[SPECTACLE] Rob Moir + Hein Cooper + Foreign Diplomats, L’Anti, 30 mars 2016

Je vais garder un excellent souvenir de mon premier spectacle à l’Anti. Un triple plateau éclectique et harmonieux qui m’a fait passer par toute une gamme de belles émotions.

Rob Moir

N’ayant jamais entendu parler du chansonnier torontois, je n’avais aucune attente face à sa prestation. Lorsqu’il est monté sur scène, guitare au cou, j’ai été agréablement surprise par sa musique folk-crue assumée et sa confiance sur scène.

Rob MoirVenu livrer quelques compositions de son plus récent album Adventure Handbook et de ses précédents opus, Moir a brisé la glace avec une pièce de pirates fort convaincante, Lost and Found Like you, tirée de Places To Die. Je m’imaginais bien écouter cette musique sur la route, les fenêtres baissées, visage au vent. Après avoir interprété une chanson inspirée d’une anecdote de covoiturage, il a, selon ses dires, présenté une partie plus «heavy métal» de son répertoire. À mon avis, c’était plutôt du soft-métal qui rentrait tout de même au poste!

Les interventions humoristiques du poète, dans un français quelque peu bricolé (on salue l’effort), ont su divertir les quelques spectateurs présents en début de soirée. Il a d’ailleurs gagné le cœur des gens avec cette déclaration audacieuse : «J’aime Québec, c’est une parfaite province. Fu** Ontario!» Bref, il a fait bonne impression ce cher Rob!

Hein Cooper

Hein CooperSans grande surprise, la place était saturée d’oestrogènes. En effet, la gent féminine était au rendez-vous pour se faire bercer par la douce voix de Hein Cooper (et probablement pour se satisfaire la rétine par la même occasion). Mais détrompez-vous, l’Australien a beaucoup plus que du eye candy à offrir…

Directement arrivé de son Australie natale quelques jours auparavant, l’auteur-compositeur-interprète s’excuse d’être encore un peu sous l’effet du décalage horaire. Cette soirée était l’occasion pour lui de jouer les compositions de son premier album complet, The Art of Escape, tout juste avant sa sortie canadienne.

La dépouillée Dopamine a immédiatement plongé la salle dans une atmosphère enveloppante et apaisante. Sur scène, la proposition minimaliste, dépourvue d’artifices, est percutante par son authenticité. La sincérité de la démarche du musicien est une de ses plus grandes forces. Il réussit à nous ancrer dans le moment présent, à nous faire oublier tout le reste.

Avec ses sonorités électros, The Real fait état de l’expérimentation musicale de Cooper, l’éloignant quelque peu de ses racines folks. Il y reviendra rapidement avec l’excellente Curse of my life, pièce empreinte de nostalgie, livrée avec une force tranquille.

Hein s’est ensuite brillamment approprié Runaway de Kanye West. Une version guitare-voix poignante qui a complètement chassé l’originale de mon esprit. Autre coup de cœur pour son interprétation de Luna Sky, superposant des couches de sa voix pour créer une chorale imaginaire. Frissons, frissons.

Hein CooperPour les trois pièces suivantes, il a invité ses bons amis de Foreign Diplomats à le rejoindre sur les planches. La chimie opérait naturellement entre les musiciens et leur complicité était palpable dès les premiers accords de Rusty. Les festivités se sont poursuivies avec All my desires et Overflow.

En guise de finale, seul sur scène avec sa guitare, Hein Cooper a semblé suspendre le temps en interprétant la pièce-titre de son album. Un peu magique, tout simplement.

Foreign Diplomats

Une valeur sûre pour mettre le party ? Juste à inviter Élie, Thomas, Emmanuel, Antoine et Charles sur un stage. Cette soirée n’a pas fait exception à la règle. Le volcan FD était en pleine ébullition, comme à son habitude.

Foreign DiplomatsMexico a donné tout un coup d’envoi à la soirée, suivie de Comfort Design (dont le super beau clip est sorti il y a quelques jours) et Lily’s Nice Shoes! Les cinq jeunes hommes sont complètement habités par la musique et ça déteint inévitablement sur la foule. Je me suis ensuite éclipsée, le temps d’une entrevue avec M. Cooper. À mon retour, c’était l’énigmatique et sombre Lies (of November) qui magnétisait les spectateurs.

Les gars ont tout donné ce soir-là et ont visiblement eu beaucoup de plaisir. Le fougueux Thomas a même pris un petit bain de foule au grand plaisir des filles qui se trouvaient aux premières loges. Le sentiment festif s’est facilement propagé dans le public, qui semblait ravi de sa soirée. Comme personne ne voulait qu’elle se termine, les musiciens ont offert You Decide en rappel. Puis, comme une cerise sur le sundae, Hein Cooper s’est joint à eux pour boucler la boucle avec l’exaltante Queen + King.

Pour mieux connaître le band, je vous suggère de lire l’entrevue que j’ai réalisée avec Élie et Thomas! Rob Moir sera de retour à l’Anti ce lundi 4 avril, alors qu’Hein Cooper et Foreign Diplomats partageront la scène à nouveau pour une série de spectacles ces prochains jours.

