Les photos de l’année 2017

Avant de nous sauver pour la période des Fêtes, on voulait vous présenter quelques jolis moments croqués par notre équipe de photographes et triés sur le volet par l’ensemble d’ecoutedonc.ca. Vous les verrez ci-dessous.

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IDALG (Bourse Rideau)

IDALG – Photo : Nicolas Padovani

Gab Paquet (Phoque OFF)

Gab Paquet – Photo : Jacques Boivin

Daniel Bélanger (Grand Théâtre de Québec)

Daniel Bélanger – Photo : Jay Kearney

Fan de Gab Paquet (Festival d’été de Québec)

Gab Paquet – Photo : Jacques Boivin

Floes (Festival d’été de Québec)

Floes – Photo : Jacques Boivin

Mutant Monster (Envol et Macadam)

Mutant Monster – Photo : Jacques Boivin

Prieur & Landry (Ligue Rock VI – Le Cercle)

Prieur & Landry – Photo : Jacques Boivin

Mauves (Festival d’été de Québec)

Photo : Marion Desjardins

Saratoga (Le Cercle)

Saratoga – Photo : Jacques Boivin

Pierre Lapointe (Grand Théâtre de Québec)

Pierre Lapointe – Photo : Jacques Boivin

L’Orchestre d’hommes-orchestres (Festival d’été de Québec)

Photo : Marion Desjardins

Les Hôtesses d’Hilaire (Festival de la chanson de Tadoussac)

Les Hôtesses d’Hilaire – Photo : Ludvig Germain Auclair

Patrick Watson (Royal de l’Île d’Orléans)

Photo : Marion Desjardins

Klô Pelgag (Festival d’été de Québec)

Desjardins, on l’aime-tu – Photo : Jacques Boivin

Antoine Corriveau (Théâtre Petit-Champlain)

Antoine Corriveau – Photo : Jacques Boivin

Les Hôtesses d’Hilaire (Ligue Rock VI – Le Cercle)

Les Hôtesses d’Hilaire – Photo : Marion Desjardins

Leif Vollebekk (Le Cercle)

Leif Vollebekk – Photo : Marion Desjardins

Deerhof (L’Anti Bar et spectacles)

Photo : Marion Desjardins

Gab Paquet (Festival d’été de Québec)

Gab Paquet – Photo : Jacques Boivin

Lydia Képinski (Festival d’été de Québec)

Lydia Képinski – Photo : Jacques Boivin

Alaclair Ensemble (Festival de la chanson de Tadoussac)

Crédit Photo : Ludvig Germain Auclair

Anatole (Le Cercle)

Anatole – Photo : Jacques Boivin

Preoccupations (Le Cercle)

Preoccupations – Photo : Marion Desjardins

Fred Fortin (Festival d’été de Québec)

Fred Fortin – Photo : Marion Desjardins

Mauves (Le Cercle)

Mauves – Photo : Nicolas Padovani

Gab Paquet (Festivoix de Trois-Rivières)

Gab Paquet – Photo : Adrien Le Toux

fetedonc.ca (avec Jacques Boivin et Gab Paquet)

Gab Paquet – Photo : Adrien Le Toux

Antoine Corriveau (Le Festif!)

Antoine Corriveau – Photo : Jacques Boivin

Gab Paquet (Saint-Roch Expérience)

Gab Paquet – Photo : Jacques Boivin

Lydia Képinski (Mile Ex End Musique Montréal)

Lydia Képinski – Photo : Jacques Boivin

Heat (Bourse Rideau)

Heat – Photo : Marion Desjardins

Antoine Corriveau (Bourse Rideau)

Antoine Corriveau – Photo : Jacques Boivin

Les Hay Babies (Royal de l’Île d’Orléans)

Fanfare à Tadoussac

Crédit Photo : Ludvig Germain Auclair

Pomme et Hein Cooper (L’Anti Bar et spectacles)

Pomme & Hein Cooper – Photo : Marion Desjardins

Martha Wainwright (Salle Anaïs-Allard-Rousseau)

Martha Wainwright
Salle Anais Allard Rousseau, Trois-rivières
Crédit Photo:Yoan Beaudet

Lydia Képinski (Le Cercle – fetedonc.ca)

Lydia Képinski – Photo : Catherine B Photographie

 

Lesbo Vrouven (Festival d’été de Québec)

Lesbo Vrouven – Photo : Jacques Boivin

Guttermouth (Envol et Macadam)

Guttermouth – Photo : Jacques Boivin

Rouge Pompier (Shop du Trou du Diable)

Rouge Pompier – Photo : Adrien Le Toux

Samuele (Bourse Rideau)

Samuele – Photo : Jacques Boivin

Chocolat (Festival d’été de Québec)

Chocolat – Photo : Jacques Boivin

Stéphane Lafleur (Festival d’été de Québec)

Desjardins, on l’aime-tu – Photo : Jacques Boivin

Hugo LeMalt (avec Gab Paquet – Espace Parvis)

Gab Paquet – Photo : Ulysse Boivin

Men I Trust (Le Cercle)

Men I Trust. Photo : Nicolas Padovani.

Daran (Le Cercle)

Daran. Photo : Nicolas Padovani

Keith Kouna (Impérial Bell)

Keith Kouna – Photo : Jacques Boivin

Vurro (Le Festif!)

Vurro – Photo : Jacques Boivin

Medora (Sous-sol du Cercle)

Medora. Photo : Nicolas Padovani.

Les Goules (Festival d’été de Québec)

Les Goules – Photo : Jacques Boivin

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CONCOURS : Aidez-nous à choisir LA photo de l’année 2017 d’ecoutedonc.ca! Dites-nous dans le formulaire suivant quelle est votre photo préférée. Nous ferons tirer un sac à surprises parmi tous les participants. Vous avez jusqu’au 1er janvier 2018, 23 h 59!

Sur scène – prestations de l’année 2017

C’est bien beau, écouter des disques dans le confort de son foyer, mais y’a encore rien qui bat le fait d’avoir l’artiste te montrer son oeuvre en personne. Surtout, y’a rien qui bat le fait de voir l’oeuvre évoluer au fil des prestations (surtout dans notre cas, au nombre de concerts qu’on va voir dans une année…).

On a arrêté de compter depuis longtemps. On sait qu’à la gang, on doit approcher les 500! Et cette année, on en a eu pour notre argent! Voici donc les prestations préférées de 2017 des membres de l’équipe d’ecoutedonc.ca. On y a aussi mis quelques événements complets, parce qu’ils étaient bons du début à la fin.

En ordre alphabétique, toujours.

Anatole

Anatole – Photo : Jacques Boivin

Jacques Boivin (4 novembre, Le Bal du Lézard et Le Scanner Bistro) : C’était la fin d’un cycle et le début d’un nouveau. Nous avons assisté à la mort du prophète squelettique Anatole pour le voir se réincarner quelques heures plus tard en Anatole nouveau, mais toujours aussi décadent. Les nouvelles chansons sont folles. Et si vous n’étiez pas là, vous avez manqué certaines chansons qui ne seront plus JAMAIS rejouées (les majuscules sont du groupe).

Anderson .Paak & The Free Nationals

Anderson .Paak – Photo : Renaud Philippe/FEQ

Gabriel Tremblay (FEQ – Scène Bell, 7 juillet) : La ville de Québec est tombée en amour avec lui ce soir-là. Ce n’est pas étonnant que sa performance a eu plus d’échos que celle de la tête d’affiche Kendrick Lamar. Dead Obies, Anderson.Paak et Kendrick Lamar le même soir? Je ne pouvais pas manquer. Performance honnête de DeadO mais la foule salivait déjà pour Duckworth. Anderson est une révélation dans le monde du hip/hop R&B et son style bien à lui en fait un artiste exceptionnel. C’est une bête de scène, rien de moins! Je vous mets au défi de rapper des «verses» en jouant de la batterie comme il le fait, on s’en reparle!

Antoine Corriveau

Antoine Corriveau – Photo : Jacques Boivin

Caroline Filion (Festivoix-Le Zénob, 7 juillet) : Cette fois là, la proximité avec l’artiste m’intimidait tellement. J’étais presque gênée de connaître toutes les paroles de ses chansons. Un beau moment sombre, vrai et empreint de beauté.

Karina Tardif (Festivoix-Le Zénob, 7 juillet) : parce que j’étais littéralement dans sa face et j’ai vécu à fond chaque émotion de chaque chanson pendant ce spectacle au Zénob dans le cadre du Festivoix de Trois-Rivières

Jacques Boivin (20 juillet, Le Festif-Chapelle des Petites-Franciscaines-de-Marie) : Ceux et celles qui ont décidé de terminer leur première soirée du Festif en douceur ont eu droit à un moment de rêve. Antoine Corriveau et son band dans une chapelle, ça n’arrive pas tous les jours. La sono était excellente et Corriveau était plus Antoine que jamais. Les hydravions de trop, sur le jubé avec Marianne Houle à l’orgue, m’a arraché de nombreuses larmes.

Arcade Fire

Arcade Fire – Photo : Guy Aroch

Gabriel Tremblay (5 septembre, Centre Vidéotron) : Clairement, si ce n’était pas du centre «Vidé»…otron, ce serait possiblement mon spectacle de l’année. À l’époque j’avais adoré Funeral, Neon Bible et The Suburbs; par contre, Reflektor m’avait un peu déçu. Everything Now, leur dernier album, est assez weird mais bon, c’est Arcade Fire. Le spectacle? Incroyable, grandiose, rien de moins. Le concept scène/ring de boxe était super original et le son était nickel. Ils ont joué beaucoup de vieux matériel et ne se sont pas éternisés avec leur dernier opus. Une super belle soirée de fête. FUN!

The Barr Brothers

The Barr Brothers – Photo : Jacques Boivin

Karina Tardif (1er décembre, Music Hall of Williamsburg) : même si c’est tout récent, je pense que je ne reviverai jamais quelque chose d’aussi unique que de voir The Barr brothers a New York.

 

Bellflower

Bellflower. Photo : Nicolas Padovani

Nicolas Padovani (21 octobre, Théâtre Petit-Champlain) : Il y a 8 musiciens sur scène, ils jouent tellement d’instruments en même temps et ça te transporte loin d’ici. Bellflower restera toujours l’expérience musicale à voir mais surtout la plus accessible.

Beyries

Beyries – Photo : Jacques Boivin

Caroline Filion (28 octobre, Église St-James) : Pour l’émotion pure, la complicité, l’authenticité de l’interprétation d’Amelie Beyries. J’ai jamais été autant prise d’émotion que dans ce spectacle là. En même temps, j’y retournerais pas, de peur que ce soit jamais aussi magique que cette soirée là.

