[FEQ] Compte rendu, 8 juillet 2017

Paraît qu’il y avait du monde sur les Plaines. C’est ce qu’on a lu dans les journaux ce matin. On peut vous dire que c’était pas le seul endroit rempli au bouchon, car l’Impérial Bell affichait complet pas mal toute la soirée, et y’avait beaucoup de beau monde aussi à L’Anti!

Tour d’horizon de la troisième journée du Festival d’été de Québec.

Mais juste avant, nous aimerions féliciter Matt Holubowski, gagnant du prix Espoir FEQ 2017!

Floes, L’Anti Bar et spectacles

Floes – Photo : Jacques Boivin

Ça faisait un petit bout qu’on n’avait pas vu le supertrio de Québec et j’avais bien hâte de voir si Simon Tam, Samuel Wagner et Pier-Philippe Thériault avait du nouveau à nous proposer. Eh ben oui, on est sortis du cadre du majestueux EP Shade & Mirror pour découvrir quelques nouvelles pièces, toujours aussi aériennes, quelque part entre Bon Iver le vieux stock de The Weeknd. Les boîtes à rythmes, les synthés et la guitare se marient encore parfaitement à la voix cristalline de Wagner tout en marquant une évolution subtile par rapport à l’ancien matériel. Une brise fraîche qui faisait du bien, tant au corps qu’à l’âme. (Jacques Boivin)

Gypsy Soundsystem Orchestra, Scène Hydro-Québec

Ce sont les Balkans en pleine face que l’on se prend avec ce septuor tout aussi sympathique qu’énergique. Pas aussi punk et irrévérencieux que Gogol Bordello, le groupe suisse en jette par contre tout autant, misant davantage sur un métissage passant la salsa, la soul, l’electro et le hip-hop. D’ailleurs, parmi les sept musiciens de très haut niveau, je lève mon chapeau à Paps (non, pas comme la bière), le très solide MC du band qui a su électrifier le Carré d’Youville pour insuffler, à l’aide d’un flow de feu et un charisme rare, un réel coup de foudre à la foule qui l’a fait sentir sans gêne plus le show avançait.

Un band qui prend aussi sincèrement son pied sur scène ne peut qu’entraîner tout le monde dans la fête! (Christian St-Pierre)

Avec Pas d’Casque, Impérial Bell

Avec pas d’casque – Photo : Jacques Boivin

Avec Pas d’Casque ouvrait une soirée sous l’égide de Grosse Boite dans un Impérial plein à craquer. D’emblée, ils ont dès les premiers accords réussi à capter l’attention de la foule et ont su la conserver tout au long de leur performance, ce qui pour une première partie en temps de festival relève généralement du domaine de l’impossible. Si le concert à fait une belle part aux chansons d’Effets Spéciaux, c’est une mouture plus rock d’Intuition #1 qui a ouvert le spectacle. La troupe à Stéphane Lafleur avait même une surprise pour le public avec l’apparition des Soeurs Boulay pour chanter la fabuleuse Dommage que tu sois pris, j’embrasse mieux que je parle, pièce justement écrite d’un point de vue féminin. C’était merveilleux de voir Stéphanie et Mélanie visiblement émues d’être sur scène avec le groupe. Stéphane Lafleur a d’ailleurs mentionné que ce serait probablement sa seule occasion d’être «backing band». Le groupe a conclu sa performance avec la ballade Nos Corps (en ré bémol) sous des applaudissements nourris de la foule. Il y a fort à parier qu’ils ont vendu plusieurs albums aux non-initiés. Pour les initiés, l’absence de Mathieu Charbonneau (en tournée avec son autre groupe Timber Timbre) laisse un certain vide dans la palette musicale du groupe. Sans être central, il fait maintenant partie du décor. Ça a permis au guitariste de soutien d’être plus à l’avant-plan, mais le baryton et les claviers sont maintenant un ajout non négligeable au riche son du groupe. (Julien Baby-Cormier)

The Excitements, Scène Hydro-Québec

The Excitements – Photo : Philippe Ruel / FEQ

Après l’imbroglio de visa du jour d’ouverture, voici que la scène de Place d’Youville se trouve face à une autre situation délicate. À cause de soudains problèmes de santé affligeant la chanteuse et meneuse du band, la prestation de The Excitements a failli être compromise. Heureusement, bien qu’il ait eu lieu 30 minutes plus tard, le spectacle a débuté et la formation soul de Barcelone a livré une marchandise solide, qui a pris un cran d’émotivité devant la condition précaire de sa chanteuse. Avec sa crinière et ses allures félines, Koko-Jean Davis rappelle avantageusement Tina Turner avec une voix puissante et juste assez égratignée. Rodés au quart de tour, les musiciens ont livré une performance sans faille pour faire habilement preuve de toute la dignité exigée par les événements. En finale, Davis a dû répéter à plusieurs reprises sa reconnaissance et son amour à la foule, qui lui a rendu au centuple. Comme quoi les Québécois savent y faire quand humanité et compassion s’imposent. (Christian St-Pierre)

