[SPECTACLE] Duchess Says (+ Enfants Sauvages et Avec le soleil sortant de sa bouche), Le Cercle, 5 novembre 2016

Photos par Jacques Boivin

Samedi dernier, Duchess Says a lancé, au Cercle, son troisième album Sciences Nouvelles, paru au mois d’octobre. La venue à Québec du groupe montréalais semblait être vivement attendue par plusieurs. Ils ont interprété surtout des chansons de ce nouvel album, ouvrant avec Inertia, mais enchaînant avec Tenen non neu, un « classique », qui déchaîna l’enthousiasme du public. Nous avons aussi pu entendre Negative Thoughts ou encore I Repeat Myself.

Le Cercle, 5 novembre 2016
Duchess Says

L’énergie d’Annie-Claude, ses grands yeux, l’intensité de son regard ainsi que son côté excentrique contrastent avec l’allure turquoise et sage de sa robe. Elle descend dans le public, se fait porter par lui, tout en chantant et termine le concert assise au milieu de la foule énergique qui dansait, sautait et faisait du body surfing toute la soirée. Les musiciens firent aussi monter sur scène les spectateurs qui voulaient bien se joindre à eux et on sentait une connexion entre eux et le public.

Le Cercle, 5 novembre 2016
Enfants sauvages

En première partie, nous avons entendu, et très fort, d’abord Enfants Sauvages, groupe punk de Québec qui annonça d’entrée de jeu leur refus d’obéir à la demande qui leur avait été faite d’être « sages ». Ils jouèrent avec beaucoup d’énergie malgré le fait que le public, qui ne les connaissait pas, se montrait un peu froid. Ce dernier finit tout de même par s’animer au cours de la performance.

 

Le Cercle, 5 novembre 2016
Avec le soleil sortant de sa bouche

Ils furent suivis d’Avec le Soleil Sortant de sa Bouche, groupe montréalais qui était aussi une nouvelle découverte pour plusieurs d’entre nous. Ils ont été appréciés et ont  continué à créer une ambiance énergique en faisant bouger le public.

 

 

[SPECTACLE] Tous Azimuts + Hannah Epperson, Le Pantoum, 28 octobre 2016

La soirée au Pantoum a commencé vendredi dans une salle peu remplie et intime. Hannah Epperson, violoniste américaine et canadienne était une découverte pour la plupart d’entre nous. Elle a su nous fasciner en tissant, au moyen d’une pédale de loop, différentes mélodies,

Crédit photo: Alice Chiche
Crédit photo: Alice Chiche

superposant toutes les possibilités et textures de son violon, tant pour en jouer avec son archet, ses doigts, ou pour le frapper doucement pour qu’il batte comme un cœur. On le sentait être vivant. Sa voix aérienne, mais aussi puissante, venait se joindre à celle de l’instrument. Le Pantoum, assis en indien sur le plancher, écoutait dans un silence religieux, fasciné par sa musique mélancolique et douce. Timide et charmante, Hannah était manifestement très heureuse d’être présente. C’était un moment extraordinaire, qui nous laisse avec, en nous, plus de calme et de silence.

Son nouvel album, paru il y a un mois, s’intitule Upsweep.

Nous nous sommes remis sur nos pieds pour Tous Azimuts, groupe originaire de Québec et bien connu des lieux. La chaleur du violoncelle et de la voix de Jordane (dans son téléphone rouge aux échos fascinants) ainsi que l’énergie du groupe nous ont fait oublier l’automne et la grisaille. Ils nous ont joué plusieurs pièces tirées de Kilomètre Zéro, leur deuxième album,

Crédit photo: Alice Chiche
Crédit photo: Alice Chiche

ainsi que quelques-unes de celles qui se trouveront sur leur nouvel album qui paraîtra très bientôt, La course du soleil. Ils nous en ont d’ailleurs parlé dans une entrevue la semaine dernière. Présentant « Le sel de la terre », Clément nous invita à suivre le conseil qui a inspiré cette chanson : profiter de nos amis pendant qu’ils sont encore là, et c’est ce que nous avons fait auprès d’eux.

À la fin du spectacle, tout le monde désirait en entendre plus, et après que Clément et Jordane aient interprété une pièce, seuls sur scène, ils ont invité les autres membres du groupe ainsi qu’Hannah à se joindre à eux pour un jam rempli de complicité et du plaisir de jouer ensemble qui a merveilleusement bien terminé la soirée.

