Philippe B, Beyries (+James Forest) – 27-28 octobre 2017 – Un week-end à l’église St-James

J’ai eu la chance, les 27 et 28 octobre, d’assister à deux concerts complètement incroyables, mais vraiment différents également. Je reprends tranquillement mes émotions tellement c’était intense.

Petite parenthèse au spectacle. Juste avant que Philippe B commence, j’attendais assise sur mon banc d’église. La foule, qui remplissait le lieu à moitié, réunissait des gens de tous les âges. J’écoutais doucement les gens discuter autour de moi. J’ai été tellement charmée par la passion que j’entendais dans le discours des gens, qui parlaient de musique québécoise et de découvertes qu’ils avaient fait dernièrement. Ça m’a fait immédiatement sourire, car j’entends trop peu souvent des discussions comme ça dans mon entourage (outre qu’avec l’équipe ecoutedonc.ca!). Merci, fallait que je le partage.

Vendredi 27 octobre – Philippe B 

J’avais déjà eu la chance de voir Philippe B il y a quelque temps, dans le cadre d’une soirée cachée CFOU, peu de temps après la sortie d’Ornothologie la nuit (2014). Cette fois-ci, on était ailleurs. Déja, de se retrouver dans une église, ça instaure une ambiance très surnaturelle. De nature, les gens vont être plus attentifs en raison de la sonorité de l’endroit, mais aussi par le caractère sacré du lieu.

Je n’avais pas eu la chance d’écouter l’album au complet, mais je savais qu’en découvrant les chansons en spectacle, le bonheur serait décuplé. Je n’avais pas tort, parce que je n’ai pas arrêté de sourire de toute l’heure et demie  passé en compagnie de Philippe B., Laurence Lafond-Beaulne et de Guido del Fabbro. En plus d’être extrêmement talentueux, les deux musiciens permettent à Philippe B. de briller encore plus sur scène.

Je suis également complètement tombée sous le charme du réservé Philippe B. à travers les interventions et les explications de ses chansons autant qu’avec les textes de celles-ci. Juste une bonne dose d’humour, d’émotion, d’authenticité et d’humilité. Il sait pincer exactement la petite corde de la sensibilité de chacun, et nous emmène avec lui dans son voyage nocturne. J’ai appris à connaître davantage Philippe B. à travers son spectacle, et j’ai envie d’en apprendre encore plus.

C’était également intéressant de comprendre chaque chanson dans sa chronologie, mais également dans la manière qu’il l’avait écrite et abordée. Bien que la majorité des chansons faisaient partie de La grande nuit vidéo, on a pu également découvrir des bijoux revisités comme California Girl, qui se retrouve sur Variations fantômes, mais interprétée complètement différemment que sur l’album. Bref, depuis cette soirée, j’écoute sans arrêt son dernier album et je me remémore le moment magique que j’ai vécu à l’église St-James.

Samedi 28 octobre

James Forest 

Bien que surprise à prime abord, j’ai été rapidement séduite par la voix douce, très posée de James Forest. Madelinois d’origine, il a su nous faire voyager à travers ses chansons très imagées et mélodiques. Chaque chanson était entrecoupée d’une anecdote de voyage ayant inspiré la chanson. Faisant partie du duo June in the field, James avait déjà joué à l’église St-James et retrouvait avec plaisir le piano à queue incroyable qui se trouve dans la salle. Il nous a même fait l’honneur de jouer la dernière chanson avec un instrument trouvé en Inde, à la frontière du Banglandesh, un harmonium d’après ses dires. Je n’avais jamais vu ce type d’instrument, et à ce jour, je n’ai pas encore tout à fait compris le son que j’ai entendu sortir de ce curieux objet.

Beyries

Avant tout chose, il faut mentionner que le spectacle de Beyries était complet depuis un bon moment, et qu’en plus il avait été reporté d’une semaine, donc l’assistance était fébrile. Il régnait dans l’église St-James une espèce d’ambiance d’impatience et de réel bonheur d’être enfin en ce lieu pour profiter du spectacle tant attendu. Chanceuse comme je suis, je suis arrivée cinq minutes avant le début, et une place à l’avant m’attendait miraculeusement.

Quand Amélie Beyries est arrivée sur scène en compagnie de sa complice et choriste Judith Little-Daudelin, on aurait pu entendre une mouche voler. Tous avaient hâte d’enfin entendre sa douce voix, et celle de Judith qui se mariaient tellement bien. Il aura fallu au moins trois chansons avant qu’elle brise le silence entre les chansons. Je ne saurais expliquer pourquoi, mais l’église est devenue comme une bulle d’émotion qui m’a envahie, et les larmes m’ont montées aux yeux lorsqu’elle a débutée la chanson The Pursuit of Hapiness. L’harmonie des voix y est incroyable, et j’aime particulièrement le petit rythme de tambour qu’on y retrouve.

