[SPECTACLE] Bears of legend, des ours au coeur tendre !

Le 11 mars dernier, les Bears of legend sont apparu sur scène et on a tout de suite senti une complicité s’installer entre eux et le public. Le public, qui était composé de gens de partout en Mauricie, comme a pu le constater David, le chanteur, en lançant à voix haute les noms des villes et villages ! La magnifique salle J.Anthonio Thompson était pleine à craquer et les gens semblaient attendre ce moment depuis longtemps, de voir ses ours monter sur l’une des plus grandes scènes de la ville.

Le groupe, composé de David Lavergne, Christelle Chartray, Jean-François Grenier, Guillaume Grenier, Jacynthe P. Morand, Francis Perron et Claudine Roy, a sorti son premier album en 2012 et nous est arrivé avec un deuxième en 2015, Ghostwritten chronicles, qui a quasiment été joué en entier lors du spectacle.

Ce soir-là, je peux vous dire que, pour les avoir vus souvent en spectacle, David semblait particulièrement émotif et tout a pris son sens quand il nous a expliqué que sa fille de quatre ans venait le voir pour la première fois en spectacle. Visiblement ému de cela, mais aussi du fait que la plus grande salle intérieure de la ville affiche complet, il a lancé « Merci d’être avec nous, c’est tout à votre honneur, car à Montréal on ne pourrait pas faire une grande salle comme ça. Merci de nous suivre ».

Depuis la première minute du spectacle, j’ai remarqué des micros placés en arrière, mais avec personne derrière. Jusqu’à l’entracte, je me suis demandé quelle surprise nous attendait. C’est au retour de la pause qu’une trentaine de personnes faisant partie des Petits Chanteurs de Trois-Rivières ont pris place pour accompagner les chansons de la deuxième partie. Le public ne s’est pas gêné pour offrir quelques ovations au groupe et aux Petits Chanteurs de Trois-Rivières, pour les remercier de ce beau cadeau, mais aussi parce que la magie qu’il y avait sur scène était unique. On s’est vraiment senti choyé de vivre ce moment !

Tout au long du spectacle, Claudine et David se lancent des regards complices et se jouent des tours, qui semblent bien ravir le public puisqu’ils sont très comiques. On redevient plus sérieux quand David nous explique toute l’idée psychologique derrière l’écriture du dernier album, lui qui a étudié dans ce domaine à l’Université. Il termine son discours en disant que « La musique c’est thérapeutique. Continuez d’être curieux et investissons dans la culture ».

Le spectacle se termine en rappel avec la chanson Hell No de façon acoustique avec tous les membres rassemblés en avant de la scène, avec les Petits chanteurs de Trois-Rivières derrière. C’était un moment magique qui m’a donné d’énormes frissons et qui a placé un sourire indélébile dans ma face pour le reste de la soirée.

 

Pour écouter l’album:

Les photos d’Izabelle Dallaire :

 

 

[SPECTACLE] Retour sur le spectacle de Surface of Atlantic au Café Frida le 5 décembre 2015

Le 5 décembre dernier, je suis partie à la découverte du groupe Surface Of Atlantic au Café Frida de Trois-Rivières, nouvelle petite place « cool » pour bien manger et voir des spectacles de musique, le tout accompagné de la meilleure vue sur le fleuve Saint-Laurent.

En septembre dernier, les gars (Dave Douville, François Graham, Marco Gervais, Marc-André Landry et François Chabot) ont sorti leur 3ème album en carrière. Leur musique est souvent décrite comme étant « cinématographique » et ça se comprend tout à fait à l’écoute avec les oreilles comme avec les yeux. D’ailleurs, ils ont prêté, en 2009, quatre de leurs chansons pour le film J’ai tué ma mère de Xavier Dolan !

Au spectacle auquel j’ai assisté au Café Frida, l’ambiance était amicale, sincère et enveloppante. La prestation était agrémenté de projections et d’une mise en scène de successions d’ombrages sur les hauts plafonds de la place. Pour être transporté ailleurs, je vous jure que je l’ai été avec ces éléments, qui viennent bonifier la performance du groupe.

Pendant les moments plus instrumentaux, la chimie entre les membres était vraiment amusante à voir. Du gros plaisir partagé ! J’aurais toutefois aimé que ce plaisir soit davantage partagé avec le public. Le chanteur, d’origine  trifluvienne, était timide dans ses interactions avec le public. C’est le claviériste qui a pris la relève la plupart du temps.  Outre cela, j’avoue avoir été vraiment impressionnée par la qualité et la recherche des mélodies. Le public était, tout comme moi, enivré par l’ambiance musicale et par les projections qui accompagnait le groupe.

Laissez-moi vous dire que la barre est haute pour Organ Mood le 28 janvier prochain au Café Frida, nouveau lieu qui a fait ses preuves après deux spectacles seulement depuis leur récente naissance en août 2015.

Voici un retour en images avec les photos d’Adrien Le Toux: