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[ALBUM] PONCTUATION – « LA RÉALITÉ NOUS SUFFIT »

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PONCTUATION La réalité nous suffit (Bonsound)

Dès les premières secondes de leur nouvel opus, le duo fraternel originaire de Québec révèle qu’il a pris de la maturité sans toutefois perdre l’aplomb qu’on lui connaît. La poésie empreinte d’une sagesse urbaine plutôt décalée proposée par le compositeur et parolier Guillaume Chiasson prend le dessus sur l’urgence de dire, des réflexions existentielles et sentimentales avec des pointes de surréalisme nourrissent les textes, alors que la nervosité des rythmes et des mélodies du 27 Club ne se retrouve ici que parcimonieusement. Si on constate que la cadence est souvent diminuée par rapport à ce qu’elle a pu être sur leurs parutions précédentes, qui incluent, outre le premier album susmentionné, une cassette et un 7″, on ne s’ennuie toutefois pas à l’écoute des dix titres proposés ici. Rapidement, on constate que les rythmes proposés par Maxime Chiasson se diversifient, d’autres types de grooves s’y installent et le tout est mieux à même de servir les nouvelles avenues sonores explorées dans leurs compositions.

Guillaume (guitare et vocaux) et Maxime (batteries et percussions)
Guillaume (guitare et vocaux)                                                            et Maxime (batterie et percussions)

Peu après sa création, le duo PONCTUATION s’est mis à attirer l’attention et à savoir quoi en faire. L’arrivée des deux premiers titres dans les bacs des radios communautaires et étudiantes a été accueillie comme une bouffée d’air frais que, semble-t-il, l’on attendait depuis belle lurette. Rapidement, les performances se sont multipliées et sont rapidement devenues des incontournables partys à Québec. Le duo a tout pour conquérir les mélomanes aguerris et faire danser les néophytes, leurs chansons sont comme du plaisir en barre et portent une grande richesse malgré leur dépouillement habituel. Le son rock garage à ascendance psychédélique, les constructions accrocheuses mais bien fignolées qui nous restent en tête après qu’elles nous aient fait réfléchir et danser, tout ça a bien entendu contribué à leur succès critique et populaire. Toute l’expérience acquise a manifestement porté fruit: la complicité et le professionnalisme des deux frères leur ont permis d’enregistrer par eux-mêmes l’album au Pantoum, ce fameux studio-local-salle de concert-appartement situé à cheval entre St-Roch et St-Sauveur à Québec. On se doute que pas mal d’heures de studio ont pu rendre possible cette évolution du son du duo, grâce entre autres à l’aide des de Jean-Etienne et Jean-Michel du Pantoum, qui ont pu conseiller les frères lorsqu’ils ont décidé de faire pour La réalité nous suffit ce que Howard Bilerman et Greg Smith du mythique studio Hotel 2 Tango avaient fait pour 27 Club. Cette fois, pour tout faire eux-mêmes, ils ont dû se présenter beaucoup de fois au studio sur une période de six mois afin de composer et enregistrer ce nouvel opus.

Côté sonorité, on se retrouve en terrain connu mais avec une cartographie plus révélatrice. Les avenues pop et psychédélique sont empruntées avec plus de concision, le lo-fi cède tranquillement la place à la recherche de diverses tonalités de guitare qui contribuent chacune à leur manière à cette courte-pointe musicale (et visuelle, gracieuseté de Louis-Alexandre Beauregard qui s’est occupé des illustrations sur la pochette et de Thomas B. Martin qui a orchestré la présentation). L’exploration sonore s’articule autour de nouveaux outils aussi, utilisés avec modération mais venant chaque fois ajouter des variantes subtiles et témoigner d’un souci du détail. Des percussions, du synthétiseur pour créer entre autre un son de marimba : autant d’éléments qui étaient étrangers à l’univers sonore des frères Chiasson mais qui raffinent les pièces avec cohérence et constituent des ajouts logiques à leur éventail. Une pièce instrumentale placée vers la fin du disque ainsi que la pièce qui lui succède sont en quelque sorte l’apogée de cette évolution créatrice.

L’album a toutefois le défaut de ses qualités : les titres sont variés et constants, mais aucun d’entre eux ne se démarque du lot autant que sur les efforts précédents, qui semblaient plutôt construits autour de pièces phares qui servaient de noyau dur et de cartes de visite aux parutions. Quelques pièces excellentes restent en tête davantage que les autres, comme la chanson titre notamment, mais elles ne sont pas le type de compositions que l’on a nécessairement envie de mettre sur repeat, tant la tentation est forte de réécouter à nouveau l’album dans son intégralité.

