[Album] Dead Obies – «Gesamtkunstwerk »

Lors des dernières semaines, le rap québécois est apparu à plusieurs reprises dans les médias. Tout d’abord est venu le GAMIQ, (qui, d’ailleurs, était animé par Robert Nelson d’Alaclair Ensemble) où EMAN X VLOOPER, Loud Lary Ajust et Alaclair Ensemble ont remporté des prix. Ensuite, nous avons assisté à la création de Brown. Leurs propos sur le métissage et la quête d’identité en tant qu’immigrant ont piqué la curiosité de La Presse, Le Devoir, Le Journal de Montréal et plusieurs autres.  Inévitablement, Love Suprême n’est pas passé sous silence, Koriass a lui aussi eu droit à son « quinze minutes de gloire ». Comme vous le constaterez, le rap québécois gagne à se faire entendre et tente petit à petit à se faire comprendre.

C’est maintenant au tour de Dead Obies de faire couler de l’encre. En plus de sortir un nouvel album, ils se démarquent avec la mise en place d’un second degré touchant la relation entre le public et l’artiste. Dans leur approche avec Gesamtkunstwerk, le sentiment d’appartenance est remarquable. Cette fébrilité ressentie s’explique avec la place considérable que le groupe a laissé aux fans lors de leurs trois spectacles enregistrés et consécutifs au Centre Phi, à Montréal en octobre dernier. Cet événement est le premier d’une série dans laquelle l’engouement et l’emballement de leurs admirateurs n’ont fait qu’amplifier. Le résultat est que le public a l’impression de faire parti du groupe. Cette image est perceptible dans le clip d’Aweille!, le documentaire de Gesamtkunstwerk ainsi que dans de nombreuses photos tirées des spectacles d’enregistrement.

L’album débute avec DO 2 Get, qui se trouve à introduire l’audience dans l’univers Gesamtkunstwerk, où la tournure recherchée est principalement rassembleuse. Dès les premières sonorités, on se trouve emporté par la même énergie que l’on retrouve lors d’un spectacle. Cette excitation est présente et ressentie à plusieurs reprises dans l’album. Sans toutefois y prendre trop de place, elle ajoute une tonalité festive. Par exemple, on entend des fans à la fin de Waiting, où plusieurs font part de leurs attentes face au spectacle auquel ils s’apprêtent à assister, dans Wake-Up Call, lorsque le public chante en coeur une mélodie et légèrement dans Oh Lord et Moi pis mes homies, puisque ces chansons étaient connues par plusieurs.

Montréal $ud dégageait une atmosphère très montréalaise, parsemée de passages frôlant le tempérament passif-agressif. Gesamtkunstwerk, lui, reflète plutôt la force et la beauté que peut avoir un groupe lorsqu’il fonctionne à l’unisson. Son contenu global est vaporeux. Le message est communiqué d’une façon désinvolte et sur un air spécialement harmonieux. Cette fois-ci, Dead Obies s’exprime avec plus de délicatesse.

Il y a un atout intéressant qui s’ajoute à l’«expérience Gesamtkunstwerk», mais  qui n’est malheureusement pas atteignable pour plusieurs. Les personnes qui étaient présentes le 14, 15 ou 16 octobre passés au Centre Phi à Montréal, vivent un certain throwback au moment de leur écoute : ils n’ont qu’à se fermer les yeux pour revoir Dead Obies animer cette vitalité et l’aspect live de l’album rend l’expérience encore plus excitante. En ayant assisté, et même participé à l’enregistrement, on a accès à l’intégralité de Gesamtkunstwerk. Avez-vous déjà eu la chance de connaître les paroles d’une chanson avant même qu’elle soit sur le marché? Bien entendu, ce semblant d’exclusivité s’avère être fort savoureux et plaisant.

Il faut savoir qu’il y a tout de même quelque chansons réalisées en studio, où les voix sont davantage travaillées et directes, plus particulièrement dans Where They @, Pour vrai, Explosif et Everyday. 

L’album se conclu de la même façon qu’un spectacle. Au milieu d’Untitled, on entend Yess McCan remercier le groupe et les choristes qui les ont accompagné, pour ensuite chanter sur une vibe à la hauteur de la complicité « Dead Obies ». La dernière chanson officielle de Gesamtkunstwerk est Outro. Elle dégage une atmosphère spécifique à celle que l’on vit lors d’une fin de show. En d’autre mot, elle traduit l’émotion laissée par la prestation du groupe, soit un mélange d’euphorie et de satisfaction. En bref, c’est la chanson parfaite pour dire à ses homies : « Hey sérieux j’suis content(e) d’avoir vécu ça avec toi! ».

