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Du soleil pour nos yeux et nos oreilles à La Grosse Lanterne

Après une troisième édition sous le déluge, les organisateurs de La Grosse Lanterne ont dû accrocher de nombreux chapelets sur la corde à linge pour espérer que cette année se déroule sous le soleil.

Heureusement, c’est ce qui s’est passé, ce qui a permis au festival de vendre de nombreux billets et d’ensoleiller les yeux et les oreilles de centaines de festivaliers! C’est donc par centaines que les festivaliers se sont rendus à Béthanie (un village de 300 âmes) pour vivre ce festival en forêt unique au Québec.

Voici notre compte rendu en mots et en images. Deux belles journées, deux ambiances différentes!

La galerie de photos est à la toute fin de l’article.

Vendredi 28 juillet

(Texte et photos : Jacques Boivin)

Ah, Grosse Lanterne, comme on se retrouve! Après m’être fait tremper jusqu’aux os l’an dernier, j’étais bien content d’aller chercher mon bracelet et ma passe photo pour ce qui promettait d’être une soirée parfaite avec de nombreux artistes que j’adore (et qui correspondaient parfaitement à mon humeur de festivalier un brin essoufflé après un mois de juillet dément).

L’entrée prend plusieurs minutes, question de bien fouiller tout le monde (non, monsieur, je n’ai que du matériel photo, je ne cache pas de bouteilles en verre dans mon sac!). Je prends mon mal en patience… et je commence à sortir mes appareils photo. Moi qui espérais entendre une ou deux chansons d’Émile Bilodeau, on peut dire que c’est raté. Ça commençait de bonne heure, on travaille, nous autres!

Beyries – Photo : Jacques Boivin

Mais une fois dans l’enceinte, c’est la liberté et la quiétude totales qui m’attendent. Au loin, on entend Beyries qui vient tout juste d’entrer en scène. Je presse le pas. Je n’avais vu que des bribes de son spectacle au Festival d’été et j’ai manqué la prestation (superbe, me dit-on) qu’elle a offerte au Festif. Pas question que je la manque, cette fois-ci.

Beyries – Photo : Jacques Boivin

Oh, on est en toute intimité! Quelques personnes massées sur le bord de la clôture, une centaine de personnes étendues sur le gazon, Amélie Beyries (t-shirt blanc et lunettes fumées bien vissées) et sa complice/choriste/percussionniste Judith Little Daudelin sur scène. Au menu, une interprétation en toute simplicité des magnifiques chansons de Landing.

C’est fou combien, en une petite année, Beyries a trouvé son aisance sur scène! On est loin de la jeune femme timide et encore verte qu’on avait vue aux Apéros FEQ l’année dernière! Elle se permet même quelques blagues sur sa mise en scène « soignée », passant souvent de la guitare au piano, et vice-versa.

Beyries – Photo : Jacques Boivin

Le folk de Beyries est parfait dans ce cadre minimaliste. On se concentre sur les magnifiques textes, sur les douces mélodies qui viennent nous chauffer les oreilles comme le soleil avec ses doux rayons (il ne faisait pas trop chaud, en plus). Elle a des fichues belles chansons, cette Beyries. Une voix chaude et douce, apaisante, capable de faire passer un rayon de lumière à travers ses airs mélancoliques.

On sourit, sur le côté de la scène, une petite bière (du Trou du Diable) à la main. On récite les paroles en regardant l’horizon. Tiens, la gang de Feu à Volonté fait la même chose de l’autre côté de la scène! On se fait des tatas avant de recommencer à fredonner.

C’est bien parti!

Tout de suite après la prestation de Beyries, je croise Émile Bilodeau. « Hé, salut Jacques! » On se fait un câlin bien viril, pis il continue son chemin. M’en viens un peu trop chummy avec les artistes, moi là. C’t’une blague! Je l’aime beaucoup, Émile, et je regrette d’avoir manqué sa prestation (c’était sûrement pas aussi bon et magique qu’au FEQ, me dis-je sans trop y croire pour me consoler).

Ah ben, regarde donc ça, Philippe Fehmiu est là lui aussi. Il n’est pas seul…

Ben non, il est avec Alexandre Taillefer! Je me demande s’ils sont venus en Teo Taxi. Combien ça coûte, une ride en Teo jusqu’à Béthanie?

Tire le coyote – Photo : Jacques Boivin

L’arrivée de Tire le coyote me sort de ma réflexion. Accompagné de ses joyeux drilles habituels (Shampouing à la guitare, Cédric Martel à la basse et Jean-Philippe Simard à la batterie), en plus d’un autre guitariste qui me rappelle quelqu’un (ben oui, c’est André Lavergne, un des gars de Dans l’shed!), Benoit Pinette entre en scène avec le regard d’un gars qui se rend compte que la partie n’est pas gagnée (mais qui va mettre tout le monde dans sa petite poche d’en arrière avant la fin de sa prestation). L’homme de Québec, originaire de Sherbrooke, n’avait jamais mis les pieds à Béthanie, mais y’a une première fois à tout, n’est-ce pas?