Suite à Wondering, l’une de mes pièces préférée sur son album Landing, elle a enfin brisé le silence, seulement pour nous signifier son plaisir d’être là. Elle a également raconté que sa chanson Soldier, elle l’avait composé sur le piano à queue de sa grand-mère, et que depuis, c’était la première fois qu’elle jouait sur un piano à queue en spectacle. Durant cette pièce et la suivante, You are, j’avais le motton tellement c’était magnifique. J’ai de la difficulté à trouver les mots juste pour décrire ce que j’ai vécu. Généralement, la musique ne me rend pas émotive du tout. J’ai du plaisir, je chante avec l’artiste, je profite du moment. Cette fois-ci, l’expérience était-elle que je n’arrivais même pas à chanter les paroles avec Beyries, tellement c’était prenant.

Lorsqu’elle a débranché la guitare pour venir au centre de l’allée de l’église pour interprété Je pars à l’autre bout du monde de Paul Daraîche, la connexion avec le public a augmentée d’un cran. Les gens chantaient, mais tellement doucement, pour ne pas enterrer les voix des deux jeunes femmes, c’était un moment magique qu’on n’a pas la chance de vivre tous les jours. Elle a confirmée, après une ou deux chansons, qu’habituellement elle était plus volubile, mais que cette soirée était tellement spéciale qu’elle en perdait ses mots et était même au bord des larmes constamment.

Elle a conclue en toute simplicité avec une chanson de Cat Stevens que le public a chanté en chœur tout doucement, encore une fois. En décrivant le spectacle, j’ai encore l’émotion qui remonte en moi, tellement c’était prenant et touchant à la fois. Je crois simplement que toutes les circonstances était en place pour faire vivre une soirée complètement hors du commun à la centaine de chanceux qui étaient à l’église St-James ce samedi spécial d’automne.

Je crois que le lieu en est pour beaucoup dans le caractère spécial des soirées vécues. L’acoustique et l’ambiance qui règne à l’église est indescriptible, et des artistes comme Philippe B., James Forest et Beyries ont un style de musique qui se marie à l’endroit merveilleusement bien. Bref, comme j’ai dis précédemment, je me remets encore tranquillement de ces deux spectacles, qui feront sans contredis partie de mes plus beaux moments de 2017.

 

Crédit photo : Jacques Boivin 

[FEQ] Compte rendu, 16 juillet 2017

Pour cette grande finale, nous nous sommes gâtés, même si ça voulait dire être à la même place que tout le monde en allant voir Muse. Ça ne veut pas dire qu’on n’a pas rempli notre mandat avec d’excellents artistes d’ici… et d’ailleurs!

Lesbo Vrouven – Scène Fibe

Lesbo Vrouven – Photo : Jacques Boivin

Y a-t-il une meilleure façon de commencer la dernière journée du FEQ que sous le soleil, avec le trio dance-punk le plus déjanté de Québec? Sam Murdock, Hugo Lebel et Jean-Christophe Bédard Rubin ont montré leur savoir-faire à une foule très familiale (ça change des bars) et plutôt limouloise (on reconnaissait pas mal de visages) venue pour danser et faire la fête. Le trio a présenté de nombreuses pièces de Griff Piff entrecoupées d’interventions souvent désopilantes de Murdock, qui disait à la blague qu’il devait remplir une heure de show avec une demi-heure de musique. Une petite bombe d’énergie qui a su nous mettre en appétit pour le reste de la soirée. (Jacques Boivin)

Liana – Scène Hydro-Québec

Liana – Photo : Jacques Boivin

C’est en offrant une version explosive de « Crazy in love » de Beyonce que cette jeune chanteuse de Québec a su charmer les quatre juges de La Voix. C’est donc dans cette continuité que la jeune artiste entreprend sa carrière solo en offrant un mini-album en mars 2017. Ses chansons pop à très forte saveur R&B créent une atmosphère feutrée pimentée d’une voix puissante et très affirmée, le tout rappelant la vibe d’Alicia Keys. Bref, un matériel très radiophonique qui a tout ce qui faut pour plaire à un large public. (Christian St-Pierre)

