[ÉVÉNEMENT] La Noce – 8 juillet 2017 – Zone Portuaire de Chicoutimi

Comme nous n’arrivons pas à être partout en même temps, mais qu’on a des bien bons amis, on a demandé à Camille Goulet, ancienne trifluvienne, mélomane et jeune femme à la plume magnifique, de nous faire un résumé de son expérience à La Noce. 

Salut La Noce, veux-tu ben m’épouser?

Je n’ai jamais rêvé secrètement d’un mariage irréaliste comme ceux qu’on voit dans les films. Mais à ma grande surprise, en ce samedi 8 juillet 2017, l’envie d’épouser, non pas un homme en particulier, mais plutôt un événement musical au grand complet, s’est emparée de moi.

En avril dernier, le divertissant et futé Philippe Brach, porte-parole de l’événement, nous invitait via un vidéo en direct du Pakistan, à La Noce du Saguenay, un événement auquel « faudrait être cave en osti pour pas se pointer » selon ses dires. Déjà « teasée » solide par sa publicité et la programmation qu’il annonçait, je me suis dépêchée de me trouver des billets. Quelques mois plus tard, le jour de La Noce arrivait.

Après de multiples péripéties et quelques heures de route, j’arrive à Chicoutimi, l’âme emballée. La Zone Portuaire s’ouvre à moi. Accueillie par ceux qu’on appelle les Clowns noirs et un décor construit avec les personnages colorés que l’on retrouvait sur toutes les publicités de l’événement, j’entends déjà Le Gros Groupe offrir à une foule éclectique, quelques mélodies instrumentales. Il y a des « food trucks » pour tous les goûts et des artisans locaux qui occupent des kiosques pour nous offrir leurs produits. Les festivaliers se déplacent avec le sourire pendant qu’un célébrant offre des mariages à 10 $. C’est La Noce, t’sé. L’organisation a poussé le concept jusqu’au bout, au plaisir de tous. De mon côté, je me prends une bière et je me promène sur le site pendant que Mordicus pousse la note.

L’horaire de l’événement était partagé sur deux scènes qui se succédaient merveilleusement. Après le spectacle de Mordicus sur la grande scène, Le Gros Groupe accompagné de Philippe Brach, prennent place sur la petite scène pour quelques chansons. Vers 15 h 30, le groupe éclaté Violett Pi (que j’adore) anime la grande scène. Tous costumés, les membres jouent des pièces tirées de leur premier EP ainsi que de leurs deux albums, devant des fans extasiés. S’en suivent des prestations alternées de LAB, Gazoline, puis Martel Solo en Duo qui nous offre de la musique pour nous accompagner pendant l’heure du repas.

En début de soirée, c’est l’entrée en scène des Hôtesses d’Hilaire. En plus des pièces interprétées, on a droit à un spectacle d’humour de la part du chanteur Serge Brideau. Les fous rires éclatent sous une pluie fine qui nous quitte aussitôt. Sur la petite scène, les festivaliers assistent aux prestations de Chantier, Soucy et La Famille Bédard qui se relayent toujours avec celles de la grande scène. Vers 19 h 30, le très attendu Philippe Brach est acclamé par la foule. L’artiste offre comme toujours, un spectacle extraordinaire. Il parcourt la scène en sautillant et en dansant au travers de ses musiciens talentueux, tout en étant en parfait contrôle de sa voix à la fois puissante et mélodieuse. Sa chanson Si proche et si loin à la fois, interprétée en duo avec Klô Pelgag a su mettre en appétit les spectateurs pour la performance subséquente de cette dernière. La toute petite femme au talent immense, accompagnée de ses multiples musiciens chevronnés a su offrir un spectacle fabuleux. La clôture de La Noce s’est faite avec Les Goules, qui attirent, à chaque fois, de nombreux admirateurs nostalgiques et ardents. Tous hurlaient les chansons à l’unisson avec Kouna au micro. Pour les plus coriaces, La Noce prenait fin aux petites heures au Sous-Bois avec un « after ».

C’est avec de beaux souvenirs, un léger mal de tête et le sourire aux lèvres que je lève mon chapeau et mon verre aux initiateurs de l’événement, les gars d’Ambiances Ambiguës, Éric Harvey et Fred Poulin ainsi qu’à Diffusion Saguenay pour cet événement original, festif, agréable et orchestré à merveille. Longue vie à La Noce!