Tire le coyote – Photo : Jacques Boivin

Vous vous en doutez, je suis un fan fini de Tire le coyote. J’espère plein de nouvelles chansons, question d’avoir un petit avant-goût de ce Désherbages dont la sortie est prévue en septembre. Le petit ratoureux avait une autre idée en tête : un petit tour de chant qui comptait huit de mes chansons préférées du répertoire coyotien! Et ça a commencé fort, avec la plus belle de toutes : Confetti. Je suis dans l’espace réservé aux photographes, j’essaie de prendre mes clichés, j’ai les yeux humides. Maudit amour junkie! Évidemment, c’est la chanson parfaite pour faire embarquer le public avec le solo de feu de Shampouing (qui avait abandonné son chapeau!).

Tire le coyote – Photo : Jacques Boivin

Mais les spectateurs, qui semblaient attendre The Franklin Electric et Charlotte Cardin plus qu’autre chose, étaient encore un brin frileux. Bande d’ingrats, me dis-je en sortant du pit. Pinette et sa bande, eux, lancent plutôt une perche au monde avec Calfeutrer les failles, qui donne envie de taper dans ses mains dès le départ. Bon, ça commence à se réchauffer! Pinette, lui, chante sa poésie de sa voix unique dans le paysage québéricana. Les gens se remettent immédiatement en mode écoute.

En effet, ça jase pas trop sur le parterre. Ça écoute. Attentivement, même. Tu n’étais pas froide, Béthanie, t’étais juste polie! Fallait le dire! De mon côté, je suis sur le côté, en train de chanter par coeur Ma révolution tranquille. J’vous l’ai dit, je suis fan fini.

Tire le coyote – Photo : Jacques Boivin

Ça y est, avec Chainsaw, Tire le coyote réussit enfin à dégêner la foule, qui crie sur demande lorsque que Pinette chante Faut faire du bruit! C’est souvent de même avec une foule de néophytes! D’ailleurs, si je me fie à la réaction pendant Jésus (des rires à tous les deux vers), le monde appréciait de plus en plus, de sorte qu’après À l’abri (dans le bois) et Moissonneuse-batteuse, ce sont des applaudissements nourris qui se sont fait entendre à la sortie de Tire le coyote!

À mon avis, y’a eu plusieurs nouveaux fans.

The Franklin Electric – Photo : Jacques Boivin

La clairière s’est passablement garnie pour le groupe suivant. On était encore très confortable (en témoignent les nombreuses personnes qui ont pu demeurer assises à l’arrière), mais la foule était plus que respectable lorsque The Franklin Electric a fait entendre ses premières notes. La troupe de Jon Matte a d’ailleurs reçu un accueil plus que chaleureux!

Le groupe, qui a joué plus d’une heure, a bien entendu consacré une bonne partie de sa prestation à l’excellent album Blue Ceilings, mais il a également interprété quelques morceaux de This is How I Let You Down, dont la fort jolie Watching from a Rooftop, où Matte a sorti sa trompette pour une première fois.

The Franklin Electric – Photo : Jacques Boivin

Matte s’est adressé à la foule principalement en français (toujours un succès). Généreux entre les chansons, Matte ne s’est pas gêné pour établir un lien solide entre le groupe et ses fans. Après tout, nous étions tous entre êtres humains. C’est pas mal la force de ce groupe, que je n’ai pas encore pris le temps d’apprécier à sa juste valeur : les gars sont chaleureux et authentiques sur scène. D’autres musiciens du même genre ont souvent tendance à se la jouer un peu, mais The Franklin Electric mise sur ce rapport unique avec ses fans.

Le genre de mise qui rapporte. Surtout quand le soleil se couche en même temps…

Charlotte Cardin – Photo : Jacques Boivin

Ne restait plus que Charlotte Cardin pour cette première soirée à la clairière. La question que je me posais : comment la jeune femme réussirait-elle à être un clou à cette soirée alors qu’elle n’a qu’un EP d’à peine une demi-heure en poche? Allait-elle nous balancer des reprises? Faire une prestation trop courte pour la position de tête d’affiche? Personnellement, j’aurais peut-être inversé Charlotte et les Franklin… mais bon, je suis chialeux professionnel, pas programmateur (et c’est bien ainsi).

Cardin n’a pas pris trop de temps pour me montrer que j’étais dans l’erreur : oui, sa prestation a été plutôt brève (un peu moins d’une heure, ce qui est tout à fait respectable dans un contexte festivalier), mais elle a été d’une intensité remarquable. Oui, bien sûr, les chansons de Big Boy étaient là, à notre plus grand plaisir (crucifix que Dirty Dirty est solide!), mais on a aussi eu une reprise (Go Flex, de Post Malone, pour ceux qui tiennent le compte), ainsi que quelques nouvelles chansons qui risquent de surprendre les fans de la première heure avec leurs accents country!