Catch’em while you can!

6 avril : Gatineau – Minotaure

7 avril : Montréal – Théâtre Fairmount

8 avril : Trois-Rivières – Ti-Petac

9 avril : Sorel – Pub O’Callaghan

15 avril : Sherbrooke – Petite Boîte Noire *sans Hein Cooper*

 

Photos : Marion Desjardins/ Llamaryon

[Off RIDEAU] Soirée LABEL FOR RENT, L’Anti Bar et spectacles, 14 février 2016

J’ai commencé mon expérience Rideau un peu en marge alors que je suis allé assister à la méga-vitrine préparée pour l’occasion par Label For Rent. Dix artistes/groupes allaient se succéder tout au long de cette soirée très éclectique : GourouxAdmiralsMachines GéantesBoris CasablancaGénéral K-OSara DufourTHE FALLINGMatt TomlinsonTomy Paré et Geneviève Binette.

Je me suis dit que j’allais en voir quelques-uns puis me diriger vers les activités plus officielles de la Bourse. Finalement, j’ai vu 9 artistes/groupes sur 10, et si je n’ai pas vu le dixième, c’était de peur de manquer mon dernier bus. Voici donc, en quelques mots, les cinq artistes préférés de ma soirée de la Saint-Valentin :

Tomy Paré : Sylvain Cormier du Devoir a déjà écrit de Tomy Paré qu’il était comme un col bleu du country-folk. C’est l’impression que j’ai également eue lorsque je l’ai vu présenter ses chansons simples, mais efficaces. Du beau travail d’artisan.

Geneviève Binette : Quand elle ne prête pas sa plume à d’autres (Isabelle Boulay, Willows), Geneviève écrit et compose de fort belles chansons aussi folk que féminines. Elle revient au Sacrilège le 31 mars prochain pour présenter son nouvel album. Le premier extrait, Whisky, a un petit côté seventies avec ses textures funky! Un beau moment.

Matt Tomlinson : Folk-pop intelligent, un brin atmosphérique, . Les paroles sont parfois un peu simplistes, mais pour un gars qui n’a pas le français comme langue maternelle, c’est de la maudite belle job. Belle présence scénique. On va le surveiller de près!

Sara Dufour : Étonnante Sara, dont le country-folk teinté de bluegrass goûte le Red Champagne (les gens du Lac la comprendront, celle-là). Belle présence scénique, excellentes chansons, un beau petit coup de coeur!

Général K-O : À la base, j’avais compris, il s’agit d’un groupe à l’esprit punk. Mais à certains moments, on y retrouvait des éléments de trad, de progressif et de hardcore qui m’ont surpris. Un genre d’amalgame qui me rappelait un peu l’esprit d’un System of a Down. Pis Stéphane Audet… il déménage pas rien qu’à peu près!

Quelques photos (y compris des autres bons groupes dont je ne vous ai pas parlé) :

 

[Spectacle] AGGRESSIVE MUSIC FESTIVAL, l’Anti, le 19 février 2016

Ce week-end dernier, Die Young Production présentait la 3e édition du AGGRESSIVE MUSIC FESTIVAL à l’Anti Bar & Spectacle. Nous avons assisté à la soirée de vendredi où le hardcore québécois était à l’honneur. C’est dans une salle comble complètement déchainée que la tête d’affiche de la soirée Get the shot s’est produite.

Pour la troisième édition de ce festival mettant en vedette le hardcore et ses dérivés, les groupes locaux étaient au coeur de la programmation. En effet, la soirée de vendredi accueillait plusieurs groupes québécois venant tous de la ville de Québec. Le festival se déroulait sur deux jours, soit vendredi et samedi, et accueillait comme tête d’affiche Get the shot et Death Before Dishonor.

Get The Shot

Get the Shot
Get the Shot

Après un moment d’absence dans la Vieille-Capitale, Get The Shot est monté sur scène avec son éternelle énergie contagieuse. Ayant une excellente maîtrise de ses interactions avec la foule, le chanteur Jean-Philippe Lagacé a encore une fois montré à quel point il  sait toucher son auditoire. Sa musique puissante vient d’ailleurs appuyer son discours, on y ressent   toute la haine envers l’ordre établi de notre société. On peut aussi remarquer un sentiment de solidarité de la part du public puisque le moshpit, le headbang et les cris y sont omniprésents. De véritables bêtes d’instruments, les musiciens enchainent leur musique rapide à merveille.

Le groupe a remis ce soir-là tout l’argent amassé par la vente de leur marchandise au Centre multiethnique de Québec afin d’apporter leur soutien aux nouveaux arrivants dans la ville de Québec.

Très beau geste de leur part !

Première partie
Plusieurs groupes originaires de la ville de Québec se sont succédés pour offrir une belle soirée de musique agressive.

