Festival d’été de Québec 2014 – Compte-rendu du 11 juillet

Grosse soirée hier soir. En fait, immense soirée qui s’est terminée de façon grandiose dans la plus petite salle du Festival. Mon compte-rendu :

 

Blondie

Blondie, scène Bell

J’ai lu beaucoup de critiques de journalistes chevronnés à propos de la voix de Debbie Harry. La chanteuse et leader du groupe new-yorkais n’a plus vingt ans, elle en a plutôt 69. C’est normal qu’elle ait perdu du tonus, surtout ses chansons où elle monte dans les aiguës (Rapture, Heart of Glass), après une vie de rock star plutôt taxante.

Oui, elle aurait peut-être s’en tenir aux One Way or Another (particulièrement efficace) et Waiting on the Telephone (parfaitement dans le ton), mais on aurait trouvé le moyen de lui reprocher de ne pas faire le classique des classiques. Ou ma toune à moi, Atomic!

Seuls bémols : les pièces de son nouvel album. C’est bon, mais les boomers présents préféraient parler plutôt que d’écouter ces pièces bien de leur temps. Pis Fight for Your Right? Vraiment? On ne s’approprie pas les hymnes adolescents à 69 ans! 😉

(Photo : Festival d’été de Québec – Philippe Ruel)

 

Billy Joel

Billy Joel, scène Bell

Première visite du Piano Man à Québec et avouons-le, celui-ci a conquis les Plaines d’Abraham et le coeur d’une foule immense venue l’acclamer. Assis derrière son piano, l’artiste new-yorkais a enfilé succès après succès, de My Life jusqu’à Only the Goog Die Young, à la fin d’un généreux rappel de six pièces. Même son roadie s’est mis de la partie, interprétant Highway to Hell au plus grand plaisir des festivaliers.

Si Debbie Harry a vu son âge la rattraper, Joel, quant à lui, est toujours aussi fringant à 65 ans et sa voix est toujours aussi parfaite. Comme son jeu de piano. Et il ne manque pas d’énergie, le bonhomme, gardant ses pièces les plus dansantes pour la fin!

Un concert dont on se souviendra longtemps à Québec. Un des meilleurs que j’ai vus sur les Plaines.

(Photo : Festival d’été de Québec – Philippe Ruel)

 

Tire le coyoteTire le coyote, Petit Impérial

Deuxième soirée pour Benoit Pinette et sa bande, cette fois-ci avec la fort talentueuse Sylvia comme artiste invitée. Bien entendu, les chansons qui avaient été jouées la veille étaient interprétées de façon différente, les cartes avaient été brassées et tant Pinette que Sylvia ont profité de l’occasion pour lancer quelques ballons d’essai. Les nouvelles chansons de Tire le coyote semblaient moins influencées par Neil Young, prenant une teinte jazz et blues qui n’était pas sans rappeler Bob Dylan. De son côté, Sylvia nous a présenté un gospel a capella qu’elle a créé pendant un atelier d’écriture au Festival de la chanson de Petite-Vallée sur un titre qu’elle avait pigé au hasard : L’indifférence.

Vous savez quoi? Pour une toune écrite dans un atelier, c’était puissant en maudit, et c’est tout à l’image du talent de l’auteure-compositrice-interprète.

SylviaDe leur côté, les « vieilles » pièces de Tire le coyote ont retrouvé leur rythme et leurs couleurs, et Confetti a retrouvé ses airs de chef-d’oeuvre avec sa poésie incomparable… et son solo de guitare à la fin. Sur ce, quelques mots sur Shampoing : il en a impressionné plus d’un sur ce solo à la fin de Confetti, et ce, avec raison. Non, ce n’est pas facile de balancer des centaines de notes à la minute, mais c’est encore moins facile de donner une âme à sa guitare, de la faire chanter comme si elle était une personne à part entière. Avec Shampoing, tout ça semble d’une facilité déconcertante et il s’exprime avec émotion avec sa six cordes. Frissons.

Paraît qu’il remet ça ce soir, au même endroit. Huit personnes sur la minuscule scène. Ça va être assez dément. Arrivez tôt, ça fait deux soirs que le Petit impérial est plein à craquer!

 

Petit mot sur ce midi…

Je pars dans quelques instants pour Place d’Youville assister à la prestation de Sarah Cochrane, à qui on a remis le Prix FEQ au Festival de la chanson de Granby. La fille semble très prometteuse. On va aller voir ça de près.

À midi trente.

Puis, celle qui a reçu le Prix FEQ au Printemps de Bourges, Billie Brelok, sera au même endroit à 15 h 30. Son hip-hop est assez particulier, à ce qu’on en dit. On va aussi aller voir ça de près.

Je vous encourage à faire de même. Je le répète, on fait de belles découvertes sous le soleil.

 

À plus tard! En attendant, je suis sur Twitter et sur Facebook.

Par Jacques Boivin

Propriétaire, rédacteur en chef, rédacteur, correcteur et photographe.

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