Charlotte Cardin – Photo : Jacques Boivin

On savait que Charlotte avait une voix parfaite pour chanter des trucs soul, mais oh qu’on a été surpris par ces nouveaux morceaux! Accompagnée pendant une chanson par Aliocha à la guitare, Cardin a montré qu’elle avait plus d’une dimension (et un joli sourire). Vraiment. Seule déception : on en aurait vraiment pris davantage. Vraiment. Quand c’est bon…

Après cette soirée de concerts, je suis allé faire ce que je n’avais pas pu faire l’année dernière en raison de la pluie : je suis allé me promener un peu partout en passant par la scène Picnik Electronik (où Ryan Playground proposait ses morceaux très dansants). Y’a pas à dire, les organisateurs ont fait de la forêt un endroit beau et accueillant (qui allait sûrement briller encore plus le lendemain, alors que le gros de la foule allait être présente). Sur le bord de la rivière, on avait installé des ballons éclairés par de jolis jeux de lumières. À proximité, un groupe de festivaliers se réchauffait au bord du feu en se faisant griller de délicieuses guimolles (ce sont des guimauves, Buzz!). L’ambiance était bon enfant, des jeunes grattaient la guitare et chantaient tout doucement.

Scène Moog Audio – Photo : Jacques Boivin

J’avais soif. J’ai essayé d’aller au bar de la scène électro… la file était tellement longue, je me suis découragé et je suis remonté vers l’entrée… Tiens, un bar tranquille! Et tiens, quelqu’un que je connais! On se prend un gin tonic et on s’installe près du feu, question de se réchauffer un brin. Je regarde l’heure… Caroline vient me chercher dans quelques minutes! Je me dirige vers la route avec le sourire bien accroché…

Un beau vendredi soir. Si le lendemain est aussi superbe, je crois qu’on a un succès entre les mains!

Samedi 29 juillet

(Texte : Caroline Filion – Photos : Alicia Lemieux)

La deuxième journée de festival a commencé à 13 heures avec KNLO qui jouait près du camping, à la scène L’AUBERGE. Malheureusement, nous sommes arrivés sur les dernières notes, mais il semblait avoir bien réveillé les festivaliers qui se préparaient à subir le traitement Deuxluxes.

Les Deuxluxes

Les Deuxluxes – Photo: Alicia Lemieux

En plein après-midi, gros soleil dans la forêt de Béthanie, Anna Frances Meyer et Étienne Barry se sont présentés sur la scène de l’auberge avec leurs accoutrements flamboyants. Anna Frances n’a pas deux chansons de jouées que la veste de velours rouge se retrouve par terre. « It’s too hot for that », crie t-elle. Je me demandais justement comment elle faisait pour ne pas crever de chaud. Ils entrainent rapidement le public qui chante I’m in love, tape des mains et danse. Anna Frances est même surprise que les gens aient autant d’énergie en après-midi. « Il est juste 2h30, c’est quoi vous allez faire à 11h pour Duchess Says? » Pour une prestation de 14h15, ils ne manquent pas d’énergie pour autant. On a même droit à une reprise de SOS d’ABBA version Rock N Roll, qui m’a fait oublier l’originale pendant un instant tellement c’était réussi. Après 45 minutes beaucoup trop courtes, ainsi qu’un rappel, ils sont partis devant une foule réchauffée à souhait!

Gabrielle Shonk

Gabrielle Shonk – Photo : Alicia Lemieux

Assis dans l’herbe sur une couverture, bière à la main, j’ai écouté Gabrielle Shonk me livrer ses belles mélodies folk-soul sur la scène principale. C’était un cadre tout à fait adapté pour la voix « trop grande pour les petites villes » de Gabrielle, d’après Emerson Rosenthal, un journaliste du webzine Noisey. Cependant, ce sont les gens en visite dans la petite Béthanie qui ont eu la chance de voir l’étendue de sa grandeur. Ça fait trois ans qu’elle parle de sortir son album qui verra finalement le jour en septembre 2017, enfin! Malgré la majorité de chansons anglophones, elle a quelques bijoux en français également, dont la magnifique En équilibre, qu’elle a offert en fin de prestation. Je suis déjà impatiente de mettre la main sur son album!

Geoffroy

Geoffroy – Photo : Alicia Lemieux

Je l’avais vu au Festivoix le 1er juillet et j’avais beaucoup apprécié, mais cette fois c’était très différent. Il était 17h30 et c’était la première fois de la journée que les gens s’attroupaient debout devant la scène. On était prêt à danser sur les pièces de son album Coastline. Belle surprise, comme Gabrielle avait joué juste avant, on a eu droit à la chanson Thirsty en compagnie de Men I Trust, ce qui a amené un peu de diversité au spectacle. Ce fut très bref, trop à mon goût, mais l’ambiance d’été était présente et je me suis presque sentie en vacances pendant 45 minutes.

Andy Shauf

Andy Shauf – Photo : Alicia Lemieux

Dès que j’ai vu son nom dans la programmation, j’ai eu envie de venir à la Grosse Lanterne. The Party est l’un des albums qui a le plus tourné dans mon téléphone depuis le début de l’année. Je me doutais que le jeune natif de Regina était un artiste timide, mais je ne m’attendais pas à voir un groupe entier aussi timide que son leader. Cela a par contre eu l’effet de m’intriguer et de me donner envie de les écouter attentivement. Ils ont joué chanson après chanson sans intervenir beaucoup et c’était impeccable. Je fermais mes yeux et j’entendais chaque instrument précisément. Je n’ai vraiment pas été déçue de découvrir l’auteur-compositeur interprète en live. Si je vais au FME, c’est garanti que je ne le manquerai pas non plus!