Pat Thomas and Kwashibu Area Band, Scène Hydro-Québec

Pat Thomas and Kwashibu Area Band – Photo : Philippe Ruel / FEQ

Quand on annonce un vétéran de l’Afro Beat, on se fait certaines attentes. Celui qui a été nommé Voix d’or de l’Afrique en 1978 (!!!) a bien du millage et ça se fait sentir tout de suite. Je vais être franc, la musique du monde n’est pas nécessairement ma tasse de thé, mais Thomas et ses troupes ont dû envoyer 90 minutes de groove sans quasi aucune interruption, entraînant une foule réceptive avec eux. Public qui en a redemandé une fois le spectacle fini. En fait, la forte présence des brass, d’une guitare électrique très affirmée et, surtout, d’une ligne de basse en lead, nous rappelle avec aplomb les racines africaines de la soul et du funk. Mine de rien, c’est une leçon d’histoire, une passerelle entre tradition et modernité que nous ont donné Thomas et les dudes de Kwashibu. Et, je l’avoue, j’ai dansé. Avec beaucoup de plaisir en plus. Y a des moments où ça frisait la transe. Franchement, respect. Ce genre de show démontre toute l’importance que prend la scène Hydro-Quebec au FEQ. C’est le meilleur de notre monde que nous n’avons pas la chance de connaître qui s’y trouve, tout ça pour pas un rond. Québec, t’es privilégiée, j’espère que tu le sais. (Christian St-Pierre)

Les Soeurs Boulay, Impérial Bell

Les Soeurs Boulay – Photo : Jacques Boivin

L’Impérial était plein à craquer pour accueillir Mélanie et Stéphanie pleines d’énergie avec un public conquis d’avance et du sirop pour la toux comme prétexte pour dire des niaiseries. Elles ont réarrangé la plupart des chansons tirées de leurs deux albums pour les rendre plus dansantes : Lola en confiture avec des « choubidouha », beat un peu electro à Alexandre et des « ouuuuuh-ap » sur Ôte-moi mon linge, entre autres.

On a fait connaissance avec leur directeur musical et tête de turc Gabriel Gratton grâce à sa reprise de Islands in the Stream de Kenny Roger et Dolly Parton, au grand plaisir des têtes blanches qui ont aussi apprécié Tous les cris les SOS (bonjour, Balavoine) et Pour que tu m’aimes encore, soutenues par Amelie Mandeville aux claviers et Marc-André Larocque à la batterie.

Un bon moment bon enfant qui ne nous a pas fait regretter P!nk une minute! (Marie-Laure Tremblay)

De la Reine, L’Anti Bar et spectacles

De la Reine – Photo : Jacques Boivin

De la Reine fait ce qu’elle veut, tout le monde qui gravite autour de la scène de Québec le sait fort bien. Et ce soir, ce que De la Reine voulait faire, c’était faire plaisir à ses nombreux sujets avec sa pop sensible et intelligente qui nous fait vibrer de plus en plus au fil du temps. Jean-Étienne était toujours aussi groovy à la batterie, marquant le rythme tel un métronome aux accents jazz. Vincent jouait les guitar gods devant un nuage de fumée qui le rendait plus grand que nature. Et Odile… ah, ma chère Odile, t’étais en voix, souriante comme jamais (et vous savez qu’Odile sourit tout le temps, c’est tout dire!). Une véritable communion s’est produite entre le trio (en fait, un quatuor pour cette belle occasion) et son public, qui ne s’est pas fait prier pour danser.

Notons au passage cette magnifique adaptation en français de la chanson You and Whose Army, de Radiohead, qui nous a donné tellement de frissons que le groupe l’a joué… deux fois de suite! En temps normal, on aurait peut-être un peu grogné, mais les poils étaient à la verticale sur nos bras à la deuxième reprise! (Jacques Boivin)

Orloge Simard, Impérial Bell

Orloge Simard – Photo : Jacques Boivin

Les filles sont parties, les gens, l’ambiance et l’odeur ont changé pour Orloge Simard, qui élève l’art de virer une brosse en religion à des centaines de joyeux convertis. Départ sur les chapeaux de roue, moshpit à la 2e toune, pogo et body surfing en choeur! Toute la salle hurlant contre les condoms, les cabanes à pêche ou les pendaison d’crémaillères. Quand un surfer tombe à terre, tout le monde s’assoit et rame en cadence, harangué par un claviériste fou… lorsque nous sommes partis, l’Impérial était en feu. On sent encore la robine ce matin! (Marie-Laure Tremblay)

[FESTIVOIX] Compte rendu, 5 juillet 2017

LES SOEURS BOULAY – SCÈNE LES VOIX MULTIPLES – 19H

Mercredi à 19h, le site enchanteur des Ursulines accueillait Les Sœurs Boulay avec une audience complète.

La dernière fois que j’ai vu Les Sœurs Boulay en spectacle, elles étaient seules sur scène, ce qui rendait la prestation très authentique par rapport à leurs créations. Aujourd’hui, j’ai assisté à quelque chose de plus instrumentalisé et différent de ce qu’on a connu de ces fameuses sœurs. Pour moi, Les Sœurs Boulay ce sont des harmonies, deux guitares acoustiques et de la complicité. Bref, elles n’ont pas besoin d’artifice. Retrouver le duo féminin seul sur scène durant Mappemonde semblait charmer la foule qui faisait aller les paroles douces et vraies sur le bout de leurs lèvres, créant ainsi une jolie symbiose.

