[SPECTACLE] Laurence Nerbornne à l’apéro découverte 24 mars

Pour faire la promotion de son nouvel album XO, pour lequel les critiques sont pour le moins enthousiastes (retrouver la nôtre ici), Laurence Nerbornne s’est essayée à la nouvelle formule « Apéro Découverte » au District Saint-Joseph de Québec.

Pour réchauffer l’ambiance, sa formation entame Rêves d’été, l’un des titres les plus prometteurs. On entend davantage les touches électroniques, la batterie est assez présente et la voix authentique. Laurence Nerbornne a tout de même un beau charisme sur scène, elle est dynamique dans sa gestuelle et se permet des blagues, mais le public ou plutôt clientèle n’est pas vraiment réceptive et pensait d’abord à manger ce qu’il y avait dans son assiette et à boire sa bière de 5 à 7.

La chanteuse ne se laisse pourtant pas démonter. Elle demande a ce qu’on baisse les lumières, qu’on ferme les rideaux et se lance dans sa chanson Tinder Love. L’ambiance tamisée, l’éclairage rose et les ballons cadrent alors à la chanson (au show).

Après que King Abid soit venu lui porter un gâteau de fête, un crowd de six personnes dont Karim Ouellet et Claude Bégin est venu faire lui faire le cadeau d’un body-surfing.

Elle nous a interprété les pièces Astronautes et Les Dieux de façon professionnelle, avec le meilleur enthousiasme qu’on peut avoir dans ce genre de situation.

À la fin, la nouvelle représentante de la génération X a invité son public à la rencontrer sur les médias sociaux.

Un apéro découverte plutôt express (40 minutes) donc, qui aurait mérité un autre public que des messieurs qui voulaient voir le match de Hockey.

Photos : Marion Desjardins/ Llamaryon

[Spectacle] Philémon Cimon – Jeudi 28 janvier – Le Cercle

Il était attendu le mignon Philémon jeudi dernier au Cercle. C’est dire qu’on n’avais pas vraiment eu de nouvelles depuis son dernier album en septembre dernier (critique EDC).

C’est avec Soleil Blanc que l’artiste démarre son spectacle avec enthousiasme. Les guitares sont plus présentes que la version que l’on connait, on s’amuse avec le groupe.

« C’est toujours un peu stressant de jouer dans sa ville natale (…) en plus ma mère est là » confie Philémon sur scène. En effet, on le sentait un peu fatigué ou stressé au début de spectacle mais il a réussi à se lâcher peu à peu.

Ce qui est frappant chez lui, notamment sur la pièce « Chose étrange » c’est qu’il revit littéralement sa chanson. Son regard est vide, ses paroles s’articulent par son souvenir, ensemble on partage alors nos émotions. On a senti une véritable communion sur « Je veux de la lumière » (qui était légèrement interrompu par les discussions des barmaids (Yo?)).

Au niveau du répertoire, on a eu beaucoup de chansons de son album l’été (le plus connu), mais aussi celles des deux autres albums. Parfois il y avait des titres qui sentaient les Antilles (origine du chanteur né à Cuba), parfois un peu plus jazzy comme sur Vieille blonde.

*** Première partie — Ego Death ***

Seul avec sa guitare acoustique, Joey Proteau est loin du rock de son groupe Modern Primitive. Dans une ambiance intimiste, avec un spot de lumière et un micro (style années 50), il nous livre ses compositions sincères dans la langue de Shakespeare.

Les pièces sont se tiennent musicalement, elles sont aussi sensibles dans leurs douceurs. Cependant elles manquaient peut-être un peu de variété, car le public commençait à décrocher vers la moitié. Un peu plus de confiance en soi pour les prochaines fois serait apprécié, pas besoin de faire le décompte des chansons qu’il reste à jouer.

Ego Death est un artiste à surveiller en cette année 2016. Nos amis de Chyz ont aussi fait une critique de son EP.

[SPECTACLE] Alvvays au Cercle, une ellipse estivale

La venue du groupe Torontois nommé au prix Polaris 2015, qui a fait la couverture du magazine Exclaim l’hiver passé (décembre-janvier) était bien attendu à Québec. Pour un mercredi soir, la salle était remplie au trois quarts, le sympathique indie-rock surf d’Alvvays, nous a rappelé le temps nos bons moments estivaux.

Tranquillement le groupe s’installe et entonne une chanson inédite à leur album, Your type, avec un rythme accrocheur et dynamique qui nous emporte rapidement. Les sourires se dressent quand se suivent ensuite l’une après l’autre Adult Diversion et Next of Kin, des pièces fortes de leur album éponyme. La jolie Molly Rankin nous raconte entre les chansons quelques drôles anecdotes de leur voyage ou encore questionne le public « Qu’est-il arrivé à la place avec les dinosaures (Le Madrid)? ». Leur sympathie nous touche, leur coolitude est impressionnante, c’est ce qui fait la symbiose du groupe on dirait. Ils ne sont pas stressés, ils sont contents d’être là, leur musique est solide dans leurs harmonies, sans bémol. On danse, on sourit de façon béate, on est si bien, on partirait bien avec eux sur leur voilier ou dans leur Westfalia.

À titre personnel, c’est ce genre de show que j’aime au Cercle: un groupe en pleine émergence avec de bonnes critiques, pas prétentieux; une salle pleine, mais pas trop, attentive et en liesse. #LècheCul

————-

MARDEENMardeen - Credit photo: Catherine Bélanger-Filiatrault

Bandcamp

Le groupe pop-rock d’Halifax a assuré une bonne prestation. Les rythmes étaient entrainants, avec une bonne mélodie. Note spéciale pour la batterie qui donnait vraiment le ton. Le groupe était dynamique notamment avec les petits sautillements du chanteur. Ce dernier avec sa chevelure rousse remarquable assurait le charisme du groupe.

De ce fait, à partir d’aujourd’hui j’instaure le concept du hair-label, c’est-à-dire que si t’as la coupe, t’as le groupe. La fatigue de mi-session universitaire ça fait dire des drôleries.

————–

LOS

Bandcamp

Los - Credit photo: Catherine Bélanger-FiliatraultLe sexy groupe de Québec, comme le qualifiait mon collègue Sébastien Cheveux-Doux a vraiment du potentiel. Leur musique est solide avec de multiples influences de rock britannique, surf, garage, rock. C’est une belle équipe qui veut réussir, ils ont du soutien (on à hâte de vous montrer les photos backstages en fin de semaine! réalisées par Catherine Bélanger). Bref, ils ont tout… sauf l’enthousiasme / dynamisme sur scène. Du coup, le public est mou pis c’est moyen. Sautez, faites des blagues, lancer des trucs en plastiques dans le public, quelque chose quoi!

On espère qu’ils nous démontreront le contraire 10 décembre au même endroit et on est curieux d’entendre leur premier album au début de l’année 2016, selon leurs annonces de la veille.

 

[SPECTACLE] Suuns et Jerusalem in my heart – Communion psychédélique

Photos : Catherine Bélanger 

Revenant d’une tournée européenne, on a bien senti la symbiose des Suuns et de Jerusalem In my heart (JIHM) lors de ce spectacle très spirituel et expérimental.

Sans crier garde, c’est Radwan Ghazi Moumneh qui ouvre la cacophonie avec seulement sa voix comme instrument, tel un religieux qui chante une prière. Suuns le rejoignent un à un sur scène avec un rock lourd, grave. On sort de cette introduction avec  des guitares plus vives et un jeu de distorsion avec les amplis pour ensuite retourner dans les abysses de boucles psychédéliques.

Un module (qui prenait ¼ du parterre) portait trois projecteurs de film 35 mmm (cinéma). Ces derniers diffusaient beaucoup de textures abstraites parfois rouge parfois noir, de l’hébreu ou encore un port qu’on devine être de la terre sainte. Ces projections étaient vraiment un atout majeur dans la mise en scène, à défaut d’avoir de l’interaction des membres avec le public, elles nous permettaient d’avoir des éléments de voyages dans notre transe musicale.

Une musique instrumentale organique avec des boucles lourdes en basse, en distorsion, ponctuée d’une cymbale saccadée par quatre baguettes de façon continue, nous fait perdre la notion du temps. La voix de Radwan élève notre âme. Quand le chanteur des Suuns se joint aux voix avec JIMH, c’est l’apothéose spirituelle.