The undeniable truth
The Undeniable Truth

Le groupe Hashed Out ayant annulé sa présence au festival, c’est The Undeniable truth  qui s’est chargé de réchauffer la foule avant la tête d’affiche de la soirée. Ne connaissant pas ce groupe, ils ont su me surprendre avec brio. Se préparant à tout détruire avec leurs breakdowns assez pesants accompagnés d’un scream assez puissant, ils ont offert toute une prestation.
L’écoute de leur album est disponible sur leur Bandcamp.

Behind the Revolver
Behind the Revolver

Behind the Revolver ont quant à eux fait lever la soirée avec leur metalcore. Ils surprennent intensément avec leur breakdown accompagné d’un côté mélodique et rythmique. Ils ont d’ailleurs sorti leur dernier album Reminiscence il y a quelques semaines, qui est disponible sur les plateformes numériques telles que YouTube et iTunes. Vous pouvez aussi vous procurer une copie digitale sur le Bandcamp du groupe.

Hunt the Shark
Hunt the Shark

C’est avec leur mélange de hardcore alterné avec des tons plus mélodiques à la métal, accompagné d’une voix clean à certains moments que Hunt The Shark s’est présenté sur scène. Leur style assez différent des autres groupes de la soirée, ils nous ont fait goûter à leur énergie. Le chanteur Guillaume Gaudreau avait de bonnes interactions avec la foule en sautant de la scène pour aller rejoindre le public. Le ton mélodique de la guitare apportait une touche métal à leur musique. Le guitariste était en plein contrôle de son instrument.

Dead Poets
Dead Poets

Les gars de Dead Poets ont donné leur premier spectacle ce soir-là. Groupe assez récent, ils ont offert une étonnante prestation.

Ils ont terminé leur set avec leur single Mirroirs, dont le vidéoclip est sorti en janvier dernier.

Groupe assurément à découvrir.

Coup de coeur de la soirée, GÄZ a débuté en beauté.

Gäz
Gäz

Leur rock/stoner avec un mélange de métal est littéralement à se jeter par terre. Ils ont profité de l’occasion pour présenter leur nouveau guitariste surnommé Gilbertru 2 (Gabriel Joly – The Outborn). C’était son premier spectacle avec le groupe. La foule s’est déplacée en grand nombre pour assister à cette première prestation du festival.

Leur EP est disponible gratuitement sur leur Bandcamp.
AMOUR À GAZ !

À propos du AGGRESSIVE MUSIC FESTIVAL
L’AGGRESSIVE MUSIC FESTIVAL est l’occasion de faire valoir la scène hardcore du Québec et d’ailleurs. Dans les éditions précédentes, seuls les groupes locaux y étaient présents. Cette année, pour la troisième édition, le fondateur John Page est allé chercher des groupes comme Death Before Dishonor. En apportant ce groupe à la programmation, il donne la chance aux groupes locaux de jouer avec les plus grands de la scène hardcore afin de leur assurer une visibilité.

[SPECTACLE] The Harpoonist & The Axe Murderer (+ Lucil), L’Anti Bar & Spectacles, 31 janvier 2016

Les notes bleues fusaient de partout dimanche soir à l’Anti. Compte-rendu d’une soirée dominicale qui n’en était pas une finalement.

Lucil

20160131-05-LucilGroupe nommé en partie en l’honneur de la célèbre guitare de B.B.King, Lucil est monté sur scène devant un public trop petit pour ce genre de soirée. Sans attendre, le band a servi un blues francophone qui rappelait l’époque Offenbach. Simple, efficace et inscrite dans la lignée traditionnelle du blues-rock, la musique de Lucil a plu. Il faut souligner le travail d’Ulysse Ruel, à la voix et à l’harmonica, qui s’époumonait à imposer le mood qui donnait envie de boire une pinte ou deux un dimanche soir. Le groupe a sorti deux EPs l’année passée, Rang 10/10e rang et Denys Arcand, tous deux disponibles sur internet.

The Harpoonist and the Axe Murderer

20160131-19-The Harpoonist & The Axe MurdererLe duo de Vancouver, normalement constitué de Shawn Hall  (voix et harmonica) et de Mathew Rogers (batterie et guitare), était accompagné de la puissante choriste  Adrina Turenne de Saint-Boniface. C’était définitivement un ajout gagnant à une formule qui avait déjà fait ses preuves lors du dernier Festival d’été de Québec. Le trio, visiblement relaxe et content d’être sur la scène,  a continuellement interagi avec le public, créant ainsi une ambiance chaleureuse et décontractée qui s’apparente à celle qu’on retrouve dans un endroit comme le Pub Limoilou.

20160131-20-The Harpoonist & The Axe MurdererIl n’a pas fallu beaucoup de temps avant que le blues-rock crasseux se déchaîne et que le talent de Rogers impressionne. Derrière la batterie, sa Telecaster modifiée et battue par la route produisait des riffs organiques et un son grave, sale et humide qui se mariait parfaitement avec le groove du chanteur. Dans le timbre qui faisait écho à celui de Stevie Ray Vaugn, Hall a tout donné et a montré ce dont il était capable sur la chanson Too Late Virginia, tirée de l’album Checkered Past (2012). L’excellente pièce Don’t Make ’em Like They Used too qu’on retrouve sur le dernier album A Real Fine Mess (2014), a été un des moments clés du spectacle. Plainte contre tout ce qui se fait rapidement, mais se détruit tout aussi rapidement. Nostalgie d’un temps plus lent, plus vrai. La douleur du vide.