Des formations qui proposent du rock aussi cool que substantiel, disons qu’il n’y en a pas des masses pas dans le paysage musical québécois, surtout en français, ce qui fait qu’on apprécie doublement la présence de ce duo qui compte parmi les fleurons du rock à Québec. Nourrie par le passé et tournée vers le futur, la formation n’a probablement pas fini de nous transmettre l’énergie contagieuse qu’on trouve dans leur musique. Avec cette oeuvre aboutie qu’est La réalité nous suffit, PONCTUATION prouvent encore une fois qu’ils méritent leur place parmi les grands du rock francophone actuel au Québec, leur place sur scène dans le cadre des principaux festivals de la province et leur place dans le catalogue Bonsound.

Le disque, pré-lancé au Knock-Out à Québec dans le cadre du record store day, (et disponible en quantité limitée chez d’autres disquaires de la province) devrait arriver officiellement dans les bacs le 28 avril et a été précédé d’un mois par le clip de l’extrait « Météo ». Une demie-douzaine de dates à travers le Québec sont à prévoir d’ici le 30 mai et une place dans une des meilleures soirées du FEQ 2015, aux côtés de Black Lips et Metz à l’Impérial le 12 juillet leur est réservée, vous avez donc des inscriptions à faire dans vos agendas avec des gros points d’exclamation à côté.

http://www.bonsound.com/

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[SPECTACLE] The Brooks (+ Macédoine), Le Cercle, 18 avril 2015

Ça a funké!

De l’instrumental pour s’échauffer, avant l’arrivée presque magistrale d’Alan Prater. L’ancien choriste de Michael Jackson nous a replongés dans les années 70 de la funk et de la soul du début à la fin.

Avec de multiples, « I see you » le charmeur a certainement fait monter la température de plusieurs gentes dames en les pointant du doigt. En plus du groove assuré, The Brooks avait du plaisir à jammer et cela paraissait avec des sourires complices et des solos qui faisaient grincer les dents. Mais le saxophoniste, malgré toute sa bonne volonté, n’a pas réussi à s’imposer, au contraire de ses confrères pianiste et guitariste. Même si le chanteur avait pas mal d’expérience, il a mis de l’ambiance et s’est amusé comme un p’tit cul. Il s’est même essayé à la danse du robot. Cette atmosphère se répandait d’ailleurs, la petite madame aux cheveux blancs à côté a eu autant de plaisir que moi à se dandiner. Pour le final le groupe, sans le chanteur comme à l’introduction, nous a offert un jam endiablé et interminable sur la fin. On se demandait si les musiciens allaient exploser de plaisir tellement leurs visages étaient rouges.

Macédoine

Macédoine en première partie nous a offert une sympathique prestation funk qui rappelle aussi Radio Radio par le flow des chansons décalées. Les blagues fusaient entre les tounes comme J-P Malone, le chanteur à son guitariste Shampouing «T’es venu là, juste pour The Brooks en fait?» ou en annonçant le titre BBQ « Pour tous ceux qui travaille leur bedaine d’été». Ils nous ont interprété quatre chansons de leurs derniers albums (sauf BBQ dans leur ep) avant se faire plaisir avec des covers (Play That Funky Music de Wild Cherry et Rappers Delight deThe Sugarhill Gang -). Davantage d’eye-contacts avec le public aurait été apprécié par contre, même si la salle était à moitié remplie en première partie. Les cougars présentent étaient ravies d’avoir leur chanson. L’une d’entre elles aurait volé un petit bisou à J-P…

 

Photos : ecoutedonc.ca/Jacques Boivin

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Spectacles

[SPECTACLE] Joseph Edgar (+ Jérôme Casabon), Le petit Impérial, 17 avril 2015

je-150417-29Le petit Impérial s’était transformé en gazebo vendredi soir dernier et de nombreux fans de l’auteur-compositeur-interprète acadien Joseph Edgar s’y sont donné rendez-vous. En fait, la petite salle était remplie à craquer de fans et de nombreux curieux venus voir ce que l’artiste avait dans le ventre.

Joseph était visiblement heureux de l’accueil réservé. « Je vous aime déjà! », lance-t-il avant de se lancer. Flanqué à sa gauche d’Alexandre Pépin (qui volera le show à quelques occasions au cours de la soirée), Joseph interprète ses chansons les plus folk pour commencer, dont Alors voilà et ses riches paroles qui suffisent pour faire défiler plein d’images dans nos têtes (vous voyez, quand on a de bons textes, y’a pas d’effets spéciaux qui peuvent s’approcher de notre imagination!). Joseph nous avait promis une première partie « chansonnier » et il a livré la marchandise, prenant le temps de bien établir le contact avec un public séduit d’avance. Sa présentation de la pièce Épouvantail (qu’on retrouve sur son premier album solo… avec une Marie-Jo Thério aux choeurs) en a fait rire plus d’un.

je-150417-23Tant qu’à faire dans le folk, pourquoi pas emprunter une chanson à un des plus grands? Merci Joseph pour cette interprétation de State Trooper de Bruce Springsteen. Reprendre le Boss peut être une entreprise risquée, mais quand on a une vingtaine d’années de métier derrière la cravate, on relève le défi avec brio. Un peu plus tard, Alex Pépin s’installe à la batterie et impressionne tout le monde en s’occupant seul des composantes basse-drum. Oui, on a déjà vu des gens jouer de la guitare et de la batterie en même temps. Mais deux instruments rythmiques qui ne se suivent pas toujours parfaitement? Ma collègue du daily-rock.ca (qu’on salue) lance qu’elle aimerait bien voir comment le cerveau de Pépin est divisé. J’acquiesce.

