[ANNONCE] Deuxième édition des Nuits Psychédéliques de Québec !

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C’est le 5 mars 2015, au Knock-Out, que l’organisation du festival Les Nuits Psychédéliques de Québec a annoncé la programmation de son édition 2015. Les organisateurs nous ont réservé des beaux noms qui vont faire crier les haut-parleurs du Cercle les 9, 10 et 11 avril prochain.

En tête d’affiche, notons la présence du groupe mythique The Fleshtones. Grosse prise pour le festival qui en est seulement à sa deuxième année. Le groupe est actif depuis 1976 et a su prouver à tous qu’il maitrise très bien le punk rock. Première présence à Québec depuis la parution de leur 22e (!), lancé en 2014.  Une présence qui risque de plaire aux amateurs de punk de la Capitale-Nationale. Ils sont encore en forme, même après autant d’années en service, comme le témoigne ce vidéo, capté en 2014.

En plus de la présence du groupe new-yorkais, nous sommes heureux de revoir à Québec les Montréalais The Besnard Lakes. Groupe indie-rock, très souvent expérimental, le groupe roule sa bosse depuis 2003. Malgré que l’horaire complet ne soit pas encore public, le groupe a vendu la mèche sur les réseaux sociaux, ils seront sur scène le 10 avril à 22h30.

Du côté local, il y aura trois prestations issues de la région de Québec. Le groupe EP4 interprétera Drumming, une oeuvre de Steve Reich. De plus, Geneviève Savoie et Simon-Pierre Beaudet nous présenteront leurs compositions.

Finalement, il y a plus de 16 artistes qui fouleront les planches du Cercle. Dans la catégorie à ne pas manquer, notons la présence de Organ Mood, Mojo Wizard, Corridor, UUBBUURRUU, The Auras et Crosss.

Les laissez-passer trois jours, en vente, au coût de 30 $, sont disponibles au Knock Out, au Cercle et ici. Les trois jours de concerts seront présentés au Cercle, dès 20h00.

Le festival est présenté par Le Cercle, le Knock Out, CKRL et Best Western. L’horaire complet sera disponible dans les prochaines semaines.

[CALENDRIER] Les spectacles à voir en mars

Il y a plusieurs excellents groupes qui seront de passage à Québec et à Montréal au mois de mars. Survol d’un mois de spectacles qui risquent de réchauffer ce dernier mois de l’hiver.

RADIO RADIO + PIERRE KWENDERS

Le duo acadien présente pour une troisième fois EjFeelZoo à Québec, cette fois ci, au Cercle. Le duo est à son meilleur en 2015, très énergique sur scène. Avec un nouvel album en préparation, Radio Radio pourrait nous présenter de nouvelles pièces (who knows?). De plus, la première partie est à ne pas manquer. Le seul et unique Pierre Kwenders, chanteur d’origine congolaise, et sa musique du monde, saura enflammer le public du Cercle.

C’est quand? Le 5 mars 2014, 21h00, le Cercle… mais malheureusement c’est complet.

FANNY BLOOM + LE COULEUR

La sublime Fanny Bloom s’amène au Cercle avec son groupe pour nous interpréter les nouvelles pistes de son album Pan. À la fois tendre et énergique, l’ex membre de La Patère Rose saura réchauffer votre samedi soir. En prime, le groupe Le Couleur, qui vient de lancer leur EP Dolce Désir, EP qui a attiré l’attention de nos voisins du Sud. Voyez ce groupe avant que tout le continent ne se les arrache.

C’est quand? Le 7 mars 2014, 20h00, le Cercle.

MONTREAL ROCKS 5EME ANNIVERSAIRE PRÉSENTE : 

THE DAMN TRUTH + ELEPHANT STONE + INVITÉS

C’est au nouveau Théâtre Fairmount, ancien Cabaret du mile-end à Montréal, que Jay Walker soulignera le 5è anniversaire de son émission de radio maintenant devenu un classique des mélomanes le dimanche soir. Une belle initiative pour un petit prix (10$). Du rock, une nouvelle salle (qui semble TRÈS belle) et un Jay Walker plus qu’heureux.