Elles et leur musiciens ont commencé avec Par le chignon du cou tirée de l’album, Le poids des confettis. Ils ont poursuivis sur cet élan du premier album avant de tomber dans les parties plus énergiques de leur dernier long jeu en fin de spectacle.

Il faut croire qu’elles ont toujours été adeptes de reprises pour nous en offrir trois ce soir-là, dont Pour que tu m’aimes encore de Céline Dion. «Nous allons faire un cover d’une chanson ratée par son interprète originale et on a décidé de lui donner une deuxième chance» ont-elle déclaré en guise d’introduction à la reprise.

Le spectacle s’est terminé avec Un show de boucane et une foule qui en demandait encore. -Marianne Chartier-Boulanger

Ne manquez pas ce soir:

  • Nomad’stones à la scène des voix libres
  • Karim Ouellet à la scène des voix populaires
  • Alex Nevsky à la scène des voix populaires
  • Crabe à la scène des voix underground

Voici les photos de Yoan, Jean-François et Adrien :

[FESTIVAL EN CHANSON DE PETITE-VALLÉE] COMPTE RENDU, 1ER JUILLET 2017

LES RENCONTRES QUI CHANTENT – CAMP CHANSON – 11H

Les Rencontres qui chantent sont désormais une tradition de longue date à Petite-Vallée. En effet, 2017 marquait la 12e édition de cette résidence d’auteurs-compositeurs-interprètes provenant d’un peu partout dans la francophonie. Ils étaient donc 12 artistes samedi matin à monter sur la scène du Camp Chanson de Petite-Vallée pour présenter le fruit de leur travail des dix derniers jours.

Il s’agissait de ma deuxième expérience à titre de spectatrice des Rencontres qui chantent et je dois avouer qu’à mon sens, c’est l’un des plus beaux moments du festival. La complicité qui se tisse entre les artistes en résidence et le contenu livré est toujours étonnant et touchant. Ça nous permet non seulement de découvrir douze artistes de la relève, mais également douze humains d’exceptions qui nous offrent le privilège d’entrer dans leur univers. La présence de formateurs comme Gaële et Jipé Dalpé en est également pour beaucoup dans ce cheminement.

Je vous ferai donc part de mes coups de coeur de cette 12e cohorte d’artistes.

Laurent Felllot. Photo: Alicia Lemieux

Mon premier coup de coeur se dirige sans contredit vers Laurent Fellot provenant de Lyon en France qui a, je le crois, conquis le public dès son anecdote humoristique, mais combien attachante d’introduction. Sa composition China à saveur orchestrale et aux arrangements vocaux puissants nous a transporté dans une marée d’amour pour la «petite China».

Martine. Photo: Alicia Lemieux

Martine nous provenant de Sudbury en Ontario est mon second coup de coeur de ce spectacle. Sa pièce Théière saisonnière était dosée au compte goûte d’un mélange de blues, de jazz et de folk. Sa voix apaisante mêlée à la chaleur du texte et des mots nous aurait donné le goût de s’installer devant un feu de foyer, chocolat chaud à la main.

Vaero. Photo: Alicia Lemieux

Finalement, Vaero de la Saskatchewan est mon troisième coup de coeur avec sa pièce Zélie en rose, destinée à l’une de ses amies, fictive ou réelle, on ne le sait trop. Il s’agissait de son deuxième passage aux Rencontres qui chantent et elle semblait très émue de s’y retrouver à nouveau. Toute en douceur au piano accompagnée légèrement d’une mandoline, la réaction du public était unanime quant à la profondeur du texte et à l’interprétation de l’artiste.

Je vous invite également à aller découvrir les autres artistes de cette 12e résidence : Mylène Vallée, Belle Grand Fille et Monsieur Raph du Québec; Saint-Jack et Myriam Arseneau du Nouveau-Brunswick, FLO de l’Ontario, Patrick Dunn de l’Alberta, Bastien Moh de la France et JYES de la Belgique.

KLÔ PELGAG – THÉÂTRE DE LA VIEILLE FORGE – 16H

Mon entrée dans la salle du Théâtre de la Vieille Forge fut complexe comme le spectacle de Klô Pelgag fessait presque salle comble. J’avais hâte d’assister à son nouveau spectacle ayant déjà vu son dernier, L’alchimie des monstres, dans un contexte tout à fait différent.

Klô Pelgag. Photo: Alicia Lemieux

Comme à son habitude, la mise en scène et la scénographie du spectacle étaient incroyables. Elle et ses musiciens étaient vêtus d’une sorte de chienne de travail sur laquelle s’opposaient, à l’aide de «velcro», diverses figurines. Nous avons eu le droit à une composition juste équilibrée des chansons de son premier et de son deuxième album. Plusieurs pièces, principalement celles se retrouvant sur le premier album, avaient été légèrement réarrangées pour en offrir des versions parfois plus soul-blues, parfois plus orchestrales.