Au milieu du spectacle, Joseph Edgar lance Espionne russe sous les applaudissements nourris des spectateurs. Mon réflexe? Regarder l’heure. Voyons, il est de bonne heure pour le rappel! 😉

C’est que comme promis, notre ami Joseph nous a concocté un deuxième segment beaucoup plus rock! Ceux qui n’avaient pas encore Gazebo s’échangent des regards surpris en entendant Dur à comprendre. Ben oui, c’est lui, ça! Vous voyez, vous le connaissiez mieux que vous le pensiez! Joseph bondit d’un côté à l’autre de la scène, les spectateurs tapent des mains, y’a 3-4 filles à l’arrière qui monopolisent le peu d’espace qui reste pour se faire un plancher de danse. Le party est vraiment pogné!

Malheureusement, toute bonne chose a une fin. Pour Joseph Edgar, ça veut dire une autre belle reprise en rappel. Un Walk on the Wild Side qui a fait sortir les briquets. Toute la première rangée bras dessus, bras dessous, qui fait des dou dou dou dou dou dou à l’unisson. C’était beau. Oui, Québec a un petit wild side qu’on sort de temps en temps.

Je pense que Joseph Edgar n’attendra pas aussi longtemps avant de revenir nous dire bonjour. T’es le bienvenu quand tu veux, Joseph!

Jérôme Casabon

je-150417-5Tant qu’à avoir un auteur-compositeur-interprète sympathique, pourquoi pas en inviter un autre? On a confié la première partie à Jérôme Casabon, qui a déridé plein de monde avec son folk-pop sympathique et énergique. Je l’avais déjà vu lorsqu’il avait un groupe qui portait son nom. Casabon, c’est un entertainer qui sait comment mettre la foule dans sa petite poche. D’ailleurs, il avait de nombreux amis et fans dans la salle. Truc de pro numéro un : invitez vos amis quand vous faites un show. Leur enthousiasme sera contagieux!

Ils n’étaient que deux sur scène, mais Casabon était en bonne compagnie : Shampouing est venu jouer de la guitare et du gazou avec notre ami Jérôme. Toujours un plaisir de le voir et de l’entendre.

Photos : ecoutedonc.ca/Jacques Boivin

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Spectacles

[SPECTACLE] Claude Bégin, Le Cercle, 16 avril 2015

Première Claude BéginCe qu’il était attendu, ce premier spectacle solo complet de notre nouveau chanteur de charme préféré! On avait eu une petite idée de ce dont il était capable lors de la pendaison de crémaillère de l’Impérial Bell, on avait bien hâte de le voir aller pendant une grosse heure.

C’est donc dans un Cercle bien rempli que Claude Bégin a défendu les pièces de son excellent album Les magiciens. La magie n’a d’ailleurs pas tardé à s’installer malgré l’étroitesse de la scène, qui était densément peuplée avec d’excellents musiciens (dont un Karim Ouellet qui prenait son pied dans un rôle de soutien – je suis certain qu’il appelle ça des vacances) et des choristes (dont sa soeur, qui l’accompagne également sur l’album). Ça n’a pas empêché notre grand garçon d’occuper tout l’espace qui lui restait, de poser et de jouer les rock stars.

Sur son 31 au début du spectacle (veston, chemise classe avec des boutons de manchette), notre ami Claude ne tarde pas à se dévêtir. Le veston prend le bord. Le temps de s’asseoir quelques instants pour chanter quelques chansons plus tranquilles, dont une à la lueur d’une chandelle avec sa soeur (qui a une fort jolie voix, au demeurant). Puis la chemise. Puis le chandail. Toujours de façon un peu théâtrale. Une fois en camisole, il déploie ses ailes d’ange magicien et offre une fleur à une jolie demoiselle qu’on devine être sa copine.

Évidemment, Bégin ne maîtrise pas encore tout à fait son personnage de scène. Ses interventions au micro sont un peu décousues, mais le charme opère quand même. Et il y a ce brin d’autodérision derrière ce personnage grandiloquent, un peu à la manière d’un Josh Tillman (dans l’esprit seulement… la lettre, elle, est complètement différente). Mais quand il chante, il est totalement dans son élément. Faut l’entendre chanter Au 1036 (la meilleure chanson de l’album, et de loin), passer d’une voix plus grave à un chant en haut vol en quelques notes, pour comprendre toute la soul qui se trouve chez Bégin.