Camille Goulet, rédactrice invitée

Crédit Photo : La Noce – Le Petit Russe 

[FEQ] Compte rendu, 11 juillet 2017

Matt Holubowski – PopUpFEQ, Lauberivière

Matt Holubowski – Photo : Jacques Boivin

Belle idée de la part des organisateurs du Festival d’été que de programmer un PopUpFEQ à Lauberivière en pleine heure du lunch! Les curieux se mêlaient aux clients réguliers pour ce dîner-bénéfice à contribution volontaire, qui forçait le public à côtoyer ces personnes qu’on essaie tant d’éviter tous les autres jours! Et c’est à Matt Holubowski qu’on a demandé de jouer pendant cette courte prestation, avec deux de ses musiciens. Choix intéressant quand on connaît la folk-pop douce, apaisante et lumineuse du musicien! Un peu de coeur, ça a fait du bien! (Jacques Boivin)

Gilles – Scène Fibe

Gilles – Photo : Jacques Boivin

Il y avait foule pour voir Gilles, le trio de Cap-Rouge, sur la Scène Fibe. Le groupe était énergique et cela se transmettait aux gens qui sont venus les voir. Bien rodés, ils ont fait plusieurs chansons dont Télégramme, Montgolfière et T’as jeté les yeux sur moi. L’ambiance était survoltée lors de la reprise de La Façade de Karkwa. On pouvait d’ailleurs entendre l’inspiration de ce groupe sur le matériel du trio. C’était une véritable découverte pour moi et j’ai hâte d’en entendre plus. (Marie-Ève Duchesne)

Ziskakan – Scène Hydro-Québec

Mbongwana Star – Photo : Jacques Boivin

La Réunion, c’est le carrefour des mondes. Département outre-mer français, on y parle créole et les influences sont plurielles; européennes, indiennes chinoises, malgaches, malaises, est-africaines. Bref, c’est tout un amalgame de sonorités réunies en un tout bien unique appelé Maloya que le vétéran groupe nous a offert sur la scène Hydro. Tantôt lyrique et mélancolique, tantôt festif et dansant, le matériel de Ziskakan permet une rencontre charmante et réussie, parfaite pour ouvrir une soirée de spectacle estivale. Le tout à l’image de son leader origine tamoule Gilbert Pounia. (Christian St-Pierre)

Jérôme St-Kant – Scène Fibe

Jérôme St-Kant – Photo : Jacques Boivin

C’était tout un contraste entre le groupe Gilles et Jérôme St-Kant. En effet, le finaliste des Apéros FEQ avec ses complices Simon Kearney, Simon Lachance et Martin Plante a tout un univers coloré. «La colonie de vacances Jérôme St-Kant», comme il le dit si bien, est déjantée. Elle a offert une belle vitrine pour l’artiste, qui n’était pas à ses premiers spectacles. À l’aise sur scène, la poésie typiquement absurde de St-Kant dans Hiérachill et une chanson sur les médicaments ont bien fait rire les festivaliers rassemblés devant la Scène Fibe. (Marie-Ève Duchesne)

Les Goules – Scène Bell

Les Goules – Photo : Jacques Boivin

Pour voir le visage incrédule de quelques festivaliers qui n’avaient jamais entendu parler des Goules…

Pour entendre Keith Kouna se moquer sans ménagement des mesures de sécurité avant les événements sur les Plaines…

Pour rêver avec le chanteur des fameuses beuveries qu’a connu les Plaines à l’époque où on laissait le monde faire le party…

Les Goules – Photo : Jacques Boivin

Pour lever nos verres de « délicieuse » Coors Light à tous les Piranhas…

Pour réaliser que quelques parents ont comme moi profité de l’occasion pour faire découvrir à leurs rejetons comment faire le party dans un coin plus sombre de l’humanité…

Pour apercevoir à l’écran les irréductibles chanter à tue-tête le refrain de Crabe…

Les Goules – Photo : Jacques Boivin

Pour se laisser convaincre par Kouna que le groupe va jouer sa seule chanson d’amour avant d’entamer Pendaison à coup de « on va te pendre mon gros tabarnak »…

Pour se demander au début de Ville si Rabin Kramaslabovitch allait oser son traditionnel solo de couille gauche (il l’a fait) et surtout comprendre que les médias locaux le lendemain ne savent pas faire la différence entre un pénis et un testicule…

Pour toutes ces raisons, il fallait être sur les Plaines hier soir et célébrer l’avènement de l’empire des Goules. (Julien Baby-Cormier)

Mbongwana Star – Scène Hydro-Québec

Mbongwana Star – Photo : Philippe Ruel / FEQ

Quand il s’agit du Congo, on a toujours une pensée pour le féroce conflit qui y sévit. Et quand des musiciens congolais arrivent dans un festival habillés en militaires, on reste quelques peu dubitatifs. Mais loin d’être sérieux, les membres de Mbongwana Star affiche une bonne humeur et une fougue contagieuses qui se répand sans efforts dans la foule. La formation, qui se compromet dans ce que l’on pourrait tout simplement appelé du rock congolais, attire aussi le respect car les deux leaders, cloués sur leurs fauteuils roulants, sont les deux plus engagés de la troupe. Avec des saveurs de R&B et de Rumba, c’est un cocktail dansant très efficace. (Christian St-Pierre)