Busty and the Bass

Busty and the Bass – Photo : Alicia Lemieux

Mon moment fort de la soirée, ça été le spectacle survolté de Busty and the Bass sur la scène principale. Plus le groupe évolue, plus il devient solide. La dernière pièce qu’ils ont sortie, Memories and Melodies, est entrainante à souhait. C’est surtout quand Alistair Blu prend le micro pour ajouter sa touche hip-hop que je trippe. Un beau mélange de sonorités et une foule attentive et festive qui se déhanchait. Le plaisir qu’ont les neuf gars à jouer ensemble se transmet automatiquement à la foule.

Dead Obies

Dead Obies – Photo : Alicia Lemieux

Au nombre de gens que j’ai croisé avec des chandails de Dead Obies dans la journée, j’ai rapidement deviné que ça allait être la folie durant leur set de 22h30. Ils jouaient en dernier sur la scène principale, donc avaient tout leur temps pour livrer la marchandise aux amateurs de hip-hop du festival. Un brin éméchés, ils ont par contre su satisfaire leurs fans, en interprétant leurs chansons les plus intenses, tel que Waiting, Explosif et Tony Hawk, moment où les festivaliers sont devenus complètement fous. Étant fan de leur musique, je dois dire qu’ils sont beaucoup plus appréciables à l’extérieur, ou on peut respirer un peu!

Duchess Says

Duchess Says – Photo : Alicia Lemieux

Je commençais à être un peu claquée à cette heure-là, mais j’ai eu le temps d’attraper quelques chansons du groupe électro-rock psychédélique (je voulais voir Dead Obies au complet, my bad!). Ne connaissant pas vraiment Duchess Says, j’ai pu voir à quel point c’est intense et que la chanteuse A-Claude est déchaînée sur scène. À plusieurs reprises, elle a tenté d’aller chanter dans la foule, mais avec un micro avec un fil, c’est plus ou moins faisable. Ça ne l’a pas arrêté pour autant. J’avais presque l’impression par moments d’assister à un show de métal. Dans le contexte de festival, c’était digne d’une fin de soirée bien arrosée en avant de l’auberge.

Bilan

(Texte et photos : Jacques Boivin)

Les organisateurs de La grosse lanterne avaient fort à faire pour reprendre l’élan perdu l’année dernière (pour des raisons complètement hors de leur contrôle, en plus!). Heureusement, Dame Nature était de leur bord cette année. Tout ce qu’ils avaient à faire, c’est offrir la meilleure programmation possible et une atmosphère propice à la fête.

Sur ce plan, La Grosse Lanterne est une réussite, même si tout n’était pas parfait. On aurait apprécié que les concerts commencent un peu plus tard le vendredi, question de ne rien rater (c’est quand même pas au centre-ville d’une grande ville…). On aurait aussi apprécié le maintien des navettes. Espérons leur retour l’an prochain! Enfin, il fallait attendre très longtemps pour s’acheter une bière. Que voulez-vous, elle était si bonne, elle n’avait pas le temps de se réchauffer dans nos ecocup!

La Grosse Lanterne – Photo : Jacques Boivin

Les festivaliers de La Grosse Lanterne sont sympas, les bénévoles dévoués et souriants, et les artistes (sur scène et visuels) brillent. La bouffe des camions de rue est excellente. Ça fait du bien de voir un food truck qui ne sert pas de poutine (je viens de Québec, n’oubliez pas). Il y a de l’ombre en masse quand on a chaud, des coins détente qui valent le détour, on a pensé à tout ou presque!

Pendant deux jours, on se sent un peu coupé du monde extérieur (avec la réception assez ordinaire côté cellulaire – ce qui est tout à fait normal compte tenu de l’endroit, ça aide un peu) et le temps n’est marqué que par l’horaire des prestations et la position du Soleil dans le ciel. Dans un contexte où on passe la majeure partie de notre temps à assister à des festivals urbains (même quand ils sont dans de gros villages, on a l’impression d’être en ville), La Grosse Lanterne est un peu unique en son genre. Un genre de petit frère cool de Woodstock en Beauce, sans groupe hommage ou has-been. Juste des artistes émergents (et un peu plus établis) que les mélomanes apprécient.

On ne peut que souhaiter que La Grosse Lanterne soit de retour l’an prochain avec une autre belle programmation, comme ça a été le cas pour les quatre premières éditions. Le cas échéant, nous y serons une fois de plus.

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Festivals à surveiller en 2017 – Deuxième partie

Depuis la publication de la première partie de notre dossier sur les festivals à surveiller, il s’en est passé des choses! Un festival a annoncé que c’était sa dernière année (le Festival de l’Outaouais émergent), un autre a annoncé la fin de ses activités (RIP Coup de grâce) et un autre a surgi au beau milieu de nulle part, sous un viaduc de Montréal (Mile Ex End). Comme quoi la saison des festivals est plus que jamais en pleine mouvance!

Regardons ça de plus près et planifions nos vacances!

