Première soirée de qualifications du Cabaret Festif! de la relève – Cabaret de la Maison Otis (Baie-Saint-Paul), 27 janvier 2018

Hé qu’on avait hâte de retourner à Baie-Saint-Paul, où nos amis du Festif! (vous savez, le festival de fou auquel on assiste quasi-religieusement depuis quelques années) nous accueillaient samedi dernier pour la première soirée de qualifications de la huitième édition du Cabaret Festif! de la relève. Comme nous vous l’avons dit il y a quelques jours, nous aurons la chance de voir cet hiver douze excellents artistes de tous les horizons nous présenter leurs (beaux) projets musicaux. Leur premier objectif : se tailler une place pour la finale du 31 mars, où les participants auront la chance de remporter des prix d’une valeur totale de plus de 10 000 $ et des prestations au Festif! et ailleurs.

Cette année, l’événement est de retour au Cabaret de la Maison Otis (du moins pour les préliminaires) après quelques années passées dans la grande salle multi de l’Hôtel Germain. Et ben franchement, c’est une bonne nouvelle (même si le photographe en moi grognait un brin… pour rien, comme vous pouvez le voir plus bas). L’ambiance déjà relax du Cabaret (on vous l’a déjà dit, on ne s’y sent pas comme dans un concours) est renforcée par ce cadre intimiste.

Émile Bilodeau – Photo : Jacques Boivin

Avant de commencer le concours proprement dit, les organisateurs du Cabaret ont eu la brillante idée d’inviter un jeune artiste longueuillois de 21 ans qui aurait tout le talent nécessaire pour participer lui-même au Cabaret. Un dénommé Émile Bilodeau, qui fait dans le folk du quotidien qui suscite un certain intérêt chez les spectateurs. Il a dû inviter quelques membres de sa famille à venir l’encourager : on entend du monde chanter ses chansons avec lui.

Blague à part, le porte-parole de cette édition du Cabaret a présenté quelques chansons, dont une plus récente qui montre que depuis qu’il est reparti avec les grands honneurs de la cinquième édition, la plume de ce jeune homme a pris beaucoup de maturité. Il a dû convaincre quelques adolescentes la veille lorsqu’il est allé chanter à la polyvalente du coin parce qu’elles occupaient toute l’avant-scène! Mais les voir chanter, les yeux pétillants et le sourire aux lèvres, les chansons d’Émile, chansons qu’elles connaissaient par coeur, c’est beau.

Fait chaud. On sue déjà pas mal, mais on a la chance de ne pas se trouver sous les projecteurs. On ne reste pas trop loin, parce que le premier groupe entre en scène, mais on irait bien se lancer dans un banc de neige (bien lourde et mouillée) dehors.

The Johans – Photo : Jacques Boivin

La première formation en lice est un duo folk de Québec nommé The Johans et composé d’Émilie Rochette et Cynthia Larouche. Premier constat : comment ont-elles fait pour passer complètement sous notre radar depuis leurs début? Bien qu’encore un peu vertes, les deux filles sont super talentueuses. Elles ont le sens de la mélodie, qu’elles affichent avec une belle authenticité, sans compter une belle présence sur scène (on est dans un concours et les grands prix comprennent des grosses prestations, alors c’est important!). Accompagnées de deux musiciens pour l’occasion, Émilie et Cynthia n’ont eu aucun mal à convaincre le public, qui a accepté leur proposition avec enthousiasme. Émotion et conviction assorties de mélodies efficaces. Je pense qu’on va revoir ces deux-là plus tôt que tard.

Laura Babin – Photo : Jacques Boivin

Laura Babin a ensuite foulé les planches pour nous présenter quelques-unes de ses chansons. Même si on l’avait déjà vue voler solo, il était intéressant ici de la voir proposer son rock aérien dans un trip à trois bien exécuté. On a Water Buffalo et ses couplets aussi lents que ses refrains sont intenses en tête depuis.

Les Monsieurs – Photo : Jacques Boivin

Parlant de trip à trois, ce sont Les Monsieurs qui ont le plus impressionné les membres du jury en cette première soirée. En formule trio (un membre était absents), les trois musiciens ont livré une prestation convaincante en menant une charge à fond de train. Des textes solides et engagés, une musique livrée avec énergie brute, un rock typiquement québécois, un projet prêt pour la scène, on peut comprendre pourquoi le jury les a choisis.

