[ALBUM] FUUDGE – « EP 2-Man! »

Ça rentre comme une tonne de brique, c’est rough, bref, ça défoule, on aime ça.

La formation Montréalaise FUUDGE, menée par David Bujold, nous revient cette année en force avec son deuxième maxi EP2-Man!. Ce nouvel opus marque un point important dans son parcours, car il est maintenant signé avec le label Lazy at Work.

Ce groupe ne cesse de m’impressionner par sa créativité d’arrangements et sa production impeccable. Les membres amènent le stoner rock à un tout autre niveau grâce à leur créativité débordante qui repousse les limites du genre. Les gars expérimentent beaucoup avec leur timbre et leur sonorité pour arriver à trouver une couleur qui leur est propre, et ça paie. N’oublions pas que leur précédent opus, EP, a gagné le prix du meilleur EP rock au GAMIQ 2016. Selon moi, cet EP pourra leur ouvrir de nouvelles portes dans l’industrie.

SATAN : Un riff bien gras et entraînant ponctué de coups de batterie ouvre ce glorieux EP2 de FUUDGE. David Bujold n’a pas peur de passer du quasi parlé aux paroles criées, qui marquent bien la saveur rock. Restant fidèle à leur direction du premier EP, le groupe alterne avec brio des passages plus planants et psychédéliques nous rappelant les douces années 60. Le morceau se termine avec une charmante outro constituée d’une valse sur le thème joué à la basse accompagné de flûtes simulées aux claviers.

EN SANG : « On va pas finir ça en Sang, chuis encore juste un enfant. » Ce refrain rock sort comme une complainte qui brise l’atmosphère intime du début où David prend sa guitare et semble pouvoir nous chanter une chanson plus douce. Le rock l’emporte, et le tout se laisse entraîner dans un rythme pesant.

NIRVÂNA : Cette chanson pourrait être perçue comme la « balade » de l’album. L’atmosphère qui s’en dégage est généralement assez douce. Doux pour FUUDGE, c’est sans négliger le fuzz de la basse et un solo de guitare bien senti. La chanson se termine dans un délire psychédélique qui nous entraîne lentement dans un monde d’explorations sonores et de licornes multicolores.

CALLER UN MAGICIEN : J’ai vraiment un faible pour cette chanson. Au début, le son de la guitare acoustique parfaitement bien mixé en stéréo, la voix un peu candide du chanteur et les synthés forment un tout vraiment réussi. Ensuite, le son un peu grunge vient ajouter à cet univers enchanteur un peu de muscle, sans pour autant briser complètement l’atmosphère établie. La finale au riff de basse, un peu disco, repris par les voix, nous rappelle vaguement les Le Couleur ou encore Anatole de ce monde.

LA CHAMBRE ROUGE : Un rythme effréné nous emporte tout au long de la chanson, d’abord présenté par le piano. Très bien construite, cette chanson fait partie des très bons coups du EP. Elle est très entraînante, ne s’essouffle pas, et pourra très certainement vous accompagner lors de votre jogging matinal.

MAN! : On reconnaît dès les premières notes certains éléments qui peuvent qualifier cette chanson comme un hit assuré. La composition très solide nous présente des harmonies vocales et de guitares très satisfaisantes, qui nous donnent envie de chanter « MAAAAAAAN!! » tous en chœur. Le clavier au rythme régulier nous fait penser à leur dernier hit du précédent EP : « Man, esti qu’là côte est tough à monter », une recette gagnante pour un refrain accrocheur? En tout cas, c’est très réussi! Les passes de batterie de Jonathan Gagné sur cette chanson méritent d’être mentionnées. Les habiles solos percussifs sont accompagnés de bruits électroniques qui semblent provenir d’un autre monde. La finale aux accents prog est à l’image du EP : grandiose.

Cet opus plaira certainement aux fans de stoner rock et aussi à tout mélomane s’intéressant à la recherche sonore. Les gars de FUUDGE ont fait un travail monumental et cette musique vaut de s’arrêter pour l’écouter muni d’un bon système audio afin de déceler toutes ses subtilités.

Vous voulez les attraper cet été?

1er juillet : Petite Vallée
15 juillet : Festival des bières de Laval
27 juillet : Festival Zone Homa
4 août : Widewood (Shawinigan)
23 août : cégep Marie-Victorin
31 août : FME

Et à Québec? On a très hâte de vous voir ici, venez faire un tour bientôt!

 

Pour écouter leur musique : http://fuudge.bandcamp.com

[PHOTOS] Sandveiss, Prieur&Landry, Bronco à l’Anti

Je suis donc allée au party de noël de Sexy sloth seulement en tant que photographe. (Je n’ai malheureusement pas d’entrevue vidéo cette fois pour toi).

Bronco, qui vient de sortir un album Modern Mythology, ouvre la soirée. Groupe local, Bronco se déchaine comme à l’habitude au son de sa distortion lourde.
Ensuite, au tour de Prieur&Landry. Les deux gars sont toujours à la hauteur de mes attentes. J’entends plusieurs personnes dans la foule être complètement stoked par leur son et leur prestance.
Suivi par Sandveiss et leur set up assez intense. Ce que tu veux quand tu vas voir un spectacle de rock heavy comme le leur. Quand même fou dans une petite salle comme l’Anti! Ils ont sorti un EP en avril 2016 que vous pouvez écouter sur leur bandcamp

 

Show de la rentrée 2015 – Scène rock

Photo : Marion Desjardins
Photo : Marion Desjardins

Lorsque vous optez pour le Grand salon le soir du Show de la rentrée, il faut comprendre que la majorité des spectateurs qui s’y trouvent sont venus spécialement pour manger du rock et ont choisi d’être là. Il faut une certaine dose de courage pour traverser l’agora et emprunter l’escalier pour s’y rendre, compte tenu des nombreux obstacles qui prennent la forme de jeunes universitaires non à jeun. Mais j’y suis parvenue.
Voici mes impressions.