Lisa LeBlanc – Scène Bell

Lisa LeBlanc – Photo : Jacques Boivin

Pour une première Plaines, la chanteuse de Rosaireville a réussi son pari. Lisa Leblanc avait carte blanche et pouvait appeler des invités à participer son spectacle. Et elle l’a fait! Entourée de Mico Roy, guitariste pour Les Hôtesses d’Hilaire et de son band, son rock a décoiffé plus d’un festivalier. (Self Proclaimed) Voodoo WomanCould You Wait ‘Til I’ve Had My CoffeeCity Slickers and Country Boys ont ouverts son party de famille. Énergique et survoltée, la chanteuse acadienne a amené le banjo le temps d’un solo et une chorale composé de ses tantes et de sa mère pour une «chorale du bonheur» pour entonner Aujourd’hui ma vie c’est de la marde avec les Plaines remplies pour l’occasion. Gros coup de coeur pour son interprétation avec Voivod d’Ace of Spades de Motörhead et Kraft Dinner, fait en duo avec sa mère. On en aurait pris d’autres! (Marie-Ève Duchesne)

Sara Dufour – Scène Fibe

Sara Dufour – Photo : Philippe Ruel / FEQ

Patriotisme oblige, j’ai bravé le rhume et le ciel menaçant pour courir voir, et entendre, Sara et ses 3 complices. Elle a commencé à fond la caisse, enchaînant les pièces country de Dépanneur Pierrette et de Breakers et nous entraînant dans son road trip autour du Lac. Pleine d’énergie, de mots et d’enthousiasme, elle nous a partagé ses tranches de vie pleines d’humour, faisant la conquête de la foule curieuse qui a rapidement embarqué et répondu. Entourée de Charles Guay de Chicoutimi (batterie), Léandre Joly-Pelletier (banjo, mandoline) et Marc-Olivier Tremblay-Drapeau (Contrebasse), elle a livré une performance bien huilée et je suis repartie avec un gros sourire dans face. (Marie-Laure Tremblay

DakhaBrakha – Scène Hydro-Québec

DakhaBrakha – Photo : Jacques Boivin

Étrange ? Singulier ? Mystique ? C’est bien difficile de trouver un qualificatif juste pour parler d’une prestation de DakhaBrakha. Semblant sortir tout droit d’Anastasia avec leur costume traditionnel de leur patrie d’Ukraine, leur univers sonore unique mélange une musique d’un autre âge avec des percussions très présentes et d’autres sources telles, par exemple, des bruits animaliers (!!!). Leur posture scénique très statique, jumelée à leurs chants d’un lyrisme frissonnant (d’ailleurs, les trois chanteuses doivent avoir une carrière d’opéra, c’est sûr!!!) leur donne des allures quasi fantomatiques. D’ailleurs, ça fait parfois penser à la saveur musicale du Cirque du Soleil. Ajoutez à cela un rendu musical sans faille et ciselé et une présence forte, parfois même comique, et vous obtenez l’un des spectacles les singuliers que j’ai eu la chance de voir. Malgré leur aura mystérieuse, les musiciens savent créer un moment fort chaleureux, emportant doucement tout le monde dans leur voyage onirique. Si bien que tout le monde se prend au jeu et en redemande. C’était si spécial que j’ai de la difficulté à m’en faire une appréciation précise. Si j’aime aimé? Je ne sais pas encore. Mais j’ai été fasciné ça, y a pas de doutes! (Christian St-Pierre)

Les Cowboys fringants – Scène Bell

Les Cowboys Fringants – Photo : Stéphane Bourgeois / FEQ

Ils étaient le clou de la soirée, la pièce de résistance. Pour un mardi soir, l’ambiance était un véritable party à ciel ouvert. Dès leur entrée sur scène, Les Cowboys ont fait chanter avec la foule autant leurs classiques comme La ReineEn Berne ou La Manifestation, mais aussi Bye Bye Lou qui a ouvert le bal. Véritable party sur les Plaines, les habitués des grands festivals n’ont pas fait les choses à moitié en ajoutant des clowns, des cracheurs de feu et des illustrations de Martin Bureau. L’énergique Frannie Holder était aussi de la partie pour Marine Marchande. Dès les premières notes de Les Étoiles Filantes, les festivaliers ont allumés cellulaires et lumières. Il fallait les voir ces plaines remplies de lumières! Les classiques Shack à Hector, Heavy Metal (jouée avec le guitariste de Voivod), Toune d’automne ont fait vibrer la foule. En guise de finale, une foule a participé à Tant qu’on aura de l’amour avec le groupe sur scène. (Marie-Ève Duchesne)

Ça va nocer à Saguenay le 8 juillet – avec Philippe Brach, Klô Pelgag, Les Goules et plusieurs autres!