De la Reine – Photo : Jacques Boivin

La soirée s’est terminée avec nos chouchous pantoumiens De la Reine. La pop groovy aux accents trip-hop d’Odile Marmet-Rochefort, Vincent Lamontagne et Jean-Étienne Collin Marcoux a visiblement plu aux Charlevoisiens qui ont écouté attentivement, sauf pour applaudir les prouesses de nos trois musiciens (surtout les solos de Vincent et les envolées d’Odile – qui m’impressionne chaque fois que je l’entends). Seul regret : vingt minutes ne suffisent pas pour saisir toutes les nuances de la proposition du groupe de Québec. De la Reine a remporté le vote du public, ex aequo avec The Johans; les deux formations seront donc du vote Internet qui se déroulera en mars prochain, juste avant la finale.

On a passé une maudite belle veillée à Baie-Saint-Paul avec quatre formations complètement différentes, mais toutes talentueuses. Sur papier, il était difficile de prévoir un gagnant. Après avoir vu les quatre prestations, il était encore plus difficile d’en déterminer un.

Ça annonce bien pour la suite. Prochain rendez-vous le 17 février avec Artifice Palace, Jessy Benjamin, Joey Robin Haché et Natation. Ben franchement, on sait pas qui va se démarquer. Et c’est bien ainsi! Billets en vente ici :

Galerie photos :

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Les douze participants au Cabaret Festif! de la relève dévoilés!

On vient tout juste d’annoncer les participants à la 8e édition du Cabaret Festif! de la relève qui se déroulera à Baie Saint-Paul les 27 janvier, 17 février, 10 mars (Cabaret de la Maison Otis) et 31 mars (Salle multi de l’Hôtel Germain) prochains. Et on va se le dire tout de suite, cette huitième édition est des plus relevées!

Rappelons que les participants courent la chance de remporter des prix et des bourses dont la valeur totale est de 15 000 $. En plus des grands prix du jury et du public, divers acteurs (diffuseurs, festivals, médias – dont ecoutedonc.ca) offriront aux finalistes des prestations rémunérées un peu partout dans la province.

Les douze participants ont été sélectionnés parmi plus de 120 candidatures par un jury composé d’une douzaine de professionnels de tous les racoins de l’industrie. On nous a dit que les choix n’étaient pas toujours faciles étant donné la grande qualité des projets soumis.

 

Regardons un peu ces artistes et ces groupes qui donneront leur 110 % pour se mériter une place en finale :

27 janvier

  • De la Reine – Photo : Jacques Boivin

    De la Reine : Menée par la douce voix d’Odile Marmet-Rochefort, la formation De la Reine propose une pop intelligente et sensuelle, un brin groovy, mais toujours divertissante. Si vous ne connaissez pas le groupe, vous pouvez consulter les nombreux articles que nous avons écrit sur le sujet ou tout simplement écouter leur (excellent) album.

  • Les Monsieurs : La formation joliettaine a lancé l’automne dernier un album réalisé par un certain Placard. Le groupe propose un rock très funky et fuzzé, des paroles engagées et un petit je-ne-sais-quoi qui nous rappelle le bon vieux temps des Colocs… sur l’acide.
  • The Johans : Deux filles de Québec qui font du folk avec une guitare et un banjo. Plus près du folk du Sud américain que du folk introspectif qui a dominé la scène musicale ces dernières années, voilà un projet rempli de promesses.
  • Laura Babin : La jeune auteure-compositrice-interprète montréalaise avait déjà attiré notre attention avec son EP Water Buffalo (y’a que le titre qui est en anglais). Babin nous fait voyager dans son univers avec ses mélodies originales et ses arrangements aériens.

 

17 février

  • Artifice Palace : Le quatuor montréalais se promène entre ballades atmosphériques et guitares distordues à fond. Un des projets les plus « champ gauche » avec ses sonorités uniques. On est ben curieux de voir ça live. En attendant, on peut écouter l’album Rusty Flowers pour avoir une meilleure idée de ce qui nous attend.
  • Jessy Benjamin : Le jeune auteur-compositeur-interprète nous présentera ses chansons indie-folk sympathiques et très organiques. On devrait avoir quelques chaudières d’authenticité dans la face.
  • Natation : Ah ben voilà le groupe qui se chargera de faire danser le public en cette soirée de février! Natation, c’est du rock dansant bilingue, qui sonne parfois comme du Franz Ferdinand à qui on aurait ajouté quelques sonorités eighties. C’est simplifié à l’extrême, mais ça ne change rien : vos fesses vont se décoller de vos chaises! Faudrait peut-être plonger dans Dive pour avoir une meilleure idée!
  • Joey Robin Haché – Photo : Annie-France Noël

    Joey Robin Haché : Depuis le temps que j’entends parler de ce jeune (les Acadiens aiment ben ça nous ploguer leurs comparses quand on jase avec eux), il est temps que je le voie. Haché, c’est un heureux mélange de folk-rock tantôt doux, tantôt entraînant, avec des textes fort intéressants. À surveiller.

