Critique – Housse de Racket « Alésia »

J’aurais bien aimé être près de Victor le Masne et Pierre Leroux lorsqu’ils ont trouvé le nom de leur groupe, Housse de Racket, en 2005. On ne peut pas dire que ça manque d’originalité! Le groupe indie pop français, aux influences nombreuses (comme de nombreux compatriotes), s’est fait connaître grâce à la chanson Oh yeah!, une pièce un brin funky qui a fait danser des milliers de Parisiennes.

Depuis, le groupe a signé avec la maison Kitsuné et préparé un nouvel album, Alésia, qui sera bientôt disponible. Il s’agit d’une excellente découverte, particulièrement vitaminée, qui saura ensoleiller les derniers jours de l’été. En fait, la première moitié de l’album est une des meilleures moitiés d’album que j’ai entendues cette année et si ce n’était de la (très) relative faiblesse de la deuxième partie, cet album jouerait du coude pour se hisser dans mon top 3 de 2011.

Human Nature est un excellent choix pour ouvrir l’album. L’auditeur sait à quoi s’attendre : beaucoup de synthés, une guitare simple et un rythme enlevant. Et un accent français qui rend la compréhension des paroles plutôt difficile à l’oreille d’un Québécois. 😉 Cette chanson est suivie par le premier simple du groupe (pour ce que veut dire un simple en 2011…), la très phoenixienne Roman. Si vous n’êtes toujours pas séduits, attendez au moins d’entendre la troisième chanson, Château, qui est à mon avis la meilleure chanson de l’album, remplie de sonorités subtiles et de clins d’oeil aux années 1980.

Suivent Apocalypso, un croisement entre sonorités africaines et synth-pop particulièrement réussi, et Chorus, une des chansons les plus rock de l’album.[mp3j track= »Housse de Racket – Château@03-Chateau.mp3″ flip=y]

Alésia, une chanson qui se donne des airs de Vangelis avec ses synthés omniprésents, brise malheureusement le rythme. Ariane, qui suit, a des airs d’Air. On retrouve un peu de rythme avec Les hommes et les femmes et TGV, puis avec Aquarium, une des meilleures chansons en français que vous entendrez en 2011, ne serait-ce que pour le refrain (« dans ma baignoire, je me noie / oubliez-moi, oubliez-moi / dans une piscine, on me voit / regardez-moi, regardez-moi »), un chef-d’oeuvre en matière de n’importe quoi, ainsi que pour la dernière minute et demie, pendant laquelle il est absolument impossible de ne pas se laisser aller.

Ajoutez à cela Empire, une chanson un peu trop planante et aérienne qu’on n’écoute pas en mode répétition, et voilà, vous avez un album qui montre que Housse de racket a énormément de potentiel, mais qui montre également qu’Alésia est un album inégal qui aurait très bien pu se passer d’une ou deux pièces (qui feront sûrement office de pause-pipi pour les spectateurs qui iront les voir).

Cependant, les meilleures parties de l’album valent bien ce qui s’est fait de mieux cette année. Ça va danser à Paris cet automne!

Housse de Racket – « Alésia » (Kitsuné) En vente le 22 août.

On donne :

(7/10)

Par Jacques Boivin

Propriétaire, rédacteur en chef, rédacteur, correcteur et photographe.

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