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Bourse Rideau Région : Québec Spectacles

[Rideau] Compte rendu, 12 février 2017

Le Winston Band – Photo : Jacques Boivin

Et voilà, en plein milieu d’une grosse bordée de neige, les activités de la Bourse Rideau, notre SXSW local, sont lancées!

Et nous nous sommes promis une soirée des plus éclectiques! On a quand même commencé ça tranquillement avec une vitrine officielle et une vitrine off.

Compte rendu d’une soirée qui a su gâter le mélomane en moi :

Impérial Bell

Drôle de mélange dans la grande salle de la rue Saint-Joseph : des délégués de Rideau, tout sages et professionnels, se mélangeaient aux fans de Rouge Pompier, prêts à danser en rond autour du duo de choc.

D-Track – Photo : Jacques Boivin

D-Track

Le rappeur de Gatineau n’avait que 20 minutes pour montrer aux diffuseurs présents qu’il était plus qu’une suite de beaux mots. Mission accomplie : L’auteur de Message texte à Nelligan a montré, avec ses complices, qu’il avait une belle présence scénique et que ses pièces étaient complètes. Réussir à faire taper des mains les délégués de Rideau, ce n’est pas toujours une tâche facile…

Nicolas Pellerin et les grands hurleurs – Photo : Jacques Boivin

Nicolas Pellerin et les grands hurleurs

Clairement un favori des des diffuseurs présents. Pellerin et ses musiciens n’ont eu aucune difficulté à faire chanter et danser le public présent dans la salle. Il faut dire que le trad de Pellerin et ses grands hurleurs (Stéphane Tellier et Simon Lepage) est très accrocheur! De quoi donner le goût de ressortir 3/4 fort… En tout cas, les gars ont tout donné… pour célébrer l’anniversaire de Pellerin!

Rouge Pompier – Photo : Jacques Boivin

Rouge Pompier

Jessy et Alex Pompier avaient mobilisé leurs fans et ceux-ci avaient répondu à l’appel. Tant mieux, parce que les gars ont décidé de montrer de quoi avait vraiment l’air un show de Rouge Pompier et ils se sont installés au parterre, comme ils le font d’habitude. Ça a donné de drôles de résultats : aux tables, les délégués étaient pour la plupart amusés pendant qu’autour du band, les fans chantaient les chansons à l’unisson. Fait important : la prestation de Rouge Pompier a donné lieu au premier circle pit de l’histoire de Rideau, au grand bonheur des spectateurs et des diffuseurs! Évidemment, j’ai Autobus dans la tête depuis…

OFF Rideau, L’Anti Bar et Spectacles

Tout de suite après le merci, bonsoir de Rouge Pompier, nous sommes partis en courant dans la neige et nous sommes dirigés vers L’Anti où une belle vitrine OFF nous attendait. On vous le dit tout de suite : on a manqué le dernier groupe, Caravane, parce qu’on sait qu’on va les voir le lendemain.

Olivier Bélisle – Photo : Jacques Boivin

Olivier Bélisle

En trio, l’auteur-compositeur-interprète (et membre de la formation Canailles) nous a présenté quelques douces chansons de son répertoire. Chansons qui furent visiblement appréciées par les spectateurs qui étaient toute ouïe! Faut dire qu’on a bien aimé son album Une fois par jamais nous aussi…

Chassepareil – Photo : Jacques Boivin

Chassepareil

On a poursuivi tout en douceur avec la formation Chassepareil, venue présenter quelques extraits de son joli album folk Les oiseaux d’hiver. Belles sonorités, esthétique auditive très intéressante. La formation manque encore un peu d’expérience (on le constate parfois dans la présence scénique), mais l’avenir est prometteur, surtout que les chansons sont si belles!

Le Winston Band – Photo : Jacques Boivin

Le Winston Band

On a vu Le Winston Band à quelques reprises et on avait bien hâte de les voir animer la salle avec leur son cajun qui pige dans diverses influences! Papi Limoilou, qui était là pour voir son band préféré (Caravane), a dansé (voire skanké) comme un déchaîné, comme une bonne partie du public qui commençait à être pas mal réchauffé! On ne les a vus que pendant 20 minutes, imaginez ce que ça donne un concert complet. La meilleure façon de dépenser toutes les calories prises à coups de pintes d’IPA!

Rideau se poursuit aujourd’hui et nous sommes toujours là pour vous en parler! Vous voulez en savoir plus? Allez voir notre article

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[ALBUM] Nicolas Pellerin et les Grands Hurleurs – « ¾ fort »

La musique traditionnelle s’éclate dans ce troisième opus de la formation de Saint-Élie-de-Caxton, qui, de façon plus assumée que dans Petit grain d’or, le précédent, ose flirter avec d’autres genres musicaux. C’est surtout cette audace qui accroche, qui plaît ou qui ne plaît pas, mais qui, certainement, pique la curiosité.

Changement de paysage pour Nicolas Pellerin, qui a recruté le nouveau hurleur Stéphane Tellier, venant combler la place laissée par le départ de Simon Marion. Le groupe signe par ailleurs, pour une première fois avec Coyote Records, qui a pas mal le vent dans le voile de ces temps-ci.

L’album s’ouvre en terrain connu avec Entre la rivière et le bois, résolument Trad, avec des harmonies vocales, qui ne sont pas sans rappeler la belle époque de Jim et Bertrand. Avec Bataille de carillon, l’album prend une direction intéressante, plus texturé et nostalgique. Le timbre de voix joliment roque de Pellerin évoque soudain celui de son frère (t’sé le conteur là), les mélodies sont plus pop, pourtant les paroles  nous rappellent qu’on est toujours dans le répertoire traditionnel : « Montcalm n’est pas aussi bête qu’on l’a désiré // Maluron malurette maluron luré ».

C’est définitivement avec  la huitième chanson Pi c’était que l’album prend un virage. Avant la sortie, on parlait déjà d’un flirt avec l’électro plus présent.  J’étais assez ouvert à l’idée au départ, me disant que si Caravane Palace l’avait fait avec le manouche, Nicolas Pellerin pouvait bien le faire avec le trad. Ceci étant dit, je m’attendais à quelque chose de plus subtil. On retrouve notamment dans cette chanson le même son de clavier hyper-distortioné que dans  Exit music (for a film) de Radiohead, ce qui pour le moins surprend.

Ça a quand même l’avantage de briser la glace, ce qui permet des envolées manouches dans Main sur le cou et la complainte Fleur de lison.

Coup de cœur pour les chansons ¼ des artisans, ½ des artisans, ¾ des artisans. Composés par Pellerin, les trois interludes instrumentaux créent un rappel de sonorité qui ajoute une cohérence à l’ensemble.

En bref, un album solide avec des explorations intéressantes, mais qui déroutent à certains moments.

L’album est disponible sur iTunes et à la Boutique Coyote Records.