[FEQ] Compte rendu, 15 juillet 2017

Émeraude – Scène Fibe

La jeune formation de Québec est arrivée sur la scène Fibe, tout souriant, prête à nous livrer leur belle musique. Après un premier EP lancé il y a un an (ce premier maxi leur a d’ailleurs mérité une nomination au GAMIQ pour le meilleur EP pop), le groupe présentait hier soir beaucoup de nouvelles chansons en prévision de la sortie d’un nouvel opus dans les prochains mois. Leur musique, c’est de la «pop-rêveuse» à base de synthétiseurs joués par Marie-Renée Grondin et de belles paroles qui résonnent dans un écho bien plantant. À noter que le groupe n’utilise pas de batterie pour le rythme, Simon Tam se charge de battre la mesure avec des rythmes électroniques. N’étant pas toujours un grand fan de se genre d’approche, je dois avouer que c’était très à propos. Des synthétiseurs, une jolie voix qui porte de beaux textes en français, une énergie scintillante, il était difficile de ne pas passer un beau moment avec Émeraude. (Louis-Solem Pérot)

Raton Lover – Scène Hydro-Québec

Raton Lover – Photo : Jacques Boivin

Assister à un show de Raton Lover, c’est comme se retrouver à un comptoir avec de vieux chums. Tout le temps d’une bonne humeur contagieuse, les cinq gars de Quebec, toujours reconnaissants d’être sur scène, entretiennent une chaleureuse relation avec le public. Leur musique de vacances nous emmène dans une sorte de road trip musical sur les routes de campagne et ça donne envie de jouer dehors. Cousins québécois des Sheepdogs, les Ratons portent fièrement les influences des Allman Brothers, de John Forgerty, d’Octobre et de Richard Séguin. Bref, une ouverture parfaite pour une veillée dédiée au rock québécois. D’ailleurs, le groupe a remercié la foule de s’être réunie en grand nombre, soulignant ainsi qu’il est encore et toujours important de pouvoir continuer à faire du rock’n’roll en français en 2017. On ne peut qu’être d’accord. Merci les Ratons! (Christian St-Pierre)

Mauves – Scène Fibe

C’est toujours un plaisir de voir Mauve en spectacle. Alex Martel arborant un magnifique col roulé vert semblait prêt à nous présenter leurs chansons maintenant bien connues de plusieurs d’entre nous. Ce groupe sait très bien approcher les différents styles qu’ils présentent. Tantôt avec un style nous rappelant The Seasons (Longtemps), tantôt avec un rock plus lourd évocateur de Chocolat (J’ai tout essayé), le groupe de Québec est tellement solide qu’ils réussissent avec brio tout ce qu’ils font. Devant un public qui s’est rapproché pour leur prestation (nous pouvons constater la présence de quelques fidèles du Pantoum qui semblent bien connaître leurs chansons), la formation a surtout joué des chansons de son plus récent opus Coco. Je dois avouer que j’ai un faible pour utilisation de la guitare 12 cordes électrique qui donnent une brillance éclatante nous rappelant les sonorités de la côte ouest américaine dans les années 60. Les déhanchements d’Alex Martel et le joli jeu de guitare de Julien Déry nous ont beaucoup charmé, on a déjà hâte à leur prochaine prestation. (Louis-Solem Pérot)

Émile Bilodeau – Scène Hyrdo-Québec

Émile Bilodeau – Photo : Jacques Boivin

Il s’est passé quelque chose lors de ce show. On entend souvent râler contre les milléniaux pour leur non-souci du français et des enjeux de leur époque. Et voilà que débarque un gamin qui prend position dans une langue solide et qui fait crier une meute de jeunes femmes. Le tout avec des drapeaux du Quebec en première rangée (!!!!). Voilà le phénomène Émile Bilodeau. À peine 21 ans, du talent plein la face, de la fougue, beaucoup d’intelligence et, surtout, pas de complexes pour le jeune auteur-compositeur-interprète qui pourrait passer pour le fils de Mononc Serge. À peine quelques mois après la sortie de son premier album, « Rites de passage », Bilodeau à réuni toute une génération pour chanter ses tounes au Carré D’Youville. Le succès est sans équivoque et l’amour instantané. Lucide et confiant, la recrue a déjà des airs de vétéran, ce qui le place dans la catégorie des joueurs de concession. Rien de moins qu’un prodige qui, comme son collègue Philippe Brach, entre autres, laisse présager de belles années à venir pour le Québec et sa chanson.