Pour répondre à Geneviève Bouchard, du Soleil, non, Bégin n’a pas fini le concert nu (à la déception de certains fans… aux cris plutôt virils). Il l’a terminé bien habillé en chantant de vieux refrains de son passé. Ça a fait plaisir à tout le monde.

Avant de partir, j’ai jeté un coup d’oeil à la foule : il est rassembleur, ce Bégin. Les fans de hip-hop étaient nombreux dans la place! Mais ils n’étaient pas seuls. Quelques têtes grises appréciaient le spectacle à côté des amateurs d’indie. Et nombreux ceux qui étaient allés voir Anatole au sous-sol (on vous en parle un peu plus tard) et qui sont montés pour cette première tout de suite après.

J’ai l’impression que nous serons nombreux à l’accueillir le 9 juillet prochain alors qu’il aura l’honneur d’ouvrir le Festival d’été de Québec à la scène Hydro-Québec de la place d’Youville. À 18 heures. Il va faire beau. Promis.

Photos : ecoutedonc.ca/Jacques Boivin

 

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Spectacles

[SPECTACLE] Patrick Watson (en rodage + Ludovic Alarie), L’Anglicane, 15 avril 2015

Hier soir, nous étions à L’Anglicane de Lévis pour le deuxième spectacle de rodage de Patrick Watson. Je n’étais pas tout seul, notre collaborateur ultra-occasionnel (mais de très longue date) Jean-François Melançon était avec moi. Le petit compte rendu qui suit m’attendait dans ma boîte de réception. On sent encore l’émotion dans son texte, j’ai décidé de le partager avec vous :

« Patrick Watson entame sa tournée en vue du lancement de son prochain album, Love Songs for Robots. Musicalement parlant, lui et ses musiciens sont confortablement installés au sommet de leur art. Ils nous offrent un amalgame de leurs nouvelles chansons et de versions retravaillées de leurs succès antérieurs, parfois inspirés par le rock indie, progressif et psychédélique, tenant parfois des notes plus jazzées, blues ou RnB. Patrick Watson a le don d’enlacer ses spectateurs dans sa musique toute simple et bien sentie, pour ensuite les emporter allègrement vers un espace musical progressivement plus complexe et envoûtant, et au moment où il frôle la cacophonie, les ramener subitement au calme et à la douceur. Son orchestre enchaîne les opus de 8 à 10 minutes, mais laisse une place au cœur du spectacle à une balade apaisante et inédite de 3 à 4 minutes qui se termine sur les mots « let it go, let it go, let it go »… et c’est ce qui arrive quand on écoute sa musique. On lâche prise et on se sent plus léger.

La salle choisie, l’Anglicane, ne loge qu’une poignée de spectateurs. Malgré ses plafonds élevés et ses murs de pierre imposants, elle est beaucoup trop petite pour contenir tout le talent musical sur place. L’orchestre utilise tout l’espace de scène à sa disposition et semble confiné par moments. Il tire avantage des murs de pierre de l’ancienne église en y projetant des effets de lumière qui rappellent la mer, la forêt ou même une véranda, et l’illusion de grandeur ainsi créée est efficace. Vers la fin du spectacle, les musiciens franchissent la barrière virtuelle entre eux et les spectateurs et s’installent au milieu de la foule pour offrir une interprétation acoustique de Into Giants. Watson s’improvise chef de chorale et ça marche! On se sent privilégiés d’assister à un spectacle intime avec de si grands musiciens.

Le spectacle est en rodage et ça paraît. On sent que les musiciens s’amusent. Tout est organique, rien n’est mécanique. Dans leurs coins respectifs de la scène, ils se regardent dans les yeux, se font des signes, rigolent. Patrick Watson parle plus à ses musiciens qu’à la foule. Quand il interagit avec elle, c’est pour l’aspirer dans son univers. Il lui arrive de parloter au micro sans articuler un seul mot. On l’entend dire qu’il n’est pas prêt pour la prochaine chanson (une chance qu’il le dit, parce que ça ne paraît pas!). Il laisse libre cours à son rire contagieux. Difficile de trouver un artiste plus attachant que lui.

Après les rappels, il nous offre un cadeau. Il revient seul au piano et joue Big Bird in a Small Cage. Il répète la fin du morceau et nous fait chanter avec lui. Je pense qu’il s’amusait véritablement.