Klô Pelgag. Photo: Alicia Lemieux

Je retrouvais sur scène une Klô Pelgag encore plus à l’aise et assumée, tant dans ses interactions avec le public que son aisance à laisser son corps s’adonner à des mouvements saugrenus. Son humour ironique s’ajoute au personnage et gagne autant le coeur du public que sa musique. Je ne pourrais également passer à côté des arrangements musicaux et vocaux qui m’épatent toujours d’une fois à l’autre. La présence de deux violonistes, une violoncelliste, un bassiste et un batteur redonne puissance et prestance à toutes ces chansons qui sont déjà à elles seules magiques. Bref, Klô Pelgag m’a encore une fois conquise et transportée quelque part dans un monde fantastique.

LES SOEURS BOULAY – GRAND CHAPITEAU QUÉBÉCOR – 20H

Le spectacle des soeurs Boulay était très attendu à Petite-Vallée cette année comme elles agissaient à titre d’artistes-passeuses de cette 35e édition. Les filles qui viennent de la région semblent toujours avoir un faible de revenir chanter par ici et de venir à la rencontre des gens qu’elles connaissent.

Les soeurs Boulay. Photo: Alicia Lemieux

Comme j’avais déjà vu à deux reprises leur actuel spectacle tiré de leur deuxième album 4488 de l’amour, j’avais en tête de revoir sensiblement la même formule, mais à mon grand étonnement, j’ai eu droit à un concept renouvelé et bonifié. En effet, la plupart de leurs chansons avaient été retravaillées et offraient des sons très rétro, à la limite exotiques comme pour Jus de boussole qui avait un «groove» très différent. Certaines autres compositions, comme dans Alexandre, étaient rehaussées d’un tempo électro qui m’a d’abord surprise, mais qui s’insérait très bien dans l’ensemble musical.

Les soeurs Boulay et Klô Pelgag. Photo: Alicia Lemieux

Pour l’occasion, Les soeurs Boulay avaient des invités d’exceptions avec qui elles se sont prêtées à une rencontre autour d’un micro ambiant. C’est donc à tour de rôle que ce sont alternées Marie-Pierre Arthur, Amylie et Klô Pelgag pour chacune interpréter aux côtés des soeurs Boulay une chanson de ces dernières et une autre de leur répertoire. Avec très peu de pratique, les chansons coulaient tout de même fluidement et ça a donné place à un moment intimiste malgré un chapiteau rempli de quelques centaines de personnes.

Mon coup de coeur de la soirée, et je crois que c’était relativement unanime pour le public, a été la reprise de la chanson Tous les cris les SOS de Marie-Denise Pelletier. Les soeurs Boulay savent tout naturellement redonner une deuxième vie à toutes les chansons qu’elles reprennent. Sans instrument en main, elles ont offert une performance vocale incroyable qui a littéralement fait frissonner le grand chapiteau.

À regarder les centaines de personnes assissent paisiblement sous le chapiteau et attentives au spectacle, cela m’a rappelé à quel point la musique à Petite-Vallée prend tout un autre sens. Il s’agit d’une grande communion où la musique est en le point de convergence et où tous les mélomanes se rassemblent dans le respect de cet élément.

Merci Les soeurs Boulay!

FUUDGE – THÉÂTRE DE LA VIEILLE FORGE – 23h30

Le groupe Fuudge terminait la soirée au Théâtre de la Vieille Forge avec leur musique rock, grunge, progressiste, psychédélique. Bref, qui déménage. Avec seulement deux EP à leur actif, il était un peu limité dans le contenu, mais a tout de même livré 1h15 de contenu. Le groupe n’en était pas à sa première visite à Petite-Vallée, bien que deux des musiciens étaient en remplacement.

Fuudge. Photo: Alicia Lemieux

Ils ont respectivement fait l’ensemble de leurs chansons des deux EP en plus d’offrir un rappel d’une chanson progressive traduite en français (que je ne connaissais malheureusement pas.)

Malgré la foule d’environ 30 à 40 personnes, nous avons quand même un droit à un mini «mosh pit» en avant de la scène. Une autre belle soirée qui se terminait à la Vieille Forge.

RETOUR À LA MAISON

J’en suis maintenant à mon départ. Même si je ne suis restée que deux jours à Petite-Vallée pour assister à la merveilleuse programmation, j’y ai vécu des moments toujours aussi forts. Bien qu’un ciel gris couvrait dernièrement les festivals au Québec, principalement ceux en région, dû entre autres au manque de financement, je crois que tranquillement pas vite, le ciel se dégage et laisse passer les rayons du soleil. Cette 35e édition à Petite-Vallée s’annonce prometteuse et je souhaite à tous d’y passer au moins une fois dans sa vie pour y respirer l’air frais et les douces notes de musiques qui résonnent de par la mer.

[FESTIVOIX] 5 spectacles à ne pas manquer !

On a essayé de vous faire un topo de différents spectacles qu’on vous suggère de ne pas manquer, tous sur des scènes différentes !

30 juin – Gab Paquet – Scène des voix underground (Zénob) – 23h ou minuit

La vedette de Québec s’amène en Mauricie. Avec son style poético-romantique à la française, sa pop nostalgique vous séduira (et ses culottes de cuir aussi). Spectacle à voir pour jeunes et moins jeunes. Plaisir garanti.