Dead Obies laisse mon âme en plénitude avec Gesamtkunstwerk. On peut dire que cet état représente l’émotion que j’ai eu face à la nouvelle de leur apparition à Tout le monde en parle ce dimanche soir. Leur temps d’antenne sera probablement dédié à leur goût controversé pour la fusion français-anglais dans leurs oeuvres singulières, soit un constant combat pour bon nombre de rappeurs québécois.

Lancement à Montréal le 10 mars

[ALBUM] Kamakazi – Regarde maman, I’m on the TV !

Ça y est ! Le nouveau Kamakazi est sorti.

Avec ce quatrième album intitulé Regarde maman, I’m on the TV !, le groupe signe son retour sur label Slam Disques, chez qui ils avaient sorti leur premier opus Tirer le meilleur du pire, en 2008. Avec maintenant quatre albums, plusieurs EP et de multiples tournées, on peut dire que les Kamakazi n’ont pas chômé en dix ans. Nick Gagnon (chant/guitare), Carl Boucher (basse/voix) et Steve Gagnon (batterie/voix) ne manquaient pas d’occupations ces derniers temps. Lorsqu’ils finalisaient le nouvel album, ils préparaient en parallèle un EP de chant de Noël The Naughtiest Kamakazi Christmas. Nul doute qu’en ce début d’année ils ont pris un peu de repos avant d’entamer la prochaine tournée :

– le 15 avril à Sherbrooke, au Murdoch.
– le 16 avril à Joncquière, au 4 Barils.
– le 22 avril à Montréal, au Club Soda.
– le 20 mai à Québec, à l’Anti.

Comme sur les deux premiers albums du groupe, le quatrième est entièrement en français ce qui est peu commun pour un groupe composé d’anglophones. Les trois Montréalais vont à contre-courant des groupes francophones abandonnant leur langue maternelle pour chanter en anglais. Il s’agit d’une chose suffisamment rare pour être mentionné et le résultat est soigné et homogène.

Dès le premier morceau de l’album, le ton est donné. C’est un punk rock et pop punk énergique, que certains qualifieront de skate punk, qui nous est servi à l’instar du premier clip issu de l’album : la pièce Suckerpunch.


Est-ce une remise en question du groupe que l’on retrouve dans cette pièce ? La question peut se poser, mais il me semble plutôt qu’il s’agit d’un regard porté sur le parcours du groupe. Ce thème se retrouve sur plusieurs morceaux de l’album dont il semble être le fil rouge. De trop prend alors l’allure d’une synthèse entre les bons moments et les difficultés rencontrées par le groupe depuis ses débuts. Ne vous méprenez pas pour autant, ils ont la volonté de continuer à cramer les planches. C’est ce qu’ils crient haut et fort, dans Masochiste.

Il s’en suit La révolte qui est là pour annoncer que le groupe semble encore avoir des comptes à régler, mais avec qui ? Est ce que c’est ce qui a motivé le groupe à revenir chez Slam Disques ? Il faudra leur demander, mais il semble bien que certains aient profité d’eux par le passé. Il s’en suit également un rejet de la société avec Fuck toute et des phénomènes de mode dans Mouton noir.

Les gars ne se prennent pas pour autant au sérieux, lorsque l’on écoute À mon avis, ce qui n’empêche pas la présence de chansons d’amour plus calmes avec Inconditionnellement et La belle et la bête, qui contrastent très sérieusement avec la déception de Bonne St-Valentin.

Maintenant, il ne reste plus qu’à attendre la venue du groupe en Mauricie pour assister sur scène au déferlement de toute l’énergie contenue dans l’album.

[NOUVELLE] Rouge Pompier termine l’enregistrement de l’album Chevy Chase aujourd’hui le 1er décembre

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Karina Tardif avec Rouge Pompier (Jessy et Alexandre), Crédit photo: Jacques Boivin

Dimanche dernier, avant de se rendre au GAMIQ, on a eu l’immense privilège d’être invité à aller jaser avec les gars de Rouge Pompier, à prendre des photos et à assister à une heure d’enregistrement au Studio Piccolo à Montréal (je sais vous êtes jaloux, et il y a de quoi).

Alexandre et Jessy semblaient dire qu’ils avaient un peu de retard sur le « planning » initial. En ce mardi 1er décembre, ils sont en train de terminer l’enregistrement du deuxième album, Chevy Chase, à paraître en mars 2016.