Mon verdict est un gros 10 sur 10. Je ne peux pas aller en bas de ça. Je suis peut-être impressionnable, mais je me suis senti trembler pendant une demi-heure après le spectacle. J’ai été transporté. »

Ludovic Alarie

En première partie, c’est un Ludovic Alarie accompagné de sa guitare et d’Adèle Trottier-Rivard qui a eu la chance de détendre une foule déjà toute prête. Les chansons très folk d’Alarie (dont une reprise de Félix) ont eu droit à l’écoute respectueuse qu’elles méritaient. Il y a un peu d’Elliott Smith chez Alarie et les spectateurs autour de nous semblent avoir apprécié.

On comprend pourquoi Watson n’a pas hésité à collaborer avec lui!

 

Patrick Watson sera de retour à Québec le 17 juillet prochain dans le cadre du Festival d’été de Québec. Une carte blanche qui promet sur la scène Bell. Il sera précédé des Barr Brothers. Une soirée de rêve. Réussira-t-il l’exploit de nous faire communier sur les Plaines comme il l’a fait hier à l’Anglicane? Ben hâte de voir!

 

Des photos! Crédit photo : ecoutedonc.ca/Jacques Boivin

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Albums Festival d'été de Québec

En route vers le FEQ avec… Le Couleur – « Dolce Desir »

logo-feq1C’est aujourd’hui qu’ecoutedonc.ca lance une nouvelle chronique : En route vers le FEQ. Ces billets, publiés de façons sporadiques, s’attarderont à des critiques d’albums récents, ou anciens, d’artistes qui seront de passage en ville du 9 au 19 juillet 2015.

Aujourd’hui, pour ouvrir le bal, parlons de Le Couleur! Groupe présent sur la scène musicale montréalaise depuis 2008, il est formé de trois membres, soient Laurence G-Do, Steeven Chouinard et Patrick Gosselin. Ayant à leur actif un album et deux EP, Le Couleur est actuellement dans un buzz incroyable à l’internationale. En février, le groupe à fait un concert a New York avec leur compagnon Beat Market. Cette semaine, une tournée européenne de sept dates en mai (voir dates plus bas) vient d’être annoncée.

lisbonluxrecordslogoC’est grâce au label Lisbon Lux Records que ce deuxième EP a vu le jour. En effet, cette maison de disque a vu le jour en 2013 et abrite maintenant six de groupe montréalais. Créée par le producteur French Fox et Steeven Chouinard, le batteur de Le Couleur, cette maison de disque s’intéresse principalement au genre électro sous toutes ses formes. En mars dernier, la maison de disque a lancé une compilation gratuite intitulée LLR VOl.2 disponible ici si vous êtes assoiffés de bonnes musiques d’ici.

Revenons avec Le Couleur et leur deuxième EP Dolce Desir paru en mars dernier. Ce sont cinq pièces, réparties sur près de 17 minutes, qui sauront vous faire danser sans arrêt. Nous sommes dans le rétro chic, très disco par moment. Analysons, pièce par pièce, ce merveilleux EP.

1. Club Italien

Dès le début de l’EP, les rythmes sont accrocheurs. On ressent énormément les influences disco et rétro. La voix de Laurence G-Do est d’une douceur et très juste. Cette pièce met en place l’univers du mini-album. L’ambiance chic de la musique française disco d’il y a quelques décennies. Il y a des synthés par-dessus le tout. C’est magnifique.

2. Concerto Rock

Concerto Rock est décidément la pièce forte de l’EP. Les paroles et le rythme de la musique vous resteront en tête pendant un bon moment après la première écoute. Il y a une sensualité, qui sera un thème récurrent du mini-album, dans cette pièce et dans la voix de la chanteuse. La répétition des instruments, qui peut sembler à première vue désagréable et facile, à un effet contraire. Elle vient hypnotiser l’auditeur dans un cycle sans fin et lui fait répéter le fameux « Concerto rock qui s’entre-choc au-dessus des blocs« .

3. Tendresse Particulière

La troisième pièce vient réduire le niveau d’énergie de l’EP. Nous avons ici une pièce douce, mélancolique mettant de l’avant la voix de Laurence. La mélodie, très électro, est douce et en retrait. Nous sommes accrochés aux textes sensuels et amoureux de cette suave voix. Il y a une ambiance

4. Autovariation #64

La quatrième piste est un peu plus expérimentale. Nous avons une chanson instrumentale. C’est décidément la moins accessible du lot. Comme son nom l’indique, nous sommes en présence d’autovariations d’instruments. Plus de deux minutes sans paroles, seulement des instruments qui s’enchainent créant une mélodie électronique accrocheuse.

5. Télé-Jeans

Nous concluons l’écoute avec Télé-Jeans. Pièce très joyeuse, rythmée qui jouent sur les textures, qui serait en mesure de résister à danser sur les paroles « Filles ou garçons » de Télé-Jeans. Nous sommes vraiment dans l’univers chic, rappelant la musique pop française. C’est un succès sur toute la ligne.