On va avoir beaucoup envie de tout laisser tomber et de traverser le Parc le 8 juillet prochain pour aller à Saguenay. Diffusion Saguenay et Ambiances Ambiguës ont annoncé ce matin la venue d’un nouvel événement qui aura lieu le 8 juillet dans la Zone portuaire de Saguenay, La Noce, un événement musique, arts bouffe et plus qui possède une affiche fort impressionnante pour un événement d’une journée!

Du côté des prestations musicales, on pourra voir (et entendre) Philippe BrachKlô PelgagLes GoulesGazolineLes Hôtesses d’HilaireMordicusVioleTT Pi et Le Gros Groupe.

On peut s’attendre à des numéros assez spéciaux… Quand on sait que Philippe Brach a participé à l’élaboration du menu, ça risque d’être éclaté! La journée, qui commencera à 13 heures, pourrait s’étirer jusque tard dans la nuit si on compte les nombreux afters qui risquent de se tenir après l’événement.

Les billets sont déjà en vente et si cette journée vous intéresse, on vous invite à ne pas perdre trop de temps : les 500 premiers billets ne coûtent que 15 $ (une fucking aubaine!). Le prix régulier en prévente est de 20 $. Et si jamais vous vous décidez à la dernière minute, c’est 25 $ qu’il vous faudra payer à la porte (vous voyez pourquoi je parle d’une aubaine!).

Pour acheter vos billets ou obtenir plus de renseignements, visitez le site Web de La Noce au http://lanoce.net

[SPECTACLE] FullBlood et Les Goules au Satyre Cabaret 10 octobre 2016

Le Satyre Cabaret accueille une programmation qui n’en finit plus d’être diversifiée. Parfois, l’ambiance cabaret donne une touche exceptionnelle, d’autres fois, ça apporte quelque chose d’hétéroclite, mais qui, somme toute, est intéressant. C’est ce qui est arrivé lors du passage des groupes FullBlood et Les Goules le 10 octobre dernier. Cette soirée était organisée en collaboration avec l’OFF festival de poésie de Trois-Rivières. En plus du spectacle au Satyre, il y avait un micro-ouvert au MotditBar jusqu’aux petites heures du matin. Pour l’événement, la salle n’affichait pas complet, mais un public de fans incontestés était présent pour s’imprégner de la folie des deux groupes.

FullBlood 

L’automne, mais surtout l’approche de l’Halloween est probablement la période la plus achalandée pour le groupe Trifluvien FullBlood qui porte à merveille son nom. Quatre gars avec une bonne pilosité faciale, qui joue de la musique punk garage sans chandail, et qui sont couvert de faux sang de la tête à la ceinture. Ça a de quoi surprendre les auditeurs quand on ne connait pas le groupe. Ça et le sérieux que l’on peut lire dans leur visage lorsqu’ils jouent. Alexandre Dostie, chanteur de la formation, est très intense du début à la fin. On pourrait presque croire qu’il est enragé par moment. Ça contraste avec l’attitude de Pierre Brouillette-Hamelin à la basse, qui est d’un calme sans faille. Sébastien Dulude se déchaine sur ses tambours, et son confrère, Francis Ouellet est très sérieux dans son maniement de la guitare. Ça donne une image très « trash », mais qui fonctionne avec ce qu’ils veulent projeter. Comme on peut lire dans leur description, ils sont à la fois un mélange de Balck-Flag, de Misfits et d’une « chainsaw ». J’aime beaucoup le groupe et leur concept, mais j’avoue qu’au-delà d’un contexte bien établi, on doit être averti pour assister à l’une de leur performance. Ils sont justement au Café Frida le 29 octobre pour un party d’Halloween assez déjanté avec WD-40 Montréal officiel et DEAD BLUES CARNIVAL.

Les Goules 

N’ayant jamais eu l’opportunité d’assister à un spectacle de ce groupe, j’ai été très surprise par les personnages qui sont arrivés sur scène. Accoutrements disparates, accessoires étonnants, maquillage très spécial, on est encore une fois dans un univers singulier. C’est que Keith Kouna et son groupe ne sont pas nés de la dernière pluie. En effet, le groupe a été formé en 2001, pour prendre une longue pause qui a duré près de 10 ans, et ils sont maintenant de retour, plus en forme que jamais.

On peut remarquer qu’ils ont beaucoup de plaisir sur scène et qu’ils dégagent une énergie et une folie contagieuse. À plusieurs reprises, des fans se sont approchés de la scène pour chanter dans le micro en l’enlevant pratiquement des mains de Kouna. Je dois admettre que ce n’est pas tout public non plus, mais c’est tout de même accessible. Malgré le ton qui se veut un peu moins sérieux, on peut dénoter une belle recherche dans les paroles. Je pense par exemple aux textes de Bergerie et de Bateau mort que je trouve très poétiques. Keith Kouna parlait justement ici du fait qu’il trouvait que ce qu’il avait fait de plus poétique dans sa vie, c’était avec les Goules. C’est donc que le nouvel album est une continuité de cela. Ça contraste beaucoup avec la livraison des textes sur la scène. Je trouve également que l’interprétation des chansons par Keith Kouna pouvait pratiquement ressembler à une histoire sous fond musical, pas tout à fait du slam, mais tout de même des paroles moins chantées que récitées.

Leur nouvel album, Coma, est sorti début mars 2016 après que le groupe se soit réuni quelques fois en 2012 et qu’ils s’ennuient sincèrement de la scène. (Pour la critique de Julien-Baby Cormier, c’est ici). L’enregistrement s’est déroulé dans Lanaudières, au Studio

Wild de Saint-Zénon qui a accueilli des artistes tels que Bernard Adamus, Daniel Bélanger, Fred Pellerin et les Cowboys fringants pour ne nommer que ceux-là. Comme ils disent, ils n’ont fait aucun lancement, ils ont seulement « garroché » ça sur le web et les demandes d’entrevues et de spectacles ont fusé de tous les côtés. C’était pour cette raison qu’ils ont fait l’album, c’était un prétexte pour remonter sur scène (ils ont gagné un prix au Festival d’été de Québec en 2006 pour l’originalité de leur création, majoritairement scénique). Ils ne voulaient par contre pas revenir avec du vieux matériel et leur écriture a évolué également, sans toutefois perdre l’essence du groupe.

Au-delà de la première image que je me suis faite du groupe, j’ai beaucoup apprécié leur performance scénique et le fait qu’ils faisaient beaucoup participer le public à leurs folies. Si vous voulez vivre l’expérience de les voir en spectacle, ils sont à Montréal Sherbrooke et Québec en novembre, et ils n’ont pas annoncé plus de dates que ça.

Voici quelques photos des spectacles auxquels nous avons assisté durant la dernière année. 

Crédits photos : Sébastien Ouellet, Jacques Boivin et Julien-Baby Cormier 

[SPECTACLE] Les Goules, Le Cercle, 29 avril 2016

Les Goules Cercle avril 16. Crédit photo: Julien Baby-Cormier
Les Goules Cercle avril 16. Crédit photo: Julien Baby-Cormier

Malgré quelques soubresauts de vie (une paire de concerts anniversaires pour souligner les 10 ans de l’album éponyme) Les Goules avaient été placés sur le respirateur artificiel et c’est de façon aussi soudaine qu’inespérée qu’ils ont repris vie de manière fort éloquente avec leur nouvel album Coma, paru début mars. Ils venaient enfin présenter le fruit de cette résurrection vendredi soir dernier dans un Cercle paqueté et suintant. Ils étaient attendus et le moshpit s’est déchaîné en même temps que les premières notes de Parle Parle, la foule s’exécutant après les 4 coups de baguettes du batteur Igor Wellow. Le ton était donné.

C’est parés de nouveaux déguisements que les Goules ont transmis leur folie à la foule dans une joyeuse épidémie… Ça sautait, poussait, lançait de la bière, crachait les paroles avec acharnement. Le tour de force aura été de constater que les fans massés au-devant de la scène connaissaient déjà très bien le nouveau matériel. Ainsi, des chansons comme Coat de cuir, Piranhas ou Régimes auraient donné l’impression à un néophyte qu’il s’agissait de vieux classiques. Pour ceux-ci, le groupe a eu l’excellente idée de les insérer partout à travers les nouvelles chansons. On a donc pu entonner Taupe, Matelot ou Les Animaux assez tôt dans la soirée. Plusieurs moments goulesques sont venus ponctuer cette soirée dont cette incapacité qu’a eu le chanteur Keith Kouna à faire taire cet enfant terrible qu’était la foule alors qu’il essayait tant bien que mal de faire l’intro de la chanson Folk guitare «déploguée». Après un succès mitigé (pas certain que les gens en arrière aient saisi quoique ce soit de la partie acoustique de la chanson), il y a eu un moment de confusion alors que Kouna a manqué un «cue» de mise en scène lorsqu’il a déposé sa guitare classique à la fin de la chanson. Celle-ci semblait avoir été épargnée avant d’être hargneusement fracassée sur la scène dans ce qui semblait être un véritable exutoire. Le moment « Mes Aïeux », dixit Keith Kouna, se terminait d’une drôle de façon. Plus tard, on a dû deviner qui de Bobby Bazini ou Andrée Waters avait été le premier vivant aperçu par le groupe à son réveil du coma. Nous fûmes bernés par Monsieur Kill… Ils nous ont aussi servi une douce chanson d’amour: Pendaison, une hyperbole! Quand on croyait que la soirée ne pouvait être plus étrange, Kouna avouait être le professeur de danse de Yann Perreau, Beyoncé et Snoopy. On pourrait presque y croire…

Le concert a donc déboulé à un rythme effréné et le public qui en redemandait sans cesse en a reçu plein les tympans. Cette séance s’est terminée par la performance jubilatoire de Crabe, puis le rappel n’a fait que confirmer le statut mérité de groupe culte qui colle aux Goules, même s’ils n’en ont probablement rien à faire. Que ce soit durant Montagne, Biker, Dynamite ou Ville, le groupe a mis le public à sa main. Du devant de la scène au fin fond du Cercle, des spectateurs en transe chantaient et trippaient constatant que le groupe fétiche dépassait largement les cadres d’une réunion nostalgique. Rabin Kramaslabovitch, Ken Pavel, Klaudre Chudeba, Kouna et Wellow ont semblé profiter du buzz comme il se doit. Nous avons assisté à une renaissance et ce n’est certainement pas Québec qui allait s’en plaindre.