 

Charlotte Cardin

Charlotte Cardin – Photo : Jacques Boivin

Karina Tardif (28 juillet, La Grosse Lanterne) : C’est une vraie tigresse sur scène. Je ne pensais jamais qu’elle pouvait avoir une prestance assez forte pour jouer après The Franklin Electric à La grosse lanterne, mais elle m’a fait mentir.

Daniel Bélanger

Daniel Bélanger – Photo : Jacques Boivin

Julien Baby-Cormier (22 juillet – Le Festif!) : J’avais d’immenses craintes suite à la folle prestation de Lisa Leblanc. Comment Daniel Bélanger pourrait avoir l’attention des spectateurs suivant une performance pendant laquelle des ainés ont trashé avec les hippies (sûrement encore sur place après la performance de Xavier Rudd la veille), où des enfants furent aperçus faisant du bodysurfing et où bières et brassières firent leur chemin jusque sur la scène. La réponse est toute simple; un enchainement incroyable de pièces solides qui ont eu comme effet d’apaiser tout le monde et de faire communion avec l’un des plus beaux répertoires québécois. Un grand moment parmi plusieurs du Festif (suffit de penser à Antoine Corriveau à la chapelle ou Philippe B sur le quai).

Jacques Boivin (22 juillet – Le Festif!) : Daniel Bélanger, trois musiciens chevronnés, une grande scène, un public multigénérationnel et un vent frais qui nous donne envie de nous coller. Quelques chansons du fort joli Paloma, mais surtout une grande partie de Rêver mieux et quelques autres classiques. Des magnifiques chansons qu’on connaît par coeur avec un gars mauditement généreux sur les planches. Le genre de moment parfait qu’on veut revivre sans cesse.

Émile Bilodeau

Émile Bilodeau – Photo : Adrien Le Toux

Marie-Eve Duchesne (8 février, Théâtre Petit-Champlain) : Nouveau venu dans la scène québécoise, cet artiste m’avait accroché l’oreille avec son album Rites de passage. Ponctué d’anecdotes et de chansons inédites, le jeune poulain de Grosse Boîte est visiblement à l’aise sur scène. Il captive facilement son public.

fêtedonc.ca

Beat Sexü – Photo : Adrien Le Toux

Marie-Eve Fortier (25 mai, Le Cercle – avec Lydia Képinski, Le Couleur et Beat Sexü) : Sérieusement, on ne serait pas un vrai blogue si on n’était pas un peu chauvins de temps en temps. Définitivement dans mes meilleurs moments de l’année. Cette soirée magique en compagnie de Lydia Képinski (notre belle découverte), Le Couleur (aux rythmes dansants), Beat SEXÜ (le must de toute fête réussie) et Gab Paquet (notre éternel crush) valait bien la perte définitive de tous mes effectifs personnels volés lors de mon propre spectacle bénéfice!

Gab Paquet

Gab Paquet – Photo : Adrien Le Toux

Caroline Filion (30 juin, Le Zénob) : J’ai vraiment décroché de mon quotidien pour crier les paroles dans le Zénob plein. Le fait qu’il n’y a pas de scène au Zénob, ça fait qu’on se sent presque faire partie du spectacle. Bref, c’est toujours un plaisir de le voir.

Nicolas Padovani (13 juillet, Festival d’été de Québec) : Mon premier show complet de Gab Paquet depuis les débuts du Pantoum. Je m’attendais à une hype hors du commun vu qu’il passait avant Michel Louvain, et je dois dire qu’entre le public qui se met debout à la fin pour danser ou les vieilles dames à côté de moi qui avaient le visage outré devant Papa, Maman, Bébé, Amour, j’étais à des années-lumière de la déception.

Jacques Boivin (14 décembre, Le Cercle – avec Miss Sassoeur & Les Sassys) : J’ai vu les deux shows de mes camarades ci-dessus. J’ai aussi vu Gab aux Francos, à Limoilou, dans St-Roch, à Saint-Hyacinthe et au GAMIQ. Époustouflant! Mais jamais autant que la prestation qu’il a donnée dans le cadre de cette mini-tournée de trois soirs juste à temps pour nous mettre dans l’ambiance des Fêtes. Une foule en délire, une énergie incroyable, une interprétation magistrale, des tounes de Noël (dont une version disco assez déjantée de Minuit, Chrétiens), le fabuleux pot-pourri pour finir… Un show dont on va se souvenir longtemps.

Geoffroy

Geoffroy – Photo : Alicia Lemieux

Karina Tardif : je l’ai vu trois fois dans trois contextes différents (scène extérieure, bar, salle de spectacle) et malgré sa timidité il réussi tellement bien à s’adapter et à charmer son public avec sa musique envoûtante.

Grizzly Bear

Grizzly Bear – Photo : Tom Hines

Julien Baby-Cormier (26 novembre, MTelus) : Au risque de ne pas être original, mon #1 se répète pour la transposition sur scène. Grizzly Bear est au sommet de son art et ils délivrent une performance sans artifices ou acrobaties. La musique est extrêmement bien livrée d’une façon plus puissante que sur l’album. Du plaisir de la première à la dernière chanson; la puissante Sun Is in Your Eyes étant ma performance de l’année.

La grosse lanterne

The Franklin Electric – Photo : Jacques Boivin

Caroline Filion : La grosse lanterne, dans son ensemble. L’expérience qu’on vit lorsqu’on est sur le site de La grosse lanterne, c’est un peu hors du commun. On se sent vraiment dans un monde parallèle ou tout le monde est amis, fervents amateurs de musique, et vraiment en vacances.

Gypsy Kumbia Orchestra

Gypsykumbiaorchestra – Photo : Adrien Le Toux

Caroline Filion (7 avril, La Taverne) : Dans la campagne de St-Casimir, fin de l’hiver, début du printemps, c’était l’été. Je me sentais en Argentine, en Espagne, au Mexique, au Brésil, bref, il faisait chaud, on dansait, et on s’amusait. Une expérience incroyable encore une fois.

Les Hôtesses d’Hilaire

Les Hôtesses d’Hilaire – Photo : Jacques Boivin

Jacques Boivin (1er décembre, La Taverne – avec Garnotte) : Une soirée de rock psychédélique et un brin engagé, mené avec maestria par un Serge Brideau en forme et des musiciens en pleine maîtrise de leurs moyens. Devant une foule en délire! Une ambiance un brin surréaliste (surtout pour ceux qui ont fini la soirée avec DJ Serge). Et que de bons souvenirs d’un lieu qu’on devrait investir plus souvent.

Jean-Michel Blais

Jean Michel Blais – Photo : Isis Essery

Karina Tardif (5 novembre, Maison de la culture Francis-Brisson) : du piano, eh oui du piano. La douceur de Jean-Michel Blais et l’intelligence de ses compositions dans la magnifique salle de la maison de la culture Francis Brisson font que ce spectacle se retrouve parmi mes tops.

Jerusalem in my Heart

Jerusalem in my Heart – Photo : Jacques Boivin

Marie-Eve Fortier (23 septembre, Le Pantoum – avec Ben Shemie et CHIENVOLER) : Pour le sentiment de vraiment être là où ça s’passe, la musique au XXIe siècle. Une de ces entreprises audacieuses qui font du Pantoum ce qu’il est. Coup de cœur pour CHIENVOLER, la chimère musicale à six têtes.

John K. Samson & The Winter Wheat

John K. Samson – Photo : Leif Norman

Marie-Eve Duchesne (6 avril, Théâtre Fairmount) : Faisant partie du défunt groupe The Weakerthans, Samson a pigé dans ses deux albums solo et ceux du groupe pour offrir aux personnes présentes un spectacle hors du commun et fort en émotions. Il a offert le cycle de chansons au sujet du chat Virtute, appréciée par la foule.

Klô Pelgag

Klô Pelgag – Photo : Jacques Boivin

Gabriel Tremblay (2 mars, Impérial Bell) : Sa démarche artistique unique, la justesse de sa voix, sa naïveté légendaire et son sens de l’humour ultra particulier… Chloé Pelletier-Gagnon est une vraie perle. Les premières parties, gracieuseté d’Emilie & Ogden et Helena Deland, étaient sublimes également! Oui j’avais adoré son premier album L’Alchimie des monstres mais je considère l’oeuvre derrière L’étoile thoracique plus complexe et mieux réalisée. Les animaux «live» m’a presque fait pleurer tellement que c’était doux pour les oreilles. J’avais demandé une paire de billets dans un échange de cadeau à Noël pour démontrer à quel point je voulais y être.

Loud

Loud. Photo: Félix-Antoine Bergeron

Gabriel Tremblay (27 octobre, Salle multi de Méduse) : Préalablement, le show du rappeur d’Ahuntsic n’aurait pas eu des airs d’un lancement étant donné que la sortie du projet était prévue pour la-mi novembre. Au final, nous avons été choyés d’un tel revirement de situation et d’un lancement complètement fou dans une salle-multi bondée d’amateurs de Hip-Hop québécois. Accompagné de son fidèle «beatmaker» Ajust, c’est un LOUD en grande forme qui nous a servis son nouveau matériel. Sept chansons de son nouvel opus figuraient sur sa grille de chansons en plus de l’intégralité de son EP New phone.  Une performance impeccable et des apparitions sur scène du deuxième L de LLA Lary Kidd ainsi que 20some de Dead Obies pour la pièce On my life ont ajouté à la puissance de la prestation.

Les Martyrs de marde

Les Martyrs de Marde – Photo : Marion Desjardins

Nicolas Padovani (au Sous-sol du Cercle) : Ma première rencontre à vie avec ces esprits tourmentés. Autant le dire d’emblée, c’est la claque dans la gueule de l’année. Que ce soit dans la mise en scène extrêmement méticuleuse, l’interaction avec le public ou leur musique mi-expérimentale, mi-prog, mi-métal, c’est un réel plaisir de pouvoir faire les photographier ou faire du catch avec eux sur scène.

Nicolas Padovani (au Festival OFF) : Leur show était plus long et Souffrance m’a donné un quartier d’orange.

Matt Holubowski

Matt Holubowski – Impérial Bell, 14 avril 2017

Marie-Eve Duchesne (14 avril, Impérial Bell) : Les chansons interprétées par Matt Holubowski m’ont permis de m’évader pendant quelques heures et m’ont émue. Les jeux de lumières utilisés par Matt Holubowski ont imprégné la salle et la musique du chanteur.

 

Medora

Medora. Photo : Nicolas Padovani.

Marie-Eve Fortier (29 novembre, Sous-sol du Cercle) : Le dernier spectacle d’un groupe que je suis depuis ses débuts. Un moment riche en émotions et des adieux retentissants. Décidément, Medora a décidé de s’éteindre au sommet de son art!