C’est quand ? Le 14 mars 2014, 20h00, Théâtre Fairmount

GALAXIE + FURHATS + LUBIK

Quelques semaines après la sortie de leur album Zulu, Galaxie remonte sur les planches de l’Impérial Bell dans le cadre des nuits FEQ. C’est le dernier spectacle de la saison d’hiver de cette série de spectacles commanditée par l’organisation du Festival d’été de Québec. L’équipe d’Écoute donc ça à très hâte de voir Zulu, album qui s’est mérité une note de 90% sur notre blogue, sur scène pour une première fois dans la Capitale-Nationale. En prime, Furhats et Lubik, d’excellents groupes de la relève du rock québécois.

C’est quand? Le 27 mars 2014, 20h00, Impérial Bell pour seulement 15$ (!)

WILL BUTLER + HEARING THINGS

C’est dans le 514 que nous devrons nous déplacer pour voir Will Butler, membre d’Arcade Fire, nous présenter son premier album solo Policy. Les deux spectacles sont malheureusement complet, mais quelques billets seront disponible à la porte selon les organisateurs. C’est une façon d’entendre l’excellent Will Butler et de découvrir la nouvelle salle Le Ritz P.D.B.

C’est quand? Les 28 et 29 mars 2014, 20h00, Le Ritz P.D.B (ancien Il Motore)

Il y a d’autres excellents concerts aussi… en bref :

  • BBQ + Les Marinellis, 5 mars, Sous-sol du cercle
  • Elliott Brood + Wilderness of Manitoba, 6 mars, Le Cercle
  • Heat + Cobrateens + Teenager, 7 mars, Sous-sol du cercle
  • Les Deuxluxes + Tania B. Lacasse, 12 mars, Sous-sol du cercle
  • KODE9 + Ikonika + Electrique DJ + Compaas, 13 mars, Le Cercle
  • Tops + Pascale, 19 mars, Sous-sol du cercle
  • The Wooden Sky + Invités, 19 mars, Le Cercle
  • Bodh’aktan + Caravane, 21 mars, Impérial Bell
  • The Rural Alberta Advantage + Narrative Crown, 22 mars, Le Petit Impérial
  • Elliot Maginot + Jesse Mac Cormack, 26 mars, Le Cercle
  • En route vers HEAVY avec Obey The Brave + Invités, 28 mars, Complexe Méduse

[PHOTOS] Fire/Works, Antoine Corriveau et Marie-Pierre Arthur, 27 février 2015

Chose promise, chose due : voici les photos du spectacle de vendredi. Y’en a beaucoup? C’est juste parce que j’étais pas capable de choisir. L’énergie de Marie-Pierre Arthur, sa complicité avec ses musiciens, les regards tendrement intenses de Frank Lafontaine, tout ça, c’était du bonbon pour un photographe.

Photos : ecoutedonc.ca/Jacques Boivin

[EXCLUSIF] Séance de photos coquines avec Anatole

C’est lundi le 16 mars que les Francouvertes de Montréal vont accueillir au sein d’une de leurs soirées de concours de band un musicien bien particulier de Québec.

Anatole, c’est l’alter ego musical complètement déjanté, à la limite d’un fanatisme obscène un peu sucré, d’Alexandre Martel, du band Mauves. Là où Mauves carbure aux effluves pop-rock planantes, Anatole donne libre cours à une folie libidineuse laissant place à une musique rythmée, haute en couleur à l’imagerie quelque peu démesurée. L’Une des premières prestations d’Anatole s’est déroulé à la première édition du Cassette Store Day de Québec qui a eu lieu au Knock Out en 2013. Alexandre y était présent, accompagné de son frère, Cédric ( bassiste pour Mauves et Tire le Coyote ), ainsi que Shampoing à la guitare. Pour l’occasion, ils nous avaient concocté un show de fortune, avec un keyboard accoté sur le mur qui remplaçait un drum inexistant avec des presets casio.

Nous pouvons dire que le projet a pris une dimension plus ambitieuse un an plus tard. Alexandre, toujours avec son frère à la basse, s’est entouré du producteur et musicien Simon Paradis, Jean-Michel Letendre-Veilleux, membre de Leafer et un des fondateurs du Pantoum et de Jean-Étienne Collin-Marcoux, membre des X-Ray Zebras et autre fondateur du Pantoum. Nous avons maintenant droit à un mur de synthés ( Simon, Jean-Michel et Alexandre jouent tous du synthé dans le band ) au lieu d’un traditionnel mur d’amplis de guitares qui ont normalement leur place dans le milieu macho du rock. Ici nous avons plutôt droit à une créature androgyne, baignant dans un atmosphère théâtrale aux influences qui puisent autant dans le prog des années 70-80 qu’à une pop intemporelle qui vise doit au coeur ( ou à la fourche, tout dépendant des gens ).