Andy Shauf – Impérial Bell

Le Saskatchewanais ouvrait le bal pour Foy Vance, hier soir à l’Impérial. Devant une foule compacte, Shauf a enchainé les chansons provenant de The Bearer of Bad News et The Party. Peu loquace, auteur-compositeur-interprète a parlé à la foule un minimum pour se concentrer sur la musique. Et musique, il y a eu! Les musiciens en forme circulaire permettait de bien voir les deux clarinettes, la guitare-basse, le clavier et la batterie. Les mélodies et les chansons m’ont captivées. Drink My Rivers a parti le bal de cette prestation, qui a été suivie par Hometown Hero. Plusieurs pièces ont été chaudement accueillies par la foule, comme The Party, Begin Again et Martha Sways(Marie-Eve Duchesne)

Yann Perreau – Scène Hydro-Québec

Yann Perreau – Photo : Jacques Boivin

L’ancien de Doc et les Chirurgiens n’a plus de réputation à se faire. L’opinion de la critique, autant que celle du public ne fait plus de doutes, Perreau est maintenant un incontournable de la chanson du Quebec. Avec son électro-rock fougueux et festif, il livre une performance intense, soutenue, sans compromis. Moment fort de la soirée pour le hit « J’aime les oiseaux » avec lequel le chanteur a transformé la Place D’Youville en boîte de nuit, se payant même le luxe de grimper jusqu’à la cime de la structure scénique pour saluer la foule. Mention aussi à la puissante « Le Bruit des bottes » et aux invités surprises. En effet, Perreau a eu la brillante idée de s’offrir l’appui de la nouvelle coqueluche de la pop québécoise et du Dernier Empereur Bantou. Laurence Nerbonne et Pierre Kwenders sont débarqués pour ajouter à l’énergie déjà atomique du show. Ce fut donc une conclusion à la hauteur de ce qui s’avère la meilleure soirée sur la Scène Hydro de ce 50e! (Christian St-Pierre)

[ALBUM] Floes et l’éclat de l’ombre

Le trio de Québec FLOES qui dévoilait deux extraits coup sur coup plus tôt ce printemps vient de publier un EP de 5 titres fort bien ficelé. Intitulé Shade & Mirror, le maxi récapitule et nous ramène les deux pièces présentées au public, en l’occurence «Showdown» et «Hooked», dévoilées respectivement à la fin avril et au début mai. Ces deux morceaux, dont le potentiel était vraiment intéressant et laissait augurer un projet mature et abouti, ils se sont avérés plutôt représentatifs de cette parution, qui conserve un niveau de qualité élevé.

FLOES (Crédit photo: Jacques Boivin)
FLOES (Crédit photo: Jacques Boivin)

 Il faut dire que les gars du band n’en sont pas à leur première initiative musicale et que ça se ressent bien. Le trio mené par Samuel Wagner (Harfang) et complété par Simon Tam (Émeraude) et Pierre-Philippe Thériault (PopLéon) sait comment produire une musique originale, captivante et accessible. Le niveau de production est très élevé et n’a pas grand chose à envier aux albums des majors de ce monde. Très léchée, leur pop fait une place à l’électro comme trame de fond et à des pistes vocales délicates qui viennent y occuper l’espace de fort belle manière. Le tout est complété par des rythmiques variées, passant sans problème de celles du hip hop à celles de l’indie rock.

Le titre qui ouvre l’album, «Shadows», est construit sur un lit de guitares bien fignolées et met progressivement la table en termes d’ambiance sonore et d’esthétisme. La seconde composition, la première à avoir été révélée au public, intitulée «Showdown», demeure probablement le moment fort de l’album, avec sa mélodie mémorable et sa production impeccable. La collaboration avec deux des hommes forts de la sphère sonore de Québec, surtout avec Dragos Chiriac (Men I Trust) mais on trouve également mentionné Jean-Étienne Collins-Marcoux (De La Reine), n’est probablement pas étrangère à cette réussite. La réalisation et le mix s’est passée surtout à deux, Dragos Chiriac venant épauler Samuel Wagner à réaliser le projet. «Hooked», la troisième piste du EP, était également connue du public, ayant servi de deuxième extrait, et elle conserve la cohérence esthétique et sonore tout en ajoutant une belle variété à la palette.

Le second moment fort de l’album à mon avis, c’est le quatrième ttire «Burning light», qui installe progressivement des couches sonores venant se compléter et se relancer, jusqu’au moment où le rythme change à l’amorce du dernier tiers, permettant aussi à la mélodie d’évoluer, d’incorporer des synthés qui sonnent comme une tonne de brique et de pousser les cordes vocales du chanteur-claviériste un peu plus loin. Un groove complètement captivant nous accompagne jusqu’à la fin, introduisant avec brio le dernier morceau du EP. Celui-ci, intitulé «A lifetime ago», rappelle au début certaines pièces de Radiohead, avec la voix qui rappelle plus que jamais celle de Thom Yorke, mais en plus serein. Tout de suite après le début, le style vocal change et le rythme aussi, dévoilant au final un titre un peu plus conventionnel mais avec une belle progression dynamique. Après le bridge, le morceau gagne en efficacité pour clore le disque en beauté.

