Mes 50 albums préférés de 2011

15. Malajube – La caverne

Après un troisième album beaucoup plus sombre que ceux qui l’ont fait connaître, Malajube était de retour avec La caverne, un excellent album de musique pop qui constitue, à mon avis, le meilleur travail de ce groupe parfois un peu trop brouillon.

D’entrée de jeu, on n’aime pas Malajube pour son propos. Cessez de vous plaindre. Julien Mineau fredonnerait et ferait des fa la la qu’on ne verrait aucune différence. Une fois qu’on en est conscient, on se concentre sur la musique et là, magie! Synesthésie marque le ton avec son groove enjoué, sa mélodie qui donne envie de hocher la tête et son riff simple, mais efficace. Que ce soit dans leurs chansons rock ou groovy, ou même dans leurs balades, les gars de Malajube ont réussi à atteindre un équilibre et ils ont endisqué un album dont on se souviendra plus tard, même si présentement, on a tendance à le sous-estimer.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=Du1VNBqiZAw]

 

14. Dawes – Nothing is Wrong

Avec les Dawes, on ne se casse pas la tête : What you see is what you get. Du bon vieux rock aux accents country, des guitares solides, des mélodies accrocheuses et des harmonies qui fendent l’âme.

Si vous connaissez quelqu’un qui n’aime pas le country, voici l’album parfait pour lui montrer que ce genre musical ne se limite pas à Willy Lamothe et à Shania Twain. On est loin du quétaine, c’est extrêmement accessible sans être racoleur et ça s’écoute à petite comme à forte dose.

Un de mes albums pour le boulot.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=v7-kqE5POy0]

 

13. We are enfant terrible – Explicit Pictures

We are QUOI? À première vue, on se demande qui est cette bande d’extra-terrestres. On lit un peu, on apprend qu’il s’agit d’un groupe français composé d’une chanteuse et de musiciens qui aiment bien programmer leur musique sur des appareils 8 bits (traduction : c’est un peu comme s’ils faisaient leur musique sur un vieux Nintendo ou un Commodore 64). En passant, oui, ils se servent aussi de vrais instruments. Puis on entend les premières mesures de Make You Laugh et on dit wow, on va continuer l’écoute… On se surprend à taper du pied sur Filthy Love, une pièce vachement subversive qui en aurait fait danser plus d’un lors de leur visite au Cercle, semble-t-il.

Ça continue comme ça jusqu’à la fin. La chanteuse, Clo, nous ensorcelle avec l’aide de ses deux complices, qui ont concocté ainsi 45 minutes de rythmes endiablés et de musique qui donne envie de s’éclater. Non, ils ne sont pas les premiers, ils ne sont pas les derniers non plus. Mais un peu comme les Dawes ci-dessus, We are enfant terrible est… terriblement efficace. On écoute une nouvelle fois?

Vous m’excuserez, j’ai envie de danser la fin de Sick Crooner!

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=DUabwvFq5zk]

 

12. Mara Tremblay – Mara Tremblay

J’ai hésité un peu avant de mettre cet album dans ma liste. Il s’agit après tout d’un album de reprises. Mais ces reprises sont plus souvent qu’autrement une relecture complète de ses plus belles pièces. On appréciera la version beaucoup moins naïve du Bateau, les guitares beaucoup plus lourdes dans Elvis, la beauté toute dénudée du Printemps des amants en piano-voix, ainsi que la version encore plus country de Douce lueur.

Plus que jamais, on sent la douleur dans Le teint de Linda, qui perd de sa désinvolture, mais gagne en bobos. Et on a envie de tout sacrer là pour la retrouver quand elle nous susurre dans l’oreille Tu n’es pas libre.

Voici votre chance de faire plus ample connaissance avec Mara Tremblay, une des auteures-compositrices-interprètes les plus accomplies du Québec.

[vimeo http://vimeo.com/30033856]

 

11. Salomé Leclerc – Sous les arbres

Ça fait un bout qu’on nous avertit : cette jeune femme risque de marquer le paysage musical québécois! Après avoir attiré l’attention à quelques concours musicaux, Salomé Leclerc est retournée sur les bancs d’école, question de parfaire son art. Puis, contrat de disque en poche, elle est partie en France enregistrer son album, réalisé par une certaine Emily Loizeau.

Le résultat? Une étonnante maturité pour un premier album, aux accents très folk. On voit que Salomé a préparé cet album attentivement, dans les moindres détails. Les arrangements, parfois riches et complexes (par exemple, dans la pièce titre), ne prennent jamais trop de place et mettent l’artiste, qui a une voix parfaite pour le genre de musique préconisé, en valeur.

Lorsque j’ai fait ma critique de l’album, je lui avais accordé un 7/10 sans rien dire de négatif. Je suppose qu’à l’époque, je croyais que j’oublierais rapidement cet album. Je dois avouer qu’aujourd’hui, je ne suis plus tout à fait d’accord avec cette note : à force d’écouter le disque, j’ai appris à en apprécier toutes ses facettes, en particulier les textes. Ça prend un talent certain pour composer une aussi belle chanson que Garde-moi collée, qui nous prend vraiment aux tripes.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=d0eyttEiwwI]

Publié le
Catégorisé comme 2011

Par Jacques Boivin

Propriétaire, rédacteur en chef, rédacteur, correcteur et photographe.

5 commentaires

    1. Merci! L’amie à toi est aussi une amie à moi, semble-t-il, elle m’a envoyé ton top 40. Je n’ai pas pu commenter (j’étais sur mon iPhone), mais j’ai bien apprécié. Quand je pense que j’ai dû tasser des trucs intéressants comme WY LYF, Fleet Foxes, James Blake, Bombay Bicycle Club, les Handsome Furs, les Rural Alberta Advantage, Gang Gang Dance (que je n’ai pas assez écouté, faut dire), Mister Heavenly (Bronx Sniper, c’est de la bombe), Metronomy, The Antlers, TUNE YARDS, Loney Dear, Real Estate… J’aurais dû faire un top 100, coudonc! 😉

      J’aime beaucoup voir la diversité des choix cette année. Y’a pas eu de #1 vraiment exceptionnel, alors le monde y va selon ses goûts.

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