions ne représentent qu’une partie de la programmation offerte par le Festival d’été de Québec. Pour en savoir plus (par exemple, savoir ce qui est présenté à la scène Hydro-Québec de Place d’Youville, consultez le site du Festival d’été.