[SPECTACLE] Perséide + IDALG +Chocolat au Café Frida

Vendredi dernier, le café Frida était rempli de fans de musique émergente en accueillant IDALG et Chocolat, de Montréal, accompagnés de la formation locale de Trois-Rivières, Perséide. Ce plateau triple a teinté le Frida en soirée festive, ces trois groupes au style analogue, mais se distinguant tout autant par des particularités rock propre à leur identité.

Perséide

Composé de musiciens de la région, c’est Perséide qui a lancé le bal avec leur rock psychédélique. En effet, leur style planant est bien défini, et ce, grâce au guitariste Olivier Durand et au claviériste Daniel Quirion, qui s’amusait au synthétiseur.  Malgré le fait que le son des voix n’était pas au niveau tout au long de la soirée, j’ai pu remarquer les influences du chanteur qui s’arriment avec celui du fameux Alexandre Martel, alias Anatole (également chanteur de Mauve).

Bien qu’ils nous aient fait planer durant leur spectacle, j’ai apprécié que leurs chansons soient ornées d’autres genres de rock. Étant parfois plus progressif, et d’autres moments plus alternatif, on sent que les gars de Perséide ne cherchent pas à se définir, mais à expérimenter plusieurs univers musicaux. Ils ont terminé avec une pièce au timbre plus traditionnel grâce à quelques lignes de mélodica jouées par le guitariste.

Claudine Bérubé – Perséide – Café Frida

Perséide reste un band local qui mérite de persister dans le cheminement de la musique émergente, mais qui, à mon avis, se définit plutôt par leurs influences que leurs créations. Pour les écouter, il suffit de suivre leur page Facebook et d’assister à leur prochain spectacle.

IDALG

L’arrivée sur scène d’IDALG m’a surprise. Ils sont arrivés sur scène avec aucune prétention et ont commencé leur performance sans préambule. Dès la première chanson, j’ai senti qu’ils étaient festifs, et ils ont transmis cette énergie à la salle. Autrement appelés Il danse avec les genoux, IDALG s’est approprié un style qui s’oriente plus vers le rock garage que le psychédélique. Après deux EP, ils ont lancé un album en 2015, Post Dynastie, qui reflète très bien leur acronyme, surtout en spectacle. Lors de l’écoute de cet album, j’ai été étonné de découvrir des influences orientales que l’on n’a pas retrouvées lors de leur performance au café Frida.

Claudine Bérubé – IDALG – Café Frida – 17 février 2017

J’ai particulièrement apprécié l’harmonie de voix féminine/masculine de Yuki Berthiaume au synthétiseur qui venait s’ajouter à celle du chanteur Jean-Michel Coutu. Présent également à la guitare, il agissait en tant que leader du groupe, mais une chimie régnait sur l’ensemble des membres. Ils ont su transmette cette complicité à travers la qualité musicale qu’ils livraient.

Chocolat

Mené par Jimmy Hunt, c’est le groupe Chocolat qui a conclu la soirée. Ils semblaient être les plus attendus vu la fébrilité de la foule à leur arrivé sur scène. Chocolat se distingue du projet solo de Jimmy Hunt, qui se qualifie plutôt comme pop-rock francophone. En spectacle, nous étions loin de ce genre musical, avec des poussés instrumentales très planantes. Les sonorités de Chocolat sont à mon avis un mélange d’influence de différents groupes de musique rock psychédélique contemporains, tel que King Gizzard & The Lizard Wizard, mais dans un contexte francophone.

Claudine Bérubé – Chocolat – Café Frida – 17 février 2017

C’était beau de voir les groupes précédents se mêler aux spectateurs pour apprécier de manière égale le rappel non-imposé par l’audience, en particulier lorsque le chanteur de Perséide fut porté à bout de bras en bodysurfing.  On a pu savourer les quatre pièces que Chocolat nous a offert généreusement dans ce rappel. L’une d’elles a notamment fait éclater la foule dans un mush pit.

Somme toute, cette soirée a été un très grand succès malgré une qualité de son et un éclairage qui ne permettaient pas de porter une attention particulière au talent des artistes invités. Il serait intéressant que le café Frida exploite davantage leur rôle de diffuseur culturel dans un contexte plus professionnel. C’est principalement en nous offrant des soirées comme celle-ci où la musique émergente sera mise en valeur dans une programmation plus régulière qu’ils pourront certainement venir à bout de ces lacunes.

Voici les photos de la soirée prises par notre photographe, Claudine Bérubé.