FLOES (Crédit photo: Camille Gagnon)
FLOES (Crédit photo: Camille Gagnon)

C’est vraiment une belle grande parution que nous offre FLOES, malgré sa courte durée. Le disque démontre un savoir-faire indéniable derrière les compositions et l’interprétation est aussi au rendez-vous pour couronner de succès l’entreprise du groupe. Il leur est permis de rêver d’un succès international, le tout se déroulant en anglais, surtout si l’éventuel premier album complet relève le défi de garder un standard de qualité élevé et constant en plus d’élargir avec cohérence leur répertoire. Disons que la barre, ils se la sont fixée assez haute.

Un lancement au Pantoum à Québec est prévu pour le jeudi 2 juin – plus d’infos ici. 

[PHOTOS] Émeraude, lancement du maxi, L’Anti Bar et spectacles, 11 février 2016

Marie-Renée Grondin et ses complices (Jean-François Breton, Philippe-Emmanuel Grattarola et Simon Tam) ont lancé en grandes pompes jeudi soir le premier maxi d’Émeraude, une proposition résolument pop, ensoleillée, qui réchauffe quelque peu nos ardeurs alors que nous vivons vraiment l’hiver et ses grands froids. L’Anti était plein (famille, amis, collègues), le cocktail Émeraude (tout bleu) était populaire, tout était parfait.

Le groupe a joué l’intégrale du maxi de quatre pièces. Puis offert une reprise bien sentie d’une chanson de Taylor Swift (oui, on parle de Tay Tay sur ecoutedonc, mais c’est pour une bonne cause) qui nous a permis de terminer le 5 à 7 sur une bonne note.

La suite est prometteuse. On va donc faire ce qu’on fait le mieux : surveiller de près une formation bien de chez nous! 🙂

1er extrait pour la formation Émeraude

émeraude pochetteLe 11 février, le groupe Émeraude lancera son premier mini-album après plusieurs mois de travail. Le premier extrait est « Phare ».

Originaire de Québec, la formation Émeraude propose une indie-pop aux saveurs électro. Projet de Marie-Renée Grondin qui, en 2013, s’est donné le défi de faire une composition par mois. Par la suite, les multi-instrumentistes Jean-François Breton et Philippe-Emmanuel Grattarola se greffent au groupe. Simon Tam complète le tableau.

La formation a pu compter sur le soutien de Stéphane Rancourt, à titre de conseiller artistique et au soutien de L’Ampli de Québec. Le EP a été entièrement enregistré au Pantoum/Le Phoque par Jean-Étienne Collin-Marcoux.

Les mélodies accrocheuses mettent en valeur les textes imagés et montre les relations interpersonnelles. La voix vaporeuse de Marie-Renée s’imprègne de l’électro-pop pour donner vie aux chansons.

Phare est le premier extrait de ce EP, lancé à l’Anti Bar & Spectacles en formule 5 à 7.

émeraude lancement

[SPECTACLE] Émeraude + La Bronze, Le Pantoum 17 avril 2015

La jeunesse sauvage

La semaine dernière, le soleil, première vraie journée de printemps et j’oserais même dire d’été ! Au volant de mon super bolide, la radio, les fenêtres ouvertes, on me fait entendre une nouvelle pièce parfaite pour cette ambiance. Dès le premier refrain je reconnais cette voix très typique de Nadia Essadiqi mais avec un air qui aurait beaucoup évolué si je me fie à La Bronze d’il y a deux ans. Arrivée à la maison je consulte ce qu’il y a de nouveau sur leur page pour me rendre compte qu’il s’agit bel et bien de leur nouvel album. Comble de la coïncidence, la chanteuse m’avait écrit pour me dire qu’ils seraient à Québec vendredi dans notre bien adoré Pantoum.

Émeraude

Un peu à la course, comme à mon habitude, gravissant les marches du Pantoum, j’arrive dans la salle encore bien silencieuse, une vingtaine de personnes assises au sol. On retarde un peu le spectacle, les Canadiens jouent. Émeraude débute et nous fait lever tout ce beau monde, il s’agit de ma première écoute pour ma part. J’aime bien ce que j’entends, les pièces s’enchaînent avec délicatesse et entrain. Les spectateurs eux n’en sont pas à leur première fois, ils connaissent les paroles, Marie-Renée en est impressionnée, tout comme moi.