Ce sera une deuxième présence à Québec pour l’année 2015 pour le groupe. En effet, la bande de Laurence G-Do a ouvert pour la belle Fanny Bloom le 7 mars dernier au Cercle. Vous avez manqué le concert, ce n’est pas grave, car Le Couleur sera du Festival d’Été de Québec le jeudi 16 juillet prochain à l’Impérial Bell avec nul autre que la chanteuse canadienne Lights et Tei Shi. C’est un rendez-vous à ne pas manquer si vous n’êtes pas fan du rap d’IAM ou du rock de Bernard Adamus.

En ce qui concerne la tournée européenne, elle sera lancée le 13 mai à Metz, en France. Toutes les dates sont disponibles sur le site web du groupe.

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[ALBUM] SUUNS & Jerusalem In My Heart

Qu’arrive-t-il lorsque deux projets montréalais unissent leurs force le temps d’une session studio d’une semaine? Une collision entre deux univers sonores assez riches dont les protagonistes sortent non seulement indemnes, mais grandis.

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Radwan Ghazi Moumneh de JIMH (au centre) entouré des membres de SUUNS.

C’est exactement ce qui est arrivé lorsque le quartet anglo-montréalais SUUNS s’est retrouvé en studio avec leur ami de longue date Radwan Ghazi Moumneh, l’homme à tout faire derrière la musique de Jerusalem In My Heart, un duo complété par un projectionniste. Ils ont uni leurs forces pour composer et enregistrer un projet collaboratif visant à faire bénéficier leurs créativités respectives d’une rencontre au sommet. Bien que l’enregistrement remonte à 2012 et qu’un premier concert commun ait été tenté dans le cadre de Pop Montreal 2013, il a fallu attendre le printemps 2015 pour en voir la publication. Ça s’est passé sur l’étiquette Secretly Canadian, une étiquette américaine reconnue pour dénicher des artistes à la fois très originaux et divertissants, comme Animal Collective ou Here We Go Magic. Les artistes ne sont pas demeurés inactifs entretemps, loin de là. SUUNS nous a offert Images du futur en 2013, le second album complet depuis la fondation du groupe en 2006, après l’excellent Zeroes QC en 2010. De son côté, Radwan Ghazi Moumneh a lancé son premier effort solo, l’ovni musical dénommé Jerusalem In My Heart, en plus de continuer son travail d’ingénieur de son au studio Hotel 2 Tango, qu’il a co-fondé avec des membres de Godspeed You! Black Emperor. Ces derniers ont également fondé l’étiquette Constellation Records sur laquelle l’album de JIMH, Mo7it Al-Mo7it, est également paru en 2013.

Alors que la musique du quartet est généralement construite à l’aide d’une masse de synthétiseurs (Max Henry), de guitares abrasives (Ben Shemie) et de rythmes tissés serrés propulsés par une machinerie rock psychédélique réglée au quart de tour (Liam O’Neill à la batterie, et Joseph Yarmush à la basse), celle de l’ingénieur de son est davantage mystérieuse, déconstruite, fascinante et évocatrice. Bien que les moyens diffèrent grandement, l’effet de leurs compositions respectives est similaire: on se trouve envoûté, captivé, hypnotisé par la musique et ramenés à nos esprits par des vocaux à la fois fragiles et sensuels, aussi assumés dans le style qu’ils semblent vulnérables et chargés d’émotion dans l’exécution.

Sur l’album, tout simplement intitulé SUUNS & Jerusalem In My Heart, on trouve des pièces qui semblent être tantôt davantage l’oeuvre des uns, tantôt celle de l’autre. La pièce « Self » par exemple nous montre ce qui arrive quand une pièce de JIMH intègre des rythmes dansants et des sonorités électro, avec un résultat qui n’est pas sans rappeler la musique du légendaire Omar Souleyman. Lorsque c’est plutôt le son de JIMH qui vient influencer une pièce où l’on devine davantage l’influence de SUUNS, on se retrouve avec un drone très électrique et répétitif qui évoque la musique des non-moins légendaires gars de Godspeed. Sur certains morceaux, les coutures sont moins nettes et on se retrouve avec un bel hybride de leurs univers, comme sur « Gazelles in flight », la pièce proposée comme premier extrait accompagné d’un clip. Chacun semble donc bénéficier du contact de l’autre pour intégrer des nouvelles sonorités et des nouveaux procédés à son exercice créatif, en plus de permettre aux deux formations d’élargir leurs publics. La musique indie rock électronique aux accents krautrock de SUUNS rejoint ainsi des mélomanes aux oreilles affûtées et aux esprits ouverts alors que JIMH peut faire contribuer la richesse de ses explorations sonores au sein d’oeuvres construites sur des bases rythmiques plus conventionnelles.