Seuls quelques rires près du bar ou le bruit des projecteurs nous font sortir de notre rêverie. Le public était d’une rare attention (comme au concert de Colin stetson and Sarah Neufeld en juin dernier). Mais pour certains, les boucles devaient être trop assommantes et ils ont préféré quitter plus tôt. Pour d’autres c’était l’occasion de se faire porter par l’ivresse ou la mélancolie.

Jerusalem in my heart

C’était l’occasion de se familiariser avec la culture moyen-orientale. Son interprète nous entonnait des chants arabes sur un instrument traditionnel (petite guitare avec un long manche). Les tonalités de ce dernier étaient mêlées à des distorsions électroniques psychédéliques. Comme les pièces sont très complexes et expérimentales, il était difficile de reconnaître s’il y en avait du dernier album. Une expérience spirituelle très intéressante résumerons nous.

Jessica Moss

La membre de Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra est venue se présenter en annonçant qu’elle nous offrait une prestation « d’environ 24 minutes » avec son violon. Elle enregistrait des boucles en live, les répétaient et jouait sur des distorsions. Seulement éclairée avec une mini lampe de chevet – qui a dû faire rager la photographe) –, on avait à garder l’attention dans cette pénombre. Les petites erreurs techniques et le manque de progression suffisaient pour nous faire décrocher.

[À VOIR] Suuns et Jerusalem in my heart

Les deux groupes finissent une tournée européenne commune de longue haleine entre la Hollande, la France, l’Allemagne le Royaume-uni, Le Maroc, etc.

Ils ont récemment diffusé un clip commun In touch, très électronique, le 22 septembre dernier.

Jerusalem in my heart dans leur univers très expérimental et psychédélique ont également sortie au début du mois un nouvel album intitulé «If He Dies, If If If If If If», les Inrocks le qualifiant d’«album monstre». De mémoire, on n’a pas vu les Suuns à Québec depuis le festival d’été de 2014 au parc de la francophonie, une petite salle sera sûrement meilleure pour apprécier pleinement leur musique.

Les deux formations aux univers similaires font une programmation solide et intéressante qui amèneront Écoutedonc.ca aux portes du Cercle le mercredi 30 septembre à partir de 20h.

The Suuns

Jerusalem in my heart

 

[ENTREVUE] Chapelier Fou – 1ère partie des Dear Criminals le 3 septembre à L’Anti

Chapelier Fou
Image extraite de fmeat.org

Dans le monde du Chapelier Fou le sampling est maître et l’harmonie entre orchestration et électronique est merveilleusement touchante. La première partie des Dear Criminals ce jeudi 3 septembre risque d’en surprendre plus d’un. Rencontre avec un artiste considéré comme émergent depuis quinze ans.

Le Français explique que c’est à partir d’échantillonnages (ou samplings) du conte d’Alice aux pays des merveilles, notamment de phrases du Chapelier Fou «qui revenaient un peu comme des interludes », que ses amis ont commencé à signer sur ses pochettes le nom de l’étrange personnage. L’artiste ajoute «c’est un livre qui m’a vraiment marqué, j’étais dans des expériences assez psychédéliques et ça correspondait bien à ça. Le chapelier a une espèce de folie tout à fait logique et résonnée et à la fois très poétique et rigoureuse».

Quand on lui demande quel est son processus créatif, il répond simplement « j’ai toujours fait de la musique pour comprendre la musique que j’écoutais ». Ainsi, pour mieux apprécier l’univers psychédélique et poétique d’artistes comme Bonobo, Dj Shadow ou Portishead, il s’est mis derrière la table.

Comme le raffinement d’une table de thé, avec le cliquetis d’une cuillère qui remue le sucre dans une tasse, si vous permettez la métaphore, l’artiste pars de petites choses. Un son, un objet sonore, un traitement qu’il va ensuite développer et interroger comme une personne qu’il respecte et qu’il confronte parfois : « je veux toucher à tout, expérimenter, toucher à l’inouï, mais après ça veut pas dire que ma musique n’est pas accessible, mais elle est pourtant expérimentale » précise le Chapelier.