[QUOI FAIRE] Mauricie: Les suggestions de l’équipe du 15 au 19 avril 2016

Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas.. wow ! Bons spectacles en Mauricie :

15 avril:

  • Happening électro avec Biobazar au Centre culturel Pauline Julien
  • Victor Wainwright au Cabaret de l’Amphithéâtre Cogeco
  • Matt Hulobowski au Magasin Général Le Brun (Supplémentaire)

16 avril:

  • Philippe Brach et Émile Bilodeau à La Taverne de Saint-Casimir
  • Matt Hulobowski au Magasin Général Le Brun
  • J.P.Soars And The Red Hot au Cabaret de l’Amphithéâtre Cogeco
  • Fire/Work au Moulin Michel de Gentilly
  • La Valérie et Cosmophone au Zénob
  • Stefie Shock à la Maison de la culture Francis-Brisson

17 avril:

  • Greg Regus + We told you so + Charlie Letendre au Ti-Petac

19 avril:

  • SUUNS + Pang attack au Café Frida

 

[À VOIR] À voir ce week-end en Mauricie

Chaque semaine, on vous informe des spectacles à voir en Mauricie du jeudi au dimanche en Mauricie.

Les spectacles que nous allons couvrir sont identifiés avec deux étoiles (**).

 

Jeudi 11 février

 

Vendredi 12 février

  • ** Café-bar Zénob (Trois-Rivières) : Les revenants  |  21 h 30  |  6 $  |  événement Facebook  (nous les aurons aussi en entrevue. Surveillez l’article à venir.)

 

 

 

 

 

Samedi 13 février

 

 

 

 

Bon week-end !

-L’équipe de la Mauricie #TeamMauricie

[SPECTACLE] Retour sur le spectacle de Surface of Atlantic au Café Frida le 5 décembre 2015

Le 5 décembre dernier, je suis partie à la découverte du groupe Surface Of Atlantic au Café Frida de Trois-Rivières, nouvelle petite place « cool » pour bien manger et voir des spectacles de musique, le tout accompagné de la meilleure vue sur le fleuve Saint-Laurent.

En septembre dernier, les gars (Dave Douville, François Graham, Marco Gervais, Marc-André Landry et François Chabot) ont sorti leur 3ème album en carrière. Leur musique est souvent décrite comme étant « cinématographique » et ça se comprend tout à fait à l’écoute avec les oreilles comme avec les yeux. D’ailleurs, ils ont prêté, en 2009, quatre de leurs chansons pour le film J’ai tué ma mère de Xavier Dolan !

Au spectacle auquel j’ai assisté au Café Frida, l’ambiance était amicale, sincère et enveloppante. La prestation était agrémenté de projections et d’une mise en scène de successions d’ombrages sur les hauts plafonds de la place. Pour être transporté ailleurs, je vous jure que je l’ai été avec ces éléments, qui viennent bonifier la performance du groupe.

Pendant les moments plus instrumentaux, la chimie entre les membres était vraiment amusante à voir. Du gros plaisir partagé ! J’aurais toutefois aimé que ce plaisir soit davantage partagé avec le public. Le chanteur, d’origine  trifluvienne, était timide dans ses interactions avec le public. C’est le claviériste qui a pris la relève la plupart du temps.  Outre cela, j’avoue avoir été vraiment impressionnée par la qualité et la recherche des mélodies. Le public était, tout comme moi, enivré par l’ambiance musicale et par les projections qui accompagnait le groupe.

Laissez-moi vous dire que la barre est haute pour Organ Mood le 28 janvier prochain au Café Frida, nouveau lieu qui a fait ses preuves après deux spectacles seulement depuis leur récente naissance en août 2015.

Voici un retour en images avec les photos d’Adrien Le Toux:

[SPECTACLE] Retour sur le spectacle de Big Brave au Café Frida de Trois-Rivières le 29 octobre 2015

Crédit photo: Izabelle Dallaire
Crédit photo: Izabelle Dallaire

Le 29 octobre dernier, le Café Frida faisait son premier spectacle dans son magnifique local au bout de la rue des Forges, au centre-ville de Trois-Rivières. Pour l’occasion, la formation Big Brave est venue offrir une prestation à couper le souffle. Le succès de cette première soirée de spectacle risque d’être garant des autres spectacles prévus dans les prochains mois (programmation dévoilée un mois à l’avance environ sur la page Facebook du Café Frida).

C’est avec une excitation immense que je m’apprêtais à voir pour la 3e fois l’un de mes groupes montréalais favoris dans une nouvelle place qui a ouvert ses portes l’été dernier. Tous les astres étaient alignés et je n’étais pas la seule à être aussi enthousiaste. La place s’est remplie assez rapidement et vers 22h la prestation a débuté.

Sous une ambiance de lumières rouge et bleu et avec des concepts d’éclairages faits à la main, en temps réel, les membres du groupe se sont donnés plus que jamais pour offrir l’expérience ultime au public, qui était bien entassé dans la place.

Fidèles à eux-mêmes, ils ne se sont pas contentés de jouer de leur instrument; ils les ont incarnés avec passion et plaisir et ils ont transpiré leurs émotions à travers les notes de guitare, les cris ou les coups sur la batterie. Un court spectacle, qui me vide de toute mon énergie négative et qui me fait vivre autant d’émotions, j’en prendrais tous les jours.

Un spectacle de Big Brave c’est une thérapie en soi et je n’ai pas pu m’empêcher d’acheter le vinyle pour faire durer le plaisir.

*Pour lire ma critique de l’album, c’est ICI