Festival OFF de Québec – 5 au 8 juillet – Québec

Le Festival OFF, qui chevauche la première fin de semaine du FEQ, se veut une solution de rechange pour tous les explorateurs qui veulent vivre des expériences hors-normes et des soirées déjantées. Festival chouchou de nombreux collaborateurs d’ecoutedonc.ca (le boss couvre le FEQ pas mal en solo pendant le OFF, ça vous donne une idée du pouvoir d’attraction de ce festival chez ceux qui se tiennent dans le champ gauche), le OFF est l’endroit idéal pour découvrir des artistes… avant de les découvrir un peu plus tard dans les grands festivals.

Le thème de cette nouvelle édition? Change de sauce! Et quels sont les ingrédients? Un peu de Badminton, de Gramofaune et de Beat Sexü, une pincée de Fria Moeras, de FET.NAT, de Notre Père et d’Hologramme, un soupçon de Bottleneck Jay, de Chassepareil, de Winston Band, de Victime, de Vulvets et de Yonatan Gat (Dvoràk : Quatuor américain), de la lutte avec Gouroux, et quelques tasses d’Isabelle Cormier, de Val Thomas, de Natation, de Martyrs de marde, ainsi que quelques autres que vous découvrirez en même temps que la programmation.

Une belle façon de sortir des sentiers battus et de vous rappeler que même si les Plaines sont le fun, y’a rien de mieux pour vos sens que de découvrir un band de feu en même temps qu’une centaine de personnes tout aussi crinquées que vous!

Pour en savoir plus : http://quebecoff.org

Sherblues & Folk – 5 au 8 juillet – Sherbrooke

Ce sera au tour de nos collaborateurs de l’Estrie de courir partout! Sherblues & Folk, c’est un festival urbain qui se déroule au coeur de Sherbrooke. Grands spectacles sur la King et dans les bars et salles de la ville.

En plus de gros noms du blues et de la pop, on pourra y voir SamueleSimon KearneyLeyla McCallaSara DufourMatt AndersenLes Deuxluxes et plusieurs autres.

Pour plus de détails : http://sherblues.ca

Festival Diapason – 6 au 9 juillet – Laval

Le festival indépendant de Laval sera de retour cette année! « Pour le festivalier, l’événement promet une expérience d’écoute différente où il pourra découvrir un nouvel artiste tout comme son artiste favori sous un nouvel angle. Le Festival Diapason est un événement rassembleur à la fois par la diversité de ses publics que par sa capacité de mobiliser des partenaires et des intervenants du milieu culturel d’ici et d’ailleurs. »

Pour sa neuvième édition, Diapason fesse fort avec plein d’artistes émergents et plutôt établis que les lecteurs d’ecoutedonc.ca risquent fort d’apprécier : Mat VezioThe SadiesNoé TalbotLouis-Philippe GingrasPeter PeterFire/WorksChocolatÉmile BilodeauSUUNSLesbo VrouvenOrgan MoodBlood and GlassThe Great NovelFred FortinBernard AdamusLydia KépinskiMon Doux SaigneurSan JamesAvec pas d’casque et plusieurs autres.

Pour en savoir plus : http://www.festivaldiapason.com/

Festival d’été de Québec – 6 au 16 juillet – Québec

LE gros festival de musique à l’est de Montréal! Et le FEQ célèbre cette année sa cinquantième édition! Si vous lisez déjà notre blogue, vous avez déjà une excellente idée de la programmation du FEQ. Et même si vous ne le lisez pas, vous êtes probablement au courant que les festivaliers pourront voir, sur les Plaines, des grosses pointures comme P!nk, Metallica, Gorillaz et Muse.

Mais le FEQ a toujours été un lieu propice pour les découvertes et les artistes locaux, indépendants et/ou émergents, et cette année ne fait pas exception : ça va d’A Tribe Called Red à Zagata, en passant par Amadou et Mariam, Andy Shauf, Atsuko Chiba, Badbadnotgood, Ben Caplan & The Casual Smokers, Ben L’Oncle Soul, Bixiga 70, Brisa Roché, BROS, Common Deer, DakhaBrakha, DJ Shadow, Jacques Jacobus, Leyla McCalla, Lisa LeBlanc, Los Lonely Boys, Men Without Hats, Mydy Rabycad, Nefe, Nicolas Michaux, Ria Mae, The Barr Brothers (avec Bassekou Kouyate et Amy Sacko), The Beaches, The New Pornographers, The Wooden Sky, The Zombies, Wolf Parade, Yonatan Gat, et un nombre fou d’autres artistes dans tous les styles et toutes les langues.

On le sait, on le sait, vous avez tous hâte de voir Gorillaz, P!nk et Metallica, voire les Backstreet Boys, mais nous, ce qui nous fait vibrer présentement, c’est la possibilité d’avoir un duo Gab Paquet/Michel Louvain. Imaginez Louvain qui chante le refrain de Relations sexuelles 2, pour le fun…

La scène musicale du Québec (et de Québec) sera une fois de plus mise en valeur : Amélie No, Avec pas d’casque, Aut’ Chose, Bernard Adamus, Beyries, Caravane, Chocolat, Damn The Luck, De la Reine, Dead Obies, Di Astronauts, Émeraude, Émile Bilodeau, Floes, Francis Faubert, Fred Fortin, Gab Paquet, Gabrielle Shonk, Gazoline, Geoffroy, Gilles, Groenland, Harfang, HEAT, IDALG, Jérôme St-Kant, Lary Kidd, Laura Lefebvre, Le Couleur, Leif Vollebekk, Les Cowboys Fringants, Les Dales Hawerchuk, Les Goules, Les Soeurs Boulay, Les Trimpes, Les Trois Accords, Lesbo Vrouven, Liana, Manu Militari, Matt Holubowski, Mauves, Orloge Simard, Peter Peter, Pierre-Hervé Goulet, Plants and Animals, Prieur & Landry, Raton LoverRYMZ, Samuele, Sara Dufour, Sarah Toussaint-Léveillé, The Damn TruthTze Texas RedmecsVelvet ViceYann Perreau seront entre autres de la partie!

