[SPECTACLE] Klô Pelgag, Salle Anaïs-Allard-Rousseau, le 12 avril 2017

Mercredi dernier, Klô Pelgag était de passage à Trois-Rivières pour la tournée de son dernier album, L’étoile thoracique. Pour la première fois depuis le début de sa tournée, les fameux costumes de velcro ont été oubliés. Malheureusement, nous n’avions pas eu la chance de voir le spectacle avec cette mise en scène.

Vêtue d’un long manteau rouge, elle a débuté sa prestation derrière le clavier avec la pièce Insomnie. Elle a utilisé le début instrumental de cette pièce pour entrer sur scène de manière théâtrale, offrant des arrangements plus psychédéliques à la chanson.

Étonnamment, elle a enchaîné avec Le sexe des étoiles, une pièce qu’on pensait entendre en fébrilité de fin de spectacle pour sa grande orchestration.

Clairement, c’était une présentation de ses musiciens qu’elle nous faisait en toute subtilité. Cette pièce, qui comprend plus de deux minutes instrumentales, nous a permis de rencontrer le trio à corde qui l’accompagnait. L’harmonie du violon alto de Lana Tomlin et du violon de Fany Fresard (Sarah Toussaint-Léveillée), accompagnée de la fameuse Marianne Houle (Antoine Corriveau) au violoncelle, rendait un bel hommage à l’aspect orchestral de l’album. Klô a ensuite retrouvé sa simplicité qu’on apprécie tant en se retournant vers le piano à queue pour nous jouer la pièce Le tunnel, qui figure sur son premier opus, L’alchimie des monstres.

Après ces trois pièces, elle a salué le public, assise très à l’aise devant le piano. Elle nous a fait beaucoup rire avec ses histoires un peu absurdes et son délire habituel, avant de poursuivre avec Comme des rames, où l’on a pu apprécier les rimshots du batteur, Charles Duquette. Durant  Les instants d’équilibre, les musiciennes ont quitté leurs instruments à corde pour siéger les deux au pianos à la place de Klô Pelgag, et Marianne Houle nous a joué quelques passes de synthétiseur.

Le moment fort de la soirée a été la pièce Les animaux, durant laquelle on se laissait emporter non seulement pas la voix juste et gracieuse de Klô Pelgag, mais par les sonorités envoûtantes de l’ehru. Cet instrument d’origine asiatique rend la chanson très unique en son genre et représente bien tout ce qui entoure l’univers bizarroïde de cette artiste complète.

Elle a terminé le spectacle avec Ferrofluides-fleurs, qu’on aime pour le ukulélé du refrain joué par le bassiste François Zaïdan.

« Merci pour les mains », a-t-elle dit en revenant sur scène pour le rappel. Elle a salué au passage les gens présents de la corporation de Secondaire en spectacle, étant la porte-parole de l’édition 2017.

Elle nous a touchés avec sa pièce la plus sensible, Incendie, qu’elle a interprété pratiquement seule avec sa guitare électrique. Elle a terminé à sa façon avec La Fièvre des fleurs qui, selon moi, est la pièce qui lui a fait prendre plus de place sur la scène musicale québécoise.

[ENTREVUE] Klô Pelgag

Le vendredi 31 mars dernier, j’ai eu le privilège d’avoir en entrevue l’auteure-compositrice-interprète Klô Pelgag. Lors de cet entretien téléphonique, prélude à son spectacle qui aura lieu le 12 avril prochain à Trois-Rivières, il a été surtout question de son album L’Étoile thoracique et de sa plus récente tournée. Discussion avec une artiste, porte-parole de Secondaire en spectacle 2016-2017, qui n’obéit qu’à sa soif artistique.

David Ferron: La première question, c’est assez basic. C’est quoi L’Étoile thoracique ?

Klô Pelgag: C’est le titre de mon deuxième album qui est sorti en novembre passé. Et voilà !