1er juillet – Geoffroy – Scène des voix émergentes (Embuscade) – 23h ou minuit

Depuis la sortie de son dernier EP Coastline, il fait fureur partout ou il va (semblerait-il). C’est ce qu’on va découvrir dans une ambiance qui risque de bien se coller à sa musique ambiante et chaleureuse dans la petite Embuscade qui sera surement très remplie.

2 juillet – Catherine Leduc – Scène des voix libres – 18h

On l’aime parce qu’elle est une trifluvienne d’origine et parce qu’elle était la moitié de Tricot Machine, mais aussi parce qu’elle vient nous faire un tout nouveau spectacle avec des chansons de son dernier album, Un bras de distance avec le soleil, qui a été bien reçu par la critique (y compris par un de nos collaborateurs). Nous serons au rendez-vous le 2 juillet.

6 juillet – Les soeurs Boulay – Scène des voix multiples – 19h

Celles qui n’ont plus besoin de présentation sont toujours dans nos coeurs. On les a vues il y a quelques années sur cette même scène. Il faisait froid et il mouillait, mais l’expérience y était avec la chaleur que ces filles-là amène en spectacle. Un incontournable encore cette année !

8 juillet – Valaire – Scène des voix populaires – 20h35

Les gars se sont offert un petit changement de style avec le nouvel album Oobopopop et ça donne quelque chose de plus blues-disco qu’on a très hâte de voir en spectacle. Maintenant que Valaire s’est séparé de Misteur, est-ce que les gars resteront fidèles à leur ambiance du passé avec des concepts d’habits et leur attitude moqueuse ? Chose certaine, on pourra être doublement comblé parce qu’ils se transformeront en Qualité Motel le soir même à l’Embuscade.

Le Festivoix, c’est quand même 9 jours de spectacles sur 14 scènes différentes. Gageons qu’on va se croiser à d’autres spectacles que les 5 qu’on vous propose ici (surtout dans les spectacles en fin de soirée).

Festival de la poutine de Drummonville célèbre la 10e édition avec les Trois Accords

Le Festival de la Poutine de Drummonville a dévoilé, hier après-midi, sa programmation de spectacles pour l’édition 2017. Ce festival, inauguré en 2007 par le groupe originaire de Drummonville Les Trois Accords célèbre cette année leur 10e édition. C’est pourquoi il est important pour eux de faire partie de la programmation cette année. Simon Proulx, à la tête du groupe et du festival, croit important de « célébrer avec ceux qui ont rendu ce festival possible ! ».

Le festival est également fier d’avoir Half Moon Run comme tête d’affiche. Ce groupe est en grande demande dans les divers événements estivaux du Québec en plus de prendre une place grandissante sur la scène internationale.

Les amateurs de ce repas « traditionnel » à la culture québécoise pourront profiter d’une excellente programmation musicale. Ce sont des spectacles à l’image de la relève en incluant les gagnants du concours Secondaire et Cégep en Spectacle mais aussi des artistes qui représentent la jeunesse et la musique d’aujourd’hui. C’est la fin de semaine du 24 au 26 août que le tout se déroulera au Centre Marcel-Dionne à Drummonville.

Jeudi soir, le festival s’ouvre avec Secondaire en spectacle à 18 h suivi de The Brooks (19 h), Les Sœurs Boulay (20 h) et Alex Nevsky (21 h). Vendredi le 25 août c’est au tour de Cégeps en spectacle de monter sur scène avant de laisser la place à Émile Bilodeau (19 h), Kevin Parent (20 h) et Les Trois Accords (21 h). Enfin, samedi le 26 août, la fameuse Lydia Képinski (18 h), qui sera également un peu partout au Québec cet été ayant remporté les Francouvertes en mai dernier, fermera le bal avec Alaclair Ensemble (19 h), Fred Fortin (20 h 15) et Half Moon Run (21 h 30).

Il est inévitable que la programmation attire beaucoup de jeunes en plus de leur tarif spécial de 28$ le week-end pour les premiers 2 500 passeports vendus. Sinon il est possible de se les procurer au tarif régulier à 38 $ pour le week-end ou 23 $ la journée.  C’est un rendez-vous gastronomique et musical ! www.festivaldelapoutine.com

[FESTIVOIX] Dévoilement de la programmation 2017

Ce matin, c’est avec fierté que le directeur général Thomas Grégoire nous a présenté le travail accompli qui entoure la programmation 2017 du FestiVoix de Trois-Rivières.

Devant les efforts déployés par l’équipe du FestiVoix pour rassembler le meilleur de la musique populaire québécoise, nous ne sommes pas surpris de constater une programmation aussi complète.

Valaire – Photo : Jacques Boivin

Nul doute, la population mauricienne sera charmée par les artistes qui interpréteront leurs pièces sur la scène Loto-Québec. Parmi eux, l’équipe d’ecoutedonc.ca tient à souligner la présence d’artistes qui prennent de plus en plus de place sur la scène musicale québécoise tels que Les Trois Accords et le groupe électro Valaire, entre autres. À ne pas manquer également en plateau double, Karim Ouellet et Alex Nevsky le jeudi 6 juillet.