«They got the body but they got no soul,
They got tracks goin’ solid gold,
Oh well…
They just don’t make ‘em like they used to»

Spectacles à surveiller ce week-end

On peut difficilement faire plus chargé comme fin de semaine de musique. Les mélomanes devront faire des choix difficiles. Pour vous aider, voici ce que nous vous suggérons :

Jeudi 22 octobre

IMG_6648
Bears of Legend – Photo : Yannick D’Amours

Tout d’abord, il faut parler de la formation trifluvienne Bears of Legend qui fait un retour au Théâtre Petit-Champlain après avoir rempli la salle le printemps dernier. Porté par l’excellent Ghostwritten Chronicles, le populaire septuor nous livre une parfaite symbiose de valses, de rythmes amérindiens, de modulations progressives, de chœurs, de folklore et d’envolées vocales. Inspiré d’un mystérieux journal de bord retrouvé en mer, Bears of Legend nous raconte la vie d’un équipage aux histoires métaphoriques vivement inspirantes. Billets : 30 $ à 35 $. Le spectacle est à 20 heures. INFOS

Pendant ce temps, District 7 Production et Le Cercle – Lab vivant présentent The Posterz (+ Hashed Out). Après avoir transformé le sous-sol du Cercle en sauna plus tôt cette année, les jeunes rappeurs récidivent, cette fois dans la grande salle. Il reste encore de la place, alors n’hésitez pas à acheter votre billet (15 $). Les portes ouvrent à 19 heures, le spectacle est à 20 heures. INFOS

Au Grand Théâtre, Plume Latraverse présente son spectacle Récidives en formule trio. Une heure et demie des chansons les plus poétiques du très prolifique auteur-compositeur-interprète. Si on se fie à ce qui a été présenté à Montréal, il s’agira d’un magnifique voyage qui nous permettra d’entendre un paquet de chansons que l’oncle Pluplu n’a pas fait très souvent en 45 ans de carrière. C’est complet, on a annoncé des supplémentaires en avril prochain. Pour ceux qui ont déjà leur billet, c’est à 20 heures. INFOS

Ariane Moffatt
Ariane Moffatt – Photo : Marion Desjardins

Sur la rive sud, Ariane Moffatt sera à L’Anglicane de Lévis pour y présenter son spectacle 22h22, un spectacle qui groove en beauté. La première partie sera assurée par la non moins excellente Rosie Valland. Il ne reste que quelques billets, alors on vous suggère de ne pas tarder. Le spectacle est… à 20 heures. INFOS

À L’Anti Bar et spectacles, le rock sera à l’honneur avec la formation EL DIVER (+ Repartee). 20 heures. 7 $. INFOS

Il a peut-être été candidat à l’émission La Voix, mais Mathieu Holubowski s’est aussi mérité de belles accolades depuis, notamment au festival ARTEFACT de Valleyfield, où il jouait son folk bien à lui à la maison. Il sera au Centre d’art La Chapelle ce soir, dès 20 heures. 32 $. INFOS

Vendredi 23 octobre

Au Grand Théâtre, Plume Latraverse présente une deuxième fois son spectacle Récidives en formule trio. Une heure et demie des chansons les plus poétiques du très prolifique auteur-compositeur-interprète. Si on se fie à ce qui a été présenté à Montréal, il s’agira d’un magnifique voyage qui nous permettra d’entendre un paquet de chansons que l’oncle Pluplu n’a pas fait très souvent en 45 ans de carrière. C’est complet, on a annoncé des supplémentaires en avril prochain. Pour ceux qui ont déjà leur billet, c’est à 20 heures. INFOS

IMG_5006
Canailles – Photo : Marie-Laure Tremblay

On les a vus à plusieurs reprises ces dernières années et chaque fois, ils ont livré la marchandise. Canailles est de retour au Cercle pour nous présenter un spectacle plus que rodé. En première partie, l’excellent Timothy Luke Dawson. Le party va pogner, c’est évident. Présenté dans le cadre du Grand Boum. Les billets sont 15 $ et les portes ouvrent à 19 heures. Un incontournable. INFOS

Évidemment, à Québec, les spectacles incontournables ne viennent jamais seuls. C’est pour ça qu’en plus de Plume et de Canailles, on aura la chance de voir (ou de manquer, c’est selon) l’archi-talentueuse auteure-compositrice-interprète Basia Bulat au Palais Montcalm, qui nous chantera des pièces de Tall Tall Shadow et bien d’autres chansons envoûtantes de son répertoire. La première partie sera assurée par la vibraphoniste Joëlle Saint-Pierre, qui nous a fait rêver tout récemment avec son album Et toi, tu fais quoi?Les billets sont 38 $. 20 heures. INFOS

Les amateurs de punk rock seront bien servis à L’Anti avec le spectacle de FullcountJeffrey Lost Control et Hate It Too. Seulement 5 $. 21 heures. INFOS

