[ÉCOUTE DONC] Un Premier Extrait pour Open House QC de Beat Sexü

Idoles funky de Québec, belles personnes par excellence, percussionnistes velus. Beat Sexü sont un incontournable de la scène locale depuis un peu plus d’un an, mais on croirait les connaître depuis au moins 10 ans, sinon plus. Entre quelques originales, parues sur leur EP Première Fois, le groupe a toujours été un savant créateur de reprises. Ceux qui les ont vu en spectacle le savent, les reprises de Ponctuation, Gab Paquet, Jérôme Charette-Pépin et Les Indiens, entre autres, sont dans la rotation depuis plusieurs mois.

12239319_1716122238609208_8992312336688896251_oMais on pousse la sauce plus loin. Le piment fort est ajouté avec un album 100% local, 100% diy (do it yourself pour les intimes, fais-le toi-même pour les francos). Les performances vocales et guitaristiques (sic) seront assurées par des vétérans et jeunes vétérans de Québec. Et la banque de reprises s’agrandit aussi! On pourra entendre des versions osées de plusieurs autres artistes locaux, même si la liste complète est encore quelque peu mystérieuse (on a entendu avec plaisir le nom de Pierre-Hervé Goulet)

Pour l’instant, une chose est claire par contre, on a un extrait à se mettre sous la dent. Et on doit dire que les Sexü ont sorti les gros canons et ont dépoussiéré leur denim.  La version dance-punk de Je t’aime tellement de l’incroyable hockeyeur  Jérôme Charette-Pépin est assurée par la section rythmique de Beat Sexü (Maxine Maillet aux synthétiseurs, Jean-Étienne Collin Marcoux à la batterie et Martin Teasdale à la basse) accompagnés de Pascale Picard et Dominic Pelletier (Caravane) en duo de voix rock-suave. En effet! Les cris et hurlements habituels de Maxine et Jean-Étienne sont remplacés par une performance pop-rock impressionnante. Le jeune et rebelle Simon Provencher, guitariste dans Nimbes et La Fête, et fier collaborateur d’ecoutedonc.ca vient ajouter sa touche réverbérée sur les guitares.

Autant de mots pour vous dire : On a hâte à l’album, on a un extrait, les jours d’automne passent à une vitesse folle. Ça s’en vient.

Lancement à Québec au Cercle le 26 Novembre

Lancement à Montréal au Divan Orange le 27 Novembre

Et dans nos oreilles numériques le 26 Novembre.

[FESTIVAL] OFF 2015 – 10 juillet – Méduse

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ON A MANQUÉ : 22h – Nimbes

Arrivée vers 22h40 après le dernier spectacle du Parvis, j’espérais attraper au passage quelques chansons de Nimbes, un groupe de shoegaze d’ici en plein essor. Cependant, ils avaient déjà terminé : ce soir-là, on avait visiblement décidé de mieux respecter les horaires que la veille. Les autres spectacles, toutefois, m’ont réconfortée malgré ma déception d’être arrivée en retard. Cette fois, le public était plus nombreux encore et un peu plus de party (c’est ça le vendredi, vous me direz !). Me ressaisissant, je me suis dirigée vers le prochain spectacle.

 

23h – SYZZORS

Avec deux figures féminines fortes, une à la voix et une à la batterie, SYZZORS semble avoir plu au public avec leur électro assumé et énergique. Les quatre musiciens ont joué plusieurs pièces de leur nouvel EP Leo (qui n’est pas le nom d’un garçon, la chanteuse a-t-elle assuré), mais aussi quelques chansons plus anciennes, notamment Rain et Love Triangle. Encore une fois, le public du OFF m’a surprise. Un peu gêné au début, il a fini, après quelques efforts, par se rapprocher pour se déhancher au son des dernières chansons du groupe. Un beau moment qui, me semble-t-il, a été partagé par les musiciens aussi.

 

47OFF30h – Paupière

Belle découverte ce soir, Paupière nous offrait son tout premier spectacle à vie ! Par contre, on ne pourrait pas dire que les musiciens étaient des novices. Composé de Julia Daigle, d’Éliane Préfontaine et du plus connu Pierre-Luc Bégin (vous savez, le batteur de We Are Wolves ?), qui chantent tous et qui jouent tous du synthétiseur, le trio est parvenu à capter l’attention du public avec sa pop très particulière. Leur musique assez joyeuse et dansante, en effet, se déroulait toujours sur un fond inquiétant ou dark. Je ne sais si c’était le drum machine qui jouait en deux temps, les sons graves presque constants, les timbres choisis pour les synthés ou les effets dans les voix, mais vraiment, ça venait donner un côté électro-industriel à leur pop sinon «fruitée», telle que décrite dans la programmation. Avec un ensemble de pièces variées dans un style circonscrit, sans parler ou presque entre les chansons, le groupe nous a lentement amenés au bout de l’heure sans que le public s’en rende compte. C’est avec surprise qu’il s’est fait livrer (déjà ?) la dernière chanson.

 

1h – Holy Data

Voix parfois aiguës, parfois graves, sons planants/futuristes et accords difficiles à discerner, style tout aussi difficile à définir, vague ressemblance avec Tame Impala, dissonances et effets impressionnants, c’est ainsi que je pourrais résumer la musique de Holy Data. Malgré leur bel enthousiasme et les chorégraphies singulières d’un des deux claviéristes, j’ai malheureusement moins accroché. Je mettrai pourtant cela sur le dos de la fatigue, car le public autour de moi prenait son pied et bougeait allègrement sur la musique.