DF: En fait, on dirait que j’essaie encore de faire le lien entre le titre et le reste de l’album. Peut-être que j’y réfléchis trop.

KP: Pour moi, L’Étoile thoracique c’est quelque chose que je trouvais [extrêmement] beau. Ça représente le cœur en fait. Le cœur c’est la base de toutes les « tounes ». Dans ce sens-là, il y a un lien très direct avec les chansons pour moi. Voilà !

DF: Dans Les ferrofluides-fleurs, il y un passage qui dit : « J’ai bu tout le sucre de l’érablière. À présent, mes pensées sont plus claires. » J’ai l’impression que la nature réglerait quelque chose, si on se fie au reste de l’album, que les relations humaines malsaines ou compliquées ne peuvent régler. 

KP: Ben oui, je pense que c’est clair. En fait, la nature c’est la chose la plus simple et complexe à la fois. Puis, nous en tant qu’humains, on est influencés par tout ce qui est relié à notre environnement mais qui n’est pas nécessairement relié à la nature. Surtout quand on habite en ville. On est constamment submergés de plein d’informations. On arrive à oublier en fait c’est quoi le silence, c’est quoi réfléchir par soi-même. Puis quand on se retrouve dans la nature ensuite. La nature, c’est quelque chose de très violent, tout en étant stable dans le mouvement et au niveau visuel par exemple […] C’est pour moi une source d’inspiration qui est quand même inépuisable, puis qui devrait l’être je pense, qui l’est probablement pour tout le monde […] Il y a plein de références à la nature dans l’album. Parce que c’est quelque chose de très fort, d’insaisissable.

DF: Parlant de la folie urbaine, il y a, dans la chanson Au musée Grévin, une impression de quelque chose de défouloir, avec les poupées de cire qui fondent par le feu. Est-ce qu’il y a, dans l’album justement, des chansons qui vous ont permis de vous défouler ?

KP: Parfois j’ai envie de faire des « tounes » qui musicalement sont dégueulasses. J’ai envie de faire du noise [branche du heavy metal] des fois. De virer complètement dégeulasse pour me défouler physiquement, intellectuellement; peu importe ce que je fais. [Au musée Grévin], c’est une « toune » qui exprime un sentiment de désillusion et un regard sur tout ce qu’est devenu la société, à quel point on vit en surface. C’est rare en fait que tu vas avoir une discussion qui n’est pas influencée par l’extérieur avec quelqu’un qui a un vrai avis.

DF: Dans le deuxième album, j’ai trouvé que l’orchestration était plus importante que sur le premier. Est-ce qu’avec votre frère, qui s’occupe de cet aspect dans vos albums, vous étiez en accord avec l’évolution de cette orchestration ?

KP: En fait, moi je travaille avec lui et les gens avec qui je veux travailler. Parce qu’ils vont être capables de traduire ce que moi je veux faire. En fait, je trouve que le premier album [L’Alchimie des montres] était plus chargé. Le deuxième album, c’est l’orchestre à cordes. Il y a beaucoup de choses aussi, mais c’est plus de masques qui ont des voix. C’est plus patient que dans l’autre, dans le sens que la musique est plus évoluée : je laisse plus le temps de poser des trucs. Dans [L’Alchimie des montres], j’avais 20 ans, j’étais ben énervée. Je capotais. J’avais juste envie de tout faire en même temps. De crier. La moitié des arrangements c’est moi aussi qui les ai fait. Mon frère est super important dans les deux albums parce que, oui effectivement, il a ce langage plus classique. C’est aussi une personne hyper brillante qui a une sensibilité et une écoute. D’être en accord avec la « toune ». Ça, c’est quand même précieux.

DF: Vous avez plusieurs influences, de Klaus Nomi [chanteur d’opéra allemand qui, sur scène, affichait un maquillage ostentatoire] à Richard Desjardins. De plus, sans doute qu’au fil des années votre doit s’enrichir. Comment fait-on pour qu’au niveau de la créativité, ça ne devienne pas le « bordel » ? Est-ce que le tout s’intègre facilement ?