Metallica

Metallica – Photo : Sébastien Dion

Nicolas Padovani (14 juillet, FEQ-Scène Bell) : Mes attentes étaient assez neutres vu que je connaissais principalement One après l’avoir joué plusieurs fois sur Guitar Hero 3 et qu’ils commencent à se faire vieux. Et dès les premières notes du dernier album que je n’avais jamais entendu, en passant par quelques morceaux qui me revenaient à la mémoire (Master! résonne encore dans ma tête), j’étais totalement emballé par la performance et l’énergie.

Pierre Lapointe

Pierre Lapointe – Photo : Jacques Boivin

Julien Baby-Cormier (7 décembre, Grand Théâtre de Québec) : Il a trouvé l’équilibre parfait pour livrer ses chansons avec passion. L’ajout de Philippe Chiu au piano donne une dimension impressionnante au spectacle, Lapointe étant plus mobile sur scène tout en donnant l’impression au spectateur qu’il joue dans notre salon. L’inclusion d’un marimba surprend par sa pertinence. Un concert qui nous fait oublier à quel point ce serait génial d’entendre ces nouvelles chansons avec un orchestre complet.

PJ Harvey

PJ Harvey – Photo : Maria Mochnacz

Julien Baby-Cormier (15 avril, Métropolis) : Sur ma « bucket-list » depuis plusieurs années, Polly Jean Harvey n’a sûrement pas déçu ses amateurs. Elle a livré brillamment des morceaux issus principalement des deux derniers albums devant un Métropolis médusé. Larmes et frissons furent au rendez-vous pour cette performance qui n’a fait que confirmer pourquoi elle est considérée comme l’une des grandes.

Safia Nolin

NuitsFEQ – Impérial Bell, 26 mai 2017

Marie-Eve Fortier (26 mai, Impérial Bell – avec De la Reine et Ego Death) : Un beaume pour l’âme que cette soirée où douceur et force s’entremêlaient. Pour le plaisir d’apprécier un spectacle de qualité autant sur le plan de la performance que pour le son et l’éclairage.

Saint-Roch Expérience

Jam session / Talents d’ici – Photo : Jacques Boivin

Marie-Eve Duchesne : Chapeau aux organisateurs et organisatrices de ce festival. Ils ont réussi à proposer des lieux de spectacles inusités, par exemple l’Intermarché St-Roch ou chez Exo avec des saveurs locales. Le clou du spectacle a été sans nul doute le «jam session »- talent d’ici avec Gabrielle Shonk, Tire le Coyote, Caravane et plusieurs autres.

Saratoga

Saratoga – Photo : Marie-Laure Tremblay

Jacques Boivin (9 décembre, Le Cercle – avec Maude Audet) : Dire qu’on avait hâte à ce show relève de l’euphémisme. Accompagné d’un quatuor à vent, le duo Saratoga a réussi, une fois de plus, à arrêter le temps, à ralentir nos allures et à nous infuser une bonne dose de bonheur comme lui seul est capable. C’était beau, c’était touchant, c’était vrai. Et en première partie, Maude Audet était un match parfait! Pis est-ce qu’on vous a parlé de l’écoute quasi-religieuse du public?

Le SPOT

Anatole – Photo : Marion Desjardins

Marie-Eve Fortier (16 juin, spectacle d’ouverture avec Perdrix, Bengale et Anatole) : Pour la beauté de cette communauté musicale qui se serre les coudes malgré les intempéries (et je ne parle pas que de la météo)! Un spectacle qui nous aura fait danser sous la pluie. Mais je retiens ce spectacle aussi grâce à Anatole, un des seuls groupes qui m’a littéralement déjà fait me dire : «Je pourrais mourir dès maintenant, et je serais satisfaite de mon existence».

Suuns

Suuns – Photo : Nicolas Padovani

Julien Baby-Cormier (Le Cercle, 9 mars) : Suuns est un groupe sur mesure pour des performances dans l’univers sombre et légèrement industriel du Cercle. Une performance puissante par des musiciens en continuelle ascension. Très hâte d’entendre ce qu’ils ont à nous proposé pour 2018.

 

Leif Vollebekk

Marie-Eve Duchesne (13 avril, Le Cercle) : Présentant son nouvel album Twin Solitudes, Vollebekk avait une foule conquise et qui l’a chaudement applaudie. Beacoup de de profondeur et une grande complicité avec les gens du public.

 

The Who

The Who – Photo : Renaud Philippe/FEQ

Gabriel Tremblay (FEQ – Scène Bell, 13 juillet) : Mon père m’avait donné Tommy en CD quand j’étais peut-être en 5e année du primaire. À L’époque je commençais à m’intéresser au punk/rock et il m’a dit que ce band là en avait influencé plusieurs. Avec les années j’ai compris à quel point The Who était important dans la culture musicale et pas seulement British. Ce n’était même pas une question si j’allais voir le spectacle. Oui j’étais conscient que les gars avaient pris un coup de vieux (surtout Daltrey) mais je ne pouvais pas rater cette occasion et comme quoi, c’était de loin mon spectacle coup de coeur du FEQ 2017. Pete Townsend m’impressionne tellement pour un MONSIEUR de 72 bougies et la prestation (de 2h environ) était complètement folle.

Albums de l’année 2017

Ah, les listes de fin d’année! Ce moment où tout le monde est fâché parce que son artiste préféré n’est pas classé là où il aurait aimé! Comme si la production de ces listes n’était pas un travail subjectif, fait en fonction de ceux qui les rédigent!

Si c’est votre cas, vous aimerez notre façon de faire! Au lieu de vous gosser un gros palmarès qui ressemble plus à un casse-tête qu’à une rétrospective, nous avons opté, encore une fois cette année, de vous présenter les cinq albums préférés de l’année de chacun de nos collaborateurs qui se sont prêtés au jeu.

Cette année, le patron a décidé de brouiller les cartes en mélangeant tous les albums de tout le monde, question de tous les classer par ordre alphabétique. Oui. Il est tata de même.

Et vous, quels sont vos choix d’albums? Y’en a tellement eu de bons, cette année! Dites-nous tout ça en commentaire!

 

Art Contest – Two Songs (Post Echo)

Nicolas Padovani : Je sais plus exactement comment j’ai trouvé ces deux gaillards de Caroline du Sud sur Bandcamp mais j’étais tellement content de les avoir trouvés par hasard sans qu’on me le souffle. Pour les connaisseurs de 4Loko, ça fait penser à La Fête. Pour ceux en mode expert, tu retrouveras une formidable tambouille Battles/Dillinger Escape Plan/Devo.

 

 

Julie Aubé – Joie de vivre (Les disques de la cordonnerie)

Marie-Eve Duchesne : Julie Aubé a sorti un album qui fait plaisir à entendre et qui lui va comme un gant. Il s’agit d’un changement de style par rapport aux Hay Babies, mais Aubé a réussi à mélanger rock, blues et folk avec un soupçon de psychédélique dans un album qui vaut la peine d’être écouté.

 

 

Maude Audet – Comme une odeur de déclin (Grosse Boîte)

Jacques Boivin : En voilà une qui en a pris plusieurs par surprise cet automne avec cet album! Les gens qui connaissaient déjà Maude Audet avaient bien hâte d’entendre le successeur de Nous sommes le feu. Avec Ariane Moffatt à la réalisation, on pouvait s’attendre à quelque chose de solide. Et dès les premières notes de Galloway Road, on est conquis par la guitare et la douce voix mélancoliques d’Audet. Un album somme toute assez différent du précédent sans toutefois perdre quelques vieux repères, comme sur Nos lèvres retournées et Vieille Photo, deux autres solides compositions. Le genre d’album qu’on aime réécouter longtemps!

 

 

Philippe B – La grande nuit vidéo (Bonsound)

Jacques Boivin : Philippe B poursuit son grand voyage avec un bel album qui se veut une suite logique d’Ornithologie, la nuit. Notons l’apport de Laurence Lafond-Beaulne (Milk and Bone), qui vient, avec sa voix d’ange, apporter une touche de mélancolie aérienne aux chansons déjà fort imagées de B. Les textes les plus poétiques de 2017 se trouvent ici.

 

 

Jason Bajada – Loveshit II (Blondie & The Backstabberz) (Audiogram)

Karina Tardif : J’ai commencé à écouter l’album Volcano (2016) cette année alors que l’album Loveshit 2 allait sortir. Je ne pensais pas tomber en amour autant que ça, mais Loveshit 2 est rapidement monté dans mes tops avec ses textes forts et ses mélodies qui ne me sortaient pas de la tête.

 

 

Beyries – Landing (Bonsound)

Caroline Filion : J’ai aussi découvert cet album sur le tard, mais je l’ai assez écouté pour me rattraper. Des belles mélodies, mais surtout des paroles incroyablement touchantes quand on connaît un peu le parcours de l’artiste.

Karina Tardif : parce que ça a été ma découverte coup de cœur de l’année. Elle a déchiré mon cœur et l’a recollé dans le même album.

 

 

Philippe Brach – Le silence des troupeaux (Spectra Musique)

Jacques Boivin : Il nous avait fait peur, le vilain Philippe, avec Troupeaux, un espèce de teaser qui sonnait comme du 2Frères! Mais non, plutôt que de faire dans le folk-pop fédérateur qu’on a entendu des milliers de fois, Brach réussit à se réinventer sur Le silence des troupeaux, une autre oeuvre majeure d’un artiste qui montre déjà qu’il a sa place parmi les grands. C’est beau, c’est intelligent, les arrangements sont tout simplement superbes. Tu voulais des enfants est une chansons aussi belle que difficile. On a été gâtés!

 

 

La Bronze – Les corps infinis (Kartel Musik)

Caroline Filion : Belle surprise pour moi. Un album coloré, plus doux que je l’aurais imaginé, mais vraiment intéressant. De la belle musique électronique entraînante et planante à la fois.

 

 

Casual Rites – Casual Rites

Valérie Vinet : En novembre dernier, Casual Rites a sorti un album bien ficelé d’une grande intensité. Leur premier opus est toutefois difficile à définir; entre le blues, le folk et le rock, l’ADN musical du groupe tire son origine de différentes époques. Casual Rites est du calibre d’Alabama Shakes, de Kings of Leon et de My Morning Jacket. Parfois planantes, parfois mordantes, les mélodies sont accrocheuses et on se surprend à fredonner les hook en boucle. Empreinte d’émotion mais toujours en contrôle, la voix chaude et assumée du chanteur Phil Matte parvient rapidement à séduire l’auditeur. Casual Rites est définitivement un groupe à surveiller dans les prochaines années.

 

 

Daphni – Fabric Live93 (Fabric Records)

Nicolas Padovani : Daphni, c’est Caribou mais sans paroles. Tu trouveras 27 morceaux organisés comme un seul bloc d’1h15 sans pause. Ça comprend percussions, samples, synthés, le tout soit ensemble, soit séparé. C’est dansant, hypnotique, énergisant et You Can Be A Star doit être la chanson la plus motivationnelle que j’ai entendue cette année.