Samedi 24 octobre

Ce samedi, ça se passe sur la rive sud avec un doublé Cégeps en spectacle au Vieux bureau de poste avec Émilie et les Why Five et Alicia Deschênes. On vous a déjà brièvement parlé d’Alicia, c’était la courageuse jeune femme qui s’était portée volontaire pour faire la voix féminine sur Chanson d’amour en sol standard avec Tire le coyote en avril dernier. Eh bien, c’est pas juste une courageuse, elle est aussi une auteure-compositrice-interprète prometteuse qu’on surveille de près. Les billets sont 17 $ et le spectacle commence à 20 heures. INFOS

Comme toujours, il ne s’agit que d’une sélection. Pour en savoir plus, visitez Quoi faire à Québec.

Les spectacles du week-end du 16 octobre [à Québec]

Milk & Bone - Photo : Marie-Laure Tremblay
Milk & Bone – Photo : Marie-Laure Tremblay

Grosse fin de semaine une fois de plus pour les mélomanes de la région de Québec. Évidemment, nous avons quelques suggestions :

Milk & Bone sera au Cercle ce soir à 20 heures. Première partie : CRi. Les billets se sont déjà tous envolés, alors si vous avez raté votre chance, on a annoncé une supplémentaire le 22 avril 2016, toujours au Cercle (un lieu parfait pour les chansons de Camille et Laurence). Les portes ouvrent à 19 heures, on vous suggère de ne pas trop tarder.

Si vous ratez le duo montréalais, plein d’autres choix s’offrent à vous :

Tout d’abord, au Pantoum, vous pourrez voir Jane Ehrhardt (lors d’un rare spectacle full band), ainsi que Les Louanges et la formation haligonienne Elephants in Trouble. 10 $, portes à 20 heures, spectacle vers 21 heures, BYOB, comme toujours. INFO

La Fédération québécoise de ski acrobatique présente The Seasons au Petit impérial. Les billets sont plutôt chers (125 $), mais ils comprennent un don de 80 $ à la FQSA. C’est donc une belle chance de faire d’une pierre, deux coups : soutenir un organisme sportif et assister à un concert TRÈS intime d’un des groupes les plus en vue de Québec à l’heure actuelle. INFO

Les amateurs de jazz qui tire vers le folk et le Rn’B se dirigeront vraisemblablement vers le Théâtre Petit-Champlain où se produira le Emma Frank Quartet. Celle que certains ont comparée à une jeune Joni Mitchell ravira sans aucun doute les spectateurs présents. C’est à 20 heures et les billets sont 25 $. INFO

Du côté du Palais Montcalm, on pourra voir le Jimi Hendrix de la cornemuse galicienne, l’excellent Carlos Nunez. Un magnifique spectacle où règne le mélange des genres! Spectacle à 20 heures, 45 $. INFO

Les amateurs de rock qui bûche ont rendez-vous à L’ANTI Bar et spectacles où se produira KEN mode. Les premières parties sont assurées par Life In Vacuum, BIIPIIGWAN, APES et Psomb. Les portes ouvrent à 19 heures, le spectacle est à 20 heures, et ça vous coûtera un gros 20 $ pour une soirée à vous faire chatouiller les tympans! INFO

Samedi, on va aussi se tirer les cheveux :

Tout d’abord, on fête la réouverture du Bal du Lézard avec Robbob et le Limoilou Libre Orchestra et The Two Birdz. Ça fait un bout que les deux formations tentent de faire quelque chose ensemble, voilà qu’ils ont trouvé l’occasion parfaite. Le nouveau décor du Bal est magnifique, Robbob parle de jouer des tounes de son prochain album, il risque d’y avoir beaucoup d’agrément! 21 h, 5 $ (gratuit si vous vous déguisez en oiseau – c’est Robbob qui le dit). INFO

L’auteur-compositeur-interprète folk-pop très aérien Jeffrey Piton sera au Vieux Bureau de poste de Saint-Romuald pour présenter les pièces de son album La transition. Excellent choix si vous aimez la pop planante! Le spectacle est à 20 heures, les billets sont 22 $. INFO

À la Librairie Saint-Jean-Baptiste, ce sera au tour de Gab Paquet de nous présenter de nouvelles (et de moins nouvelles) chansons. Il sera accompagné pour l’occasion de Claudia Gagné (Une vraie invasion de La Palette ce week-end!). Contribution volontaire (en argent bien sonnant ou en mots bien sonnés). Payer des consommations, ça peut aussi faire plaisir. 20 heures. INFO

Il y a encore plein d’autres spectacles et autres activités toute la fin de semaine. Pour en savoir plus, consultez Quoi faire à Québec.