Beyries – Scène Loto-Québec

Beyries – Photo : Jacques Boivin

J’avais écouté l’album Landing et j’étais de base une fan de l’artiste. En arrivant sur place, celle qui mettait la table pour le spectacle spécial de Belle et Bum m’a complétement subjuguée. Dès les premières minutes de sa prestation, Beyries a montré ce dont elle est capable. Elle avait de l’énergie à revendre avec ses musiciens, entre autres Joseph Marchand et Alex McMahon. Sa choriste, Judith Little-Daudelin, a aussi été de la partie pour la chanson J’aurai cent ans, originalement faite avec Louis-Jean Cormier. Elle a réussi à faire revivre l’album hors de son format et à fort probablement gagné de nouveaux fans. (Marie-Eve Duchesne)

Julian Taylor Band – Scène Hydro-Québec

Julian Taylor Band – Photo : Stéphane Bourgeois / FEQ

Bien à propos pour une soirée estivale, la musique de Julian Taylor a toutes les qualités chaleureuses du soul. Avec une voix d’un autre temps rappelant Sam Cooke, Al Green ou Smokey Robinson, l’Ontarien, flanqué d’une solide formation offre un matériel pop qui groove et qui flirte avec le funk mais, surtout avec la soul, brass et orgue B-3 en appui. Y a des moments où ça rock davantage, le tout pour laisser une excellente impression en cette soirée de clôture sur la scène Hydro (Christian St-Pierre)

Mondo Cozmo – Scène Bell

Mondo Cozmo – Photo : Jacques Boivin

Louis Bellavance avait pris un gros risque en programmant la formation du charismatique Josh Ostrander, qui n’a même pas d’album complet à son actif (il sera lancé le 4 août prochain). De l’indie rock à saveur pop très accessible sans tomber dans le mièvre, une reprise enthousiaste de Bittersweet Symphony, une présence scénique assumée, même sur l’énorme scène Bell, on comprend pourquoi le public a bien accueilli la formation. Ces gars-là sont à surveiller! (Jacques Boivin)

Ben l’oncle soul – Scène Hydro-Québec

Ben l’oncle soul – Photo : Stéphane Bourgeois / FEQ

La 50e édition du FEQ a connu une fin « crème glacée » sur la scène Hydro-Québec. Sucrée, crémeuse et réconfortante, la pop soul de Ben l’Oncle Soul était toute désignée pour un dimanche soir de juillet. Se la jouant Marvin Gaye par moments, un peu Bob Marley ou Usher par d’autres, c’est beaucoup de sensualité et de chaleur qui se dégagent de la prestation du chanteur français et ça donne envie de danser coller avec sa blonde en buvant du vin. Pendant que ça rockait sur les Plaines, ça groovait tranquille en ville et c’était parfait ainsi. Celui qui s’est fait connaître par une version de « Seven nation army » qui a fait le buzz sur YouTube a toutes les qualités pour prétendre perpétuer le grande tradition venue des années ’60. Un bien bon dessert pour cet autre banquet musical réussi à Place d’Youville. (Christian St-Pierre)

Muse – Scène Bell

Muse : Photo : Jacques Boivin

Question de bien réaliser notre mandat, j’ai manqué tous les gros shows du Festival d’été (sauf Metallica, mais ça compte pas, j’étais là en tant que papa, pas en tant que blogueur). Je me suis dit que cette fois, j’allais me gâter. Et quoi de mieux qu’un groupe qui en met tout le temps plein la vue pour terminer ce 50e Festival d’été de Québec?

Même si, visuellement, le concert de Muse allait être beaucoup plus sobre que ce à quoi il nous a habitués (festival oblige), la troupe de Matt Bellamy nous a gâtés… si on oublie la durée de la prestation (une heure trente, soit un programme de festival). Bellamy, déjà passablement énergique en temps normal, en a rajouté une couche, pendant que le bassiste Chris Wolstenholme et le batteur Dominic Howard battaient le rythme. L’avantage d’un programme aussi court? On coupe dans le gras (ce qui veut dire moins de pièces de Drones, à mon plus grand plaisir), on joue les bombes (Hysteria dès la troisième chanson… on appelle ça ne pas perdre de temps!) et on s’amuse comme des fous. Bellamy a même profité de Starlight pour aller prendre un petit bain de foule, donner des câlins et signer des albums!

Muse : Photo : Jacques Boivin

Seuls gros effets visuels à part les cubes derrière le groupe? Des ballons et des confettis, lancés pendant les dernières chansons du programme principal.

Au rappel, le groupe a sorti les canons : Uprising et la toujours excellente Knights of Cydonia.

Belle finale pour un beau festival! (Jacques Boivin)

On vous présente notre bilan mardi. On a besoin de quelques heures de sommeil aujourd’hui!