 

 

La famille Ouellete – Deluxe (St-Laurent Records)

Caroline Filion : J’ai vu la finale des Francouvertes, j’ai écouté les chansons sorties en boucle, et j’avais dont hâte que l’album sorte. Une belle surprise. Des pièces qui déménagent autant que d’autres qui sont plus planantes. Je l’écoute encore en boucle.

 

 

FKJ – French Kiwi Juice (Roche Musique)

Gabriel Tremblay : Parfaitement fruité, ce jus de kiwi Français est sans aucun doute ma découverte de l’année.

Le décrire proprement est une tâche ardue alors disons simplement qu’il est un multi-instrumentiste hors-pair. Une pièce de FKJ est principalement basé d’un de ses «beats» auquel il ajoute et enregistre automatiquement un passage instrumental, que ce soit une ligne de basse, un solo de saxophone ou une mélodie au piano. Son album se veut une réunion de ses pièces enregistrées au fil des ans. La voix sublime de June, qui l’accompagne à quelques reprises ajoute une belle dimension spirituelle à la musique de Vincent Fenton.

 

 

Fleet Foxes – Crack-Up (Nonesuch)

Gabriel Tremblay : Certes, la formation folk de Seattle n’a définitivement plus besoin de présentation. Après une disette de 6 ans, la plupart des fans avaient perdu espoir d’entendre un nouvel album. Au plaisir de tous, la bande à Robin Peckhold revenait au printemps passé avec Crack-up. La barre était haute après Helplessness Blues et ce dernier disque est une réussite sur toute la ligne. On retrouve une texture particulière et des compositions folk-rock beaucoup plus longues que par le passé. Même si la populaire third of may est déjà anthologique, mon titre favoris est la sentimentale If You Need To,  Keep Time On Me.

 

 

François Jalbert et Jérôme Beaulieu – This is a Real Place (Multiple Chord Music)

Marie-Eve Duchesne : Un duo jazz que j’avais adoré dès les premiers instants de cet album. François Jalbert et Jérôme Beaulieu sont en contrôle de leur instrument respectif et une belle chimie entre les deux musiciens opèrent. Le piano et la guitare se mélangent et me surprennent à chaque détour musical par leur richesse et leur profondeur. À mettre sous le sapin pour les amateurs de jazz et de musique instrumentale.

 

 

The Franklin Electric – Blue Ceilings (Indica)

Caroline Filion : C’est suite au Festivoix que j’ai eu envie d’écouter l’album, et je m’en veux de ne pas l’avoir écouté avant. Aussi bon que le premier, il est rempli de belles découvertes, surtout la chanson So Far, que j’ai excessivement écouté.

 

 

Geoffroy – Coastline (Bonsound)

Caroline Filion : Pas le choix de le mettre dans mon top 5. Mes voyages en voiture n’auraient pas été les mêmes sans cette trame sonore.

Karina Tardif : parce que cet album a été mon « boyfriend » de l’année; il m’a accompagné partout et je ne me suis pas tanné encore.

 

 

Grizzly Bear – Painted Ruins (Grizzly Bear/RCA)

Julien Baby-Cormier : Un disque d’une richesse effarante. Section rythmique hallucinante; c’est le genre de disque qui donne toujours plus au fil des écoutes même s’il est moins immédiat que certains albums précédents. Un des meilleurs crus des dernières années.

 

 

Jay-Jay Johanson – Bury the Hatchet (29 Music)

Gabriel Tremblay : Jay-Jay Johanson roule peut-être sa bosse depuis la fin des années 90, il est encore un secret relativement bien gardé pour les mélomanes Nord-Américains. Avec un son bien à lui qui mélange l’électronique, le trip-hop et le jazz, le suédois a su me conquérir dès les premières écoutes de son album Opium sorti en 2015. Pour sa nouveauté Bury the hachet, il s’offre/nous offre une version intimiste où le piano est omniprésent. les fans du projet solo de Damon Albarn seront conquis par celui de Johanson. Considéré comme un crooner, son style unique transcende les époques et nous fait passer par toutes sortes d’émotions. Même si l’album s’écoute bien de bout en long, la pièce éponyme est particulièrement exquise!

 

 

Keith Kouna – Bonsoir Shérif (Duprince)

Jacques Boivin : Keith Kouna est de retour, le couteau entre les dents! Le vilain garnement a concocté une belle collection de chansons engagées et entraînantes à souhait. Y’a là de nombreuses chansons qui vont faire partie du répertoire classique kounesque pour les années à venir : Shérif, Vaches, Poupée, Pays, Marie ne sont quelques exemples des solides compositions de cet album qui donne envie de lâcher son fou!

 

 

Pierre Lapointe – La science du coeur (Audiogram)

Julien Baby-Cormier : Déjà tenu en haute estime dans ma liste d’albums 2017, ma présence récente à son spectacle n’a fait que confirmer que ce disque est un des meilleurs de l’auteur-compositeur bien aimé. Il a fait un travail de concision très efficace, soutenu par une production riche et aucunement pompeuse. C’est un 30 minutes bien ficellé, sans superflu, à écouter du début à la fin.

 

 

Catherine Leduc – Un bras de distance avec le soleil (Grosse Boîte)

Jacques Boivin : On l’avait déjà constaté avec Rookie et Un bras de distance avec le soleil le confirme : Catherine Leduc mitonne des airs mélancoliques sur lesquels on s’envole avec le plus grand des plaisirs. Pas étonnant que les chansons de Leduc aient meublé tant de jours pluvieux! Leduc réussit ici à créer, en toute simplicité, des atmosphères idéales pour ses textes, qui sont mieux maîtrisés que jamais. C’est pas parce que c’est un peu froid que ça ne peut pas être magnifique…

 

 

Loud – Une année record (Joy Ride Records)

Gabriel Tremblay : Dans ma hiérarchie du rap Québécois, LOUD est l’héritier au trône du royaume où Koriass est roi. «Le cerveau» et premier «L» de l’ex-opération Loud Lary Ajust est un maître lyricale, rien de moins. Son «flow» frôle la perfection et les «beats» d’Ajust sont tellement variés.

Pour le plaisir de nos oreilles. Une superbe entrée en matière et un album solo qui répond aux attentes. Il nous offre une belle variété de sons comme sur Devenir immortel avec la guitare espagnole. L’envie de «groover» est difficile à retenir grâce au tempo reggaeton de Toute les femmes savent danser. Que dire de TTTTT, ma pièce préférée qui reprend un  «sample» de la pièce No lie du band New-Yorkais Wet. Une galette qu’on ne lasse pas d’entendre et de réentendre.

 

 

Medora – Ï

Nicolas Padovani : Il y a un point commun entre tous les albums que je cite ici ; ils incorporent tous un voyage et il est difficile de séparer ces morceaux de leur album. Le i tréma n’est pas une exception : on va dans le Maine, on dort dans un Ikea, on monte dans le Concorde. C’est rempli d’exaltation et de poésie et c’est de loin l’album que j’attendais le plus cette année, comme une obsession lamentable, ou pas.

 

 

Mogwai – Every Country’s Sun (Temporary Residence)

Julien Baby-Cormier : Les vétérans post-rock de Glagow font depuis leur début une musique précise, souvent lourde et très cinématographique. Ce dernier cru est l’un des meilleurs de la formation qui y fait pas mal la synthèse de tout ce qu’il a réussi de mieux en carrière sur un seul album. Que dire de la magnifique pochette ?…

 

 

Peter Peter – Noir Eden (Audiogram)

Karina Tardif : parce que j’aime sa douce « love pop », sa voix et sa mélancolie. Chaque pièce a été au moins une fois dans mon top 5 des chansons de la semaine au courant de l’année.

 

 

Paupière – À jamais privé de réponses (Lisbon Lux)

Karina Tardif : Il n’y a pas grand chose qui m’a plus donner envie de me lever et d’affirmer qui je suis que cet album de Paupière.

 

 

Dany Placard – Full Face (Simone Records)

Jacques Boivin : Placard est de retour, et cette fois, il délaisse le folk des derniers albums pour plonger à pieds joints dans un rock assez intemporel. Full Face est un album assez sombre, personnel, qui nous montre que Placard n’a rien perdu de son côté sensible et humain, même s’il aimerait parfois mettre son full face pour ne plus rien entendre. La chanson-titre est tout simplement grandiose, mais l’album est rempli d’autres moments magiques, comme la ballade Mon amour était plus fort que ce qu’on voit dans les vues ou les plutôt nirvaniennes Vince et Notre maison (qui sonne vraiment tout droit sortie des années 1990). Un grand album d’un grand gaillard.

 

 

Sampha – Process (Young Turks Recordings)

Gabriel Tremblay : D’une beauté hors du commun, la musique de Sampha est une introspection intime au piano nuancée d’électronique. Apaisant et relaxant, le titre phare «No one knows me like the piano» est une balade complètement touchante. Singulier dans ses arrangements musicaux et dans son écriture, la qualité de sa voix est tout aussi remarquable. La pièce «Plastic 100ºC» est particulièrement impressionnante de par la complexité du rythme. Il a la facilité à s’approprier plusieurs styles comme le R&B Soul de Timmy’s prayer ou le funk sur Kora Sings. Une sacré belle découverte qu’est cet anglais de 29 ans.

 

 

St. Vincent – MASSEDUCTION (Loma Vista)

Julien Baby-Cormier : Celui-là, c’est moins pour la pochette que pour la qualité constante de ses chansons qu’il a attiré mon admiration. Si ce n’est pas le meilleur disque qu’Annie Clark ait pu nous offrir, ça reste un disque très intéressant, un tantinet plus propre, très mélodique, mais parfois un peu forcé dans son côté (trop?) assumé.

 

 

Laura Sauvage – « The Beautiful » (Simone Records)

Jacques Boivin : Oh qu’il semble loin le temps où Vivianne Roy chantait de la pop de grange avec Les Hay Babies! Depuis qu’elle a lancé son projet solo et pris le nom de Laura Sauvage, l’auteure-compositrice-interprète acadienne a pris un virage rock aux accents vintage qui semble avoir influencé plusieurs personnes autour d’elle (qu’on pense au dernier album des Hay Babies ou à celui de Placard qui a visiblement été inspiré). Sur « The Beautiful », Laura Sauvage donne toute une leçon de rock tout en ne se contentant pas d’une seule de ses facettes. Ça grafigne tout doucement, et c’est comme ça qu’on aime ça!