Tout ça pour un prix unique de 95 $. Plusieurs spectacles sont gratuits!

Que ce soit sur la grande (et magnifique) grande scène des Plaines d’Abraham ou en toute intimité dans un Anti Bar et spectacles plein à capacité, toutes les raisons sont bonnes pour venir à Québec (ou y rester) en juillet!

Pour en savoir plus : http://infofestival.com

La noce – 8 juillet – Saguenay

Dites, un samedi musical complètement fou à Saguenay, ça vous intéresse? C’est ce que vous propose La noce, dont le volet musical a été concocté par Philippe Brach. En plus de Brach, on pourra y voir Klô Pelgag, Les Goules, Les Hôtesses d’Hilaire, Gazoline, Violett Pi, Mordicus et Le Gros Groupe.

Avec de la bonne bouffe et quelques petites frettes sur le bord du Saguenay… ça donne le goût!

Pour en savoir plus : http://lanoce.net

Shazamfest – 13 au 16 juillet – Barnston Ouest

Un des festivals les plus déjantés au Québec, le Shazamfest mélange la musique, la lutte, le burlesque, le cirque et quoi encore pour faire un énorme party où tout le monde est invité à venir costumé. En musique, on pourra y entendre Men Without Hats, Clay and Friends, We Are Wolves, Duchess Says, ainsi que plusieurs autres. Profitez-en pour participer au concours de barbes et moustaches!

À vivre!

Pour en savoir plus : http://shazamfest.com

FRIMAT – 19 au 22 juillet – Val-d’Or

Qu’est-ce que ça prend pour vous convaincre de traverser le Parc de la Vérendrye? Un festival musical qui en fait voir de toutes les couleurs aux mélomanes! C’est ce que le FRIMAT propose pour sa 13e édition avec Les Soeurs Boulay, La BronzeFred Fortin, Vulvets, Francis Faubert, Lubik, Caravane, Émile Bilodeau, Louis-Philippe Gingras et plusieurs autres!

Pour en savoir plus : http://frimat.qc.ca/2017/

Le Festif! – 20 au 23 juillet – Baie-Saint-Paul

Est-ce en raison de ses paysages enchanteurs? De son ambiance unique? De sa programmation toutes étoiles? Un fait demeure : on aime Le Festif! à un point tel que l’équipe d’ecoutedonc.ca débarque à Baie-Saint-Paul en gang! Mené par un groupe de mélomanes qui n’ont pas peur de rassembler valeurs sûres et artistes à découvrir, l’équipe du Festif s’est donnée à fond pour présenter une neuvième édition à ne pas manquer. Que ce soit sur sa scène principale, au mythique sous-sol de l’église, au centre-ville, au quai ou à la chapelle des Petites Franciscaines de Marie, nos quatre journées consacrées au Festif! nous combleront de joie, nous en sommes certains.

Antoine Corriveau. Son band. Une chapelle. On fait juste y penser pis on fond déjà en larmes tellement ça va être beau. Pis ça, c’est juste UN show du Festif!

Comment en serait-il autrement avec Caravan Palace, Miss Sassoeur et les Sassys, Émile Gruff, Antoine Corriveau, Xavier Rudd, Daniel Bélanger, Lisa LeBlanc, Klô Pelgag, Louis-Jean Cormier, Alaclair Ensemble, Groovy Aardvark, Xavier Caféine, Bernard Adamus, Voivod, Timber Timbre, Philippe B, Plants and Animals, Martha Wainwright, Valaire, Karim Ouellet, Le Couleur, Les Dales Hawerchuk, Chocolat, Weaves, Peter Peter, Rednext Level, KNLO, Leif Vollebekk, Laura Sauvage, Paupière, Beyries, Lemon Bucket Orchestra, Yonatan Gat, Sarah Toussaint-Léveillé, De la Reine, Lydia Képinski, ainsi que de nombreux autres artistes? Et les arts de la rue!

Vraiment, #jaihateaufestif!

Pour en savoir plus : http://lefestif.ca

La grosse lanterne – 28 et 29 juillet – Béthanie

La Grosse Lanterne, c’est un joli festival qui se déroule dans le bois et où tout le monde festoie calmement (ou pas, c’est à votre goût). Si la dernière édition a été un peu gâchée par la pluie (gâchée? come on, Jacques, tu vas t’en rappeler toute ta vie de LGL 2016, avec Saratoga qui chante dans une auberge pis Dead Obies qui brave la pluie diluvienne!), il reste que la programmation de ce petit festival a toujours été extrêmement solide. Vous serez bien reçus! Et pour ceux qui n’aiment pas le camping, il y a des navettes qui font l’aller-retour à partir de Montréal!