 

Ici, à ecoutedonc.ca, nous reculons devant rien et nous avons mis la main sur des photos sexy d’Anatole prise par la photographe Marion Desjardins.

 

 

Crédit Photo : Maryon Desjardins

[ALBUM] Galaxie – « Zulu »

Galaxie Zulu (La meute)
Galaxie
Zulu (La meute)

Olivier Langevin est un homme passablement occupé. Dieu québécois de la guitare, il dégaine sa six-cordes sur les albums d’un nombre assez incroyable d’artistes québécois, tel un Rick Haworth des temps modernes. Mais il ne fait pas qu’améliorer les albums des autres, il participe aussi à toutes sortes de projets (dont Gros Mené, autre groupe-phare de la « gang de Saint-Prime »). Et il mène la barque de Galaxie, projet rock qui s’est raffiné depuis la parution de Tigre et diesel en 2011. Murs de claviers derrière un mur de guitares, rythmes dansants, sex-appeal certain, l’album a été encensé par la critique (dont nous, qui l’avons placé au cinquième rang de nos albums préférés de 2011 derrière Feist, Wilco, My Morning Jacket et Portugal. The Man). Dire que la suite était attendue relève donc de l’euphémisme.

Arrive donc cette suite de Tigre et diesel, le bien nommé Zulu. Langevin avait promis un album plus organique, moins fignolé, et le mot d’ordre en studio était « Plus de zoulou ». C’est donc sur des sonorités très blues rock africain que s’ouvre ce nouvel album. Les cartes sont jouées, ça va être viril et animal! De son côté, le premier simple, Robot Lynx, promettait une certaine continuité avec Tigre et diesel. La stabilité dans le changement, quoi!

Plus sérieusement, le virage entrepris sur l’album précédent se poursuit sur Zulu. Les guitares ont beau être omniprésentes, lourdes et sales, les claviers, les boucles et les échantillons donnent une saveur très pop. Des chansons comme Dragon sont de vrais hameçons, qui bénéficient vraiment de la Frank Touch (les claviers de François Lafontaine – ainsi que ceux de Dan Thouin), pendant que Pierre Fortin nous fait hocher de la tête avec son beat de métronome. Sont aussi omniprésents Élage Diouf aux percussions, ainsi que Karine Pion et Fanny Bloom aux choeurs.

La réalisation, juste assez sale, est signée Langevin, Pierre Fortin et Pierre Girard. Alors qu’on aurait pu beurrer encore plus épais que sur Tigre et diesel, c’est plutôt l’inverse qui se produit : malgré la distorsion et les divers effets, on sait qu’une pièce atmosphérique comme Champ de mine (une autre très zulu) ne devrait pas être trop difficile à reproduire sur scène.

On ne se fera pas de cachette, Olivier Langevin n’est pas le plus grand des poètes de l’histoire de l’humanité, loin s’en faut. Il n’en demeure pas moins qu’il a su se créer un univers simple, mais très efficace, très masculin, et les paroles de ses chansons servent très bien la musique qui les accompagne. On nage dans les instincts primaires, ce n’est pas le temps de disserter sur le sexe des anges.

Les temps morts sont très rares (est-ce qu’on peut considérer Tank comme un temps mort?) et on rocke du début à la fin. C’est un album qui s’écoute dans le piton, sur le bord du Lac (avec une majuscule, il n’y en a qu’un seul…), avec une grosse bière de Sainte-Guidoune. Pis autre chose, si vous êtes de ce genre-là!

En bref, Olivier Langevin et ses complices nous ont servi tout une galette avec ce Zulu, qui devrait en tenir plusieurs éveillés pendant de nombreuses écoutes. Du rock solide, qui ne marque pas une grande évolution par rapport à Tigre et diesel, malgré un son plus brut, plus live, moins fignolé, mais dont on ne se tanne pas. Du rock comme on aimerait en voir sur une scène immense un soir de pleine lune sur les Plaines un de ces quatre. Avec des lasers. Et des hurlements de loup. Et des flammes.

Un dispositif scénique à la mesure de la Bête.

Galaxie sera à l’Impérial Bell le 27 mars prochain dans le cadre des Nuits FEQ. Seulement 15 $! Billets en vente ici.