[SPECTACLE] Emilie & Ogden (+Tora), L’Anti, 3 octobre 2015

(Photos : Marion Desjardins)

J’étais un peu étonnée en entrant à l’Anti à la vue des quelque 90 chaises posées là (ça ne faisait pas beaucoup de place pour marcher, ça). Pourtant, elles ont toutes été occupées hier soir à l’occasion du premier spectacle d’Emilie Kahn à Québec en tant que tête d’affiche. Accompagnée d’un batteur (Dominic Lalonde) et d’un bassiste (Francis Ledoux), elle s’arrêtait ici après quatre jours de tournée pour la promotion de son nouvel album, 10 000, paru le 2 octobre. Sans oublier la présence d’Ogden, sa harpe.

C’est en duo avec elle qu’Emilie a commencé son spectacle, tout en douceur. Après quelques mesures, ses musiciens l’ont rejoint pour compléter le tout. La musique d’Emilie & Ogden, c’est une pop raffinée au rythme fluide, qui vient chercher, avec les potentialités de sa harpe, des avenues presque inexplorées. Même la voix d’Emilie Kahn, aux inflexions particulières et d’un aigu envoûtant, semble refléter les effets de son instrument. Les deux autres musiciens, quant à eux, viennent compléter et enrichir ce noyau. En effet, la basse vient contrebalancer les aigus et la batterie vient appuyer les moments forts pour contraster avec les moments doux. Lalonde et Ledoux, il faut le noter, ont fait preuve d’un talent notable pour mettre Emilie et sa musique en valeur. Même le son de l’Anti, une salle de spectacles habituellement axée vers le rock, m’a étonnée par sa qualité (il faut remercier un certain David pour cela).

Alors que les salles assises en incommodent plus d’un, l’auteure-compositrice-interprète semblait à l’aise avec cette atmosphère. Après le spectacle, elle m’a confirmé que c’était en raison de la grande écoute que cela permettait. Et il est vrai que le public d’hier soir était plus qu’attentif à sa musique, qui demandait un certain silence pour en entendre les subtilités. En outre, cela a permis une atmosphère intime qui se prêtait bien à l’attitude plutôt réservée de l’artiste, semblant nous confier ses anecdotes plus que de nous les raconter. C’est ainsi qu’elle nous expliqua, par exemple, que sa chanson intitulée Dream avait été enregistrée en hiver, en pleine tempête de neige, ce qui contrastait avec l’ailleurs abordé dans le texte. Justement, on pourrait dire que l’atmosphère dégagée par ce groupe relève du rêve.

Après quelques remerciements, ce dernier a terminé en douceur, en decrescendo et sans rappel. Son album est disponible sur Itunes et on en a même fait la critique.

 

Première partie – Tora

Avant Emilie & Ogden, c’était cependant le groupe australien Tora qui avait ouvert le bal. Avec une entrée en matière indie-folk aux accents électroniques, ils m’ont d’abord évoqué Alt-J ou Half Moon Run. Cependant, on peut noter quelque chose de très particulier chez ce groupe : il semblerait que les influences des différents membres ressortent quand ceux-ci sont mis en évidence. On fluctuait donc d’un style à l’autre tandis que les trois des cinq membres s’échangeaient le lead vocal tout en jouant de leur propre instrument. Ce qui était franchement indie-folk a donc glissé vers la vieille pop à la Justin Timberlake pour passer ensuite rapidement par le hip-hop, le tout enrobé d’un rendu très électro. Le résultat : des chansons progressives et un mariage réussi entre le pop et le folk. Il faut aussi reconnaître au groupe le mérite d’avoir joué tout ce qu’il était possible de jouer en live : hormis quelques effets enregistrés, tout était fait avec des instruments ou avec des effets de voix. Contents d’avoir joué à Québec, et ce devant une salle attentive et qui a visiblement aimé, les membres du groupe ont cependant été déstabilisés, eux, par l’immobilisme d’une salle assise. Toujours est-il que plusieurs personnes sont allées acheter leur disque après leur performance.

En spectacle ce week-end

Festivoix 20150705-3
Emilie & Ogden – Photo : Jacques Boivin

La première fin de semaine d’octobre. Toujours une des plus chargées du calendrier culturel. On dirait que c’est encore plus vrai cette année alors que des choix déchirants s’offrent à nous tous les jours.

1er octobre

  • Photo : Étienne St-Denis
    Photo : Étienne St-Denis

    Commençons par le choix que plusieurs d’entre vous n’avez pas : Coeur de pirate est à l’Impérial Bell pour nous chanter les chansons de son plus récent album Roses. Comme pour toutes les Nuits FEQ, on n’a pas lésiné sur les premières parties : Félix Dyotte et KROY (le projet solo de Camille Poliquin). Ça commence à 20 heures, les portes ouvrent à 19 heures, et les plus impatients d’entre nous peuvent aller prendre un petit drink au Petit Impérial afin d’entrer 10 minutes avant tout le monde. Si vous me cherchez entre 16 et 19 heures…

  • Par le plus curieux des hasards, l’ancien partenaire de Béatrice Martin dans Armistice, Jay Malinowski, sera avec son Deadcoast à L’Anti Bar et spectacles dès 20 heures (portes 19 heures). Il reste quelques billets (15 $ + frais) disponibles au EXO et sur lepointdevente.com. Son plus récent album, Martel, est magnifique. Comme il date déjà d’un an et demi, on ne serait pas surpris d’entendre du nouveau matériel.
  • Au sous-sol du Cercle, on pourra voir The Nursery (Toronto), Das Blankout (Montréal), Sweet Caporals et Woodwolf. Soirée complètement rock (indé). Dès 20 h 30 (portes 19 h 30). Un gros 8 $ à la porte vous sera demandé.

