[FEQ] Compte rendu, 15 juillet

Paraît que Duran Duran, c’tait bon? Oh qu’on aurait aimé aller les voir! Mais une promesse est une promesse, on a promis aux responsables du Festival d’été de Québec qu’on allait faire des découvertes, couvrir des artistes émergents et mettre en valeur tout le talent de Québec, c’est exactement ce qu’on a fait.

Medora

Medora – Photo : Jacques Boivin

On le répète à chaque fois qu’on les voit : Medora est sur une pente ascendante et celle-ci ne semble avoir aucune fin. L’indie un peu artsy de nos amis était parfaite pour ce début de soirée à la météo incertaine. On aime bien le tonnerre quand il vient d’un ampli de guitare et le tonnerre, ça connaît Medora (en particulier Charles Côté). Vincent Dufour chante ses chansons tout en malmenant sa six-cordes et en gardant les yeux grands ouverts (ça mérite d’être souligné après toutes ces journées d’yeux fermés!). À la batterie, Aubert Gendron Marsolais battait la mesure tandis qu’Alexis Taillon-Pellerin caressait sa basse.

Nous n’avons pas pu rester trop longtemps, mais ce que nous avons vu était suffisant : le public hochait la tête et se laissait aller au son de la musique, la bière coulait à flots et les membres du groupe montraient leur forme et leur complicité des grands jours. Dommage que nous ayons dû partir, le programme prévoyait une finale explosive avec Talent (reprise d’Avec pas d’casque) et Permanence. (Jacques Boivin)

Ego Death

Ego Death – Photo : Jacques Boivin

Ego Death, c’est l’auteur compositeur interprète Joey Proteau, qui nous a offert au début de l’année le magnifique maxi Grief. Le voilà dans un District St-Joseph où semblent s’être donné rendez-vous un grand nombre de mélomanes et de curieux. En formation complète avec une choriste (Gabrielle Shonk), Ego Death se lance dans des pièces aériennes, éthérées, aux paroles touchantes chantées avec coeur et dans une belle harmonie. L’ombre, la lumière, et toutes ces sortes de choses. On ferme les yeux et on se laisse bercer. On les ouvre quelques instants, question de savourer la magnifique savoureuse de Ballad of Big Nothing, une vieille chanson d’Elliott Smith, puis on les referme pour ne pas montrer à quel point ils sont humides. (JB)

Gabrielle Shonk

Le District Saint-Joseph était plein à craquer pour la jeune femme de Québec, qui est montée sur scène un peu dépassée par l’accueil qui lui avait été réservé. Shonk a présenté quelques chansons qui devraient paraître sur un album à venir (« On a hâte que ça sorte! », dit une spectatrice à qui Gabrielle a répondu « moi aussi! »). Elle aussi en formation complète, Gabrielle a plus que livré la marchandise avec une palette incroyable de chansons folk-pop, parfois plus folk, parfois bluesées. Elle s’est permis d’en jouer une avec son papa ainsi que de chanter Montréal, de Mauves, avec Alexandre Martel (« qui joue dans deux groupes », indique Shonk).

C’est alors qu’une personne dans la foule a crié « C’est Anatole! », sous les rires de la foule. Avait-elle vu le leader de la Nouvelle L.A.? On a vérifié, il n’était nulle part.

Somme toute, c’était une magnifique fête, un moment rempli d’émotions. On va revoir Gabrielle sur une plus grande scène assez vite, je crois. (JB)

Unknown Mortal Orchestra

Unknown Mortal Orchestra – Photo : Jacques Boivin

La formation basée sur la côte ouest américaine et menée par le néo-zélandais d’origine Ruban Nielson s’est installée sur la scène de l’Impérial avec un peu de retard hier soir, suite à une série impromptus d’imbroglios techniques qui ont non seulement retardé la performance, mais également handicapé un peu la sonorisation du spectacle qui était parfois un peu décevante. C’est avec le titre qui ouvre son deuxième album II et non son plus récent Multi-Love que le groupe a décidé d’amorcer le spectacle devant une foule relativement clairsemée au début puis assez dense à la fin, mais conquise d’avance à en croire les applaudissements chaleureux et les passages qu’elle chantait de coeur avec l’homme fort du groupe. L’énergie de la foule semble d’ailleurs avoir convaincu la troupe d’oublier les petits bémols à la sono pour donner un concert généreux malgré sa courte durée, caractérisé par des jams improvisés autour des pièces sélectionnées, relativement peu nombreuses au final, mais couvrant l’ensemble du répertoire. Pour le plus grand plaisir des fans de longue date, ils ont entre autres interprété Ffunny Friends et How Can U Luv Me du premier album, Swim and Sleep like a Shark et So Good at Being in Trouble du second puis Like Acid Rain et la chanson titre du troisième, le plus récent Multi-Love. (François-Samuel Fortin)

Solids

Solids – Photo : Jacques Boivin

La formation montréalaise composée de Louis Guillemette et Xavier Germain-Poitras, accompagnés depuis quelque temps de Guillaume Chiasson (parce que t’sé, on n’a jamais assez de guitare), est venue remplir le peu d’espace qu’il restait à L’Anti de décibels avec son rock lourd et bruyant. Toujours heureux de constater que la bande est capable de rallier autant les fans de punk que les métalleux et les petits amateurs de rock plus tranquilles. Les ventes de bouchons ont explosé tellement ça jouait fort, mais ça, c’est exactement ce qu’on voulait : se faire traverser par les ondes sonores sans se faire défoncer les tympans. Et de façon mélodieuse et rythmée qui fait entrer en transe. Je pouvais bien être épuisé en sortant du bar… (JB)

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Par Jacques Boivin

Propriétaire, rédacteur en chef, rédacteur, correcteur et photographe.

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