En première partie, Gerbia a garroché son punk-hardcore crasseux rappelant The Exploited. Pour le peu qu’on saisissait, on comprenait vite le créneau: une exécution ultra rapide sur fond de rébellion. Efficace, mais un brin répétitif n’en déplaise aux fidèles qui se réchauffaient dans le slam.

33ème édition du Festival de la Chanson de Tadoussac

Moins de deux mois avant le coup d’envoi du 33e Festival de la chanson de Tadoussac, l’organisation a rendu officiel sa programmation. Ce sont près de 40 artistes qui se succèderont sur les six scènes installées sur la magnifique région de Tadoussac. Pendant quatre jours, du 9 au 12 juin prochain, les festivaliers pourront s’amuser aux rythmes de légendes de la chanson tout en découvrant la crème de l’émergence.
En tête d’affiche, nous retrouvons le légendaire Plume Latraverse et Isabelle Boulay. Avec eux, Bernard Adamus, Les Sœurs Boulay, Steve Veilleux, Yann Perreau et Thomas Fersen amèneront une bonne dose de musique à Tadoussac. Le spectacle Sept jours en mai, projet inusité de Michel Rivard, Luc de Larochellière, Mara Tremblay, Éric Goulet, Gilles Bélanger et les Mountain Daisies, sera aussi présenté pour la seule fois en formule festival selon le calendrier de tournée.

Tadoussac 2016Du côté des découvertes et de la relève, Tadoussac a réussi a dégoter de belle prises avec des soirées bien rythmées incluant Busty and the Bass, Poirier, Dumas, Cherry Chérie et Laurence Nerbonne. Les amateurs de folk et de douceur seront servis avec Safia Nolin, Laura Magnan et Rosie Valland. Les rockeurs ne seront pas en reste avec Keith Kouna, qui offrira un spectacle solo, Zébulon, Pandaléon, Les Goules et Galaxie, tout deux sur le bord de l’eau (!).

Le nouveau directeur de la programmation, Marc-André Sarrault, concernant la programmation 2016 :

Cette année, pour son 33e anniversaire, le Festival fait quelques clins d’oeil au passé, a les deux pieds dans le présent et l’oreille résolument tendue vers l’avenir. L’édition 2016 caressera, surprendra, bercera, écorchera, chatouillera et satisfera les oreilles, des plus jeunes aux plus expérimentées.

L’an dernier nous avions adoré notre séjour à Tadoussac. Le festival fait vivre des moments uniques aux festivaliers. Le compte-rendu est disponible ici.

Les billets sont en vente sur le site web du festival selon divers forfaits. Le festival a lieu du 9 au 12 juin prochain, et il représente votre seule chance de voir Les Goules et Galaxie rocker sur le bord de l’eau

[ENTREVUE] LES GOULES

Morts et enterrés depuis neuf ans, les Goules ont largué une bombe la semaine dernière en sortant leur nouvel album, Coma. Pour l’occasion, j’ai rencontré Rabin Kramaslabovitch et Keith Kouna dans une ambiance décontractée au Valentine sur la 3e avenue à Limoilou.

goules-2Les jams du samedi à l’origine de la résurrection

La sortie inattendue de Coma a naturellement soulevé quelques questions. On se demande d’ailleurs depuis combien de temps les Goules travaillaient-ils sur l’album: « Ça faisait un bout qu’on savait qu’on allait faire un disque. Le disque est fini depuis le mois de décembre! », raconte Kouna. Les membres du groupe, qui sont aussi de vieux chums, n’ont jamais cessé de se voir. Or, c’est un peu avant le départ de Kouna pour la France, il y a trois ans, qu’ils ont commencé à se retrouver tous les samedis pour pratiquer et composer des chansons: «On le faisait tranquillement, il n’y avait pas de pression pour sortir un disque, il n’y avait pas d’urgence. On faisait ça une toune à la fois», dit Kouna, «du moment où on a commencé à faire des p’tits jams les samedis et qu’il y a eu des affaires le fun qui en sortaient, on se disait que la fibre était encore là.» Rabin précise que ça allait de soi de continuer le processus puisque les musiciens avaient du plaisir et produisaient du matériel intéressant. Par ailleurs, les Goules ont été très discrets sur leur éventuel retour. Kouna explique: «On ne voulait pas se donner de pression. On n’en avait pas eu du tout et on voulait éviter d’être affublé de questions et de demandes. On était enterré et mort. Ça ne nous tentait pas de revenir tranquillement, on voulait revenir d’une shot