La Bronze

Un Père Noël sur la scène, un clavier, batterie très simpliste mais qui va plus tard bien nous étonner. Le groupe arrive sur scène, un peu plus de gens s’agglutinent à l’avant, l’aisance et l’énergie contagieuse de Nadia n’épargnent personne. On a devant nous une formation qui a beaucoup progressé depuis leur premier album, une voix plus juste et des pièces très différentes les unes des autres, j’ai eu un coup de coeur pour celle à la Stromae ! Les trois membres s’échangent d’instruments, on est déjà rendu à la dernière pièce, l’auditoire en voulait décidément plus ! Je suis repartie souriante, chandail de La Bronze et la plus belle affiche en main tel une vraie groupie très satisfaite de sa soirée !

 

Photos: Marion Desjardins/Llamaryon pour ecoutedonc.ca

Nos choix du week-end

(Photo : ecoutedonc.ca/archives)
(Photo : ecoutedonc.ca/archives)

Fin de semaine de fou encore une fois à Québec. On ne se plaindra pas, au contraire, aussi bien en profiter! Voici une liste TRÈS partielle des spectacles présentés cette fin de semaine.

Jeudi 16 avril

  • Anatole et Les choses sauvages sont au Cercle. Portes à 19 heures, les spectacles commencent à 20 heures. L’alter-ego d’Alexandre Martel est de retour à la maison. S’il y a quelqu’un qui peut donner de la vie à un show de sous-sol, c’est cet homme, qui n’hésitera pas à faire quelques pas de danse collé collé avec vous. Et quand je dis vous, je vise pas mal tout le monde. 10 $ à la porte. On couvre le show? On couvre le show!
  • Claude Bégin occupera pour sa part la grande salle du Cercle. Portes à 21 heures, on va laisser le temps à Anatole de finir son spectacle, alors si vous êtes en bas, vous aurez le temps de vous déhancher avant de voir un Bégin plus grand que nature. Les Magiciens, c’est un maudit bon album de pop très assumée, et si on se fie à la mini prestation qu’on a vue en février, Bégin donnera tout un show. 12 $. On va être là aussi!
  • rvmLe Rendez-vous musical de Limoilou se poursuit au Bal du Lézard. Après le rock de la semaine dernière, on retourne au folk et au bluegrass avec les formations Dreams May Come et Tze Texas Redmecs. Ça commence à 21 heures, ça ne coûte que 5 dollars et Boréale vous offre une petite surprise. Pour avoir déjà vu les Redmecs, c’est un spectacle que vous voudrez voir.
  • Et puis y’a Dumas au Petit-Champlain. Notre prolifique auteur-compositeur-interprète devrait en faire groover quelques-uns. 20 heures, 35 $.

Vendredi 17 avril

  • Joseph Edgar
    Joseph Edgar
    (Photo : ecoutedonc.ca/Jacques Boivin)

    Joseph Edgar donnera un spectacle fort attendu au Petit Impérial. Le sympathique Acadien viendra bien sûr présenter son album Gazebo, mais compte tenu de la profondeur de son répertoire, on risque de faire de belles découvertes. Chansons engageantes. Entrevue ici. Première partie : Jérôme Casabon. 20 $, 20 heures. On y sera.

  • Simon Kearney sera au Vieux bureau de poste, à St-Romuald. Ce jeune homme est à surveiller. 20 heures, 17 $.
  • Lemon Bucket Orkestra sera avec Magotty Brats au Cercle. Ça va faire la fête dans la salle de la rue St-Joseph. Une belle attitude punk qui devrait plaire. 15 $ à la porte, qui ouvre à 20 heures. Spectacle à 21 heures.
  • La Bronze présentera sa jolie pop au Pantoum. Première partie : Émeraude. Déjà plein de gens ont manifesté leur intérêt, on vous conseille donc d’arriver tôt. Devinez quoi : on y sera aussi! Ouverture des portes à 20 heures, 10 $, apportez votre étanche-soif préféré.

Samedi 18 avril

  • 10945848_424236551062210_3046142450159656962_oLa formation The Brooks va être au Cercle. Du funk comme on l’aime, plein de soul, avec un gars qui a déjà été choriste pour le roi de la pop lui-même. L’équipe d’ecoutedonc.ca est très tentée… Macédoine assurera la première partie. 15 $ à la porte, qui ouvre à 20 heures.
  • Oktoplut et Jet Black sont au Scanner. 8 $, 23 heures. Si après le funk des Brooks, ça vous tente de stoner un peu, vous voilà servis.

C’est une liste TRÈS partielle. Si vous voulez en voir plus, nous vous invitons à consulter votre calendrier préféré.