KP: À partir du moment où tu es intègre et sincère, je pense que tu peux faire des choses merveilleuses, quand tu n’es pas trop influencé par l’extérieur. Je ne suis pas les règlements qu’on s’impose. C’est difficile pour tout le monde de démêler le vrai du faux. Le mot authentique a tellement été dénaturé avec le temps et utilisé à mauvais escient. Finalement, on ne sait même plus ce que ça veut dire. On l’attribue à des trucs qui n’ont pas rapport. Faut juste penser par [soi-même] et tout va bien aller.

DF: Quand on est en tournée, est-ce possible d’être créative, de pouvoir penser à de nouvelles chansons, à de nouveaux arrangements ?

KP: Ça dépend de quel genre de tournée tu fais. Avec le premier album, on a beaucoup tourné en Europe aussi. Je n’avais jamais de moment calme. En même temps, comme inconsciemment, tu emmagasines plein de trucs quand tu voyages. Je pense que quand ton âme éponge, il y a moyen d’être créatif partout et juste d’accumuler plein d’idées.

DF: En février, vous avez fait une tournée en France avec plusieurs dates en quelques jours. Dans l’annonce de la tournée, il y a une annonce de 35 musiciens qui vous accompagne…

KP: En fait [rires] il y a un petit astérisque à côté du 10 juin au FrancoFolies. En bas, le petit astérisque explique l’« Orchestre du Temple thoracique » qu’on fait le 10 juin au Théâtre Maisonneuve. C’est juste à Montréal.

La réalité de la musique au Québec et à plein d’endroits dans le monde, c’est que c’est pas mal impossible de tourner avec 35 musiciens. Nous, on tourne avec six musiciens puis on est souvent huit sur la route avec les techniciens et c’est déjà énorme ! [Le 10 juin prochain] ça va être un show spécial qui a été commandé par les Francos. On va faire l’album intégral [L’Étoile thoracique] avec les arrangements de l’orchestre. Je pense que ça va être le fun !

DF: Je vous ai vue live il y a quelques années. En fait, il semble avoir un univers pas mal différent sur disque. Sur scène, il y a des blagues, de la bonne humeur. Avec la deuxième tournée, est-ce que c’est encore possible de garder le côté le fun sur scène même s’il y a davantage de chansons qui évoquent un univers plus sombre ?

KP: C’est important d’avoir du fun […] Il y a beaucoup d’impro aussi. Une partie que le public apprécie c’est qu’un truc n’est pas pareil, pas identique, qu’il y ait toujours un nouveau spectacle à chaque soir. Il n’y pas de blague qui se répète. Je ne peux pas me changer vraiment non plus. Je ne peux pas changer de personnalité entre chaque album.

DF: Autant vous avez une démarche réfléchie sur l’album, et sur scène, hop, on s’amuse ! Donc, vous avez une personnalité multi-facettes

KP: Tout le monde est complexe…

DF: … Mais c’est le fun !

KP: Ben oui, c’est le fun ! C’est sûr que sur un album, tu travailles là-dessus pendant un an. [Sur disque], il y a quelque chose qui doit marquer que c’est la fin, que la « toune » va être sur l’album. Mais live, on peut emmener plein de variations, on peut s’éclater d’une autre façon et emmener l’impro là-dedans.

DF: Entre les deux tournées, quelles sont les différences ? Par exemple, êtes-vous plus à l’aise, moins nerveuse ? Le fait que vous soyez six sur scène et huit en tournée, par exemple, doit faire en sorte qu’on aborde la scène de manière différente.

KP: Depuis le début on est sept sur la route. Là on est sept aussi. Parfois, il y un éclairagiste.

DF: L’expérience de la route et de la scène aussi doit entrer en ligne de compte.