Riche musicalement en studio, mais en live?
Être accompagné de trois musiciens «est une véritable révolution», explique l’artiste, musiciens qu’il considère comme des «personnes parfaites». Marqué par des précédentes tournées solos stressantes au quatre coins du monde, on sent une certaine libération ou confiance de jouer en quatuor: « j’axe moins sur le fait de faire des boucles, c’est plus axé sur le ressenti en temps réel. Il y a un peu d’improvisation alors qu’avant il fallait que je prépare mes shows », lâche le musicien.

Il est très excité de revenir au Québec, où il avait joué par le passé au Festival de Musique Émergente en 2010 et au Festival International de Jazz de Montréal en 2012. Il garde de très bon souvenirs: « C’était un concert merveilleux, j’avais joué avec Pierre Lapointe. L’ambiance était incroyable, j’y suis resté pendant une semaine, c’était hyper agréable. »

Il jouera avec en première partie des Dear Criminals ce soir au Divan Orange avant de venir chez nous à L’Anti le 3 septembre. Il fera deux sets au Café Bar L’Abstracto du FME les 5 et 6 septembre en formule 5 à 7.

Ah oui aussi, il passe le bonjour à sa maman.

 

Deltas (sorti en France en septembre 2014 et chez nous le 28 août dernier):

Live FME 2010

Dates québécoises
1er Septembre – Montreal (CA) – Divan Orange avec Ropoporose et Dear Criminals
3 Septembre – Québec – L’Anti (251, rue Dorchester) – 13 $ à la porte – 1ere partie de Dear Criminals
05 Septembre – Nouyn Nouranda (CA) – FME
06 Septembre – Nouyn Nouranda (CA) – FME

[SPOT] Derniers déhanchements

Le couleur
Le couleur

Pour la fermeture du Spot, Men I Trust ouvrait le bal avec ses pièces électro jazzy, Le Couleur nous a charmés avec son nu-disco sexy et Random Recipe nous ont fait sauter et suer en final. Malgré une programmation pop et dansante, on sentait la tristesse de quitter un si bel endroit. « On espère que l’effervescence qu’on a créée cet été continuera pour les suivants » a lancé plein d’espoir, Francis Lacelle, l’un des organisateurs du SPOT après être revenu d’un body-surfing en fin de soirée.

Random Recipe
Random Recipe

Random Recipe est arrivé avec assurance et enthousiasme sur scène, flattant la ville de Québec en la comparant à l’underground ville de Berlin (ce qui rappelle aussi l’article du New York Times). Les chanteuses sont d’une énergie ahurissante, balançant leur flow en anglais ou en espagnol. Elles dansent, s’affrontent en battle, sautent, se plient comme des vrais rappeurs américains. On apprécie leur musique riche emprunt au hip-hop, à la soul ou à la pop. On en oublie presque qu’elles sont accompagnées de musiciens tellement elles ont de la prestance et que le beat box de Fab est remarquable. Les titres phares comme Shipwreck, Something on my mind et quelques titres phares mettent évidemment le feu aux poudres, ça jump pas mal dans la foule.

Des artistes également proches de leur public qui offrent des bonbons-condoms, qui parlent au monde dans la foule avant d’aller sur scène, qui n’hésite pas à cruiser sur scène « Are you single? I am single » ou encore à rappeler qu’il faut aller voter pour les élections fédérales.

Le groupe termine bientôt la tournée de leur deuxième album, qui s’est étendue en France et en Italie, « la barre est haute pour le troisième album » déclarait Frannie Holder. On vous recommande l’expérience live qui est mille fois meilleure pour apprécier l’entièreté de leur musique.

So glam, so colored

Des éclairages bleus , de la fumée, une introduction de synthétiseur et de batterie, bientôt accompagnée de percussions aux tonalités tropicales; l’ambiance est mise pour interpréter Vacances 87. Malgré une belle performance scénique, à la fois sexy et assurée, les rythmes entraînants du groupe ne parviennent qu’à faire timidement danser la foule. Sur les chansons pop et disco, aux textes relatant de l’amour, on s’accorde un moment pour repenser à nos amours d’été en contemplant la boule disco scintillé.

Hey man!

Men I trust
Men I trust

Les sympathiques Men I Trust ont ouvert la soirée avec un parterre clairsemé. Le début de soirée, où l’on avait plus envie de parler à nos amis, ne permettait pas d’apprécier leur pleinement leur musique qui s’écoute avec attention. Personnellement, je suis toujours déstabilisée par rapport à leur performance live, car leurs albums sont tellement perfectionnés qu’il est difficile d’égaliser sur scène.

