[SPECTACLE] Les Cowboys Fringants, La Taverne de St-Casimir, 24 mars 2017

20 ans. 20ans que Les Cowboys Fringants nagent sur la vague du succès. 20 ans qu’ils accumulent les réussites musicales, qu’ils parlent d’amour, de revendications, d’humanité, de peines de cœur et d’aventures entre la 131 nord et les battures de St-Fulgence. 20 ans qu’ils multiplient les ventes et que la fidélisation des fans s’installe.

C’est par le fait même une salle complète qui les accueillait le 24 mars dernier à la Taverne de St-Casimir. Elle était en feu d’ailleurs cette Taverne. Il faut dire que c’est l’endroit parfait pour assister à un spectacle des Cowboys, l’ambiance va de pair avec l’énergie du groupe et la bière de micro-brasserie offerte sur place. On a toujours l’impression d’aller faire la fête en leur compagnie quand on assiste à un de leur show. À propos de ladite salle complète, on comptait parmi celle-ci un autobus entier directement venu de l’Assomption, ce que les Cowboys Fringants ne manquèrent pas de mentionner.

Ils ont commencé avec la chanson Bye Bye Lou, ce qui lança la soirée en force. Ensuite, ils ont alterné entre des chansons de leur 9e et plus récent album Octobre et ceux des anciens, comme à leurs habitudes.  On a même eu le droit à un medley de vielles chansons qu’ils n’ont pas coutume de faire en spectacle. Ils ont dédié quelques chansons ici et là à des fans présents dans la salle. C’était par la même occasion l’anniversaire de deux d’entre eux qui sont monté sur la scène le temps de prendre une bière avec le groupe.

Pour ceux qui les ont déjà vu en spectacle, les Cowboys se prennent rarement au sérieux et bifurquent très souvent de leur programmation. Ce soir-là, ils se sont laissé aller dans une sélection de classiques tels que : A horse with no name (America) , Juste pour voir le monde (La chicane), On jase de toi (Noir silence) et à la demande spéciale du public I lost my baby du grand Jean Leloup. Lorsqu’il fut le tour de la tant attendue Marine Marchande, une jeune fille du public est venue sur scène pour interpréter la voix féminine de ladite chanson en compagnie de Karl Tremblay (chanteur).

On peut ajouter à la liste des moments forts de la soirée, la pluie d’avions en papier que le public s’est mis à lancer lorsqu’ils ont joué l’inévitable chansons Les étoiles filantes. Elle est toujours très appréciée du public et on pourrait croire qu’il a envie d’en mettre plein la vue au groupe lorsqu’il l’interprète. Que cela soit avec des briquets, des feux de Bengale ou encore une fois tel que mentionné, un averse d’avion.

Ce n’est pas nouveau, Les Cowboys Fringants ont toujours prôné une idéologie verte et depuis 2006 ils ont une fondation avec laquelle ils mettent leur musique au service de l’environnement. À chaque billet de spectacle acheté, 1$ est amassé pour la plantation d’arbres. « Merci d’être avec nous pour cette aventure environnementale et non gouvernementale », affirma Jérôme Dupras (bassiste).

Merci à vous les Cowboys de si bien marquer la culture québécoise. Merci de nous faire passer de si belles soirées, parce que d’aller vous voir en spectacle c’est un peu comme rentrer à la maison après un moment d’absence, on sait que ça sera réconfortant et qu’on passera du temps de qualité.

[SPECTACLE] The Franklin Electric (+ Aliocha), La Maison de la culture de Trois-Rivières (salle Anais-Allard-Rousseau), 1er mars 2017

Aliocha

En ce qui concerne la première partie, Aliocha, les gars de The Franklin Electric avaient laissé la scène au charismatique auteur-compositeur-interprète. Si son nom ne vous dit rien du côté musical, peut-être que vous l’avez vue au petit écran, entre-autre dans Les Parent ou encore dans Le journal d’Aurélie Laflamme.  On peut dire que c’est un véritable touche-à-tout. Inspiré par des artistes comme les Beatles, Bob Dylan et Elliot Smith, son premier EP Sorry eyes est sortie en 2016 et depuis il accumule les chansons poétiques alternative pop. Sa performance était tout en simplicité, mais il n’en fallait pas plus pour être séduit.

The Franklin Electric

Les textes aux saveurs nostalgiques et introspectives qui se trouvaient sur le premier album de The franklin Electric ont laissé place à un vent de fraîcheur sur leur second album sortie le 24 février dernier. En effet, c’est l’audace des textes qui effleurent à quelques reprises des écrits d’amour et qui flottent sur des notes de folk-indie-pop que l’on peut entendre sur Blue ceilings.

De retour d’une tournée passant par l’Europe et l’Australie, c’est le 1er mars que les membres du groupe ont inauguré leur nouvelle tournée à la salle Anais-Allard-Rousseau de Trois-Rivières.

Jon Matte, le chanteur à la tête du groupe, a abordé son public dans un français cassé, « J’essaie de me rappeler comment parler français, mais je pense que j’ai oublié, mais c’est pas grave, c’est all love right ? »

La fébrilité du groupe face à leur nouvelle tournée était belle à voir. Ils étaient contents d’être là et ils nous le faisaient savoir : « This is the first time of the tour and it’s so nice to spend it whit you guys ».  La scène avait l’air d’un vrai terrain de jeu pour le band et pour Jon qui s’est laissé emporter à quelques occasions que cela soit sur son piano à queue ou avec un solo de trompette. Pour ce qui est du visuel, c’était des teintes de bleu et de vert que l’on pouvait voir dans les jeux de lumières. Ils ont beaucoup misé sur des effets d’ombre tout au long de la prestation.

Pour le plaisir de tous, ils n’ont pas manqué de jouer leur succès de This is how I let you down. Old piano était par le fait même très attendue par le public qui se montra très enthousiaste lors de celle-ci. Dans sa langue maternel Jon expliqua l’historique de ladite chanson. Il l’avait écrit alors qu’il ne pensait même pas être un chanteur, pour reprendre ses dires. Ce sont ses amis qui l’ont poussé à aller la jouer dans un bar accueillant un faible nombre de personne et c’est là que tout a commencé.

Pour ceux qui ont déjà vu Franklin Electric en spectacle, ils n’ont pas manqué à leur tradition d’interpréter Show me the quiet air en version acoustique. Réunis en rond sur la scène, un peu comme s’ils étaient autour d’un feu de camps, cela rend toujours le moment un peu plus magique.

Ils ont terminé la soirée avec un généreux rappel de quatre chansons au travers duquel ils se sont amusé à reprendre le classique If you could read my mind (Gordon Lightfoot, 1974).

The Franklin Electric seront de passage pour quelques spectacles au Québec ( Sherbrooke 24 mars/Québec 25 mars/Montréal 1er avril) avant de repartir pour une tournée européenne.