 

[SPECTACLE] Klô Pelgag, Théatre Petit-Champlain, 20 février 2015

Klô Pelgag
Klô Pelgag

Vendredi soir, Klô Pelgag était de passage à Québec pour un spectacle à guichets fermés au Théâtre Petit-Champlain. Tous les billets étaient déjà vendus depuis quelques semaines et nous avions plus qu’hâte de la revoir après son passage au Festival d’été de Québec en juillet dernier (que nous avions adoré).

Faut dire que cette jeune artiste sait en mettre plein la vue (et les oreilles). Notamment par l’entrée fracassante de son groupe (déguisés en sportifs de toutes sortes – skieurs, hockeyeurs, y compris un excellent gardien de but, et nageurs en speedo… de fille) et sa propre entrée désopilante, vêtue de son nouveau pyjama Beethoven-Jordan, de lunettes et de skis de fond!

Klô Pelgag
Klô Pelgag

En musique, on a évidemment surtout entendu les magnifiques chansons de L’alchimie des monstres, interprétées sans faille aucune par un band rodé au quart de tour et qui semble prendre autant son pied qu’au tout premier spectacle. Dès les premières envolées instrumentales de Le corbeau, on peut sentir cette chimie qui unit Klô Pelgag et ses musiciens. On se regarde, on se sourit, le plaisir est palpable.

Klô Pelgag est toujours animée de cette belle folie dans ses interactions tâtillonnes, mais désopilantes. Quand elle nous invite à chanter, c’est dans une version accélérée de Rayons X (déjà difficile à chanter tellement les paroles défilent vite). Et quand elle vient s’asseoir à 3 pouces de votre visage et qu’elle vous fixe droit dans les yeux, vous vous retenez de ne pas rire (d’ailleurs, je suis persuadé qu’elle veut jouer à je te tiens par la barbichette…). On a aussi eu droit au traditionnel tour de magie du contrebassiste Philippe Leduc, qui nous une fois de plus confondus!

Claudia Gagné et Stéphane Robitaille
Claudia Gagné et Stéphane Robitaille

Lorsqu’elle reprend Pégase, de Thomas Fersen, on a l’impression que la chanson a été écrite pour elle, voire par elle-même. Il faut dire que les deux auteurs-composteurs-interprètes ont des univers plutôt colorés – et compatibles…

Nous avons dû quitter au début du rappel, mais nous n’avons pas manqué cette autre reprise, désopilante cette fois. Violett Pi s’est dirigé à la batterie et Charles Duquette (le batteur en speedo) s’est dirigé à l’avant pour entonner Les yeux du coeur, d’un certain Gerry Boulet, au bonheur total des spectateurs. Cheesy à souhait. (On me dit que Les yeux du coeur étaient suivis de Tremblements.)

En première partie, le public a pu faire connaissance avec Stéphane Robitaille, un auteur-compositeur-interprète de Québec qui nous a fait bien rire avec ses chansons pleines d’esprit (que vous trouverez sur son excellent album Fuck you mon amour). Accompagné de Claudia Gagné (L’Octopus) à la contrebasse, l’homme qui prétend écrire des chansons pour se calmer les nerfs (paraît que ça marche parfois) s’est fait une tonne de nouveaux fans. J’ai même entendu des comparaisons avec Brassens!

Avant de passer aux photos, soulignons que Klô Pelgag sera de retour à Québec le 10 décembre prochain à la salle Octave-Crémazie du Grand théâtre de Québec. Les billets sont déjà en vente et ils s’envolent très vite! Voilà votre chance de la voir ou de la revoir!

(Photos : ecoutedonc.ca/Jacques Boivin)

[SPECTACLE] Jay-Jay Johanson, Théâtre Petit-Champlain, 19 février 2015

Jay-Jay Johanson
Jay-Jay Johanson

Le théâtre Petit-Champlain accueillait de la (trop) rare visite dans la vieille capitale. Le sympathique Suédois Jay-Jay Johanson, qu’on a découvert à la fin des années 1990, revenait à Québec après six longues années. Accompagné de son pianiste Erik Janssen, le crooner a gâté les spectateurs avec un répertoire puisé en grande partie dans ses trois premiers albums (Tattoo, Whiskey et Poison) et ses deux dernières propositions (Cockroach et Spellbound). Les chansons les moins populaires étaient accueillies avec un silence respectueux, tandis que les classiques ont enflammé le public, qui fredonnait avec Johanson les Believe in UsSo Tell the Girls that I’m Back In Town et autres Far Away. Homme de peu de mots, Johanson ne s’est pas perdu dans les discours, se contentant de remerciements ou de brèves introductions. Ça n’a pas empêché une belle communion entre le crooner et son public, visiblement ravi d’entendre la voix magnifique de Johanson. Cette voix… exactement comme sur les disques!