 

10 mars

  • Caterino : Des chansons aériennes aux textes contemplatifs, voilà ce qu’offre l’auteure-compositrice-interprète Caterino (Catherine-Audrey Lachapelle). Avec quelques accents western.
  • É-T-É : Avec É-T-É, on va se replonger dans la musique un peu plus traditionnelle, axée sur les cordes. Il s’agit de la formation la plus enracinée dans notre terroir parmi les participants. C’est fort bien fait, mais est-ce que le groupe réussira à séduire le public?
  • Étienne Fletcher : Le Fransaskois joue avec les mots aussi bien qu’avec les notes. On est visiblement quelque part entre la chanson française (avec les touches d’anglais maintenant obligatoires) et l’indie rock parfois groovy, mais toujours mélodieux. À surveiller.
  • Perdrix – Photo : Léolo

    Perdrix : Un brin de sarcasme dans les paroles, un peu (beaucoup) de garage dans la musique, des mélodies accrocheuses, gageons que vous ne serez pas capables de vous empêcher de crier HASHTAG avec le groupe!

 

Pour en savoir plus sur le Cabaret (horaire, comment se rendre, billets), consultez le site Web!

 

 

Montrez vos talents au 8e Cabaret Festif! de la relève

L’équipe du Festif! a annoncé mercredi la tenue de la 8e édition de son volet concours, le Cabaret Festif! de la relève, qui se déroulera cet hiver à Baie-Saint-Paul les 27 janvier, 17 février, 10 mars et 31 mars prochains. Les soirées de qualification se dérouleront cette année dans l’ancien Cabaret du Café des artistes de l’Auberge Otis. La finale, elle, est toujours tenue à la Salle multi du Germain Charlevoix.

Un nombre incroyable d’artistes que nous suivons de près ici, à ecoutedonc.ca, ont participé au Cabaret, notamment Philippe Brach, Émile Bilodeau, Lydia Képinski, Miss Sassoeur et les Sassys, Samuele, Gab Paquet, Simon Kearney, Anthony Roussel, Michel Robichaud, Émile Gruff, et plusieurs autres.

Parlant d’Émile Bilodeau, c’est lui qui sera porte-parole de l’événement cette année!

Pour les participants, une pléthore de prix sont offerts, dont le grand prix du jury (une place dans la programmation de la prochaine édition du Festif!, une bourse de 7 000 $, une grande tournée médiatique dans la région de Québec, 1 000 $ de promo à CKRL, une émission de radio de 90 minutes sur les ondes de CHYZ en plus d’heures de studio et d’une formation sur la promo radio), le prix du public (bourse de 2 000 $, une place dans la programmation et 1 000 $ de promo à CKIA), ainsi que de nombreux prix offerts par divers diffuseurs et intervenants de partout au Québec (Festival international de la chanson de Granby, Le Pantoum, Coup de coeur francophone, Le Zaricot et plusieurs autres).

Également partenaire de l’événement, ecoutedonc.ca remettra un prix à l’un des finalistes du concours (entrevue, couverture, prestation rémunérée).

On l’a dit à plus d’une reprise, le Cabaret, c’est plus qu’un concours, c’est l’occasion de fraterniser, de jouer devant un public attentif (oui, monsieur, ça existe encore!) et de se faire connaître à l’échelle du Québec. Vous avez un projet musical? Vous aimeriez participer? Les inscriptions sont ouvertes aux auteurs-compositeurs-interprètes du 1er au 22 novembre au www.lefestif.ca/cabaret. L’annonce des 12 candidats sera faite le 9 janvier prochain.

[À ne pas manquer] FINALE DU CABARET FESTIF DE LA RELÈVE CE SAMEDI

Gab Paquet. Lydia Kepinski. Maxime Auguste. Marco et les Torvis. Quatre finalistes qui vont donner le meilleur d’eux-mêmes ce samedi lors de la grande finale du sixième Cabaret Festif! de la relève qui se déroulera une fois de plus à la salle multi de l’hôtel Germain de Baie-Saint-Paul.

Les trois premières soirées se sont déroulées devant des salles combles et on s’attend une fois de plus à un public nombreux pour ce choc des titans. Les finalistes jouent gros : des bourses en argent totalisant 7 000 $ attendent les gagnants, sans compter de nombreux autres prix (dont le prix ecoutedonc.ca) et la possibilité de jouer (rémunéré) dans quelques festivals et autres événements.

Gab Paquet
Gab Paquet

Tout d’abord, il y a Gab Paquet, bien connu à Québec. Sa pop sirupeuse sortie tout droit des cassettes 8 pistes de pop française de nos parents est tout à fait assumée, comme le sont son magnifique pad et sa moustache parfaitement taillée. Il est accompagné de musiciens de feu et il donnera tout pour aller chercher le grand prix. On le sait prêt, mais le sera-t-il plus que les trois autres finalistes?