The Franklin Electric crédit photo: Jean-François Desputeaux

Grégoire a ensuite enchaîné avec ce que l’équipe du FestiVoix appelle leur « joyau », soit la programmation des Voix multiples sur la scène Bell Fibe. L’objectif était de rendre honneur à l’importance historique et culturelle de la cour du Monastère des Ursulines où figurera cette scène. C’est en offrant des spectacles intimistes, faisant référence à la poésie de Louis-Jean Cormier, à la sensibilité des Sœurs Boulay et aux harmonies de The Franklin Electric, qu’ils atteindront cet objectif.

Autrement, nous sommes heureux de retrouver des artistes qui nous sont familiers et qui ont attiré foule dans les salles de la Mauricie au cours des dernières années. Évidemment, nous serons présents au café-bar le Zénob, au bar Le Trèfle, à l’Embuscade et au Temps d’une Pinte pour vous parler des prestations de nos favoris.

Les Deuxluxes – Photo : Adrien Le Toux

Le Zénob accueillera le cher Gab Paquet le vendredi 30 juin, Crabe le jeudi 6 juillet, Antoine Corriveau le vendredi 7 juillet et les fameux Deuxluxes le samedi 8 juillet.

Gazoline, KROY et Jason Bajada afficheront leurs couleurs particulières au Temps d’une Pinte.

Finalement, le Trèfle offrira des soirées de folk traditionnel les vendredis avec le Winston Band le 30 juin et Marco et les Torvis le 7 juillet.

 

Pour en savoir davantage sur la programmation et les autres spectacles, rendez-vous sur le site du Festivoix.com.

[SPECTACLE] Les Soeurs Boulay, Impérial Bell, 17 février 2017

Vendredi soir, c’était le deuxième passage des Soeurs Boulay à Québec de leur tournée mettant en vedette 4488 de l’Amour, leur récent opus mais, leur première présence sur les planches de l’Impérial, bien rempli pour l’occasion.

D’ailleurs, Couteau à beurre, comme sur le disque, a lancé le spectacle attendu avec enthousiaste par un public de tous âges, majoritairement féminin. S’ensuivit une enfilade de chansons nouvelles et plus anciennes par les deux frangines , fort bien accompagnées par le talentueux Gabriel Gratton qui joue de tous les instruments en plus d’ajouter une touche masculine aux chants. La foule est en liesse en attendant les premiers accords de Par le chignon du cou, les pièces de l’album Le Poids des confettis semblant avoir conquis davantage le cœur des spectateurs qui leurs réservent les plus grosses réactions. On aura même droit à un mini-hommage de 2 chansons de Céline Dion, l’idole tant aimée des Sœurs Boulay. Le mélange de douceur et de morceaux plus énergiques est parfaitement dosé tout au long de la prestation.

Sur scène, la complicité de la blonde Stéphanie et la brune Mélanie est palpable et contagieuse, se transmettant spontanément aux gens qui en redemandent, un certain Félix y ayant gouté gentiment plus que les autres. Cette belle symbiose profite à l’ainée et la cadette qui se tirent la pipe aisément et osent même le partage de confidences plus intimes à leur public chouchou. Cette chimie coule également dans le mariage d’accords de leurs voix superbement riches et des instruments variés qu’elles maitrisent efficacement. Il faut mentionner la très belle disposition scénique, décor et éclairage chaleureux, à l’image des Gaspésiennes d’origine.

En cette semaine post-St-Valentin, il faisait bon de se blottir au chaud dans le réconfort des chansons des Sœurs Boulay, dans l’amour et la chaleur humaine que dégagent ces magnifiques et sympathiques jeunes femmes.

Amylie

En première partie, Amylie, auteure-compositrice-interprète et même réalisatrice de son troisième album, n’aura pas eu la tâche facile de réchauffer la salle de l’Impérial. Le public, encore lui, a préféré jaser malheureusement plutôt qu’entendre ce qu’elle avait de beau à nous offrir. Courageuse et en solo, elle a dû demander à la bruyante foule de se taire de façon courtoise, ce qu’elle ne fit que brièvement. Dommage car cette Amylie mérite qu’on la connaisse davantage et qu’on prête une oreille attentive aux jolies chansons qu’elle crée, au-delà de son tube Les Filles, qui a momentanément sorti les gens de leur exaspérante impolitesse, de plus en plus présente dans les salles de Québec.

Spectacles à Québec du 16 au 18 février – Chocolat, Les Soeurs Boulay, Keith Kouna et LA LIGUE ROCK!

Xavier Caféïne – Photo : Elias Tahan

Début de semaine cinglé, n’est-ce pas? Et pourtant, on n’a eu que quelques heures pour reprendre notre souffle : le week-end sera chargé en concerts de toutes sortes dans notre belle grande ville!

Voici nos suggestions :

Jeudi 16 février

Chocolat (+ Pure carrière), Le Cercle

Chocolat – Photo : Adrien LeToux

L’amour de plusieurs de nos collaborateurs pour Chocolat est indéfectible. Quelle que soit sa personnalité du moment, la troupe menée par Jimmy Hunt nous emmène toujours en voyage vers des univers trop rarement exploités dans notre petite bulle québécoise. On a trippé sur Rencontrer Looloo, on s’est laissé aller lors de leur dernière visite au Pantoum, et cette fois, on devrait littéralement s’envoler. La première partie sera assurée par Pure Carrière. Les habitués de la scène locale reconnaîtront ces trois êtres déjantés et ludiques qui pourraient vous inviter à pop la pill. On a déjà parlé d’eux ici.