Restez à l’affût pour la sortie de l’entrevue complète des coulisses de l’enregistrement dans les prochains jours

 

 

 

[À VOIR] Marie-Pierre Arthur à Trois-Rivières

 

 

Marie-Pierre Arthur est une jeune auteure-compositrice-interprête gaspésienne. Elle a fait ses débuts sur scène en tant que basiste et choriste pour plusieurs artistes dont Nanette Workman, Ariane Moffatt, Louis-Jean Cormier et Patrick Watson. En 2009, son première album, Marie-Pierre Arthur, est édité, puis son deuxième, Aux alentours, en 2012 et son troisième, Si l’aurore, en 2015. Les deux premiers albums de la jeune artiste trempent dans un folk-rock entrainant tandis que le troisième nous ramène tout droit dans les années 80 avec ses synthétiseurs et ses claviers. Elle a fait sa place dans le milieu artistique québecois et est reconnue pour son art. Elle a d’ailleurs reçu plusieurs prix tels que le prix André « Dédé » Fortin de la SPACQ pour l’auteur-compositeur émergent de l’année, celui de la chanson populaire de la SOCAN pour le titre «Pourquoi », le prix Félix Leclerc en 2012 et bien d’autres. Le public apprécie son énergie sur scène et le plaisir contagieux qu’elle projette.

Marie-Pierre Arthur sera en spectacle le 2 décembre prochain a la salle Anaïs-Allard Rousseau de Trois-Rivières. Les billets sont en vente ici.

 

[ANNONCE] Les sœurs Boulay sortiront leur deuxième album le 16 octobre

11951685_664238480345072_3142438145879557330_oLe 16 octobre prochain, Les sœurs Boulay sortiront, enfin, leur deuxième album, « 4488 de l’Amour ». Comme on peut le voir dans leur vidéo qui présente les dessous de l’enregistrement, elles se sont, une fois de plus, bien entourées avec Philipe B et Jesse Mac Cormack, entre autres.

Contrairement à ce que l’on peut penser, l’adresse dans le titre n’existe pas. « 4488 de l’Amour, c’est une adresse qui n’existe pas vraiment, et ce n’est pas pour rien. C’est la quête de la maison: de celle qu’on a, de celles qu’on cherche, qu’on trouve et de celles qui n’existent plus. C’est aussi la présence de ceux qui y habitent, qui nous habitent ou qui nous manquent. C’est, en travers, la recherche d’une liberté par le voyage et le déracinement, une quête d’identité, de folie et de relations durables aussi. »

Avec la sortie du premier extrait, Fais-moi un show de boucane, il y a environ un mois, ça donne un bon avant-goût de ce à quoi ressemblera ce deuxième album, c’est-à-dire, fidèle à elles-mêmes, doux et délicat, tout en y ajoutant une touche d’intensité et de maturité.

On a hâte de les voir en spectacle, alors voici les dates à venir :

17/09/15-City Folk Festival, Ottawa
24/10/15-Marché de solidarité, Ripon
06/11/15-La Petite Église, St-Eustache
07/11/15-Salle Denyse-Bourbeau-Ménard, Farnham
13/11/15-Théâtre du Marais, Val-Morin
14/11/15-Chasse-Galerie, Lavaltrie (COMPLET)
26/11/15-L’Anglicane, Lévis
27/11/15-La Taverne, Saint-Casimir
28/11/15-Maison de la culture de l’Avenir, l’Avenir
12/12/15-Centre Culturel et Sportif, Saint-Pierre et Miquelon
11/02/16-La Tulipe, Montréal
26/02/16-Salle Anaïs-Allard-Rousseau, Trois-Rivières
27/02/16-Maison de la culture de Gatineau, Gatineau
03/03/16-Théâtre du Vieux-Terrebonne, Terrebonne
05/03/16-Espace Rona, St-Hyacinthe
18/03/16-Café-Théâtre Les Beaux Instants, Sorel-Tracy
19/03/16-Salle Pierre-Legault, Rosemère
23/03/16-Le Club, Brossard
24/03/16-Théâtre Hector-Charland, l’Assomption
25/03/16-Cabaret Théâtre du Vieux St-Jean, St-Jean-sur-Richelieu
26/03/16-Maison de arts, Laval
31/03/16-Salle Desjardins Maria-Chapdelaine, Dolbeau-Mistassini
01/04/16-Auditorium Fernand-Bilodeau, Roberval
02/04/16-Théâtre Banque-Nationale, Chicoutimi
06/04/16-Salle Félix-Leclerc, Val d’Or
07/04/16-Salle Desjardins, La Sarre
08/04/16-Théâtre du cuivre, Rouyn-Noranda
09/04/16-Théâtre du Rift, Ville-Marie
13/04/16-Grand Théâtre, Québec
15/04/16-Maison de la culture de Waterloo, Waterloo
30/04/16-Théâtre Granada, Sherbrooke