Santa Teresa et sa programmation de feu!

Le nouveau festival Santa Teresa, à Ste-Thérèse a annoncé sa programmation qui nous réserve bien des surprises. Il aura lieu au centre-ville de la ville du 27 au 29 avril et est présenté en collaboration avec SiriusXM.

Patrick Watson – Photo : Jacques Boivin

On avait déjà parlé sur le blogue des deux têtes d’affiche du festival, soit City and Colour et Patrick Watson. Les deux spectacles affichent d’ailleurs complet, nous annonce le festival. Le trio Wilsen assurera la première partie de Patrick Watson.

Les autres spectacles seront, entre autres, à l’Église Sainte-Thérèse-D’Avila, le 28 avril. Ce dernier sera bénéfice. Les invités n’ont pas été annoncés pour le moment, mais on reste sur le dossier. Les billets sont en vente au coût de 15 $ et les fonds amassés iront à la fondation Au Diapason, pour aider le programme musicale de l’école primaire Arthur-Vaillancourt.

The Franklin Electric – Photo : Jacques Boivin

Derrière l’hôtel de ville, le 29 avril, aura lieu plusieurs concerts dès 18h. A Tribe Called Red, July Talk, The Franklin Electric, Alaclair Ensemble et RYMZ seront de la partie. Les billets sont au coût de 20$ (taxes et frais de service inclus).

Le 27 avril, Xavier Caféine, Dubé et Zen Bamboo seront en concert au bar le Cha Cha. Ce sera au tour de Geoffroy le 28 avril de s’y produire. Quant à lui, Aliocha fera découvrir ses chansons le 29 avril.

Suuns – Photo : Nicolas Padovani

Au Monte Cristo, c’est du 100 % rock, avec les groupes We Are Wolves, Duchess Says, SUUNS et HAON. Parions qu’il va faire chaud et que ça va brasser! Dans la salle La Protestante, l’auteure compositrice interprète Beyries viendra présenter les chansons de son excellent album Landing pour notre plus grand bonheur. Tous ses spectacles sont au coût de 12$.

Lydia Képinski – Photo : Marion Desjardins

Plusieurs spectacles seront également présentés gratuitement à la Brasserie le Saint-Graal. Dès 20h, des artistes comme Lydia Képinski, Mathieu BérubéPhilémon Cimon et Mon Doux Saigneur seront en spectacle.

Santa Teresa, c’est aussi les arts visuels. Verticale et SOIR s’occuperont de ce volet.

Pour plus d’infos (et la programmation complète), vous pouvez vous rendre sur le site Web du festival.

[ALBUM] Beyries – « Landing »

L’auteure-compositrice-interprète autodidacte montréalaise Beyries lance aujourd’hui un premier album intitulé Landing, réalisé par Alex McMahon. Un album riche en émotions qui nous montre une jeune femme inspirée par les rencontres enrichissantes et les épreuves difficiles (dont un cancer qui lui a donné du fil à retordre à la fin de sa vingtaine).

Tous ceux qui ont croisé Beyries attendaient cette journée avec impatience. Son indie-folk en avait impressionné plusieurs lors de son passage au Cercle en première partie de Safia Nolin l’automne dernier et on avait plus que hâte d’entendre l’ensemble de sa proposition.

Que dire de Landing? Que c’est une collection de fichues belles chansons touchantes, aux mélodies accrocheuses. Qu’il y a de beaux moments d’émotions, par exemple sur Alone. Qu’il y a d’autres moments pop qui ne sont pas sans rappeler une certaine Feist (Wondering nous montre cette sensibilité pop évidente). Que Beyries flirte même avec le country sur Along the Way. Que la seule chanson en français, la magnifique J’aurai cent ans (avec un Louis-Jean tout en subtilité), nous fait presque regretter qu’il n’y ait pas davantage de pièces dans la langue de Molière. Que tout ce mélange hétéroclite forme un tout étonnamment cohérent.

Landing a beau être un premier album, c’est l’album d’une femme qui a eu le temps de mûrir, de vivre, de se battre. Ça se sent du début à la fin. À écouter sans faute.

 

Beyries présentera ses chansons au Théâtre Petit Champlain le 27 avril prochain. Infos

[SPECTACLE] Safia Nolin et Beyries, Le Cercle, 3 novembre 2016

Photos : Jacques Boivin

Safia Nolin est une artiste que nous suivons de près à Écoutedonc.ca, vous pouvez même le constater par les nombreuses critiques de spectacles qui ont été écrites auparavant sur le blogue. Évidemment, on ne pouvait s’empêcher encore une fois d’aller voir son spectacle, surtout qu’il s’agissait du deuxième spectacle depuis qu’elle a remporté le Félix  « Révélation de l’année » au gala de l’ADISQ 2016.  C’est donc dans une salle comble que Safia Nolin s’est produite jeudi dernier au Cercle, dans sa ville natale.