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Lydia Kepinski

De son côté, Lydia Kepinski laisse ses amis musiciens à la maison et jouera une fois de plus tous ses instruments elle-même. On l’a vue aussi à l’aise à la guitare qu’au piano. Un brin de folie accompagne la talentueuse Lydia qui n’est pas sans nous rappeler Klô Pelgag sans le côté hypocondriaque. Elle nous avait beaucoup impressionné à sa première visite. Volera-t-elle le coeur du jury une fois de plus?

Maxime Auguste
Maxime Auguste

Maxime Auguste fait du country-folk feutré. Coup de coeur du jury (et de l’équipe d’ecoutedonc.ca) lors de la troisième soirée, Maxime chante doucement et propose une poésie qui fait parfois penser à celle d’un Stéphane Lafleur (sans la copier bêtement). C’est intelligent, bien ficelé, Maxime Auguste évite habilement les clichés éculés. Son projet semble de mieux en mieux défini et on vous avoue qu’on aime beaucoup, beaucoup. On le verrait bien en première partie d’un Fred Fortin version 2016 (on dit ça de même, là).

Marco et les Torvis
Marco et les Torvis

Enfin, Marco et les Torvis ont gagné le coeur du public après le vote Internet. On vous avoue avoir eu beaucoup de plaisir avec l’énergie du groupe maskoutain. On parle ici d’un groupe rodé au quart de tour, capable de mettre le public dans sa petite poche avec ses chansons teintées de trad. Est-ce que le groupe continuera d’être le chouchou du public? Saura-t-il convaincre le jury qu’il est dans une classe à part? C’est une histoire à suivre. Que de suspense!

De la grande visite

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Émile Bilodeau

En plus de tout ce beau monde, nos amis du Cabaret ont annoncé la présence de l’excellent Émile Bilodeau, gagnant du Cabaret Festif! 2015. On a entendu quelques-unes de ses nouvelles chansons à Rideau, ça devrait être excellent.

Vous voulez en savoir plus? Des vidéos de tous les candidats (même ceux qui ne sont pas en finale… y’a du maudit bon stock là-dedans) peuvent être visionnées ici : http://lefestif.ca/cabaret/candidats/

Soirée inoubliable pour seulement 20 $. Les billets s’envolent rapidement. Vous voulez y aller? La billetterie est ici : http://lefestif.ca/cabaret

Évidemment, nous y serons. Nous vous ferons un beau compte-rendu de la soirée. On a bien hâte!

[SPECTACLE] Dernière soirée de qualifications du Cabaret Festif! de la Relève.

C’était la troisième et dernière soirée de qualifications du Cabaret Festif! de la Relève ce samedi 20 février dernier. Une dernière soirée plus que relevée au niveau de la compétition puisque les performances furent solides et justes, au grand plaisir du public. Mathilde Laurier, Maxime Auguste, David & les Playboys ainsi que Marco & les Torvis ont donné du fil à retordre aux juges (qui étaient Guillaume Ruel, Mickaël Bergeron et Émilie Rioux) afin de déterminer qui aura la chance de participer à la finale du 26 mars prochain et au public, qui devait faire le choix déchirant de choisir l’artiste qui passera par la difficile étape du vote en ligne afin de déterminer le quatrième finaliste.

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Mathilde Laurier

Mathilde Laurier brise la glace de cette dernière soirée de qualifications avec un pop grand public bien assumé. S’avouant elle-même « mélodramatique », ses textes sur l’amour s’enchaînent (et se ressemblent un peu, malheureusement) sur des airs lents, mais rythmés et sincères. Dotée d’un charisme naturel, la jeune femme y va d’intéressantes anecdotes qui expliquent ses chansons et les mettent en contexte. L’ensemble (puisqu’elle était accompagnée de quatre musiciens, dont Pierre-Hervé Goulet) avait une chimie intéressante, ce qui créait un bel univers musical qui nous charme rapidement. Par contre, c’est lorsqu’elle se « débarrasse » de ses musiciens qu’elle impressionne le plus lors de sa dernière pièce, où elle devient littéralement un groupe à elle seule en enregistrant et échantillonnant elle-même ses harmonies. Un tour de force qui a permis de conclure sa performance de façon originale.

Maxime Auguste
Maxime Auguste

Le « country folk feutré » de Maxime Auguste prenait ensuite d’assaut la scène du Cabaret Festif! de la Relève. L’auteur-compositeur-interprète montréalais définit lui-même sa musique selon ce style, et le tout est très juste : des paroles qui respectent la tradition « country » mais avec une touche d’humour et de modernité qui rend le tout plus actuel. L’aspect « feutré », planant, de sa performance fut le plus intéressant et rendait sa musique un peu plus désinvolte (dans le sens où Auguste semblais toujours chanter avec le petit sourire en coin, avec une charmante condescendance) et nonchalante (dixit les juges). Le charisme de Maxime Auguste était palpable et le public était très attentif à ses airs parfois mélancoliques, parfois comiques (Kevin-Steve FTW!) et Auguste se chargeait de garder cette attention avec des échanges plutôt comiques avec le public.

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David et les Playboys

Mais il y avait une sorte d’effervescence palpable lors de cette soirée qui la rendait particulière et elle fut finalement justifiée par l’arrivée de David et les Playboys. Groupe mené par un chanteur provenant de la région et plus précisément de la ville-hôte, le public les a accueillis bruyamment.  Le groupe a fait monter la température d’un cran avec un rock dégoulinant de nostalgie, se remémorant la fin des années 70 et le début des années 80. On y entend aussi un peu de Jean Leloup (NDLR : et beaucoup de Jacques Dutronc), ce qui crée un amalgame fort sympathique et énergique (mention spéciale au guitariste. Chapeau !). Mon seul bémol : j’ai eu l’impression que David Létourneau, le chanteur,  tentait maladroitement de jouer un personnage, ce qui rendait les interactions un peu laborieuses mais le tout s’es rapidement replacé pour que le groupe puisse montrer une personnalité commune franchement intéressante malgré leur relative inexpérience.

Marco et les Torvis
Marco et les Torvis

Passer après les « héros locaux » n’était pas une tache facile, et c’est pour cela qu’elle fut confiée à la très expérimentée formation Marco et les Torvis. Sept personnes qui performent ensemble depuis près d’une décennie, ça amène une chimie qui peut être difficilement reproduite, et ce fut leur force principale : une performance éclatante réglé au quart de tour. Du folklore québécois revu, corrigé et métissé très rythmé et énergique. Chaque membre du groupe est impliqué à 100 % et de diverses façons dans une performance scénique (aucun espace n’a été négligé) amusante et originale, avec de nombreux changements d’instruments conventionnel ou non (une poubelle qu’on transforme en batterie, un triangle, etc.). Les interactions du chanteur avec le public prenaient des allures de « contage de chouenne » dans nos « veillées traditionnelles » (si tu viens de Charlevoix, s’te phrase fait encore du sens aujourd’hui), ce qui contribuait à créer une ambiance festive. Scéniquement, le groupe était dans une ligue à part. Musicalement, l’offre était intéressante et très bien ficelée : le groupe ne tourne pas autour du pot et veut que le tout soit festif, ce qui peut être malheureusement redondant.

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Notre courageux reporter et Yves Hernal

Après quatre performances mémorables, ce fut aux juges et au public de délibérer afin de trouver les gagnants de cette dernière soirée de qualifications. Et voulant que cette soirée soit marquante, le public a donc décidé que deux groupes devaient avoir la chance de passé par le processus du vote du public (qui commence très bientôt, d’ailleurs) :  Marco et les Torvis ainsi que David et les Playboys. Les juges, eux, furent charmés par Maxime Auguste qui lui, passe directement en finale le 26 mars prochain. En attendant, rendez-vous sur le site officiel du Cabaret pour participer au vote du public, et commencer à faire vos paris à savoir QUI des participants de cette sixième édition remportera le tant convoité prix écoutedonc.ca (NDLR : ainsi que les prix du jury et du public, fort prestigieux eux aussi).

[SPECTACLE] Deuxième soirée de qualifications du Cabaret Festif! de la Relève.

C’est samedi dernier, le 6 février, qu’avait lieu la deuxième de trois soirées de qualifications du Cabaret Festif! de la Relève. La première soirée avait couronné Samuele (prix du public) et Gab Paquet (prix du jury) afin de débuter le portrait de la finale qui se déroulera le 26 mars prochain. Cette deuxième mouture du concours de cette année était marqué par une belle variété dans les styles musicaux présentés au jury, formé pour l’occasion de Émilie Rioux, de CHYZ FM, Christian St-Pierre (de Coyote Records) ainsi qu’Andréanne Sasseville, qui représentait un des partenaires majeurs du concours, Sirius XM.

06022016-202112-04-Blond CeriseLes premiers a fouler les planches furent Blond Cerise, jeune formation de la  »banlieue d’Alma » (selon leurs dires) [NDLR : en fait, Saint-Coeur-de-Marie est un quartier d’Alma qui a été fusionné au tournant des années 2000] qui ont ouvert la soirée avec une bonne dose d’absurdité qui a su dérougir le public qui ne semblait toutefois pas prêt à ce genre d’interactions. Des chansons rock loufoques, qui abordent souvent les femmes, l’amour et la passion (en général) étaient musicalement teintées de ska (oui, oui, j’en entendais un peu, moi!). Les deux chanteurs collaboraient bien sur scène, ce qui leur permet de se démarquer, dans l’immédiat. Par contre, leur  »personnage » (si je peux me permettre), n’étais pas assumé et leurs anecdotes rocambolesques entre les chansons prenaient une place trop importante. Globalement, le groupe manque de maturité musicale et doit peaufiner son identité afin que tout cet amalgame d’absurdité, tout de même bien construit et justifiable, brille.

De Blond Cerise on passe à un tout autre registre. Plus atmosphérique, Mat Vézio vient sur 06022016-210123-12-Mat Vezioscène avec un bagage d’expérience beaucoup plus vaste que ses prédécesseurs. Accompagné par Antoine Corriveau et Marianne Houle, Vézio nous transporte dans son monde avec des paroles imagées et très introspectives, où chaque mot est visiblement pesé. Une voix  »feutrée » et un présence sur scène calme, très statique, a créé un certain décalage pour le public. De plus, Mat Vézio n’interagissait que très peu avec celui-ci, ce qui faisait que sa prestation était relativement hermétique. Un produit travaillé, certes, mais qui nécessite d’être aussi mieux travaillé pour la scène afin que le mur qui se dresse entre nous et l’artiste se brise, et nous laisse transparaitre sa personnalité qui semble riche. [NDLR : Le genre de prestation qui nous fait dire « J’ai hâte à l’album, je vais pleurer tout le long en l’écoutant », ce qui n’est pas la réaction qu’on veut dans un concours du genre… Vézio est un pro, avec un peu de rodage, tout va bien aller pour lui, je ne suis pas inquiet.]

06022016-214707-19-Lydia KepinskiLydia Képinski y est allée d’un vidéo assez décalé pour capter rapidement l’attention du public avant même qu’elle monte sur scène. La jeune montréalaise a rapidement donné le ton, et son charisme étais très tangible aussitôt sur scène. Ces chansons françaises, parfois drôles, parfois tristes, ont charmé le public qui cherchait ce genre de contact depuis le début. Le charme de Lydia a fait sa magie, au point où elle a même oser demander aux gens de chanter avec elle le refrain d’une de ses chansons. En passant de la guitare à la basse, au clavier et au Ukulélé, elle a su créer une ambiance adéquate pour accompagner ses paroles, parfois trop abstraites mais très imagées.

06022016-220148-20-Le Winston BandFinalement, des chouchous de Baie-Saint-Paul ont clos la soirée. Le Winston Band s’est amené sur scène avec toute l’énergie qu’on lui connait pour  »swinger la barque ». Un groupe qui exploite un filon musical peu exploité : un  »punk cajun » avec des références bien de chez nous, ce qui crée un agréable mélange et confirme le groupe comme étant un groupe  »festif » (no pun intented) et il s’assume en tant que tel. On constate rapidement que le groupe connait la scène, se l’approprie et interagit beaucoup avec le public qu’il connait et qui s’est même permis de danser, vers la fin de la prestation. Par contre, le stigmate des groupes dits  »festif » est la répétion, la redondance et le Winston Band n’y échappe pas : musicalement très semblable, j’avais de la difficulté à distinguer les chansons l’une de l’autre. Par contre, leur énergie contagieuse m’a fait taper du pied! [NDLR : Je hochais joyeusement de la tête en prenant mes photos!]

06022016-224032-26-Cabaret du FestifAu finale de cette soirée, les juges ont récompensé Lydia Képinski, qui se rend directement et finale et le public, lui, a bien sûr récompensé ses chouchous, le Winston Band qui devra se soumettre au votre par internet qui aura lieu du 22 février au 14 mars prochain. Pour compléter le carré d’as des finalistes, nous aurons bien sûr droit à la dernière soirée de qualifications le 20 février prochain.

Gab Paquet et BEAT SEXÜ à la St-Valentin

Gab Paquet
Gab Paquet – Photo : Jacques Boivin

À l’approche de la St-Valentin, Gab Paquet s’amène à Montréal le 13 février au Divan Orange et à Québec le 14 février au Studio P pour célébrer la fête de l’amour. En ce temps de dépression hivernale, ce musicien ayant remporté le vote du jury à la première soirée du Cabaret Festif de la relève la semaine dernière vous donne rendez-vous afin de vous offrir une soirée des plus tendres. Pour l’occasion, il présentera ses pièces les plus romantiques ainsi que plusieurs autres grandes ballades francophones tout aussi sentimentales, accompagné de ses chers musiciens. Soucieux de son public, il vous réserve plusieurs surprises empreintes d’amour.

Beat Sexü - Photo : Marion Desjardins
Beat Sexü – Photo : Marion Desjardins

Pour terminer cette soirée en beauté, c’est le groupe disco hétéroclite de Québec BEAT SEXÜ qui enflammera la piste de danse. Avec ses rythmes de dance-punk, de disco et d’électro-rock, il vous fera assurément danser. Fruit du Pantoum, le groupe a lancé un album de reprises Open House QC l’automne dernier.

Gab Paquet et BEAT SEXÜ pour la St-Valentin
Dimanche le 14 février, 20 h
Le Studio P (280, Rue Saint-Joseph E)

Billets disponibles sur lepointdevente.com 12$
Porte: 15$

[CABARET FESTIF DE LA RELÈVE] Soir 1, 23 janvier 2016

Samedi dernier s’ouvrait à Baie-Saint-Paul le sixième Cabaret festif de la relève, une initiative des organisateurs du magnifique festival Le Festif qui vise à faire connaître aux mélomanes charlevoisiens de jeunes artistes bourrés de talent qu’on risque de voir au cours des prochaines années!

Cette année est particulièrement relevée et on connaît déjà un peu quelques-uns des artistes qui présenteront leurs projets à la Salle multi de l’Hôtel Germain. La barre va être très haute. En tout cas, mes attentes l’étaient. Belle soirée pour être membre invité du jury (hé, faut qu’on surveille attentivement à qui on va le remettre, ce prix qu’on va remettre!).

Dany Placard
Dany Placard

Avant de commencer le tout, pourquoi pas réchauffer la salle avec une bien trop courte prestation de Dany Placard (je ne veux pas me plaindre, mais j’aurais mis ce bout-là sur Repeat tellement c’était bon), venu montrer aux jeunes blancs-becs c’était quoi avoir des bonnes tounes pis les interpréter de façon convaincante. Puisant dans ses chansons les plus tendres, Placard a continué de gagner de nouveaux fans. Un par un.

Samuele

Samuele
Samuele

La soirée allait commencer avec Samuele, auteure-compositrice-interprète-spokenwordeuse qui n’a pas la langue dans sa poche et qui a semblé charmer le public avec sa spontanéité et ses passages parlés qui fessent.

Accompagnée d’excellents musiciens (Alex Pépin à la contrebasse, Jean-Sébastien Brault-Labbé à la batterie et Julie Miron à la guitare), la jeune femme a proposé des chansons folk-rock un brin bluesées. C’est pas toujours propre, mais c’est tant mieux. Belle découverte!

Notons que Samuele a remporté le vote du public et affrontera les deux autres choix du public dans un vote Internet qui ne fera pas de quartier.

Lucil

Lucil
Lucil

Fallait aimer le blues en ce début de soirée. Après le folk-blues de Samuele, voici le blues assumé de Lucil. Ulysse Ruel à la voix et à l’harmonica, Martin Boudreault à la guitare, Olivier Laflamme à la basse et Alexis Hernandez-Funes aux percussions (dont une poubelle de métal qui « sonnait bien »), ont présenté les chansons de leur album Denys Arcand, lancé en décembre dernier.

Les chansons de Ruel et ses comparses ont été bien accueillies par le public qui a apprécié la belle énergie du groupe.

Harfang

Harfang
Harfang

Oh boy. Évaluer Harfang comme si je ne les avais jamais vus. Ça n’allait pas être facile. Heureusement, les gars m’ont aidé un peu en jouant quelques nouvelles chansons fort prometteuses, qui donnent l’impression que les gars ont écouté beaucoup de trucs pleins de soul (Alt-J) et qu’ils ont décidé d’ajouter cette couleur à un palette déjà riche.

Prestation encore sans faille pour Samuel Wagner, Antoine Angers, Alexis Taillon-Pellerin, David Boulet-Tremblay et Mathieu Rompré.

Gab Paquet

Gab Paquet
Gab Paquet

Ça fait plusieurs années que Gab Paquet peaufine son « personnage » de crooner français avec la moustache, le pad et les paillettes. Samedi, en quatre chansons (dont la toujours mauditement accrocheuse Consommations), Paquet et ses musiciens (Hugo LeMalt, Jean-Étienne Collin-Marcoux, Claudia Gagné et Claude Amar) ont donné la totale : une prestation sans faille, d’excellentes chansons bien interprétées et surtout une mise en scène assumée.

Samedi soir, Paquet a marché comme un funambule sur la très mince ligne qui sépare le kitsch-cool et le quétaine à mort, mais il l’a fait avec tant d’aplomb, avec une telle assurance (et un tel professionnalisme) qu’il était plus grand que nature. On a bien hâte d’entendre ce qu’il va sortir en finale.