 

2h – Fonkyson

Mes attentes étaient assez hautes envers Fonkynson. Je voulais finir la soirée en grand et en dansant. Et au départ, ça commençait bien : avec un visuel de FOU (composé d’alliages ingénieux et psychédéliques de femmes, de chats, de dauphins, de bouffe, d’argent et de mille autres choses, les images qui défilaient à une vitesse folle étaient captivantes) et un beat pas pire (plus house que je pensais, moins disco), quelques personnes ont commencé à se dandiner, toujours avec une certaine gêne. Après quelque temps, cependant, la salle a été prise d’assaut par de grands enthousiastes quelque peu intoxiqués et qui incitaient peut-être trop ouvertement les autres à sauter partout comme eux. Ça, et le style musical un peu trop répétitif pour moi m’ont convaincue de partir avant la fin, comme une partie du public. Il n’est quand même pas trop tard pour aller découvrir l’artiste par vous même si son genre vous intéresse. Quant à moi, je m’en tiendrai au disco original.

 

En somme, une belle soirée au Méduse ; j’ai dansé plus que je pensais en début de soirée, et moins en fin de soirée. J’ai aimé la participation du public, son écoute et l’enthousiasme des groupes qui, comme la veille, se sont montrés très reconnaissants de pouvoir participer à un événement de la trempe du OFF. Bien hâte à demain, déjà le dernier jour !

 

Crédit photo: Llamaryon

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[FESTIVAL] Programmation du Festival OFF de Québec

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Photo : Marion Desjardins

C’est au Knock-Out que la programmation du Festival OFF de Québec nous a été dévoilée ce matin. En entrée, on a eu droit à deux pièces de la charmante Sarahjane Johnston, qui s’occupera du spectacle d’ouverture le mercredi 8 juillet prochain. Puis le directeur général, Guillaume Sirois, et la directrice de la programmation, Sophie Bernier, nous ont révélé quelques détails croustillants sur la prog et le festival en tant que tel.

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Tous azimuts. Crédit photo : ecoutedonc.ca

Toujours en accord avec la mission qu’ils se sont donnée il y a quelques années, les membres du festival nous offrent cette année une programmation à 50% locale locale. C’est-à-dire que la moitié des artistes présentés viennent non seulement de notre province, mais aussi de notre belle ville où, comme ils l’ont mentionné, on sent de plus en plus d’effervescence dans le milieu musical. C’est ainsi que performeront Nimbes, Medora et Tous Azimuts, qui font partie de ce que Mme Bernier a appelé la «jeunesse d’or» d’ici, ainsi que de nombreux autres.

Photo : Marion Desjardins
Photo : Marion Desjardins

Autre chose, ne vous inquiétez pas si vous ne connaissez pas beaucoup de noms cette année, c’est prévu ! L’équipe du OFF au aussi voulu que la moitié des spectacles soient des «premières fois», en accord avec le slogan de 2015 : «C’est toujours la première fois!». Différents artistes n’ayant jamais mis les pieds à Labeaumeville pourront donc venir nous émerveiller les oreilles. Pour ne donner que quelques noms, seront de passage Paupière, Fonkyson, Felix Dyotte et She Serpent. Et de ce que Mme Bernier en a dit, il y en aura pour tous les goûts: du disco funk au shoegaze en passant, oui, par la musique classique contemporaine.

Photo : Marion Desjardins
Photo : Marion Desjardins

Cette dernière est d’ailleurs le fruit d’un projet qui titillait l’équipe du OFF depuis longtemps. Le public de ce festival étant pour la plupart des mélomanes, ils ont voulu aller chercher la richesse musicale du classique et se rapprocher de la faculté de musique de l’Université Laval. Résultat : en guise de spectacle d’ouverture du soir, on nous présentera Music for 18 musicians de Steve Reich, suivi d’un spectacle de Burlesque (oui oui) !

Photo : Marion Desjardins
Photo : Marion Desjardins

Bref, beaucoup de bonne musique est au rendez-vous; vous pourrez le constater par vous-même ici, sur le site du festival. Il faut aussi savoir que ce festival, en plus de présenter de nombreux futurs grands talents – vous seriez surpris de voir quels étaient les artistes présentés il y a de cela quelques années, à leurs débuts, et qui sont maintenant assez établis – met de l’avant l’expérience en soi. Plus de 40 spectacles en 4 jours, du 8 au 11 juillet, c’est de l’intensité !

Pour bien terminer la présentation, SYZZORS, un groupe de Montréal, a fait son agace et nous a laissé l’eau à la bouche après leur unique chanson, qui groovait déjà pas mal. Chose certaine, je ne manquerai pas leur show. En espérant donc vous croiser là-bas, à l’une des différentes scènes du festival, en train d’apprécier de la bonne musique, une bonne bière ou une bonne sieste entre deux spectacles(recommandée par l’équipe pour une meilleure expérience) !

TourneePS : Si vous êtes intéressés à entendre encore parler un peu du OFF, Jacques et Mathieu de notre équipe aborderont le sujet plus en profondeur dans une balado qui devrait sortir d’ici la semaine prochaine.