Safia Nolin, Le Cercle, 3 novembre 2016
Safia Nolin, Le Cercle, 3 novembre 2016

En montant sur scène, Safia a été accueillie avec une grosse dose d’amour. Elle était étonnée elle-même d’entendre tous ces  cris et applaudissements. Fidèle à son humour sarcastique, elle a dit : « C’est intense ! […] je n’ai jamais vu autant de monde à mes shows ».  Le  fameux dicton  : « Parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez-en » prend ici tout son sens.  Avec la controverse concernant son niveau de langage et son habillement, son album s’est même retrouvé en tête du palmarès d’iTunes Canada.  😀

Son spectacle a débuté avec sa populaire chanson La laideur. Elle a enchaîné avec plusieurs autres succès de son unique album Limoilou (Ce matin, Technicolor, Valser à l’envers, etc.)  Tout au long du spectacle, on pouvait y entendre la foule chanter en choeur. Un grand respect pour Safia régnait dans la salle de la part des spectateurs, ce soir-là.

Safia Nolin, Le Cercle, 3 novembre 2016
Safia Nolin, Le Cercle, 3 novembre 2016

Elle a ensuite interprété sa chanson Les excuses de façon acoustique. Elle a d’ailleurs demandé à la foule de fermer sa gueule pour que tout le monde puisse l’entendre. Cette dernière me pogne carrément dans les tripes, et je n’étais pas la seule puisque l’on pouvait entendre quelques reniflements de pleurs.

Elle a aussi interprété deux covers, juste parce qu’elle aime ça, Safia, les covers. On a pu  entendre Ayoye, d’Offenbach et évidemment une chanson de Céline Dion (D’amour ou d’amitié), son idole, qu’elle a d’ailleurs pu rencontrer au gala de L’ADISQ. Elle a raconté quelques anecdotes : elle a trouvé ça weird que Céline lui dise : « Tu portes mon chandail sur ton coeur, et moi je porte une robe en coeur. », « Céline, elle est sur la puff » a-t-elle ajouté.  Elle a aussi spécifié qu’elle lui avait dit deux fois qu’elle l’aimait.

Parlant du gala de l’ADISQ, elle n’est pas revenue sur ladite controverse en question. Elle a plutôt spécifié que Gerry Boulet, elle l’aime en criss.

N’aimant pas les rappels, Safia a dit à la foule qu’elle n’en ferait tout simplement pas, qu’on avait seulement à s’imaginer qu’il se passait à ce moment X là.  Elle a terminé son spectacle sur les airs de Noël partout, pour se mettre un peu dans l’ambiance des fêtes : « Noël partout, sauf chez nous ».

Depuis quelques années, on peut remarquer évidemment remarquer une meilleure aisance sur scène qu’à ses débuts. Quoi qu’il en soit, les spectacles de Safia Nolin demeureront en quelque sorte toujours intimes. La chanteuse est près de son public.

Merci d’être toi, Safia !

Première partie : Beyries

BEYRIES, Le Cercle, 3 novembre 2016
BEYRIES, Le Cercle, 3 novembre 2016

L’auteure-compositrice-interprète montréalaise Beyries s’est chargée d’assurer la première partie de la soirée avec brio. Accompagnée de sa choriste et percussionniste, elle a interprété plusieurs des chansons de son tout récent EP. On a d’ailleurs pu entendre J’aurai 100 ans, chanson en collaboration avec Maxime Laflaguais et Louis-Jean Cormier. Cette dernière a même été sacrée découverte du mois de novembre par plusieurs stations de radio francophones. Beyries a aussi joué Soldier, pièce qui lui a permis d’être remarquée.  Je suis complètement tombée sous le charme de sa douce voix. Tout comme Safia Nolin, elle a su me toucher droit au coeur. De plus, elle avait une excellente maîtrise de ses instruments, que ce soit avec sa guitare ou avec son piano. J’ai d’ailleurs particulièrement aimé qu’elle interprète autant des chansons acoustiques avec sa guitare qu’avec son piano. Beyries est une artiste qui gagne certainement à être connue. Bonsound, sa maison de disque, sera amplement la mener au sommet, tout comme elle l’a fait avec Safia Nolin.