 

 

Gabrielle Shonk – Gabrielle Shonk (Universal)

Marie-Eve Duchesne : Je l’ai connue grâce à la chanson Habit qui avait beaucoup tourné sur Spotify et sur Youtube. Dès le premier extrait, je savais que j’avais affaire à une fille de talent. Elle a captivé mon oreille dès le début. La voix chaude de l’auteure-compositrice-interprète m’a beaucoup plu et ressort du lot d’auteur-compositeur-interprète. J’ai très hâte de la voir en concert au Grand Théâtre de Québec.

 

 

Spoon – Hot Thoughts (Matador)

Valérie Vinet : Comme on dit ; Ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire des grimaces. Spoon, formé en 1993 par le chanteur et guitariste Britt Daniel, est un groupe qui a du milage et qui n’a visiblement pas perdu sa créativité foisonnante et son ardeur. Dès les premières notes de clavier de la pièce titre, on est intrigué et on sait qu’on aura droit à plusieurs surprises. Rock, electro, et parfois psychédélique, l’effort est étoffé et surprenant, quoiqu’un peu inégal à certains moments.

 

 

Chris Stapleton – From a Room: Volume 1 (Mercury)

Valérie Vinet : Véritable institution à Nashville depuis la sortie de Traveller il y a deux ans, Chris Stapleton a présenté From A Room : Volume 1 au mois de mai dernier. Enregistré dans la Room A du légendaire studio RCA à Nashville, l’album minimaliste (9 pistes, 30 minutes) a su me conquérir dès la première écoute. La voix de Stapleton, puissante, rauque qui sent le whisky, m’a dressé le poils des bras à plusieurs reprises. Alliant le Blues, le Rock et le Folk, Stapleton ravive la mélancolie du Country traditionnel et la porte au goût du jour.

 

 

Superpoze – For We The Living (Combien Mille Records)

Nicolas Padovani : Quand l’électro française est un peu plus subtile qu’un Petit Biscuit, on a For We The Living. Une oeuvre contemplative, élégante et mélancolique, exactement à l’image des 8 vidéos réalisées pour chacun des morceaux que je recommande de voir absolument. Ce n’est pas loin de Nils Frahm et il a eu un remix du montréalais CRi dans son édition limitée. C’est oui.

 

 

Tire le coyote – Désherbage (La Tribu)

Jacques Boivin : Oh que je l’attendais, celui-là! Notre folkster préféré à Québec, toujours entouré de ses fidèles complices, a invité Simon Pedneault et Vincent Gagnon à participer à l’album et le résultat est tout simplement magnifique. Le piano de Gagnon permet à Benoit Pinette d’exploiter une nouvelle facette de son folk aussi américain que québécois, de se la jouer parfois un peu Dylan années 2000 ou de nous balancer des ballades sublimes comme cette Le ciel est back-order, une chanson qui donne le mouton. De son côté, Pedneault vient s’ajouter au fidèle Shampouing à la guitare, et le résultat est résolument plus rock, comme on peut l’entendre sur Fifille, qui déménage juste assez pour nous faire hocher rageusement de la tête tout en ayant sa place sur l’album aux côtés des moments plus doux. Big.

Marie-Ève Duchesne : Décidément, Benoît Pinette a réussi à faire un meilleur album que son précédent, Panorama. Il a mis ses émotions à nu et les a magnifiés pour mon plus grand bonheur. Les paroles de cet album sont magnifiques, autant que la musique.

 

 

Mat Vezio – Avant la mort des fleurs cueillies (Simone Records)

Jacques Boivin : On le connaissait bien auparavant pour son jeu de batterie, mais on a appris cette année que Mat Vezio est un méchant bon auteur-compositeur-interprète. Des textes profonds et intelligents, des mélodies simples, mais efficaces, et une réalisation d’Antoine Corriveau qui a contribué, avec de nombreux musiciens aussi talentueux les uns que les autres, à transformer le deep folk de Vezio en pop de chambre qui n’a rien à enlever aux Belle and Sebastian de ce monde. Une des perles cachées de 2017.

 

 

Leif Vollebekk – Twin Solitude (Secret City Records)

Marie-Eve Duchesne : J’attendais avec impatience ce que Vollebekk allait nous offrir en termes musicaux et il ne m’a pas du tout déçue. L’auteur-compositeur-interprète navigue dans la mélancolie, sans pour autant être larmoyant. Hautement personnel, ce sont les arrangements et les paroles qui m’ont surprise.

Valérie Vinet : Ultra-sensible, intime et soulfoul à souhait, Twin Solitude se retrouvera sans doute parmi les meilleurs albums de 2017. Comme Pink Moon de Nick Drake, le troisième album de Vollebekk est un murmure qui nous invite à l’introspection. La douce simplicité des arrangements est efficace et nous rappelle que less is more. Par ailleurs, la chaleur du Wurlitzer et du Rhodes Fender a un petit quelque chose de vintage qui nous rend susceptible d’être en proie à la nostalgie sans sombrer dans la tristesse. Album parfait pour rouler sur la 20.

 

 

The War on Drugs – A Deeper Understanding (Atlantic)

Valérie Vinet : Cet automne, le quatrième album de The War On Drugs a tourné régulièrement chez moi. Romantique, intuitif et plus lumineux que Lost In the Dream paru en 2014, A Deeper Understanding propose une atmosphère dorée grâce à une série de synthés aux tonalités pesantes. Entre le confort et la possibilité de changement, la voix diaphane de Granduciel s’imbrique parfaitement à l’intérieure des longues mélodies texturées de l’album. Gros coup de coeur qui a l’effet d’une bonne soupe au poulet sur l’âme.

 

 

Wolf Parade – Cry Cry Cry (Wolf Parade/Universal)

Julien Baby-Cormier : Un groupe qui revient d’une pause de 8 ans (après un disque correct) est souvent attendu avec une certaine crainte pour ses admirateurs. Dans ce cas précis, même si leur popularité est stable et que les critiques parfois bonnes, souvent dithyrambiques, ne se traduisent pas nécessairement pas une vague de popularité, le mélomane qui s’en donnera la peine découvrira un nouveau disque très accrocheur, qui sans rien réinventer permet de confirmer l’efficacité du tandem Boeckner/Krug.

 

ZGTO – A Piece of the Geto (Ghostly International)

Nicolas Padovani : Une collaboration entre le rappeur ZelooperZ (un ami à Danny Brown) et le producteur électronique Shigeto. Tous deux venant de Detroit, le disque mélange hip-hop et électro minimaliste façon Massive Attack. Je reste toujours captivé par les multiples voix du rappeur qui le rendent à la fois méconnaissable et impressionnant au fil des morceaux.

 

2017 – L’année de Gab Paquet

Gab Paquet – Photo : Jacques Boivin

Des artistes de Québec qui se sont distingués cette année, il y en a eu plusieurs! On pense, entre autres, à Gabrielle Shonk, qui a enfin lancé son premier album chez Universal, ou à Tire le coyote, qui continue de faire le plein de fans, un excellent album à la fois. Mais toutes proportions gardées, c’est Gab Paquet qui se mérite le titre officieux d’artiste de l’année d’ecoutedonc.ca!

Après avoir lancé Santa Barbara à l’automne 2016, le phénomène Gab Paquet ne pouvait que prendre de l’ampleur. Même si le début de l’année a été plus tranquille, tout a changé au début juin, lorsque le charmant chanteur a présenté son spectacle aux Francofolies de Montréal. On le sait, on y était (pour le fun, mentionnons-le).

Gab Paquet – Photo : Adrien Le Toux

Dans les rêves les plus fous, on aurait pu espérer un peu plus d’une centaine de curieux qui partent et qui viennent entre deux prestations et en profitent pour regarder ce chanteur au romantisme flamboyant. Eh bien, selon notre oeil de lynx, qui évaluait la densité de la foule derrière nous, ils étaient plus de 500 (dont de NOMBREUX fans avec des affiches ou des fausses moustaches) à chanter en choeur les chansons de Paquet. On a même vu Keith Kouna, le sourire fendu jusqu’aux oreilles, assister au spectacle!

On a d’ailleurs un petit clip inédit à vous présenter (oui, oui, inédit), enregistré par un spectateur de 10 ans présent ce soir-là (on ne dira pas que c’est le fils du dictateur bienveillant), question de nous replonger dans ce moment glorieux.

Pour un artiste, un tel moment, ça se savoure longtemps! Sauf pour Gab, qui repart immédiatement présenter son spectacle en sillonnant les routes du Québec. Partout, la même réaction : des curieux qui restent scotchés et des fans qui portent le pad et la moustache pour l’occasion.

Tout ça, question de rester en voix pour ce qui allait être son plus gros spectacle en carrière (jusqu’à maintenant) lorsqu’il a assuré la première partie de Michel Louvain au Festival d’été de Québec. La partie ne serait pas facile : les fans de Michel Louvain ont leur propre conception de ce qu’est un chanteur de Charme et il se pouvait que Paquet s’éloigne un peu trop de leur idéal… Heureusement, la Gab Nation est débarquée en grand, tellement qu’il n’y avait plus de place dans les enclos réservés aux festivaliers debout (c’est-à-dire pas mal tout le monde qui n’était pas là pour Louvain) Ça débordait de partout! On a vu des affiches, des enfants arborant le pad et la moustache, des jeunes, des moins jeunes, autant dans les enclos que dans les allées et autour de l’enceinte!

Avec tout ce soutien, les choses ne pouvaient que bien se passer! Et lentement, mais sûrement, au fil d’une prestation où Paquet et son (gros) orchestre ont tout donné, on a vu les têtes grises se dégriser et les mines rabougries se détendre. Soixante-quinze minutes plus tard, la foule était conquise!

Gab Paquet – Photo : Jacques Boivin

Mais qu’est-ce qui suscite tant l’engouement chez Gab Paquet? Pourquoi devient-on inévitablement un fan (comme votre humble serviteur) quand on le voit sur la scène? Outre le charme indéniable du chanteur sur scène et partout ailleurs, il y a le travail acharné de Paquet et de son band. On a pu le constater au passage de Gab au Cabaret Festif! de la relève en 2016, où il a remporté le prix du jury : tout était poli, rodé au quart de tour. Les gars et les filles ont longuement pratiqué leurs deux numéros (qui, contrairement à plusieurs, étaient assez différents). Gab a démontré à plusieurs, ces soirs-là, que les mots « original » et « brouillon » ne sont pas synonymes.

Ce qui explique le succès de Gab, c’est aussi ses musiciens, qui sont, avouons-le, excellents. Tight, qu’on dit en bon français. La formation actuelle, composée de Claudia Gagné (basse), Jean-Étienne Collin-Marcoux (batterie), Hugo Le Malt (guitare) et Odile Marmet-Rochefort (claviers), assure, comme on dit en France. Que ce soit par leur jeu ou par leur personnalité, ces musiciens bien de chez nous se démarquent!

Gab Paquet – Photo : Jacques Boivin

On ne peut passer sous silence la qualité des chansons de Paquet, sans lesquelles notre chanteur de charme n’aurait rien pour briller sur scène. Ses chansons pop, qui rappellent parfois l’esthétique des chanteurs français des années 1980 tout en ayant été dépoussiérée et remise au goût du jour, sont tout simplement magnifiques. Non, les paroles ne se méritent pas un Nobel de littérature, mais elles cadrent parfaitement avec l’univers de Paquet. Et les mélodies, accrocheuses au possible, sont une suite inépuisable de vers d’oreille (qui ne sont même pas trop fromagés). Continental Sélect, Consommations, Soucoupes volantes, Vibration transe, Fais l’amour avec moi, Relations sexuelles, Casio pad & moustaches, Santa Barbara, Ton appel à frais virés, Coach de vie, Les voyous, Diamants, Partouzes, Santa Barbara Chérie, voilà des chansons qui nous entrent dans la tête pour ne plus jamais en ressortir. Des chansons entraînantes, qui nous donnent le goût de danser et chanter à l’unisson les refrains étrangement fédérateurs (« Ça fait plaisir! »).

 

Bien sûr, l’essentiel repose sur le charme de Paquet. Le pad et les moustaches ne sont que des accessoires qui reflètent la personnalité du chanteur de charme, qui ne les utilise que pour amplifier ses propres traits. C’est pour ça que le jeu de Paquet est si naturel : il joue à peine! Il EST romantique de même, demandez-le à sa tendre moitié!

C’est pour ça qu’au GAMIQ en novembre dernier, il a fait un tabac en interprétant un pot particulièrement pourri (et fabuleusement exécuté) de ses plus grands succès. Et c’est pour cette raison que vous ne pouvez pas rater son dernier spectacle de l’année à Québec (juste à temps pour cet article, imaginez-vous donc), qui aura lieu ce jeudi le 14 décembre au Cercle! (La première partie, assurée par notre coup de coeur au Cabaret Festif! de la relève 2017, Miss Sassoeur et les Sassys, est une présentation d’ecoutedonc.ca!)

 

[2016] Cette année qui cognait sur les légendes sans vouloir s’arrêter

Cette semaine, l’équipe écoutedonc.ca fait plusieurs revues de l’année 2016. Beaucoup de beaux spectacles, de disques ont sortis en cette année, mais elle a été aussi une année forte en tristesse. 

L’année 2016 a débutée avec le décès de Paul Bley, grand compositeur jazz montréalais, à l’âge de 83 ans.

Puis un grand monument de la pop s’est éteint le 10 janvier: David Bowie. Son 27ème album « Black Star » a récolté les accolades, mais le chanteur n’a pu les voir de son vivant. Dans le même mois, l’impressario René Angélil, époux de Céline Dion est aussi décédé d’un cancer de la gorge.

George Michael compte aussi parmi les disparus de 2016. Le chanteur du groupe Wham! est décédé à l’âge 53 ans.

La musique a aussi perdu plusieurs membres fondateurs de grands groupes, Signe Toly Anderson (Jefferson Airplane), Greg Lake (Emerson Lake & Palmer et King Crimson), Glenn Frey (The Eagles) et Sharon Jones. Le 21 avril, c’est le décès de Prince, qui a fait les manchettes.

Le Québec n’était pas en reste : le crooner Pierre Lalonde (75 ans), du grand Leonard Cohen (82 ans) et de Bob Walsh, figure emblématique du blues québécois (68 ans), sans oublier Bob Bissonnette, parti beaucoup trop tôt à 35 ans.

 

[2016] Nos photos préférées de 2016

Poursuivons maintenant notre rétrospective de 2016 avec les photos préférées de nos photographes (et de nos rédacteurs qui savent se servir d’un appareil photo…)!

Ah, pis un petit bonus :

Éric Lapointe

[2016] Nos spectacles préférés de l’année

Nous poursuivons notre revue de 2016 avec les spectacles préférés des membres de l’équipe d’ecoutedonc.ca. Cette fois, nous parlons des prestations qui nous ont le plus fait vibrer cette année. Les occasions étaient nombreuses : l’offre était plus qu’abondante et notre équipe n’en a pas beaucoup manqué…

Arielle Galarneau

Si Señor, Painted Fruits, Johnny de Courcy et La Fête au Scanner

La Death Valley goûtait le rock, on se chauffait la peau sous la lampe à bronzage et on dansait comme on danse dans une piscine à vagues.

Pang Attack aux Nuits psychédéliques – Photo: Jay Kearney

Les Nuits Psychédéliques 2016 au complexe Méduse

Sandveiss, Adam Strangler, Yonatan Gat, SUUNS, Les Indiens, Louis-Robert Bouchard pour ne nommer que ceux-là. Quatre nuits de musique folle.

Les Goules au complexe Méduse

Parce que se faire inonder la face de Jack Daniel’s par un rabbin en jupe et en bas nylon, ça arrive rien qu’une fois dans ta vie.

Le FME à Rouyn-Noranda

J’me rapelle avoir pris l’autobus pendant huit heures de temps pour y aller, puis être revenue en char. Entre les deux, tout ne fut que folie, poutine, coca-cola, chariot d’épicerie et crêpes volantes.

Les Rendez-Vous Classiques du 13 mars à la Librairie St-Jean-Baptiste

Des violons à faire pleurer des roches et à faire sourire un nihiliste.

Karina Tardif

Lakes of Canada au FME – Photo: Sébastien Ouellet.

Lakes of Canada

L’une de mes plus grandes découvertes au FME a été Lakes of Canada. J’ai délaissé la soirée rap pour rester à l’Agora des arts à admirer les magnifiques voix de Sarah Morasse et Jake Smith, entre autres. Cette soirée-là, j’y ai découvert de fabuleux musiciens qui ont une écoute envers leur public et qui se donne à fond sur scène, ce qui m’a donné le goût de les revoir en novembre dernier à Trois-Rivières.

Heymoonshaker

Par une soirée enneigée, ou plutôt de grosse tempête, j’ai conduit jusqu’à la Maison de la culture Francis-Brisson à Shawinigan pour voir pour la première fois ce duo que j’appréciais sans trop connaître. Comme toute la salle, je suis tombé sous le charme du duo que ces deux gars-là forme. Le retour à la maison m’a semblé irréel avec la route enneigé, les souvenirs plein la tête et mon sourire qui ne descendait pas.

Dead Obies

Dead Obies et Rouge Pompier sont surement les spectacles que j’au vu le plus souvent cette année. Je n’ai pas de spectacle meilleur qu’un autre en particulier pour les Dead Obies, mais si je les ai vu tant de fois, c’est qu’ils doivent être bons, non? Montréal, Trois-Rivières ou Saint-Hyacinthe, les gars sont toujours aussi solides sur scène.

Rouge pompier à L’Anti Bar et spectacles – Photo : Jacques Boivin

Rouge Pompier

Mes pompiers d’amour, je les aime depuis toujours. Le spectacle à Québec en a été un grand, mais celui au FME a été plus fou, avec Jessy qui a essayé de monter sur la table tournante géante. Ce spectacle-là a aussi été témoin de ma première participation, bien que courte, à mon premier moshpit.

Rosie Valland

Je n’ai jamais été aussi proche d’une artiste comme la fois au FME pour un spectacle. Au café-bar l’Abstracto, Rosie Valland a offert un spectacle tout en douceur et rempli d’intensité et d’amour. Elle parle peu pendant ses spectacles et c’est parfait comme ça.  Ça créer tellement une ambiance douce et ça ouvre l’esprit à la mélancolie de la plupart de ses chansons.

Marie-Eve Fortier

Mammifest

Bon, je triche un peu, parce que le Mammifest est un festival d’un jour. J’ai pu assister à sa toute première édition cette année, arborant fièrement mon chapeau d’orignal. Cette initiative, qui vise à faire rayonner la musique de la scène locale, a été toute une réussite.

Avec pas d’casque à L’Anti Bar et spectacles – Photo : Jacques Boivin

Avec pas d’casque, l’Anti, 26 novembre 2016

Quoi de mieux qu’Avec pas d’casque en novembre. J’ai été charmée à nouveau par leur musique, qui prend une teinte différente en live, mais aussi par l’attitude chaleureuse des musiciens.

Lancement de Chocolat

Ce fut une chance rare de pouvoir assister à un spectacle de Chocolat dans une salle aussi intime que le Pantoum. Le résultat a été survoltant. Qui plus est la Fête avait bien commencé la soirée.

QRBP + Les Hôtesses d’Hilaire

Je dois l’avouer, depuis ce spectacle-là, j’ai un petit béguin pour les Hôtesses d’Hilaire. C’est leur présence en première partie qui a fait monter ce spectacle au top 5 de mon palmarès personnel. Québec Redneck ne s’est pas pour autant laissé impressionner et a aussi livré une performance d’une rare intensité.

Hologramme au Pantoum – Photo : Marion Desjardins

Hologramme + Ghostly Kisses

Un bel oxymore de soirée : l’énergie électro-rock de Hologramme rencontrant la belle douceur de Ghostly Kisses. Le résultat a été très envoûtant.

Bonus. Lancement d’Anatole

Entre un spectacle et une expérience immersive de la Nouvelle L.-A., le lancement d’Anatole ne se laisse pas placer dans une catégorie. Il mérite cependant les lauriers, lui aussi, pour son audace et son organisation.

Marie-Eve Duchesne

Half Moon Run – Photo : Marion Desjardins

Half Moon Run (au Festival d’été)

Difficile pour moi de passer à côté de HMR au FEQ. Le site était plein à craquer, mais les fans étaient en communion avec le groupe. Un spectacle bien rodé, des premières parties à découvrir.

Basia Bulat (au Théâtre Petit Champlain)

Une de mes artistes chouchou que j’ai vu. Une foule attentive, des musiciens en plein contrôle et une chanteuse qui était radieuse : une recette gagnante pour Basia Bulat.

Philippe Brach – Photo : Marion Desjardins

Philippe Brach (au Festival d’été)

L’ambiance totalement dégantée, mais qui va bien à Brach. Un univers découvert qui en valu la chandelle.

Plume Latraverse (au Grand Théâtre de Québec).

Première fois que j’allais voir ce grand monument de la chanson. Plume a pris un brin de sagesse, mais garde toujours son talent de raconteur et pour imager ces chansons. Mention spéciale à la pièce Les patineuses, à laquelle je ne m’attendais pas qu’il joue.

The Tallest Man On Earth. (au Festival d’été)

Venu présenté son album Dark Bird is Home, TMOE a réussi à charmer un Impérial à craquer.

Julien Baby-Cormier

Wolf Parade – Théâtre Corona 29 juillet 2016

Rarement vu un groupe aussi incarné et ayant autant de plaisir à performer. Le « high » suivant ce concert durera plusieurs jours.