KP: La première tournée, on a tellement fait de route qu’à un moment donné, j’ai décidé de faire moins de shows… Les gens ne se rendent pas compte mais c’est vraiment intense. Parce que t’es tout le temps sur la route. C’est épuisant et intense. C’est le fun aussi. Mais ce qui a changé, c’est qu’on fait quand même un peu moins de shows. On fait parfois de plus grandes salles. On fait des choix. Puis, on a toujours envie de jouer le soir venu. Il ne faut jamais que ça devienne un travail. Jamais, jamais que ça devienne un travail ! De sentir que je vais comme à la job. Je veux avoir du fun dans la vie. C’est précieux pis faut juste garder cette envie de faire ce qu’on fait.

DF: Je vous remercie beaucoup de nous avoir accordé une entrevue

KP: Un grand merci à toi. Au plaisir !

DF: Bonne tournée et continuez de nous proposer votre univers !

Klô Pelgag sera à Trois-Rivières le mercredi 12 avril prochain, à la Salle Anaïs-Allard-Rousseau.

[SPECTACLE] Charlotte Cardin à la salle Anaïs-Allard-Rousseau

 

Le 12 mai dernier, c’était soir de fête…. c’était mon anniversaire et je me suis gâté en allant voir la sublime Charlotte Cardin. En première partie, j’ai eu droit à un magnifique cadeau: la jeune et talentueuse Shiraz Adham est venue réchauffer mon coeur avec sa pop-électro francophone.

La voix juste et l’air gêné, elle nous a chanté ses compositions Caléidoscope, Le ciel est trop lourd, Chromatisme et Solitude collective. Charlotte a choisi de donner un petit 30 minutes au début de ses spectacles à cette artiste qui a su nous faire rire avec ces phrases un peu maladroites, mais tellement charmantes à la fois comme  » Ça va toujours? parce que c’est un peu ma responsabilité de m’assurer que vous allez bien « . Au moment où je commençais à m’attacher, au point de vouloir un spectacle complet de ses compositions, elle a quitté la scène pour laisser place assez rapidement à Charlotte Cardin et ses deux musiciens (polyvalents-multi-instrumentistes), Mathieu Sénéchal et Benjamin Courcy.

Charlotte, je suis tombé en amour il y a trois ans en écoutant la vidéo de Les feuilles mortes, qui fait aussi office d’une publicité pour Barilà.

 

 

C’était donc un vrai cadeau de l’entendre chanter ses pièces plus connues telles que Tick Tock, Les échardes, Like it doesn’t hurt et Big Boy. Sobrement vêtue et d’un charme naturel fou, elle nous a chanté des chansons d’amour et mélancoliques toute la soirée. Les variations dans sa voix son absolument incroyable, presque surnaturel… J’ai encore de la misère à croire qu’on peut faire ça avec sa voix et avec autant de style !

Le spectacle était tout sauf ennuyant, malgré la tangente mélancolique de ses chansons. En plein milieu, elle s’est avancé en avant de la scène pour faire la pièce « Talk Talk » sans micro. C’était sublime ! On a aussi eu droit à une nouvelle chanson de style country… surprenant n’est-ce pas? Guitare à la main, elle nous a fait « Why i did what i did », qui est encore un titre provisoire pour le moment. Ça peut sembler bizarre, mais le style lui va très bien.

Vers la fin du spectacle, elle nous a surpris une fois de plus en faisant sa propre interprétation de la chanson Rêver mieux de Daniel Bélanger, avant de finir avec Dirty Dirty.

J’avoue qu’au début, je me demandais bien comment elle allait meubler le temps avec le peu de chansons qu’elle a sorti à ce jour, mais, au fond, ça a laissé place à de nouvelles pièces, à des reprises d’artistes connus et à une ambiance décontractée.