Peter Henry Philipps
Peter Henry Philipps

Les spectateurs présents ont été comblés, Johanson semblait heureux (en tout cas, sa poignée de main était enthousiaste!). Ne reste plus qu’à espérer un retour plus rapide… En attendant, Opium devrait être lancé en mai.

En première partie, Peter Henry Philipps (que vous avez sûrement connu dans une de ses autres vies, dont Pilou) est venu présenter quelques pièces de son répertoire. Philipps, qui vient de signer chez Coyote Records, a mis les spectateurs dans sa petite poche avec son folk très aérien. Bien hâte de voir une prestation complète (et d’entendre l’album).

Évidemment, on a pris quelques photos!

(photos : ecoutedonc.ca/Jacques Boivin)

[ALBUM] Marie-Pierre Arthur – « Si l’aurore »

Marie-Pierre Arthur Si l'aurore (Simone Records)
Marie-Pierre Arthur
Si l’aurore (Simone Records)

Après deux albums aux sonorités folk, Marie-Pierre Arthur s’est payé un voyage vers la fin des années 1970 et le début des années 1980 sur Si l’aurore, un album qui regorge de soul, de groove et de synthétiseurs, un album qui donne le gout de taper du pied tout en donnant de petits coups de hanches. On en a eu un premier avant-goût avec la pièce Rien à faire, qui rappelait à plusieurs les Fleetwood Mac période Rumours, mais j’ai aussi entendu parler de ressemblances avec Diane Tell et Daniel Balavoine. Ne vous inquiétez pas, oui, Marie-Pierre Arthur s’amuse avec des sonorités qui me rappellent mon enfance, mais avec son amoureux François Lafontaine, elle a composé des grooves bien ancrés en 2015. D’ailleurs, cet album claviers ressemble à un cadeau d’Arthur à son chum tellement les claviers et les synthés sont omniprésents. Quand on connaît un peu Lafontaine, celui-ci devait être aux anges.

Aux textes, Arthur continue d’y aller à quatre mains avec Gaële, sa fidèle collaboratrice. On parle de l’âge adulte. De cette période où on se sent un peu perdu après avoir atteint quelques objectifs de vie. Qu’est-ce qu’on fait après avoir eu l’enfant qu’on voulait avoir? Il y a des amis qui s’entredéchirent. Tout ça, c’est un peu triste, mais Arthur réussit à équilibrer ces paroles avec sa musique, riche et envoutante.

Tant qu’à se payer un retour à une époque où un solo de saxophone bien baveux était un strict minimum dans une pièce de soft rock, Arthur et Lafontaine ont décidé d’y mettre la gomme. Par ailleurs, notons la présence du saxophoniste Yannick Rieu sur Comme avant. On vous avertit tout de suite, parce que ce solo de sax, accompagné d’un mur de claviers et d’une batterie déchaînée, kicke des culs et botte des derrières. É-be-lou-is-fuckin’-sant. Même s’il est un peu moins fort sur les autres chansons, l’esprit fin 70 début 80 demeure omniprésent. Certaines chansons comme La toile sont des bijoux de pop-rock un peu matante (mais ô combien assumée). Sur Papillons de nuit, c’est le choeur qui semble sorti d’une de ces chansons de pop française grandiloquente de la fin des années 1970. Et cette finale de la mort sur Dis-moi… Menoumme.

En plus de François Lafontaine, le guitariste Joe Grass et le batteur Samuel Joly forment avec Arthur (à la basse, qui n’est plus sa vieille Höffner) un noyau auquel s’ajoute la collaboration d’amis de longue date comme Olivier Langevin, José Major, Robbie Kuster et Louis-Jean Cormier. La réalisation de Lafontaine est archi-soignée. Quand je dis que j’ai l’impression qu’il a dû avoir du fun, on n’a qu’à écouter la richesse des synthétiseurs, qui sonnent exactement comme on les entendait à l’époque. Une partie de moi veut entendre ce disque sur une bonne vieille table tournante pour y retrouver une chaleur que je trouvais sur les disques de ma mère (que je trouvais donc nazes à l’époque).