Le fruit issu de la rencontre ouvre l’appétit, la musique qui en résulte nous fascine, mais on reste un peu sur notre faim. Le projet, très prometteur, semble parfois inachevé, ce qui nous permet toutefois d’imaginer à quoi il aurait pu ressembler avec un séjour prolongé en studio. Parions que les concerts aideront les collaborateurs à développer leur complicité. Chose certaine, on attend avec impatience les prochains albums des différents protagonistes et d’y évaluer l’impact de cette rencontre sur les trajectoires de chacun. D’ici là, on se prépare pour la performance prévue le 14 mai prochain au Colisée de Victoriaville, dans le cadre de la 31e édition du Festival International de Musique Actuelle de Victoriaville.

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Liens pertinents:
secretlycanadian.com/artist.php?name=suuns
cstrecords.com/jerusalem-in-my-heart

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[SPECTACLE] Antoine Corriveau + Julie Blanche, le Petit Impérial, 11 avril 2015

Ce samedi, j’étais au Petit impérial pour le spectacle fort attendu de Julie Blanche et Antoine Corriveau. J’avais hâte de revoir Corriveau, bien sûr, mais j’étais surtout curieux de voir comment Julie Blanche allait défendre son excellent premier album.

D’ailleurs, la voilà qui arrive avec ses musiciens (Pietro Amato, Cédric Dind-Lavoie, Stéphane Bergeron et Corriveau). Un brin nerveuse, mais visiblement heureuse de rencontrer cette bande de curieux qui ont répondu à son invitation, Julie Blanche a interprété (dans le désordre) l’intégrale du disque, rendu fidèlement par son band de feu. Faut dire que le cor d’Amato se marie à merveille à la voix douce et chaude de Julie. Des chansons magnifiques, une interprétation sobre, mais authentique, que demander de plus?

Un set de Corriveau? Ben oui, pourquoi pas!

Après une petite pause bien méritée, notre homme monte sur scène avec Stéphane Bergeron et Marianne Houle. Première surprise, notre homme est… debout. Non, ce n’est pas la première fois, mais je l’avais toujours vu assis en formule trio. De toute façon, ça ne change rien à la musique de notre homme. Bien entendu, les gens présents étaient là pour les pièces de son deuxième album, Les ombres longues. On l’avoue, nous aussi. Les chansons ont été un brin réarrangées pour convenir à la formule. Ça ne fait que donner plus d’espace à Marianne, qui joue de son violoncelle comme si elle était possédée. Comme toujours, Corriveau s’amuse à la guitare et se lance dans quelques puissantes envolées dont lui seul a le secret. Et Bergeron tape sur ses caisses avec la régularité d’un métronome.

Ce qui est le fun quand on a un peu de temps (j’ai quand même vu Corriveau deux fois dans le cadre de prestations de moins d’une heure), c’est qu’on peut faire connaître au public de nouvelles chansons. Dans le cas d’Antoine, ça veut dire ressortir les plus vieilles : à chaque fois, le nombre de personnes qui connaissent les chansons de St-Maurice/Logan augmente. Tant mieux, parce que des chansons comme Kilomètres ou la très belle Qu’est-ce qui te va? (jouée en rappel!) méritent d’être mieux connues.

Alors, une belle soirée? Oh, oui! Tiens, je vais laisser les images parler, elles rendent mieux que moi toute l’émotion de la soirée.

(Photos : ecoutedonc.ca/Jacques Boivin)

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[SPECTACLE] BIG SEAN, Impérial Bell, 10 avril 2015

C’est lors d’un vendredi pluvieux du mois d’avril que le célèbre rappeur Big Sean s’amène à Québec pour la première fois de sa carrière. C’est grâce à l’équipe de District 7 Production que ce concert a lieu. Il est important de le souligner, car cette entreprise de booking de la région est très active depuis quelque temps, au plus grand plaisir des mélomanes de la Capitale.

Crédit photo : Matthieu Paquet-Chabot / ecoutedonc.ca
Crédit photo : Matthieu Paquet-Chabot / ecoutedonc.ca

Big Sean est connu depuis plusieurs années comme étant un des protégés du rappeur le plus controversé des derniers temps : le seul et unique Kanye West. Signée sous l’étiquette de disque G.O.O.D Music, Big Sean vient nous présenté son dernier album, succès critique et populaire, Dark Sky Paradise.

Il est 22h00 moins le quart. Après plus de deux heures d’un DJ set de Darril Masih que le public présent à l’impérial Bell à pus voir à l’oeuvre le rappeur Big Sean. Émergeant d’une plateforme dissimulée derrière trois grands écrans, le rappeur entame la pièce Paradise, tirée de son dernier album. Tout de blanc vêtu, le rappeur s’active sur la scène avec son DJ en enchainant quelques pièces de Dark Sky Paradise. Les projections sur les écrans sont superbes. Elles viennent améliorer grandement l’expérience du concert. Le public à droit à un spectacle de calibre d’aréna côté scénique. Les lumières et les images sont de toutes beautés… le tout dans une salle de moins de 900 personnes. C’est impressionnant. Malgré quelques problèmes de son, le public, enflammé, chante les paroles de la très belle pièce Mercy, crée en collaboration avec Kanye West.