Dans les remerciements finaux, on a particulièrement souligné la collaboration du Pantoum qui a fait les entremetteurs entre les artistes et la sympathique place ouverte à tous. On était également triste de se faire pousser vers 10 h 30 par les agents de sécurité. On espère vivement le renouvellement de l’expérience l’année prochaine, cet endroit est à notre image et permet de belles rencontres.

Photos: Marion Desjardins/Llamaryon pour ecoutedonc.ca

[foogallery id= »10707″]

[CONCERT] Soirée électro-punk avec The Doldrums au sous-sol du Cercle le 30 juillet

 

Quatre formations se succèderont pour proposer des sons planants, expérimentaux ou dansants dépendamment de la formation, une expérience riche pour les amateurs.

The Doldrums ont sorti un album alternatif en avril dernier, c’est riche au niveau musical. The air conditioned nightmare est construit avec des boucles musicales, à l’image du bruit d’une machine qui ne fonctionne plus. Les sons peuvent être lourds (HOTFOOT) ou dansant sur (Loops). Dans l’ensemble leur écriture musicale se rapproche pas mal d’Aphex Twin, une expérience musicale en somme qu’on a hâte de voir en live.

Titre – Loops

Bandcamp

The Omhouse

Ce groupe se rapproche plus de l’indie, avec des guitares acoustiques et une voix brumeuse charismatique. Un tout planant peut rappeler les Future Islands, il est parfois ponctué d’un côté plus tragique ou expérimentation sonores.

Titre – Gutterbird

Bandcamp

Nancy Pants

Ils ont sorti leur premier album en novembre dernier, Total Nancy Pants teinté de punk garage à se lécher les babines. Ohara Hale tient une guitare lourde et une voix qui rappelle le mouvement des riot grrrl (Kathleen Hanna a une voix quand même plus puissante). Parfois, on alterne avec des ballades plus planantes comme sur Just a little more ou Halley’s Comet.

Look Vibrant

Ils allient pop et bruit. Sur leur EP Sweater In The Lake, ça passe très mal, l’expérimentation à des limites au supportable parfois. Sur le dernier titre Miracle, on retrouve cette intégration du bruit et un côté rager avec l’influence de la pop anglaise, c’est intéressant, mais parfois un peu fouilli.

Capsule vidéo de La Fabrique

Bandcamp

Plein d’influences électro-punk en somme ce jeudi 29 juillet au sous-sol du Cercle.

 

[Entrevue] Karim Ouellet: Carte blanche à Osheaga et préparation de son 3ième album

Karim_Ouellet_modifiéAliceB

Entrevue réalisée avec la collaboration de Matthieu Paquet-Chabot

Carte blanche surprise, des collaborations par-ci par-là, des concerts pendant l’été et un troisième album en plein processus de création, Karim Ouellet ne chôme pas pour la saison estival malgré un ton plutôt décontracté au téléphone.

Le samedi 1er août, il s’est fait offrir une carte blanche à Osheaga sur la scène verte, « il y aura beaucoup de collaborations un peu surprenantes, je crois (…) tant au niveau des genres que des noms » lâche avec précaution l’artiste contacté par téléphone. On l’a vu récemment faire des DJ set avec King Abid, des collaborations avec Loud Lary Ajust ou Koriass, on peut laisser aller notre imagination.

Un troisième album en cours

Depuis le début de l’été, il travaille sur son troisième album chez lui à Québec ou dans le studio 1036 de Claude Bégin.
« J’ai quelques chansons déjà de finies, mais j’en parle pas beaucoup parce que je suis encore au tout début, même moi j’ai pas encore le résultat final entre les mains, ça va être dans quelques mois » explique-t-il calmement.

La popularité de l’album Fox n’influence que très peu le processus de création du troisième album sauf que « j’ai plus de misère à me satisfaire moi-même (…) il faut vraiment que moi j’adore ça pour la garder pour la suite (…) donc disons que c’est un peu plus laborieux » admet l’artiste. Malgré les dates de tournée, tout de même espacées, avec « des gros spectacles assez exigeants, mais très divertissants » de l’été, il arrive à revenir souvent chez lui pour avancer sur le projet.