Elle sera en spectacle à plusieurs places cet été, avant de revenir en région le 22 octobre à Bécancour, dont:

Le 7 juillet à Québec au Festival d’été de Québec

Le 30 juillet à Montréal à Oshéaga

Voici les photos de Claudine Bérubé:

[SPECTACLE] Harry Manx à la Salle Anaïs-Allard-Rousseau, 2 mars 2016

     Mercredi soir dernier, à la salle Anaïs-Allard-Rousseau de Trois-Rivières, les 250 places disponibles étaient pratiquement toutes prises. Harry Manx, accompagné du claviériste ontarien Mark Lalama, a offert toute une messe à ses fidèles qui ont écouté ses chansons religieusement ! Dès son entrée, Manx a fait de la salle de spectacle son temple. Les lumières de la scène, bien que généreuses, ont servi à accentuer l’ambiance bien cérémoniale.

Au-delà de ce contexte pouvant donner une impression d’austérité, le musicien né dans l’Île de Mans (situé entre l’Irlande et la Grande-Bretagne) s’est montré généreux, à l’aise et drôle. Entre les chansons, autodérision et boutades se sont succédé. Parler d’épreuves difficiles pour ensuite expliquer que c’est le style typique d’une chanson d’amour ; stimuler un « courrier du lecteur » dont la lettre concernait le niveau d’appréciation du chanteur par rapport à la bouffe québécoise ; expliquer que le blues, ça sert non pas à exprimer sa douleur, mais à faire souffrir les gens, etc. fait partie des moments cocasses permettant de consolider la complicité entre Manx, Lalama et le public.

La présence de seulement deux musiciens sur scènes était suffisante. Manx avait apporté avec lui cinq guitares différentes, son portable pour les rythmes et un harmonica (ce qui lui a permis durant le spectacle de jouer trois instruments à la fois !). De son côté, Lalama avait apporté son accordéon, son clavier Moog et sa mélodica (style de clavier qui se prend pour un instrument à vent n’ayant été utilisé qu’une seule fois durant le spectacle). Bien que le mariage entre les éléments de cette artillerie aurait pu s’avérer houleux, il apporte plutôt une touche différente aux chansons d’abord entendues sur disque. Les pièces très blues aux accents indiens de Manx prennent alors une couleur tantôt psychédélique, tantôt évoquant la Louisiane.

https://soundcloud.com/putumayo/putumayo-presents-acoustic-3

Les pièces de Manx sont des trésors de sorcelleries sur scène. Autant les pièces sur disques sont envoutantes, autant le temps d’un spectacle elles sont devenues des professions de foi pour les tympans ! Les pièces « Bring Than Thing », « Make Way for the Living » et « Coat of Mail » n’en étaient que plus puissantes. Quant aux reprises, il faut plutôt parler de réinvention et non de brebis sacrifiées sur le bucher malmené des reprises. « Voodoo Child » (Jimmy Hendrix), « I’m On Fire » (Bruce Springsteen), « Summertime » (Gershwin) et « Baby Please Don’t Go » (Willie Dixon) sont devenues en une soirée des pièces de Harry Manx !

L’appréciation du public envers Manx et son univers intégrant l’Inde, le blues sud-américain et le folk canadien était palpable avec trois ovations debout, justifiées par deux rappels. Certains fans nous ont avoué à moi et à Jean-François (notre photographe et fan de Manx) avoir été envoutés dès la première écoute, que ce soit chez l’esthéticienne ou à la télévision. Ils apprécient également sa capacité d’entretenir une belle relation avec son public et ses efforts pour lui plaire. Par exemple, une spectatrice a expliqué que la maîtrise du français de Manx s’est accrue depuis le dernier spectacle qu’elle a vu.

Pour apprécier Harry Manx, il faut accepter d’adopter une attitude très attentive, voire contemplative. Si vous voulez participer à un « mushpit », vivre dans un éclairage vous provoquant une crise d’épilepsie et danser jusqu’à mourir, ce spectacle n’est pas pour vous ! Il est bon parfois d’être simplement spectateur et de se laisser submerger complètement par un monde étant particulier lorsque non initié, mais qui devient vite un second chez-soi.

Photos : Jean-François Desputeaux