Portes : 20 heures /14 $ en prévente (billetterie du Cercle, Knock-Out et lepointdevente.com), 17 $ à la porte

Vendredi 17 février

Les Soeurs Boulay – Photo : Jacques Boivin

Les soeurs Boulay (+ Amylie), Impérial Bell

Mélanie et Stéphanie Boulay sont de retour à Québec, cette fois à l’Impérial Bell. Les deux jeunes femmes nous proposeront une fois de plus leurs douces chansons folk aux mélodies accrocheuses et leurs harmonies vocales uniques. Tout ça avec un humour des plus charmants. Vous connaissez déjà leurs chansons de Le poids des confettis et de 4488, de l’Amour par coeur. L’Impérial a eu la bonne idée de réserver des sièges au balcon pour ceux et celles qui aimeraient assister au spectacle assis. En première partie, Amylie présentera ses chansons à la fois toutes douces et mordantes.

20 heures. Billets : 35 $ (billetterie ou site Web de l’Impérial Bell)

Pascale Picard – Photo : Jacques Boivin

Pascale Picard et invités, L’Anti Bar et spectacles

On vous en parle, mais c’est juste pour tourner le fer dans la plaie puisque c’est complet. Pascale Picard célèbrera en grand le dixième anniversaire de son album Me, Myself and Us.

Portes : 19 heures. COMPLET

Samedi 18 février

LIGUE ROCK VI (Xavier Caféine, Les Hôtesses d’Hilaire, Royal Caniche), Le Cercle

Oh mon Dieu. La Ligue Rock est de retour et elle frappe plus fort que jamais avec une première soirée qui ne manquera pas d’énergie!

Tout d’abord, on pourra voir Royal Caniche (qu’on avait manqué à notre grand regret au Coup de Grâce de Saint-Prime), groupe qui propose du… grunge de grange. On vous avertit : les gars fabriquent leurs propres instruments. Difficile de faire plus artisan que ça. Au fait, les gars vous conseillent de ne pas vous habiller trop propre ou de prévoir du linge de rechange… On dit ça de même.

Les Hôtesses d’Hilaire – Photo : Jacques Boivin

Ensuite, a-t-on vraiment besoin de vos présenter nos amis acadiens Les Hôtesses d’Hilaire, qui sèment le chaos avec leur rock psychédélique à saveur de poutine râpée? Encore une fois, Serge Brideau et ses solides acolytes vont mettre le feu au Cercle et laisser la tête d’affiche jouer sur un tas de cendres.

Enfin, Xavier Caféïne vient célébrer le dixième anniversaire d’un classique du rock québécois, l’excellent album Gisèle. Au menu : un rock solide et bien sucré, des mélodies accrocheuses dont seul Caféïne a le secret et une présence scénique hors du commun. On ne peut pas demander mieux. Même Langevin et Peake seront là!

Portes : 20 h. Billets : 20 $ (+ frais) – disponibles au Cercle, au Knock-Out ou sur liguerock.com.

Avec pas d’casque, Salle Octave-Crémazie, Grand Théâtre de Québec

Avec pas d’casque – Photo : Jacques Boivin

Stéphane Lafleur et ses complices reviennent chatouiller nos oreilles tout en douceur avec les chansons de leur magnifique éloge à la lenteur, Effets spéciaux. Nous avons vu ce concert à quelques reprises l’automne dernier et nous avons été tout simplement transportés.

20 h. Billets : 29,50 $ à 38 $

Le Scanner célèbre ses 20 ans avec Keith Kouna

Dans un milieu où les bars et les salles de spectacles vont et viennent, on peut dire que Le Scanner est un vrai survivant. Le bistro qui succédait à un bar-cinéma et qui avait ouvert ses portes comme bistro multimédia (c’est pas tout le monde qui avait Internet en 1997) a toujours présenté des spectacles et diverses activités en son sein, et la musique punk et underground y a toujours été bien reçue. Pour célébrer son vingtième anniversaire, le Scanner reçoit nul autre que le chanteur et parolier des Goules Keith Kouna. Allez acheter vos billets au Knock-Out avant qu’il n’en reste plus! Ça ne coûte que 10 $! 23 h.

Autres spectacles

  • Maryanne Côté et Joey Robin Haché sont au Vieux Bureau de poste. 20 h. Billets
  • Emilie Claire Barlow est à l’Impérial Bell. 20 h. Billets
  • We Are Monroe, Men & Company et Guidestones sont à L’Anti Bar et spectacles. 20 h. Billets
  • Ego Death et Mathieu Bérubé sont à la Librairie St-Jean-Baptiste. 20 h. Gratuit (ça ne vous empêche pas de donner une petite contribution ou de payer une petite bière!).

[Album] Les Soeurs Boulay – « Lendemains »

C’est en catimini vendredi que les Soeurs Boulay ont lancées Lendemains, un EP de quatre pièces à l’ambiance feutrée. 