goules-16En studio

L’album a été enregistré au Wild studio à Saint-Zénon (Lanaudière) avec Pierre Rémillard à la prise de son et Vincent Gagnon à la réalisation. Le Wild est un endroit très apprécié des musiciens, notamment pour sa localisation reculée dans la nature où les distractions sont rares. «C’était la première fois qu’on avait une subvention pour taper un disque et c’était la première fois qu’on avait accès à un vrai studio. On a checké deux ou trois options et on s’est dit que tant qu’à avoir des sous pour s’offrir un studio professionnel, ben on va y aller», dit Kouna, « on en a jasé avec Vincent et ça été un choix de band de s’en aller à Saint-Zénon.» Rabin ajoute que l’envie de travailler avec Pierre Rémillard, reconnu comme étant un très bon producteur, penchait beaucoup dans la balance. « On regardait avec qui on voulait travailler. Il y avait quelques noms, mais Pierre fittait avec le rock des Goules», avoue Kouna.

goules-10La réalisation

Pianiste jazz de Québec et pianiste de Keith Kouna depuis huit ans, Vincent Gagnon signe la réalisation de l’album. Comme l’univers musical des Goules contraste définitivement avec celui de Gagnon, on se demande par quels moyens les deux parties ont réussi à travailler ensemble. «On connaissait bien Vincent à cause de la collaboration qu’il avait avec Kouna», raconte Rabin, «je pense que c’est quelqu’un qui s’adapte bien, qui est ouvert d’esprit et c’est un très bon pédagogue.» Kouna croyait qu’il était le choix idéal pour les Goules parce que « Vincent est tellement structuré. On se mettrait tous ensemble et on n’aurait pas sa structure. Il est arrivé au studio avec un immense tableau sur lequel était écrit tout ce dont on avait à faire. Il est hyper calme et ne part pas su’a brosse.»  Gagnon maintenait l’équilibre et son implication dans le projet était totale. Ayant «une bonne tête de musique, au clavier comme à la rythmique», Gagnon a entre autres misé sur la constance du rythme et a travaillé beaucoup avec le batteur. «Il a été vraiment excellent», affirme Kouna.

goules-8Quand Kouna écrit

On le sait, Keith Kouna possède un talent pour les mots. Il est d’ailleurs derrière les textes de Coma. Rabin tenait à dire que « quand Kouna était avec nous, ce qui était intéressant, c’est qu’il marmonnait souvent un peu n’importe quoi. À un moment donné, il y avait un mot qui sortait, comme coma justement. Il improvisait. Il est magnifique pour trouver des mélodies vocales sur le rock.» Kouna procède beaucoup par improvisation et apprécie composer pour les Goules: « Avec les Goules, je peux faire éclater le je et je me décolle de moi-même. L’univers des Goules me permet d’aller n’importe où, tout est permis et c’est franchement agréable. Je m’ennuyais de ça.»

goules-7Les spectacles à venir

Les Goules se produiront en spectacle dans les prochains mois et s’arrêteront au Cercle le 29 avril prochain. Comme le groupe est reconnu pour donner des shows complètement débiles, on peut se demander à quoi s’attendre: « C’est sur que la première stretch qu’on va faire va être dans les bars ou les petites salles. Il n’y aura pas de figurant, mais on va se débrouiller pour donner des shows assez intéressants», nous promet Kouna. «Un grand retour au 5 ans d’âge mental» renchérit Rabin. Les spectacles des Goules sont des exutoires, un gros «Fuck Off!» comme le disent Kouna et Rabin. C’est pourquoi, selon eux, ils ont réussi à créer un bassin de fans fidèles qui a permis aux Goules d’accéder au statut de groupe culte.

___________________________________________________________________

goules-21J’aime beaucoup terminer les entrevues avec un questionnaire qui permet de connaître les habitudes musicales des artistes qu’on aime. Kouna et Rabin se sont livrés au jeu et les réponses sont étonnantes et savoureuses.

Quel est votre album culte?

Rabin: King for a Day… Fool for a Lifetime de Faith No More. Je te dirais que c’est un album qui joue souvent, partout.

Kouna: Je ne sais pas si c’est mon album culte, mais c’est définitivement l’album que j’ai écouté le plus souvent depuis quelques années; Either/Or d’Elliott Smith. J’y reviens toujours. C’est le meilleur mélodiste depuis Lennon.

goules-5Qu’est-ce que vous écoutez quand vous êtes in the mood for love?

Rabin: Pour moi, Blues Funeral de Mark Lanegan et les albums de Mark Lanegan avec Isobel Campbell peuvent être de bons disques pour le in the mood.