Bien entendu, cet album ne fera pas l’unanimité. Certains s’ennuieront de la Marie-Pierre d’avant, plus folk, plus simple, plus prévisible. Le changement peut être déroutant, on l’avoue, surtout si on n’a pas connu la période qui a inspiré Arthur et Lafontaine.

Si l’aurore était un pari des plus risqués. D’autres ont essayé de s’inspirer de cette période et leurs tentatives se sont soldées par des échecs. De son côté, Marie-Pierre Arthur a foncé tête première dans cette matière brute qu’on a malheureusement trop peu exploitée. Pour exploiter tout ce groove en douceur comme le fait si bien Arthur, ça prenait bien une bassiste.

Le résultat de tout ce travail est cet album rempli d’amour, d’énergie, de sensualité, qu’on vous invite à prendre en bloc, du début à la fin.

Marie-Pierre Arthur est la tête d’affiche de la deuxième soirée des NuitsFEQ de l’hiver 2015 le 27 février prochain à l’Impérial Bell. Elle sera précédée d’Antoine Corriveau et de Fire/Works. Une magnifique soirée en perspective. Pour plus de renseignements et acheter vos billets : imperialbell.com

[SPECTACLE + PHOTOS] Hey Rosetta! + STARS, Impérial Bell, 6 février 2015

C’est devant un Impérial à moitié rempli que le groupe montréalais Stars a fait danser les spectateurs pendant près d’une heure trente. C’était leur deuxième visite à l’Impérial (maintenant l’Impérial Bell) en un an.

La prestation du groupe a débuté avec la très rythmée From The Night, tirée de leur nouvel album No One Is Lost. Quelques problèmes sonores ont quelque peu fait grincer les dents des spectateurs durant les deux premières pièces, et de facto, ont un peu gâché la pièce Backline. Le tout rétabli pour la troisième pièce du spectacle, We don’t want your body, qui était attendue par plusieurs. C’est à ce moment que la foule et le groupe sont réellement entrés en communication. L’énergie qui se trame entre Amy Milan, chanteuse du groupe, et Torquil Campbell, chanteur du groupe, est tout simplement indescriptible. Une symbiose qui se consolidera avec la pièce Hold On When You Get Love And Let Go When You Give It, tirée de The North. C’est à ce moment que le public se mit à danser et à sautiller, au plus grand bonheur de Torquil Campbell. Sous le choc d’une telle dose d’amour, il ne s’est pas gêné de descendre dans la foule pour nous offrir un moment inoubliable. Le concert a pris une tournure inattendue à cet instant. Les sourires se décuplaient, les discours du groupe, autant de la part de Torquil que de d’Amy se multiplièrent, et le bonheur du groupe était contagieux. Le public à même eu droit à un discours traduit en simultané en français, approximatif, par Amy. Un moment cocasse qui en a fait rire plus d’un. C’est bien sûr en fin de concert que les fans ont eu droit aux hits du groupes, passant de la magnifique Elevator Love Letter à la très dynamique Take Me To The Riot. Afin de (presque) conclure le concert, Torquil entama les premières notes de la populaire Your Ex Lover Is Dead, pièce qui a conquis les adeptes du groupe. Le groupe a remercié les fans de Québec et a souligné que l’ambiance et la culture de Québec était magnifique. Ils ont quitté la scène avec la pièce-titre de leur dernier album No One Is Lost. Pièce qui, à la surprise du groupe, a fait danser l’entièreté du parterre.

Un rappel a bien sûr eu lieu. Ce dernier à débuté avec un demande spéciale d’un fan sur Twitter, qui voulait entendre la pièce Calendar Girl, tiré de l’album Set Yourself On Fire, album phare du groupe. S’en suivit la pièce Are You Ok ? et finalement What Is OK To Be Done ? pour conclure le passage du groupe à Québec. Au total, c’est plus d’une vingtaine de pièces que le groupe a interprétées hier soir, répartis sur l’entièreté du catalogue du groupe. Le groupe à quand même joué 10 morceaux de leur nouvel album, qui ont été bien apprécier du public, même si ce dernier était la pour entendre les classiques du groupe. Petite déception, l’album The North à été laissé de côté, seulement deux pièces ont été interprétées. C’est très dommage que le public n’ait pas été au rendez-vous (le balcon était fermé). Comme on dit, les absents ont toujours tort. Le discours s’applique très bien dans ce cas-ci, puisque le concert était super.