Crédit photo : Matthieu Paquet-Chabot / ecoutedonc.ca
Crédit photo : Matthieu Paquet-Chabot / ecoutedonc.ca

Peu bavard, le rappeur se permet quand même un discours inspirant pour ses fans. Le bonheur, les buts, l’amour sont à l’honneur. C’était cliché, simple, mais réussi. Le public a applaudi le rappeur et s’est tout de suite remis au rap avec la chanson High. Parlant de high, il y en avait du monde high à l’Impérial hier soir. Une forte odeur de printemps se faisait ressentir. Plusieurs pièces du rappeur font allusion aux drogues illicites et à l’alcool.

À mi-parcours, le rappeur débute le premier couplet de Mula, une de ses pièces fortes. Un des se amis, inconnu du public, vient le rejoindre sur scène. Quelques pièces plus tard, l’Impérial Bell s’est transformé en cabaret de danseurs érotiques… Big Sean enlève son chandail. Les femmes sont en extases. Les téléphones sont au rendez-vous pour prendre des selfies avec le rappeur… Moment étrange du concert que nous tentons d’effacer de notre mémoire.

Enchainant les pièces de tous ses albums et mixtapes, Big Sean fait son concert à un rythme soutenu. C’est vers la fin du concert que le rappeur de Détroit nous sort ses grands hits : Marvin & Chardonnay, Guap, Clique et Don’t like (rebaptiser Do Like Québec pour l’occasion). Nous ressentons que les fans adorent les pièces de son album en collaboration avec Kanye West. Les réactions sont fortes. Les admirateurs du rappeur dansaient, sautaient et chantaient à tu tête les paroles de Big Sean. Une mascotte, arborant le logo des Red Wings de Détroit, sa ville natale, s’est jointe à nous lors de la pièce Guap. L’ambiance était à son paroxysme.

Crédit photo : Matthieu Paquet-Chabot / ecoutedonc.ca
Crédit photo : Matthieu Paquet-Chabot / ecoutedonc.ca

Sean Michael, de son vrai nom, a terminé sa performance, de près d’une heure quinze, avec IDFWU. Il a même osé se payer un bain de foule, au grand désarroi des agents de sécurité de la salle. Il fut bref, mais très apprécier. Malgré les cris de la foule, le rappeur ne se reportera pas le bout du nez sur scène. C’est terminer, les lumières se rallument. Quelques fans, qui ont acheté de la marchandise, rencontreront l’artiste en coulisse plus tard dans la soirée.

Ce concert rap répondait à tous les clichés du milieu : DJ beuglant dans le micro, les bruits typiques (sonnette) du même DJ, un rappeur torse nu, des phrases clichées (Put your hands up! WHATS UP QUÉBEC?) à répétition, des chanson joué à moitié, une odeur de printemps, des faux freestyles… Est-ce nécessairement négatif? Pas du tout. Sans ces aspects, le concert aurait été d’un ennui mortel. Que serait un concert de Big Sean, c’est ma deuxième expérience en deux ans, sans les FINALLY FAMOUS à répétition dans les hauts parleurs? Un concert rap du genre se doit d’avoir tous ses clichés pour faire vivre un concert qui vient divertir la foule. Il faut comprendre que Big Sean n’a pas le matériel de Kanye West ou encore Kendrick Lamar. Il attire les foules plutôt commerciales et typiques du rap plus accessibles.

Crédit photo : Matthieu Paquet-Chabot / ecoutedonc.ca
Crédit photo : Matthieu Paquet-Chabot / ecoutedonc.ca

Petit bémol (personnel) : Big Sean à délaissé, à ma plus grande tristesse, son deuxième album Hall Of Fame. Sur les 25 pièces jouées, seules 3 étaient de cet album. Selon moi, Hall Of Fame est son meilleur opus à ce jour.

Bref, malgré le manque d’auditoire (le balcon était fermé), Big Sean a su enflammer la Capitale-Nationale pour sa première visite en carrière. Merci District 7 production de prendre des risques du genre et j’ose espérer que la population répondra à l’appel lors d’un prochain concert rap, ici à Québec!

** Grille des chansons**

Intro (DJ BEATZ)

Paradise

All your Fault

Gangbang

Mercy

Sanctified

A$$

Open Wide

High

Higher

Research

Mula

Burn

Stay Down

Play No Games

My Last

Beware

Win Some, Lose Some

Blessings

Marvin & Chardonnay

Guap

Don’t like

Clique

All Me

IDFWU

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