2 octobre

  • Stéphane Robitaille - Photo : Jacques Boivin
    Stéphane Robitaille – Photo : Jacques Boivin

    Pour ouvrir LE GRAND BOUM, les responsables du Cercle et de Première Ovation ont fait confiance à la jeune Liana Bureau, qui va nous présenter les chansons qu’on devrait retrouver sur son premier album ainsi que quelques reprises soul et Rn’B. À 20 heures (portes 19 heures). Les billets sont 17 $ + frais. Au Cercle, bien entendu.

  • Au sous-sol du Cercle, la compositrice, interprète et réalisatrice Debbie Tebbs fera danser ses fans avec son électropop aux accents New Wave. La première partie sera assurée par Devil Dandy. Dès 21 heures (portes 20 h), les billets sont 13 $ en prévente, 15 $ à la porte.
  • Y’a pas qu’au Cercle où ça va danser, le Pantoum offre aussi une soirée remplie de beats alors que Beat Market s’amène pour lancer son disque Sun Machine. Nous avons eu la chance de nous entretenir avec Beat Market, l’entrevue est ici. La première partie sera assurée par un DJ set de Louis-Étienne Santais, de Fjord. Ouverture des portes à 20 heures, le show devrait commencer à 21 heures, 10 $ pour l’entrée, 15 $ pour l’entrée et un CD, BYOB.
  • Tremblay, qui n’est pas qu’un comédien persécuté, s’amène au Petit Impérial pour présenter les chansons de son album Porcelaine. Le spectacle débute à 20 heures. Portes : 19 h. Les billets sont 20 $. Il risque d’y avoir beaucoup de monde.
  • La haute-ville n’est pas en reste : à la Librairie Saint-Jean-Baptiste, la tournée Route d’artistes, version automne 2015, présente Joëlle Saint-Pierre et Stéphane Robitaille. Saint-Pierre nous envoûtera avec son vibraphone et sa douce voix pendant que Robitaille détendra l’atmosphère avec ses chansons aussi loufoques que lucides. Contribution volontaire que nous, à ecoutedonc.ca, espérons proportionnelle au plaisir que vous aurez. C’est à 20 heures.
  • Au Fou-Bar, l’auteur-compositeur-interprète montréalais Mike Evin vient lancer son album Life is a Lover. Si vous aimez la pop avec un peu de oumf et une touche de piano, vous serez charmés. Contribution volontaire. 21 heures.

3 octobre

  • Pierre-Luc Lessard - Photo : Jacques Boivin
    Pierre-Luc Lessard – Photo : Jacques Boivin

    Pierre-Luc Lessard présente son excellent spectacle dans une de ses salles préférées, Le vieux bureau de poste de Saint-Romuald. Folk-pop bien ficelée par un gars qui a un plaisir évident. Le spectacle est à 20 heures. 17 $

  • Babylones et Medora seront au sous-sol du Cercle avec leurs compositions indie pop-rock. 21 heures (portes 20 h). 8 $ en prévente, 10 $ à la porte.
  • On a bien hâte de voir Emilie & Ogden à L’Anti. Parce que ce qu’on a vu d’elle cet été (notamment au Festivoix) nous a mis l’eau à la bouche. Mais aussi parce qu’Emilie Khan a enregistré un album jouissif, unique, qui convainc avant même d’avoir terminé la première écoute. 10 000 est bon de même! La première partie sera assurée par Tora. 20 heures, portes à 19 heures. Vous n’aurez plus l’occasion de la revoir dans un cadre aussi intime, je vous en passe un papier. Aussi bien en profiter tout de suite.

Il y a bien sûr d’autres spectacles à Québec, qui bouge comme jamais ces temps-ci. Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter l’excellent site Quoi faire à Québec.

[SPECTACLE] Dear Criminals + Chapelier Fou, l’Anti, 3 septembre 2015

2015-09-03-23
Frannie et Charles de Dear Criminals – Photo: Jacques Boivin
ChapelierFou_Anti_3sept2015_3
Chapelier Fou – Photo : Alice Beaubien

Chapelier Fou

Le Chapelier Fou se donnait déjà sur scène lorsque je suis arrivée sur place. Même si l’on parle plus souvent de Louis Warynski comme étant ce fameux Chapelier, puisqu’il compose la musique qu’on entendait hier, il faut dire qu’il était accompagné de trois autres excellents musiciens. De fait, la musique de Warynski nécessite des interprètes capables de varier leur palette musicale, puisqu’on a pu entendre plus de 6 instruments (violons, violoncelle, clarinette et j’en passe) en live, sans compter les claviers, synthétiseurs et
samples.
En outre, le mélange d’influences est tellement dense qu’il crée son propre univers, dans lequel on reconnaît parfois quelques styles comme le tango ou la musique orientale. Le résultat : un genre de dream-electro embrumé (j’invente les termes ici). La référence à Alice au pays des merveilles est plus que justifiée, puisqu’en écoutant leur musique on tombe vraiment dans le type d’atmosphère véhiculée par la nouvelle de Lewis Carroll. C’est mystérieusement enchanteur et inquiétant à la fois, comme une fête foraine abandonnée.