Avec la température qui se refroidit, ce mini album nous permet de lover dans une couverture et de boire une boisson chaude. Sur Déjeuner, c’est l’accord guitare et voix de Mélanie Boulay qui frappe le plus dans cet chanson sur les relations sans lendemains.

La douce Mamie, mamie (accompagnée d’un vidéo filmé à l’Île-aux-Coudres) retrouve les filles en harmonie vocale comme on les aime en discussion avec leur mamie. «Tu sais astheure c’est pus pareil/ mes amoureux/ je peux pas t’en parler/ ils sont comme les bijoux d’oreilles. On sait qu’on peut les enlever pour dormir ou juste pour changer », nous raconte les Soeurs en douce harmonie, l’ambiance feutrée rend les émotions à fleur de peau.

La moitié de toi qui dort, est en ligne continue de leur dernier album 4448 de l’Amour. En effet, les arrangements batterie- guitare- voix de Philippe B s’en approchent tout en douceur.

Le piano sur Piedmont se dégage du reste. Tout en valse, on sort les deux musiciennes de leur zone de confort.

Lendemains est un mini-album tout en douceur et en chaleur. C’est encore une fois une preuve que les Soeurs Boulay sont talentueuses et que les histoires qu’elles racontent touchent le coeur des gens.

[SPECTACLE] Les soeurs Boulay, Grand Théâtre de Québec, 13 avril 2016

Il était attendu, ce retour des Soeurs Boulay à Québec. Et mercredi dernier, si vous cherchiez un moment pour expliquer le phénomène qui entoure Mélanie et Stéphanie, il fallait être à la salle Octave-Crémazie du Grand théâtre de Québec pour avoir une image parfaite d’une grande communion.

13042016-204618-21-Les soeurs BoulayLe dispositif scénique très sobre (quelques lampes et cabanes miniatures accrochées sur des fils qui surplombent la scène et c’est à peu près tout) laissait vraiment toute la place aux deux soeurs et au talentueux multi-instrumentiste Gabriel Gratton, chargé de jouer tous les instruments qui ne pouvaient être joués en même temps par les deux jeunes femmes. L’accent est mis sur le contenu du spectacle.

Et là, quel contenu : chansons que la salle connaît par coeur, interventions rigolottes, participation du public, alouette, tout est si bien dosé qu’on s’étonne de trouver ces deux femmes-là d’un naturel désarmant. Dès les premières notes des Couteaux à beurre, nous voilà accrochés aux lèvres des deux belles qui ne tardent pas à nous donner des frissons avec leurs harmonies vocales si parfaites et leurs chansons chargées d’émotions de toutes sortes.

Les chansons, tirées des deux albums et du EP, s’enchaînent majestueusement.

13042016-204532-18-Les soeurs BoulayChaque bloc de chansons était ponctué d’interventions rigolotes qui n’ont pas manqué de faire rire aux larmes non seulement les spectateurs, mais aussi Mélanie et Stéphanie, qui ont profité de l’occasion pour faire d’un de leurs spectateurs un running gag. Un certain Jacques. Vous en avez probablement entendu parler.

De mon côté, j’ai pu vivre au je comment on se sent quand on devient la tête de Turc de ces deux (très gentilles) jeunes femmes. Tout ça parce que je préfère être l’aîné de la famille! Disons seulement que j’ai entendu mon nom très souvent pendant les interventions. J’ai dû faire beaucoup de mal à Mélanie… la cadette!

N’empêche que vers la fin du spectacle, je suis monté sur scène pour jouer du pipeau. OUI, OUI, DU PIPEAU. Et si je me fie à la réaction du public (une ovation, rien de moins), mon solo de pipeau a été fort apprécié. 🙂

… mais pas autant que cette reprise de Pour que tu m’aimes encore de Céline Dion, ramenée dans l’univers des soeurs Boulay, cette chanson-là est magnifique. Oui, oui, magnifique.

13042016-204406-15-Les soeurs BoulayLe spectacle s’est terminé sur les pièces-canons des deux artistes, et ce, au plus grand bonheur des spectateurs, maintenant debout, chantant à l’unisson.

Ça nous a valu non pas un, mais deux rappels, dont une toute nouvelle chanson pour nous dire au revoir. Nous nous sommes tus, nous avons écouté, les oreilles grandes ouvertes une fois de plus, puis nous avons poussé quelques soupirs d’admiration avant d’applaudir à tout rompre.

J’ai-tu le droit de dire que j’ai hâte de les revoir cet été? On les invite à une session acoustique avec des pipeaux? 😀

13042016-200539-03-Rosalie AyotteRosalie Ayotte

Elle n’a que 15 ans, mais sacrement, cette jeune femme L’A. La voix, l’attitude, les chansons, elle n’a pas grand chose à peaufiner avant de pouvoir éclater. Ses chansons, coulées dans le folk, n’avaient rien à enlever à personne. Une belle voix un peu grave, comme celle de Vivianne Roy (Laura Sauvage), une âme écorchée vive, sérieux, tout y est!

Merci les Soeurs Boulay pour cette magnifique découverte. Quelque chose me dit qu’on va la revoir bientôt.