La création

Le prochain opus gardera la thématique de l’amour puisque « des chansons d’amour j’en fais tout le temps sur tous mes projets, mes collaborations, etc. donc le thème de l’amour sera encore présent, mais il ne sera pas amener de la même façon évidemment, c’est au fur et à mesure que je vais pouvoir le définir. »

Karim Ouellet confirme que la signature musicale se fait avec son ami Claude Bégin et qu’ils ont toujours la même approche « quand on fait une chanson, nous on fait un beat puis on rajoute des instruments exactement comme des beatmakers dans le rap parce que notre éducation musicale, en studio, vient beaucoup de ce style musical là, donc il y aura toujours une influence hip-hop, mais je ne me mettrai pas à rapper par exemple. »

L’artiste Avive, artiste réputé de Québec, signera encore sa pochette d’album.

Toujours le chouchou de Stromae ?

Une infection au vaccin du paludisme a obligé Stromae d’annuler beaucoup de dates de tournée notamment cet été et chez nous pour le festival d’Osheaga. Il est en bonne voie de rétablissement selon les médias belges et il devrait assurer ses dates en Amérique dès la rentrée.

Le 28 et 29 septembre, l’artiste belge doit présenter deux shows au Centre Bell, à Montréal. Karim Ouellet ayant fait ses premières parties en 2014, il sera peut-être choisi cette année, mais rien n’est décidé encore, un autre artiste pourrait lui couper l’herbe sous le pied concède-t-il au téléphone.

http://karimouellet.ca

Les prochaines dates de tournée :

30 juillet FestiVent, Lévis

1er août, 14 h scène verte, Osheaga, Montréal

6 août, Festival du bout du monde, Gaspé

8 août, Grosse lanterne, Montréal

3 septembre, Festival de montgolfière de Gatineau

[FESTIVAL] OFF 2015 – 8 juillet – spectacle d’ouverture au Sacrilège

17h30 – Sarahjane Johnston

Sarahjane Johnston

Dans le cadre intimiste qu’est le Bar du Sacrilège, Sarahjane Joshnston nous a offert son beau folk expérimental. «Elle fait tout toute seule» nous préviens l’une des responsables du OFF ; à coup de pédale de son la chanteuse enregistre ses beats de voix, des percussions, pour les intégrer par la suite à la chanson qu’elle va interpréter agrémenté de distorsions électroniques.

«J’ai beaucoup vécu avant d’être ici» déclare toute impressionnée, l’artiste qu’on a pu voir au clavier de PopLéon (Malice EP) ou encore dans le projet très local Le St Jean Baptiste Country Club avant de faire son projet solo. Sur son soundcloud, on peut voir un beau panel de son travail enregistré qu’ on peut télécharger gratuitement.

Sa voix soul nous accroche dès les premières notes – même si on a oublié de l’éclairer sous un projecteur… ! – et sa musique nous rappelle un peu Random Recipe, sans le côté ragers du flow. Elle nous offre des chansons avec des influences parfois pop, rock, country, et hip-hop (yeah!) qui rendent sa musique très riche.

Chaque chanson commence par la même danse: elle enregistre un son (voix ou instrument) qu’elle fera répéter tout le long. Puis elle empoigne sa grosse guitare folk, parfois agrémentée de distorsions, pour accompagner des textes personnels et poétiques. On se laisse facilement embarquer dans cette chorégraphie de folk expérimental, même pour les non-initiés. Aussi, le petit grésillement de la guitare, presque une signature, nous accompagne tout le long du spectacle. Il n’est pas irritable, il en devient réconfortant, comme le fil de l’artiste française Camille.

On notera que la percussion la plus originale utilisée est une casserole avec une cuillère en bois, qui personnellement m’a rappelé les premières notes de On the regular de Shamir – pour dire que c’est efficace. Sarahjane Johnston nous livre une musique riche et touchante, qui intègre avec finesse l’expérimentale, on a hâte d’écouter son premier album solo.

Pour un aperçu de sa performance live, voici une petite vidéo, réalisée chez elle.

Crédit Photo: Llamaryon

[foogallery id= »9174″]