Les amateurs de Bonobo ou de Shigeto pourraient apprécier, bien que la musique du Chapelier Fou se prête beaucoup moins à l’ambiance lounge de par sa saturation. De fait, une certaine répétition acharnée rapproche les compos du Chapelier du minimalisme, mais ses arrangements musicaux sont une complexe superposition, donnant un résultat dense qu’il faut bien écouter pour apprécier. Pour ma part, le grand flot d’informations musicales répétées ne m’a pas particulièrement charmée, mais certains passages m’ont tout de même marquée, surtout lorsqu’apparaissait la clarinette. Finalement, pour les deux dernières pièces, le groupe originaire de France s’est installé dans le milieu de la salle pour nous jouer ça acoustique. Ce fut mon moment préféré, autant pour la performance que pour l’écoute incroyable de la salle.

ChapelierFou_Anti_3sept2015_9

 

Dear Criminals

2015-09-03-21
Photo: Jacques Boivin

Je dois avouer d’emblée que Dear Criminals est un groupe que j’appréciais déjà avant de les écouter hier soir. Leur spectacle a été à la hauteur de mes attentes, et ce fut visiblement le cas pour le reste du public. Bien que peu nombreux, les gens dans la salle se sont balancés puis ont même dansé au son langoureux de l’électro-folk du groupe. Ils ont aussi applaudi avec enthousiasme entre les pièces. Et pour cause !

Dès la première pièce jouée, Crave, Dear Criminals a su nous plonger dans leur monde torturé, chargé émotivement. On note rapidement que leur musique est axée sur la mélodie, contrairement à celle du Chapelier Fou où l’on sentait l’importance du rythme. Ce qui ressort généralement, dans la musique du trio, c’est le mélange des voix particulières de Frannie et de Charles. Pour ma part, j’apprécie la tension qui se dégage de leur musique et de leur univers, qui est créée avec un choix judicieux dans les arrangements et un son épuré. Si je devais encore inventer des termes, je dirais que leur musique évoque l’atmosphère d’un break-up sex. Intense, belle et tragique à la fois.

Malgré cette obscurité dans les thèmes musicaux, qui sont bien véhiculés par leur musique, les trois musiciens ont sympathisé avec le public, ce qui était permis par l’ambiance intime de l’Anti ce soir-là. Vers la fin du spectacle, pendant Slowdisco, on a senti que Dear Criminals avait trouvé leur beat et ils nous ont livré une finale percutante. Le rappel, quant à lui, a parsemé le public de rires et d’admiration, puisque le groupe a repris Baby one more time de Britney Spears, une chose que je n’avais pas entendue depuis des lustres !

[À voir] Dear Criminals + Le Chapelier Fou, L’Anti, 3 septembre 2015

Pour ceux qui en auraient encore douté, l’Anti bar et spectacles n’offre pas uniquement des concerts rock. La soirée du 3 septembre prochain (jeudi) en est un bel exemple. Au menu : de l’électro-folk romantique et de l’électro qui cherche à faire sauter les barrières du style.

Photo: Marilou Nadeau Photographe | Collage: Marin Blanc
Photo: Marilou Nadeau Photographe | Collage: Marin Blanc

Dear Criminals, c’est Frannie Holder, Vincent Legault (Random Recipe) et Charles Lavoie (b.e.t.a.l.o.v.e.r.s). Les voix à la fois tendres et torturées de Frannie et de Charles se marient parfaitement au son des arrangements musicaux de Vincent et de leurs instruments. En live, on leur connaît une énergie particulière, qui nous fait vivre à cent à l’heure les émotions fortes qu’ils expriment dans leurs chansons. Ils ne sont rien de moins que mon coup de cœur de la Liste de noël de Poulet Neige. Leur performance dans une salle comme l’Anti promet.

 

 

chapelier_fou_2
Crédit: Delphine Ghosarossian

Venu directement de Metz en France, Louis Warynski alias Le Chapelier Fou débarque avec sa musique plus que particulière. C’est un curieux mélange entre le classique, qu’il a étudié au conservatoire pendant de nombreuses années, l’électro, sa passion, ainsi que diverses influences musicales, qu’il cherche à confondre jusqu’à les rendre insécables.

L’adéquation de ces deux groupes s’annonce parfaite avec leurs sonorités semblables et leurs univers éclatés. On a bien hâte de les voir, en espérant vous y croiser !

 

Qui : Dear Criminals + Le Chapelier Fou

Quoi : De la bonne musique

Où : L’Anti Bar & Spectacles (251 Dorchester)

Quand : 3 septembre (Portes 20h / Spectacle 21h)

Combien : 13$ aux portes