Les organisateurs pouvaient difficilement proposer mieux comme programmation : Andy ShaufCharlotte CardinThe Franklin ElectricDead ObiesTire le coyoteDuchess Says, Les DeuxluxesBeyriesGeoffroy, Busty and the BassGabrielle Shonk et plusieurs autres seront de la partie!

Pour en savoir plus : http://lagrosselanterne.com

Innu Nikamu – 3 au 6 août – Mani-Utenam

La communauté innue de Mani-Utenam, près de Sept-Îles, est gâtée pendant cette fin de semaine de musique et de partage où Autochtones et non-Autochtones célèbrent ensemble la musique sous toutes ses formes. Espace de dialogue essentiel qui nous permet de constater que modernité et tradition peuvent faire bon ménage. Un festival unique en son genre qui nous permet de fraterniser avec les membres des Premières Nations et de nous rendre compte que leur culture est plus vivante que jamais.

La programmation complète sera dévoilée le 3 juillet.

Pour en savoir plus : http://innunikamu.ca

Osheaga – 4 au 6 août – Montréal

Le festival montréalais est devenu un incontournable de la scène mondiale. Ça ne vient plus juste de l’Ontario pour boire de la bière à 18 ans, ça vient d’un peu partout dans le monde pour passer trois journées à voir les plus grands noms de la scène musicale et à découvrir de nombreux artistes d’ici et d’ailleurs!

Cette année, le haut de l’affiche peut en laisser quelques-uns sur leur appétit, mais ce qu’on a perdu en lustre, on l’a gagné en profondeur! Il y a moyen de se faire un itinéraire complet pour toute la durée de la fin de semaine. À voir, entre autres : Justice, The Shins, Belle and Sebastian, De La Soul, Angel Olsen, Badbadnotgood, Andy Shauf, Solange, Cage the Elephant, Father John Misty, Broken Social Scene, Danny Brown, Dawes, Plants and Animals, Pup, Heat, CRi, KROY, Men I Trust, The Weeknd, Alabama Shakes, Die Antwoord, Foxygen, Bernardino Femminelli et plusieurs autres!

Pour en savoir plus : http://osheaga.com

Festival Musique du bout du monde – 9 au 13 août – Gaspé

Le festival gaspésien en a pour tous les goûts. Pop, rock, musiques du monde, animation de rue, la mer, les paysages enchanteurs, tout est là pour plaire aux festivaliers! Avec CaravaneYann PerreauValaireLa Chiva GantivaTiken Jah FakolyQualité MotelFred Fortin et plusieurs autres. Surtout, Chloé Sainte-Marie, à l’aube, au majestueux Cap Bon-Ami. Juste ce spectacle vaut les 10 heures d’auto à partir de Québec.

Pour en savoir davantage : https://musiqueduboutdumonde.com/

Festival de l’Outaouais émergent – 17 au 20 août – Gatineau

Triste nouvelle : le FOÉ a annoncé que l’édition 2017, sa dixième, serait sa dernière. Pour leur chant du cygne, les Gatinois proposent un menu fort varié : BeyriesThe AgonistNomadic MassiveVulvets et La Bronze, de même que plusieurs autres artistes, ont été annoncés. C’est votre dernière chance!

Pour en savoir plus : http://festfoe.ca/

Festival Artefact – 24 au 26 août – Valleyfield

Le festival Artefact, ce sont des spectacles en plein air, des petits concerts intimes, des artisans, de la maudite bonne bouffe et une ambiance festive, mais relax, sur le bord du fleuve. Cette année, plein de beaux noms d’ici sont au programme : l’omniprésente Lydia Képinski, les gentils Choses sauvages, nos amis de Harfang, le rockeur Vincent Appelby, la douce Beyries, l’envoûtant Elliot Maginot, les brutes de Double Date With Death, les sympathiques Babins, le bestial Yann Perreau, la fougueuse La Bronze, les trippants Les Louanges, les solides Caravane, le charmant Geoffroy, les géniaux The Franklin Electric et plusieurs autres!

Plus d’informations : https://festivalartefact.com/

Bivouak’alooza – 26 août – Saint-Jean-Port-Joli

À Saint-Jean-Port-Joli, on ne fait pas que gosser du bois! On rocke aussi! Et cette nouvelle édition du Bivouak’alooza promet de rocker solide! Avec Reel Big FishMononc’ SergeKoriassLes Dales HawerchukIrish MoutardeLes Hôtesses d’HilaireKing AbidÉmile BilodeauJoe Robicho et Orloge Simard, ça risque de veiller tard et de prendre un coup solide! Mais avec tout ce beau monde, pas besoin de boire pour avoir du fun!

Pour plus d’informations : https://www.bivouakalooza.com/

FME – 31 août au 3 septembre – Rouyn-Noranda

Le Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue est un incontournable pour tout festivalier québécois qui se respecte. En pleine fin de semaine de la Fête du travail, le FME accueille, au coeur de Rouyn-Noranda, une pléthore d’artistes émergents et plus établis d’ici et d’ailleurs. En plus de toute la belle programmation, les organisateurs du FME savent nous tenir sur nos gardes avec des spectacles surprise annoncés quelques minutes à l’avance. Ça commence tôt, ça finit tard et les mélomanes retraversent le parc de la Vérendrye comblés!