Avec Pas d’Casque – Théâtre du Petit-Champlain 24 novembre 2016

Ce soir-là, je suis entré dans la bulle du groupe pour en ressortir ébahi quelque quatre-vingt-dix minutes plus tard. Les nouvelles chansons résonnent aussi bien en concert que sur album et les anciennes sont plus merveilleuses que jamais, nouvellement habillées par  la guitare de Simon Trottier, un bel ajout à la formation!

Radiohead à Osheaga – Photo : Jacques Boivin

Radiohead – Osheaga 31 juillet 2016

L’attente fut longue, mais le groupe sait s’y prendre avec une foule et Thom Yorke a toujours cette aura hypnotique qui permet d’oublier que nous sommes au milieu d’une gigantesque foule compacte. Je me déplacerai toujours pour voir ce groupe. On dessine des logos de Radiohead sur les Plaines?

Fred Fortin à l’Impérial Bell – Photo : Jay Kearney

Fred Fortin – L’Impérial 22 octobre 2016

Si le show intime à la Taverne de Saint-Casimir avait donné le ton, celui-ci à plus grand déploiement (les projections sont magnifiques) nous a prouvé qu’un artiste incroyable, défendant un album déjà adulé, ça donne un concert mémorable. L’équation est simple, mais évidente. Reste à espérer une présence en tête d’affiche au parc de la francophonie.

Badbadnotgood – Le Cercle 16 juillet 2016

Bon coup que ce concert gratuit au Cercle. Voir les gens danser autant sur du jazz (un jazz non orthodoxe il va sans dire) était une belle façon de terminer une soirée de festival. Un groupe particulièrement intéressant à voir en concert.

Jay Kearney

Les Goules – photo : Julien Baby-Cormier
  • Fred Fortin – Festif de BSP
  • Les Goules – Lancement de Coma au Cercle
  • Avec Pas D’Casque – Festif de BSP
  • Gab Paquet – Lancement de Santa Barbara
  • L’ensemble des shows durant Les Nuits Psychédéliques de Québec

Jacques Boivin

Saratoga – Photo : Marie-Laure Tremblay

Saratoga – Théâtre Petit-Champlain, 17 décembre 2016

Un micro à condensateur. Une vieille radio. Deux beaux complices. Plein d’amour. Des belles chansons qui nous invitent à prendre le temps. De toute façon, celui-ci passe si vite en compagne de Chantal Archambault et Michel-Olivier Gasse!

Basia Bulat – Photo : Jacques Boivin

Basia Bulat – Prestation surprise au quai de Baie-Saint-Paul / Le Festif, 23 juillet 2016

Seule au piano (le même qui avait été utilisé un an plus tôt par Mara Tremblay), Basia rayonnait. Elle n’était pas la seule : le monde tout autour, le ciel bleu, les montagnes de Charlevoix, tout était parfait! Plein de belles émotions. On avait déjà un peu le motton à cause de Safia, qui jouait juste avant à quelques pas de là, Basia Bulat nous a achevés.

Anatole – L’Anti Bar et spectacles / Festival d’été de Québec, 13 juillet 2016

La petite salle de la rue Dorchester était remplie à craquer pour le plus dandy des squelettes et son band de feu. Une grand-messe qu’Anatole a livrée devant ses plus ardents fidèles. Expérience transcendante, indeed!

Radiohead – Parc Jean-Drapeau / Osheaga, 31 juillet 2016

Thom Yorke et ses pairs ont tout donné pendant deux heures. Un concert pour les vrais fans où aucune pièce d’avant Kid A n’a été jouée avant le rappel. Celui-ci a été des plus cathartiques : fallait entendre la foule crier pendant Paranoid Android et chanter à l’unisson pendant Creep. Cette dernière n’a pas fait le bonheur de tous, mais on vous avoue que c’est mauditement efficace pour clore un festival!

Les Deuxluxes – Photo : Jacques Boivin

Les Deuxluxes – Le Cercle, 1er octobre 2016

Ces deux-là… CES DEUX-LÀ! Étienne Barry et Anna Frances Meyer sont deux vraies bêtes de scène, ça, on le savait. Mais ce soir-là, il y avait tant d’énergie, d’électricité, rarement Anna Frances a aussi peu eu à se faire prier pour faire participer une foule qui lui obéissait au doigt et à l’oeil! Un peu plus et ça prenait des initiatives! Du rock and roll pur et tellement sexy!

[2016] Nos chansons préférées de 2016

Poursuivons notre rétrospective de 2016 avec notre liste de chansons préférées. Nous avons ajouté une liste de lecture Spotify pour les chansons qui y étaient disponibles.

Simon Provencher

  • Le Havre (+ Mehdi Cayenne) – Ouragan
  • Phern – I Sold the House
  • Brave Radar – Movies in Time Triangle
  • Doffing – Causes
  • New Fries – Jz III

Julien Baby-Cormier

  • Angel Olsen – Shut Up Kiss Me
  • Antoine Corriveau – Rendez-vous
  • Avec pas d’casque – Loup-garou
  • Klô Pelgag – Samedi soir à la violence
  • Plants and Animals – Je voulais te dire

Simon Belley

  • Loud Lary Ajust – Ondulations
  • Alaclair ensemble – Ça que c’tait
  • D.R.A.M. feat. Lil Yachty – Broccoli
  • Kanye West feat. Sia & Vic Mensa – Wolves
  • Future – Wicked

Marie-Eve Duchesne

  • John K. Samson – Virtute at Best ou Postdoc Blues
  • Lisa Hannigan – We, the Drowned
  • Saratoga – Fleur
  • Émile Bilodeau – Dehors
  • Radiohead – True Love Waits

Marie-Eve Fortier

  • Clay and Friends – Don’t Need
  • Paupière – Cinq heures
  • Chocolat – Ah Ouin
  • Medora – Nature
  • Floes – Burning Light

Karina Tardif

  • Rosie Valland – Sinon
  • Hein Cooper – Rusty
  • Dead Obies – Waiting
  • Peter Peter – Noir eden
  • Rouge pompier – Chat

Jay Kearney

  • Antoine Corriveau – Les hydravions de trop
  • Avec pas d’casque – Les gloires du matin
  • Fred Fortin – Molly
  • Antoine Corriveau – Les trous à rats
  • Childish Gambino – Me and Your Mama

Arielle Galarneau

  • Anatole – Discollins
  • Shilpa Ray – Shilpa Ray on Broadway
  • Klô Pelgag – Les instants d’équilibre
  • Gab Paquet – Diamants
  • Andy Shauf – Jenny Come Home

Valérie Vinet

  • Childish GambinoRedbone
  • Antoine CorriveauLes trous à rats / Les contours clairs
  • Angel OlsenWoman
  • SolangeDon’t Touch My Hair
  • Leonard CohenOn the Level

François-Samuel Fortin

  • Selen PeacockHawaii
  • La FemmeOù Va Le Monde
  • KNLOJustecayinque
  • CrabeMonet Mon Nom
  • Les IndiensInterférence / LOSWooden Matter

Jacques Boivin

  • Saratoga – Noëla
  • Mathieu Bérubé – Polichinelle
  • Antoine Corriveau – Les trous à rats
  • Mat Vezio – Ce jour-là
  • Les Hay Babies – Half du temps

[2016] Nos albums préférés de 2016

Cette année aura été un grand millésime, en particulier ici, au Québec, où les artistes nous ont présenté une suite d’excellents albums. Malheureusement, il n’y avait pas de place pour tout le monde sur la liste et on a quelques petits pincements au coeur, on vous l’avoue!

Voici les albums que les membres de l’équipe ecoutedonc.ca ont écouté le plus au cours de l’année :

Arielle Galarneau

Andy ShaufThe party

T’es invité à un parté dans la maison de l’amie d’un ami. Tu connais pas grand monde jusqu’à ce qu’apparaisse dans l’embrasure de la porte ton ancienne flamme de quand t’étais un tit-cul au secondaire. T’es content mais c’est awkward un peu, vous savez pas trop quoi vous dire parce que lui y’est rendu gérant d’un magasin de pneus pis toi tu fais de la musique dans le sous-sol de tes parents. The party de Andy Shauf, c’est des histoires qui arrivent à toi pis moi, racontées avec une voix d’ange. Définitivement l’un de mes gros coup de coeur.

 

Shilpa RayLast Year’s Savage

Cette fille rocke en sale. Je l’ai connue avec Teenage and Torture, elle pis son harmonium qu’y’est tout sauf quétaine. Elle pis sa voix grinçante de blues woman qui baigne dans le punk, ses textes qui mordent et te pognent dans les trippes. J’suis en amour.

 

Betty BonnifassiLomax

On sait que, n’en déplaise aux colons européens pleins de fierté, l’Amérique a été bâtie en majorité grâce à l’huile de coude d’immigrés forcés et natifs revanchards; noirs, rouges et jaunes. Dans cet album qui marque un début prometteur à sa carrière solo, la grande dame qu’est Betty Bonifassi rend hommage aux work songs qui ont tenu debout et fortes des générations de travailleurs venus d’Afrique dans les années dix-neuf-vingt.

 

Les GoulesComa

Moi dans la vie, je fais pas de yoga. J’écoute les Goules à place. Tu remplaces tes leggings par des Doc Martens, ton tapis mou par un plancher sale, ton smoothie au kale par une grosse bière, tes mantras par des cris primaux. Moi, ça me rend zen.

 

Adam StranglerIdeas of Order

Parce que Director de Yonatan Gat est sorti en deux mille quinze, c’est Adam Strangler qui hérite du top psychédélique. J’ai goûté à Ideas of Order pour la première fois aux dernières Nuits Psychédéliques pis depuis, j’en beurre sur mes toasts. Qui a dit que t’avais forcément besoin de t’habiller de chemises en satin rouge pour chanter l’amour? Le band de Montréal le fait très bien en t-shirts et en beats hypnotisants.

 

Karina Tardif

Chevy Chase de Rouge Pompier

Cet album qui a été créé avec un processus hors du commun est, selon moi, le meilleur album rock francophone de l’année, tel que je l’avais prédit dans ma critique en mars dernier. Des chansons courtes, une voix qui a maturé et des grosses pièces lourdes tout comme des pièces plus légères, ce sont tout ces éléments qui ont rendu cet album mémorable pour mon année 2016.

 

Laurence Nerbonne - XO (Coyote Records)

XO de Laurence Nerbonne

Avant même que XO sorte, on avait eu droit a un extrait avec Rêves d’été, j’étais déjà en amour avec les débuts solo de Laurence Nerbonne. Je voyais déjà cet album faire partie de mon été… et ça a été le cas. La chaleur des chansons de Laurence Nerbonne, des textes qui me rejoignent et des « beats » incroyables, c’est tout ce dont j’avais besoin.