C’est le groupe Hey Rossetta ! originaire de Terre Neuve qui a réchauffé l’impérial hier soir. Toute une performance pour les musiciens (ils étaient sept sur scène) qui ont livré une performance d’une heure composée de dix pièces. Folk sur leur album, le groupe s’est révélé être plutôt rock en concert. C’est avec la pièce Soft Offering que la troupe de Tim Baker a débuté le concert. Alternant du piano à la guitare Tim Baker nous a prouvé qu’il était un grand musicien. Le spectacle était visuellement très réussi, ce qui est plutôt rare pour une première partie. La troupe s’est fait de nombreux nouveau fans hier soir, ces derniers était très attentifs et osaient taper du pied tout au long de la performance. C’est avec les pièces Kintsukoroi et Welcome que Hey Rossetta ! à quitté la scène. Deux chansons très attendues du public, spécialement la dernière, que les fans ont chantée avec le groupe tout en levant les bras dans les airs. Torquil Cambell était visible des coulisses et il semblait apprécier grandement la performance du groupe, allant de pas de danse à quelques sourires aux membres du groupe.

(Photos : Jacques Boivin/ecoutedonc.ca)

Pièces jouées :

Hey Rosetta!

  1. Soft Offering (For the Oft Suffering)
  2. Gold Teeth
  3. Yer Spring
  4. What Arrows
  5. Young Glass
  6. Neon Beyond
  7. Harriet
  8. Red Heart/Black Heart
  9. Kinsukuroi
  10. Wekcome

 Stars

  1. From The Night (No One Is Lost, 2014)
  2. Backline (The North, 2012)
  3. We Don’t Want Your Body (In Our Bedroom After The War, 2007)
  4. Turn It Up (No One Is Lost, 2014)
  5. Midnight Coward (In Our Bedroom After War, 2007)
  6. You Keep Coming Up (No One Is Lost, 2014)
  7. The Is The Last Time (No One Is Lost, 2014)
  8. Hold On When You Get Love and Let Go When You Give It (The North, 2012)
  9. Look Away (No One Is Lost, 2014)
  10. Dead Hearts (The Five Ghosts, 2010)
  11. Trap Door (No One Is Lost, 2014)
  12. Fixed (The Five Ghosts, 2014)
  13. Elevator Love Letter (Heart, 2003)
  14. Take Me To The Riot (In Our Bedroom After The War, 2007)
  15. Your Ex-Lover Is Dead (Set Yourself On Fire, 2004)
  16. No One Is Lost (No One Is Lost, 2014)
  17. Calendar Girl (Set Yourself On Fire, 2004)
  18. Are You OK ? (No One Is Lost, 2014)
  19. What Is To Be Done (No one Is Lost, 2014)

(Rappel en italique)

[PHOTOS] Pendaison de crémaillère de l’Impérial Bell, 4 février 2015

Comme vous le savez sûrement, le Festival d’été international de Québec a acheté l’Impérial de Québec, une des salles de spectacles les plus en vue de Québec, à la fin de l’année dernière. Puis, hier, on a annoncé un nouveau partenariat avec Bell : l’Impérial s’appellera maintenant l’Impérial Bell (un peu comme le Corona Virgin Mobile à Montréal). En échange, Bell donnera des sous et de la visibilité à l’organisme et à la salle de spectacles. C’est une excellente nouvelle (et, avouons-le, un excellent investissement pour la société de télécommunications). On pourra donc prendre quelques risques sans craindre de se ramasser à la rue au moindre échec. De plus, l’Ampli de Québec sera locataire des lieux, ce qui profitera à plein de musiciens ambitieux. D’ailleurs, la cohorte 2015 du volet professionnel de l’Ampli sera du Festival d’été.

Les nouveaux propriétaires des lieux en ont profité pour pendre la crémaillère avec quelques centaines d’invités et gagnants de concours. Votre humble serviteur faisait partie des chanceux et il a sorti son petit oiseau pour prendre de beaux portraits. Les quatre (trop?) courtes prestations de Tire le coyote, Claude Bégin, Marième et Pascale Picard (tous des artistes d’ici!) ont ravi les fans présents. Puis Karim Ouellet et King Abid ont fait danser les gens jusqu’à la fin de la soirée.

Félicitations au Festival d’été de Québec!

Photos : Jacques Boivin/ecoutedonc.ca