En attendant, on va attendre avec impatience le 6 février, alors que s’affronteront Le Winston Band, Blond Cerise, Lydia Kepinski et Mat Vezio.

 

[OH OUI] Le Cabaret Festif de la relève de retour pour une sixième édition!

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Dany Placard, porte-parole du 6e Cabaret du Festif!
Dany Placard, porte-parole du 6e Cabaret du Festif!

Bon, vous le savez, l’été dernier, nous avons nous aussi succombé au charme du Festif! La gang de Baie-Saint-Paul ressemble beaucoup à la nôtre : des passionnés qui donnent sans compter, qui se lèvent très tôt et se couchent très tard par amour pour notre culture et nos artistes. C’est d’ailleurs pour cette raison que nos amis organisent depuis plus de cinq ans un volet concours qui donne aux artistes de demain la chance de montrer ce qu’ils ont dans le ventre. Jusqu’à maintenant, plus de 72 artistes auront bénéficié du Cabaret Festif!, dont quelques chouchous d’ecoutedonc.ca tels que Philippe Brach, Émile Bilodeau et Simon Kearney.

Eh ben voilà, le Cabaret Festif! de la relève est de retour pour une sixième édition, qui se déroulera à la Salle Multi de l’Hôtel Le Germain de Baie-Saint-Paul les samedis 23 janvier, 6 février, 20 février et 26 mars. Cette année, le Cabaret était très heureux de nous annoncer un nouveau partenariat avec SIRIUS XM, qui agira à titre de co-présentateur de la 6ème édition du concours, en compagnie de DERYtelecom, fidèle partenaire de l’événement. À une plus petite échelle, on vous annonce aussi qu’un petit bloguscule de Québec s’ajoute à la liste des partenaires. Yep, ecoutedonc.ca saute à pieds joints dans l’aventure. On vous en reparle un peu plus bas.

Le porte-parole de la sixième édition est nul autre que Dany Placard, qui sera présent le 23 janvier pour pousser quelques tounes (on est déjà prêts pour les na na na na na). Placard croit, comme nos amis de Baie-Saint-Paul et nous-mêmes, en la diffusion de la musique émergente à l’extérieur des grands centres et à l’importance d’offrir au public des régions une multitude de styles et de catégories d’artistes et ce, à l’année longue (ça aussi, on va s’en reparler, mais une autre fois).

Les guerres d'l'amour
Les guerres d’l’amour

Pour les participants, il devient encore plus intéressant de s’inscrire tant la qualité des prix offerts est intéressante :

  • Le grand prix du jury offrira au gagnant, en plus d’une place dans la programmation de la 7e édition du Festif!, une bourse en argent de 5000 $ (offerte par Sirius XM). À cela s’ajoute une grande tournée des médias de la région de Québec, 1000 $ de promo à CKRL, ainsi qu’une prestation et une formation radio à CHYZ.
  • Le public aura toujours droit de cité lors des trois soirées de qualification, mais cette fois pour déterminer l’artiste qui se rendra a un vote internet. Le candidat ayant obtenu le plus de votes ira directement à la finale, lors de laquelle le public couronnera enfin la personne qu’il veut voir dans la programmation du Festif en plus de remporter la bourse DERYTELECOM de 2000 $!
  • Plusieurs événements et établissements partenaires, dont, le Festival de Chanson de St-Ambroise, le Festival de la Chanson de Tadoussac, le Domaine Forget, La Fascine, l’Auberge de Jeunesse de la Malbaie et le Marché Public de Baie-St-Paul, seront tous présents afin de remettre un prix à l’un de nos finalistes en l’incorporant dans leur prochaine programmation.
  • Autre nouveauté, un des 4 finalistes aura la chance de remporter le prix de la « Tournée Charlevoisienne ». L’artiste choisi s’arrêtera donc à La Fascine, à l’Auberge de Jeunesse de la Malbaie et au Marché Public de l’Hotel Germain de de Baie-St-Paul. Un jury spécial sera formé afin de déterminer qui sera l’heureux élu.
  • Enfin, ecoutedonc.ca offrira à l’un des finalistes un ensemble assez sympa : couverture complète, entrevue de fond, séance photo professionnelle, prestation de type showcase et plus encore. On peut dire qu’on va braquer notre radar sur ce finaliste pendant un bon bout de temps. On a bien hâte de participer nous aussi!

Les artistes et les groupes intéressés à participer sont invités à remplir le formulaire d’inscription sur la page du Festif avant le 16 décembre 2015.

On vous parlera donc beaucoup du Cabaret Festif! de la relève cet hiver. Ça tombe bien, nous piaffons d’impatience de vous montrer tout ce talent!