 

Fleur de Saratoga

Tout ce que ces deux là touchent se transforme en petite mine d’or. Après un merveilleux EP homonyme l’an passé, ils sont revenus avec ce chef d’œuvre en octobre dernier. Tout en douceur et en profondeur, leurs chansons sont un baume pour tous les maux de la terre.

 

Nord-Est (EP) de Rosie Valland

C’est au Festival de Musique Émergente en Abitibi-Témiscamingue (FME) 2016 qu’après le spectacle de Rosie Valland, j’ai voulu tout acheter. Mon amie m’a fortement conseillé d’acheter le Ep Nord-Est. Pendant les mois qui ont suivi, ce sont ces 6 chansons que mes passagers entendaient en permanence dans mon auto.

 

Love suprême de Koriass

L’album de rap de l’année, c’est définitivement Love Suprême. Bien que j’ai énormément aimé Petit Love sorti en 2015 et que les attentes étaient énormes pour la suite, je n’ai tellement pas été déçue. 2016 a vraiment une année remplie d’amour côté musique, à mon avis, et même le rap queb a suivi la tendance. C’est beau à voir et cet album restera dans mon cœur longtemps.

 

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[2016] Anatole : le prophète de la nouvelle L.A.

Au début 2015, nous avons assisté à la transformation d’Alexandre Martel (Mauves). Le chanteur et guitariste chevelu mettait sur pied un tout nouveau projet aux antipodes du groupe d’origine limouloise. Synthétiseurs, théâtralité, flamboyance : Anatole était né.

Anatole - Photo : Marion Desjardins
Anatole – Photo : Marion Desjardins

Après s’être fait remarquer à Montréal pendant les Francouvertes (Sylvain Cormier, du Devoir, avait ces mots à son sujet : « Du genre qui se la joue comme on ne se la joue plus : s’amène en collant noir à squelette imprimé, maquillage Dracula et visage blanc, pieds nus, genre Alice Cooper chez le mime Marceau. »), Anatole lance trois chansons sur Bandcamp et présente quelques autres spectacles à l’automne (dont ce mémorable double-plateau avec Le Couleur) avant de disparaître (certains disent qu’il est retourné à L.A., d’autres affirment plutôt qu’il était en studio avec ses musiciens) pour mieux revenir en mars 2016.

Anatole - Photo : Marion Desjardins
Anatole – Photo : Marion Desjardins

Depuis, c’est un tsunami. Excellent album, lancement fort couru, Apéro FEQ devant un District St-Joseph bien rempli, la secte de la Nouvelle L.-A. fait le plein de fidèles! Une pétition est même lancée pour qu’Anatole chante Grosse Massue avec Peter Gabriel au Festival d’été de Québec. Malheureusement, le rêve ne se réalisera pas et un petit froid peut être ressenti entre la star et l’auteur de la pétition (votre humble serviteur). Sur les ondes de CKRL, Anatole se permet même de dire que si Gabriel et Anatole ne se parlent pas, c’est à cause de la pétition.

S’en suit une petite querelle sur les médias sociaux… querelle qui atteindra son paroxysme lorsque le relationniste d’Anatole interdit l’entrée d’ecoutedonc.ca à L’Anti. Heureusement, après d’intenses négociations, Anatole, bon joueur, lui donne l’accès à la salle… et à la loge!

Ce soir-là, L’Anti est plein à craquer. Il y a des curieux, bien entendu, mais les fidèles du prophète de la Nouvelle L.A. sont plus nombreux que jamais. Sur scène, le groupe est déchaîné. Le squelette dandy se promène partout, sniffe sur un clavier, s’étend de tout son long sur le bar. La foule en redemande. Si nul n’est prophète dans son pays, Alexandre Martel, lui, captive plus que jamais.

Anatole - Photo : Jacques Boivin
Anatole – Photo : Jacques Boivin

On a retrouvé le squelette dandy quelques jours plus tard à Baie-Saint-Paul dans le cadre du Festif. On en a profité pour lui poser quelques questions… quelle ne fut pas notre surprise de le voir arriver avec Simon, son claviériste!

EDC : Anatole, c’est qui?
Simon : Ben Anatole, c’est pas moi. C’est lui.
EDC : Anatole, c’est pas toi, c’est lui?
Simon : Anatole, c’est lui, je confirme! Moi, je suis là pour aider dans ses desseins.
EDC : Alors, l’entrevue se fait avec toi?
Simon : Jusqu’à maintenant, oui!
EDC : Parfait. C’est quoi la différence fondamentale entre la nouvelle et l’ancienne L.A.?
Simon : Faudrait lui demander, mais je pense que les deux ne sont qu’illusion. (Anatole le regarde en approuvant de la tête)
Anatole : Faut préciser qu’il n’y a pas d’ancienne L.A.
EDC : C’est juste une évolution?
Simon : La nouvelle L.A., c’est juste un idéal dans l’esprit d’Anatole. C’est ce que j’en comprends. Moi, je suis là pour mettre des briques de cet idéal dans la réalité. Un idéal où y’a une disco éternelle.
EDC : Finalement, t’es comme un maçon dans la vie imagée d’Anatole!
Simon : Effectivement. Un des nombreux maçons.
Anatole (prend un air exaspéré) Le truc, c’est que la nouvelle L.A. est déjà là. Il faut juste faire tomber les murs pour voir la véritable nouvelle L.A. qui est cachée derrière.
EDC : On te voit souvent à Québec, mais est-ce la première fois qu’Anatole vient à Baie-Saint-Paul?
Simon : Ouais. Le Tony et Charlo, c’est un des endroits (Anatole chuchote quelque chose à l’oreille de Simon). T’es déjà venu au Tony et Charlo?
Anatole : Oui. Je te dirais que la section motarde de la nouvelle L.A. est basée au Tony et Charlo.
EDC : Est-ce que le culte se bâtit aussi en région? En ville, vous êtes presque rendu une secte, de plus en plus de gens viennent aux spectacles, ils connaissent les chansons. Est-ce que c’est semblable en région ou bien le côté un peu plus conservateur de certains endroits rend le culte un peu plus difficile à établir?
Anatole : C’est pas beaucoup plus dur à établir. Il y a juste quelques personnes qui sont encore fermées au message, qui préfèrent garder leurs oeillères, mais les gens sont facilement convertis ici aussi! La réaction est assez semblable. Il y a parfois un élément perturbateur qui est, à notre avis, envoyé par le Malin pour essayer de saboter l’aventure, mais généralement, on a des agents qui interviennent assez rapidement et le spectacle se déroule bien.
EDC : Quel serait ton message à Philippe Fehmiu (NDLR : le plus festif des festivaliers au Québec) pour qu’il vienne ici cet après-midi?
Anatole : Il va pouvoir voir mes cuisses.
(Un gros camion arrive…)
Anatole : Oh, c’est notre catering qui arrive!
EDC : Justement, je voulais vous demander : vous êtes des vedettes planétaires. Est-ce qu’il y a de meilleurs buffets que d’autres?
Anatole : Dans notre jet, le buffet est vraiment fantastique.
Simon : Le tartare est parfait.
Anatole : Mais ici au Festif, c’est peut-être le meilleur mis à part notre catering privé. Il y avait du poulet au beurre…
Simon : … une section de rivière où on pouvait se baigner nu…
Anatole : … et du thé vert glacé. Le pire catering qu’on a vu, c’est probablement à Sorel. Y’avait un sac de Ring-o-los, mais il était pour tous les bands.
EDC : J’ai parlé plus tôt à Gab Paquet. Un personnage coloré. Il n’est pas de la nouvelle L.A., il est plutôt de Santa Barbara…
Anatole : … c’est cousin!
EDC : On m’a dit qu’il y avait quand même plus de poules à Santa Barbara.
Anatole (l’air vexé) : Ça reste à voir!
EDC : On a parlé un peu de folk introspectif. (Anatole prend un air très sérieux… il me voit venir avec mes gros sabots) Le bassiste d’Anatole (qui se retourne dès qu’il entend qu’on parle de lui), il joue pas parfois du folk introspectif?
Anatole : On en fait tous pour mettre du beurre sur notre pain. J’ai toutefois l’impression que j’ai été mal compris à ce sujet dans les diverses entrevues que j’ai données. Ce qu’on omettait de dire, et j’imagine que c’était pour faire scandale, les journalistes tronquant le propos pour pouvoir vendre du papier, je disais toujours que mes plus grandes influences étaient Joni Mitchell et Bob Dylan, mais ça…
EDC : … c’est drôle, on le lit jamais, ça!
Anatole : Je ne sais pas pourquoi. Je trouve que ce qu’on fait, c’est ce qui s’approche le plus du folk introspectif.
EDC : Bob Dylan, je suis sûr que dans la vie de tous les jours, c’est pas le même gars que celui qu’on voit sur scène non plus!
Anatole : Exactement! Et ce soir, je sortirai ma mandoline pour les gens de Baie-Saint-Paul. J’ai l’impression que les gens commencent à ranger leur harmonica et que la scène aligne ses flûtes.
EDC : On va voir tes cuisses ce soir, c’est presque une première.
Anatole : Seulement si Philippe Fehmiu est là! Est-ce qu’il est là pour vrai?
EDC : Il est partout! Anatole, je te remercie pour ta merveilleuse collaboration.
Simon : Ça me fait plaisir!

Anatole – Photo : Marie-Laure Tremblay

Évidemment, Anatole a fait un tabac à l’heure du souper. L’absence d’un bar où s’étendre pendant Le grand sommeil n’a pas semblé le déranger outre mesure. Il en plutôt profité pour voler des frites et du ketchup à des spectateurs bien trop heureux de partager leur repas avec leur nouveau gourou.

Anatole – Photo : Jacques Boivin

Anatole a continué à propager la Bonne nouvelle un peu partout au Québec pendant l’été. On l’a un peu moins vu cet automne. Paraît qu’il veut laisser la place à son alter-ego, Alexandre Martel de Mauves, qui vient de lancer Coco. Ça ne l’a pas empêché d’être sensuel à souhait à l’Impérial, en première partie de Groenland. Et au moment d’écrire ces lignes, Anatole se préparait à sévir dans un double plateau spectaculaire en compagnie de nul autre que Gab Paquet au Zénob, à Trois-Rivières.

Que réserve 2017 pour Anatole? Lui seul le sait. De retour dans sa nouvelle L.A., il aura sûrement une pensée pour Prince et David Bowie qui, comme lui, avaient le sens du spectacle… et de la controverse. Des modèles, quoi.

À une époque où les musiciens jouent la carte de l’authenticité extrême, rien n’est plus vrai qu’un personnage plus grand que nature. Anatole l’a bien compris.

Allez, repose-toi bien. Tes fidèles auront bientôt besoin de toi.

En attendant, la bonne nouvelle se transmet sur Bandcamp!