 

 

 

[SPECTACLE] We Are Wolves (+ Adam Strangler et Void Republic), Méduse, 29 septembre 2016

La salle Multi a dansé au son de la musique de We Are Wolves jeudi dernier, pour le lancement à Québec de leur quatrième album, Wrong. Le trio rock montréalais, parfois électro, parfois post-punk, souvent les deux à la fois, a su transmettre son énergie à un public qui n’était pourtant pas si nombreux (il fallait faire un choix difficile entre plusieurs bons shows ce soir-là).

Photo: Marion Desjardins
We Are Wolves, Photo : Marion Desjardins

 

Ils ont joué quelques-unes de leurs nouvelles chansons, notamment Wicked Games, qui déborde d’énergie. Celles-ci montrent une évolution par rapport à leurs albums précédents tout en conservant leur style unique et reconnaissable. Nous avons également pu entendre nombre de chansons que le public enthousiaste reconnaissait dès les premiers accords, comme Coconut Nights, Paloma, Blue ou Magique, pour ne nommer que celles-là.

Un super bon show qu’on aurait voulu voir durer encore!

 

 

 

C’est bon n’est-ce pas? Réjouissez-vous, Wrong est disponible depuis vendredi!

 

En première partie, nous avons pu entendre Adam Strangler, groupe montréalais, et leur rock un peu planant. Alors que la salle se remplissait peu à peu, ils furent suivis par Void Republic et sa musique électro qui a su faire danser.

 

Enregistrer

Enregistrer

[SPECTACLE] Gypsy Kumbia Orchestra, Le Cercle, 16 septembre 2016

Soyez prêts à danser! Soyez prêts à danser et accueillez la Gypsy Kumbia Orchestra! On y danse du début à la fin, sans pouvoir s’arrêter. On voudrait que jamais ça ne finisse, on voudrait danser toujours sous leurs rythmes énergiques et hypnotisants, accompagnant la fascinante danseuse qui est si belle qu’on la regarderait danser toujours. Les quelque dix musiciens sur la scène ont une énergie débordante, et on les sent comme une grande famille à la fois exotique et accueillante. Le mélange des musiques gitanes d’Europe de l’Est et des rythmes afro-colombiens entraîne dans son esprit extrêmement festif. Le groupe était composé cette fois-ci de trompettes, de trombones, d’un saxophone, d’un tuba de fanfare, de clarinettes, de percussions variées, et d’un violon. La puissance des cuivres résonne et emporte: C’est la fête!

Je n’avais pas prévu écrire un article, je n’avais pas de temps, disais-je. Je ne savais pas comment faire, paraît-il. Mais là, il fallait que j’en parle.

Les musiciens avaient une connexion extraordinaire avec la foule, et ils se mêlaient même au public en descendant de la scène. Ils guidaient la danse; le chanteur parlait pour inviter à la fête. Trouvant la salle du Cercle un peu vide, ils sont sortis pendant l’entracte jouer leur musique sur le trottoir et ont ramené parmi nous une partie des gens qui prenaient l’air devant le District et l’Impérial. En effet, pendant la première partie, la salle était loin d’être pleine. On voyait que les autres spectacles qui avaient lieu vendredi soir avaient su attirer bien des gens, mais tous ceux qui étaient au Cercle y étaient pleinement, ce qui est l’essentiel. Et puis ça faisait plus de place pour danser.

Cette musique est enthousiasmante. C’est une « révolution par la fête », comme dit mon amie Célia. Il y a quelque chose de symbiotique entre les musiciens et la foule. Je n’ai vu personne qui ne dansait pas. La danse fait partie intégrante de cette musique-là.

revuelta-danza-partyD’ailleurs, Gypsy Kumbia Orchestra est un groupe basé à Montréal, composé de musiciens aux origines diverses (Colombiens, Québécois, Français, et bien d’autres). La formation existe depuis trois ou quatre ans et son premier album, Revuelta Danza Party, est paru il y a un an.

Alors vous, je comprends que c’était St-Roch Expérience et tout, mais vous avez manqué quelque chose! Heureusement qu’ils reviennent relativement souvent à Québec, vous allez pouvoir vous reprendre la prochaine fois!