Tous les artistes n’ont pas encore été annoncés, mais on sait déjà que A Tribe Called RedAndy ShaufAtsuko ChibaCanaillesDesjardins on l’aime-tuEmily WellsFuudgeGeoffroyLa BronzeLudovic AlariePierre KwendersPhilippe BSarah Toussaint-Léveillé et plusieurs autres seront de la partie.

Les laissez-passer sont déjà tous vendus, mais il reste encore des billets individuels!

Pour en savoir plus : http://www.fmeat.org/

Mile Ex End Musique – 2 et 3 septembre – Montréal

Oh, un nouveau venu! Le Mile Ex End Musique s’installe sous le viaduc Van Horne à Montréal et, comme on l’a déjà dit, on capote un peu sur la belle programmation : City and ColourPatrick WatsonCat PowerSuzanne VegaGodspeed You! Black EmperorBusty and the BassTire le CoyoteCharlotte CardinBasia BulatMegativeBusty and the BassLydia KépinskiPartnerAdam StranglerHelena DelandDizzy et Maude Audet ont déjà été confirmés, et on nous promet d’autres artistes. Ajoutez à ça plein de bouffe de rue, une ambiance familiale et un lieu urbain, ça fait une belle solution de rechange pour ceux qui fuient les grosses mouches!

Pour plus de détails : http://mileexend.com/fr

Restez des nôtres, une troisième (et dernière) partie s’en vient, parce que le mois de septembre sera aussi chargé que le reste de l’été!

 

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[FESTIVAL] La Grosse Lanterne annonce sa programmation!

Il y a un festival qui se déroule à Béthanie, municipalité de la Montérégie qui compte moins de 500 habitants. Un cadre idéal pour un microfestival qui prône des valeurs de respect de l’environnement et de la nature et qui se déroule en forêt sur un site unique. L’an dernier, les têtes d’affiche du festival étaient Lisa Leblanc, Dead Obies, Groenland et Klô Pelgag, en plus de Brown, Saratoga, Safia Nolin et Chocolat, pour ne nommer que ceux-là. Le festival se déroule maintenant les 28, 29 et 30 juillet, alors qu’ultérieurement, c’était plutôt en début du mois d’août.

Je parle ici de La Grosse Lanterne qui, cette année, en est à sa quatrième édition, laquelle est, ma foi, très alléchante. On y retrouvera notamment Charlotte Cardin, Tire le Coyote (qui présentera plein de nouvelles chansons!), The Franklin Electric, Beyries, Emile Bilodeau, Dead Obies, Andy Shauf, Gabrielle Shonk, Busty and the Bass, Les Deuxluxes, et je ne nomme ici que la moitié des noms qui se retrouveront dans la clairière de Béthanie.

L’an dernier fut une édition haute en couleurs car la météo n’a pas été ultra clémente, mais espérons que cette année, le soleil sera en Montérégie les 28, 29 et 30 juillet.

Pour plus de détails : http://lagrosselanterne.com/

Crédit photo : Jacques Boivin, édition 2016. 

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[FESTIVAL] La Grosse lanterne, 2e édition

TourneeÉcoutedonc.ca profitera de la présence de Jacques à Gaspé, mais il y aura aussi les jeunes cools et branchés qui se feront bouffer par les mouches à La Grosse Lanterne ce samedi 8 août. Ce sera une première expérience pour nous et sur papier le festival a tout pour plaire. Expérience nature, camping, concerts, bonne bouffe avec une pléiade de groupes et de DJs qui jouent de midi à (passé) minuit. C’est somme toute assez intime (on pourrait accueillir jusqu’à 3000 personnes semble-t’il) et en plus, c’est proche de plusieurs villes; les organisateurs ayant établi leurs pénates à Béthanie, proche de Sherbrooke, Drummondville et Granby et pas si loin de Montréal et Québec.

Vendredi, sa commence tranquillement avec une soirée de courts métrages et la projection de l’excellent documentaire Montage of a heck, sur la courte vie de Kurt Cobain. Ce sera suivi de DJ sets.

Nous arriverons le samedi. Ça débute à midi avec Gabrielle Papillon (ce sera une première pour ma part) et elle sera suivie d’une incroyable et éclectique brochette d’artistes: Bernhari, Face-T, Dear Denizen, Ponctuation, Heat, Milk & Bone, Koriass, Karim Ouellet, Loud Lary Ajust qui se succèderont sur scène sous un chaud soleil; la météo semblant vouloir coopérer pas à peu prêt!! Ça se termine par le retour sur scène de Malajube après 3 ans d’absence. Si on se fie aux entrevues données cette semaine par les membres du groupe, ce sera un spectacle assez unique, avec un setlist mélangeant les pièces que les membres du groupe préfèrent jouer en concert avec quelques nouvelles chansons un peu grunge (selon Julien Mineau) et assez complexes (selon Francis Mineau). Les vidéoclips du Jus de Citron et du Blizzard avez été tous deux tournés dans le bois d’ailleurs… un présage?

Existe-t’il un mot pour décrire à quel point on a hâte?