 

THE BABYFACE NELSONS

The Babyface Nelsons - Photo : Marion Desjardins
The Babyface Nelsons – Photo : Marion Desjardins

The Babyface Nelsons – dénomination vraisemblablement inspirée du célèbre assassin et braqueur de banque américain des années 30 – ont entamé leur répertoire devant une foule, avouons-le, quelque peu difficile. Aurait-elle eu besoin d’un peu plus d’amour (ou de haine, peut-être)? Il n’en reste pas moins que le quatuor made in Québec avait plusieurs fans présents et a réussi à faire hocher des têtes au moyen de leur heavy metal qu’ils aiment faire évoluer et dont les sonorités – sans oublier la voix! – peuvent évoquer, par moments, Deftones, Godsmack ou encore Alice in Chains. Guitariste et bassiste ont offert un bon divertissement! Pour ma part, j’ai bien aimé les premiers riffs de Root’s Cello. Lâchez-vous lousses pour aller découvrir leur matériel.

http://thebabyfacenelsons.bandcamp.com/
https://www.facebook.com/TheBabyfaceNelsons?fref=ts

BRONCO

Bronco - Photo : Marion Desjardins
Bronco – Photo : Marion Desjardins

Ont-ils encore besoin de présentations sur notre blogue? Si vous ne les avez pas vus ou entendus quelque part au cours de la saison estivale, c’est que vous êtes plutôt casanier! Nos chouchous rock de Québec n’ont décidément pas chaumé côté spectacles, et nombreux, encore une fois, étaient ceux et celles qui piaffaient d’impatience dans l’attente des premières notes de l’Explorer de Jean-Francis Gascon. Un show tight (pardonnez mon français) + une Gabrielle Bégin en feu armée de son flacon d’eau bénite et de son tambourin de la muerte + plein de monde qui embarque = envie immédiate de secouer la jambe et de swinger la tête en chantant à tue-tête :
I am invincible
I am a miracle.
Comme l’a justement mentionné la frontwoman, mention spéciale aux techniciens à l’éclairage et au son, qui ont fait un travail remarquable tout au long de la soirée.  Si du nouveau s’en vient pour Bronco, ed.ca sera parmi les premiers à se précipiter aux portes de l’écurie!

https://broncoqc.bandcamp.com/releases
http://www.broncoqc.com/

SANDVEISS

Sandveiss - Photo : Marion Desjardins
Sandveiss – Photo : Marion Desjardins

Comment peut-on apprécier Bronco sans connaître Sandveiss, un autre groupe rock de Québec tout aussi délicieux? En fait, ces deux-là semblent avoir été séparés à la naissance. Bref : excellente idée que de les enchaîner. (Ai-je le droit de rêver à des collabos? ;)) Le petit bijou dévoilé par Sandveiss à l’hiver 2013 – Scream Queen – est, selon plusieurs critiques, d’une rare qualité dans le genre stoner rock au Canada. Allez l’écouter, de grâce, parce que c’est vrai! En plus, les paroles de leurs chansons sont intelligentes et souvent poétiques (ma pref : Green for Gold). Le multi-instrumentiste Luc Bourgeois, au chant et à la guit, trempe dans la musique à la journée longue – il fait entre autres partie du groupe de rock celtique Bodh’aktan – et ça paraît : justesse dans la voix et dans l’exécution, zénitude visible chez les membres du groupe, un son d’ensemble « plus net que ça, tu meurs ». Visiblement, considérant les coups de coude et de cheveux que j’ai reçus, Sandveiss a réussi à « crinquer » la foule à bloc avant l’apparition des Flatliners. Chapeau, les mecs!

https://sandveiss.bandcamp.com/
https://www.facebook.com/Sandveiss?fref=ts

THE FLATLINERS

The Flatliners - Photo : Marion Desjardins
The Flatliners – Photo : Marion Desjardins

Méchant clash dans le genre et l’ambiance suivant l’arrivée de la (plus si tant jeune que ça / soudain coup de vieux) formation de punk-ska ontarienne sous une pluie de cris et d’applaudissements. Mon Dieu! Dans quel monde vivais-je quand ils lançaient leur premier album il y a plus de dix ans de cela? Je ne saurais dire… et encore moins expliquer le phénoménal processus de densification de la foule à ce moment-là (\notetoself : le changement dans le ratio hommes-femmes peut-il s’expliquer par la plutôt belle gueule de Cresswell? /notetoself).

Enchaînement de fosses, de bodysurfers à n’en plus finir, de chorales… difficile, d’ailleurs, de se départir du refrain de Carry the Banner!

Live through, live strong
Carry on and on and on

Les gars se sont tellement donnés que la foule éméchée a décidé de déplacer la barrière de sûreté, et un admirateur a réussi à se faufiler sur scène pour voler la vedette au chanteur avant de se faire traîner de force vers la sortie. Bref, ambiance complètement survoltée et même quelque peu surréaliste, dans le genre digne des plus célèbres films de prom américains du genre American Pie. Les fans ont été plus que servis!

http://www.theflatliners.com/