Kouna: PJ Harvey, Let England Shake et Mark Lanegan Blues Funeral aussi.

goules-3Meilleure musique pour les roadtrips?

Rabin: J’aime bien tout ce qui est vieux métal pour les roadtrips. J’aime le vieux Metallica, le vieux Mötley Crüe, le vieux Maiden. Je veux pouvoir chanter dans mon char.

Val: As-tu essayé la bière d’Iron Maiden?

Rabin: Oui! C’est une bonne bière! Elle n’est pas trop forte.

Val: ah oui! Eh ben…

Kouna: Ah! du Hank Williams III. L’album Staright to Hell.

Dernier album que vous avez acheté?

Rabin: Un disque de Big Business que j’ai acheté en ligne. C’est un groupe qui ressemble beaucoup aux Melvins.

Kouna: Je pense que c’est Astronomie d’Avec Pas d’Casque.

goules-18Plaisir coupable?

Rabin: J’en ai pas mal. Lady Gaga, pour vrai. J’adore cette artiste. C’est quelqu’un de créatif. Elle a de bonnes mélodies et elle a l’air maître de ce qu’elle fait. Elle aime le métal et je trouve ça fantastique. C’est une artiste qui est très complète.

Kouna: Moi aussi j’ai le plaisir coupable «Lady Gaga». Pas mal moins depuis un bout de temps.

Rabin: Moi, quand j’entends Bad Romance, je suis content.

Kouna: Sinon, il y a le chanteur qui chante comme une chèvre.

Rabin: Alain Bashung?

Kouna: Non, celui qui chante «Mon espérance à moi»… JULIEN CLERC! Quand la toune passe à la radio, je suis satisfait.

goules-11Quelle chanson aimeriez-vous qu’on joue à vos funérailles?

Rabin: Si je meurs avant Kouna, je lui ai demandé de jouer Déo pour que le monde pleure. Sinon, j’aime bien Angel of Death de Slayer.

Kouna: Angel of death de Slayer ou du Electric Wizard. Bof, je mettrais Folk. (chanson à saveur incestueuse tirée de l’album Coma)

Rabin: Ou Kouna qui chante Pour que tu m’aimes encore de Céline Dion.

 

 

 

 

 

[ALBUM] Les Goules – Coma

Quelque part dans la nuit entre le 29 février et le 1er mars, sorti de nulle part, le spectre des Goules s’est rematérialisé laissant ses disciples dans une émotion trouble mixant stupeur et excitation. Les Goules seront restés dans le coma pendant 9 ans (avec quelques soubresauts d’éveil pour de rares concerts anniversaires), période pendant laquelle son chanteur Keith Kouna s’est lancé dans une aventure solo remarquée. Ils avaient d’ailleurs prétendu ne pas vouloir surfer sur la nostalgie plus longtemps; un futur retour des Goules s’accompagnerait de nouveau matériel. (voir à ce sujet l’excellente entrevue avec Keith Kouna parue en mai 2015 sur voir.ca)

Nous y sommes: il y aura de nouveaux spectacles et du nouveau matériel. L’excellente nouvelle, il va sans dire, c’est que ce nouveau matériel est ancré dans l’ADN des Goules et les chansons sont d’une redoutable efficacité. C’est parfois irrévérencieux; Folk, ce pastiche Kaïn-ish en est l’exemple le plus probant, mais il y a aussi Parle Parle et Fermez vos gueules. Puis, d’autres pièces inquiétantes comme Coma, une des pièces les plus lourdes du catalogue des Goules, ou Bateau Mort. On retrouve bien sûr ces petits brûlots typiques de l’univers des Goules, Piranhas et Coat de Cuir, portraits de types tourmentés amalgamés en une critique sociale. Régimes, un autre sommet sur l’album, propose une habile corrélation entre les régimes alimentaires et politiques. Efficace. Que dire de Bouddha, étrange fable érotico-biblique où le personnage visualise un Bouddha qui traine avec des pornstars, le tout sur une mélodie punk et luxuriante. Finalement on retrouve 2 pièces, Blanc Boeuf et Bergerie (cette dernière semble née de l’union entre Paradis et Napalm, deux pièces du disque de Kouna Du plaisir et des bombes), qui auraient sans doute pu trouver leur place sur un album solo de ce dernier puisqu’elles se rapprochent davantage de l’univers (légèrement, il faut relativiser!) plus propre de ce dernier. Tout ça forme un tout cohérent et extrêmement efficace. Les vers d’oreille sont nombreux et vont assurément peupler l’imaginaire de votre cerveau de mélomane. Mention spéciale aussi à la superbe et inquiétante pochette de Pierre Bouchard.

Les Goules supporteront ce nouveau matériel lors d’une tournée de spectacles qui s’arrêtera entre autres au Cercle à Québec le 29 avril et à la taverne de Saint-Casimir le lendemain.