Catégories
Spectacles

Nicolet + Félix Dyotte + RALEIGH, Le Pantoum, 20 octobre 2017

Des triples lancements d’albums, en plus d’être un évènement plutôt rare, c’est pas mal badass, on peut se le dire. C’est donc sous cette thématique que se remplissait le Pantoum, en un vendredi soir d’octobre sous le coup de l’été indien, qui malheureusement ne fut pas un argument suffisant pour remplir l’endroit comme on l’avait déjà vu par le passé. Mais bon, lancer des albums en famille, qui a dit que c’était un désastre ?

 

Félix Dyotte – Photo : Gabriel Potvin-Caissy

Félix Dyotte

Ce qu’on voit : 21 :30 tapantes, Félix monte sur scène. J’utilise « monte » puisqu’il était tout bonnement à travers la foule durant les secondes précédentes. On se rend rapidement compte que ce sera une performance solo, où on aurait pu s’attendre à voir une guitare acoustique comme seul outil. Mais détrompez-vous, c’est armé d’une machine à séquence que M. Dyotte s’élance. Au volant de sa Jaguar (la Fender), il lance les premiers accords de Je cours, où les chansons se suivront tels que sur l’album tout au long de la performance. On sent que le stress qui habite l’artiste aux premières notes dépasse sa timidité habituelle, mais cela s’estompera à l’instant où il aura la chance de parler avec le public, à la fin de sa première chanson. La suite n’est qu’envol et aventure

Ce qu’on entend : Une French touch habite définitivement le cerveau de Félix Dyotte. Des synthés aériens, des percussions voguant sur le surf rock ; Félix Dyotte tisse finement les mailles de ses textes, vocalement ajusté comme des yoga pants à chaque son que crache sa guitare. Au volant de sa Jaguar, il nous transporte loin… Sur une route de la Côte d’Azur, vignoble d’un côté, Méditerranée de l’autre. Les progressions guitaresques de Dyotte nous démontrent que l’on a droit à un grand musicien, et d’autant, sinon plus, à un énorme parolier.

 

Raleigh – Photo : Gabriel Potvin-Caissy

RALEIGH

Tout droit descendus de Calgary pour nous présenter Powerhouse Bloom, les quatre membres de RALEIGH ont rapidement fait de dénouer la tension et la gêne qu’un public peut sentir en début de spectacle d’un groupe qu’il n’a jamais vu. Le quatuor, bien en contrôle, nous a rapidement mis dans une ambiance de local de pratique, où peu de gens auraient pu croire que leur album n’est âgé que d’un mois.

Musicalement, Raleigh se pose sur une fondation en forme de rock rempli de surprise et d’envolée atmosphérique, naviguant entre le jazz et le post-rock. On a devant nous un violoncelle qui semble étirer le temps, la naïve voix du chanteur Matt Doherty qui meuble l’espace, celle de la violoncelliste Clea Anaïs qui l’agrandit. On assiste à une œuvre complète, où RALEIGH construit monde après monde, et nous amène de l’un vers l’autre sans avertissement.

« When did rock and roll become a costume party?
Chi-chi in the songs and all the homies, heartless
Friends are more than gone, at least the drugs still want me
Oh, when did rock and roll become a costume party? »

 

Nicolet – Photo : Gabriel Potvin-Caissy

Nicolet

Personnellement, j’aurais surement choké un peu à l’idée de prendre la scène après ces deux performances… C’est une problématique qui n’a pas semblé affecter Étienne Hamel, qui s’est emparé de la scène en moins d’une seconde. Équipé de deux autres Étiennes, d’un Nathan et d’un Guillaume pour présenter son projet solo, le groupe a abordé l’album en spectacle comme s’ils l’avaient composé ensemble.

C’est une performance qui va dans tous les sens (mais dans le bon sens). Bien ancré dans le rock alternatif et teinté d’une pop émanant des synthétiseurs qui l’entourent sur scène, Hamel nous chante le quartier Hochelaga, tout en prenant quelques pauses folk pour nous parler de ses amours et de ses peurs, mais finit toujours par nous ramener vers une tendance funk, même lorsqu’il « met la pédale funk à off », comme il l’a lui-même dit. 45 minutes de pur bonheur où le groupe et le public s’en donnent à cœur joie, unis par le son généreux de Nicolet.

Appel à tous les marcheurs et marcheuses de ce monde : Mettez immédiatement l’album Hochelaga dans votre playlist « I would walk 500 miles » ; une valeur sûre pour accompagner ses pas. Je dis ça mais je dis rien…

Catégories
Nouvelles Région : Québec

Les Nuits FEQ, ça recommence ce jeudi!

Photo : Étienne St-Denis
Photo : Étienne St-Denis

Bon, ce n’est pas dans nos habitudes de fanfaronner avec un spectacle qui affiche déjà complet depuis plusieurs mois, mais quand il s’insère dans une série comme les Nuits FEQ organisées par nos amis du Festival d’été de Québec à l’Impérial Bell, qui présente la crème de nos artistes d’aujourd’hui et de demain à un prix qui frôle le ridicule(ment bas – 15 $), on se dit qu’on n’a pas le choix.

On a été plusieurs à acheter nos billets pour la soirée du jeudi 1er octobre dès que l’annonce a été faite. Les billets pour le retour de Coeur de pirate se sont tous envolés en quelques heures. Faut dire que ce retour de Béatrice Martin est assez attendu… et que son plus récent album, Roses, fait fureur sur les palmarès. On a des fans finis dans notre équipe et ceuxi-ci ont plutôt hâte de voir la jeune auteure-compositrice-interprète de près.

Pour lancer la soirée, madame Martin sera bien entourée : K ROY (le projet solo de Camille Poliquin, que vous connaissez sûrement comme moitié de Milk & Bone) et l’ancien Chinatown Félix Dyotte (qui a été sélectionné comme finaliste au GAMIQ dans quelques catégories) auront l’honneur de réchauffer la foule, qui sera sûrement plus pop que « musique émergente ».

Évidemment, nous serons présents pour couvrir le spectacle. Si ça ne vous suffit pas, Coeur de Pirate sera de retour au Grand Théâtre le 24 mars prochain.

Quant aux Nuits FEQ, deux autres soirées sont prévues cet automne : Loud Lary Ajust et ses invités fouleront les planches de l’Impérial Bell le 14 novembre prochain. Le 28 novembre, ce sera au tour des cols bleus de l’indie Canadien Arkells de s’inviter à l’Impérial. Le groupe sera précédé de Fanny Bloom et Final State.

Les billets sont en vente maintenant. Plus d’infos ici : http://www.infofestival.com/Programmation/Nuits-FEQ-presentees-par-Bell/

Catégories
Festivals FME

[FESTIVAL] FME 2015, Jour 4 en images

On se remet tranquillement de l’énorme journée de la veille. Je n’en n’ai pas parlé, mais cette année le FME nous a fait suer tout liquide qui avait pu être ingéré. On recommence l’exercice avec une performance secrète de Félix Dyotte à midi dans une chambre d’hôtel, moiteur assurée. On reçoit un autre message: Hein Cooper récidive pour une deuxième fois en spectacle surprise! Encore aujourd’hui, le traitement des photos ira à plus tard définitivement ! Karina vous parle de ce dernier juste ici !

Ayant malheureusement raté tout les 5 à 7 depuis le début du FME, j’ai décidé que tant qu’à remettre les images plus tard, j’allais me rendre à celui de Fanny Bloom. Inutile de dire qu’il faisait chaud à l’Évolu-son: j’ai eu ma première goutte de sueur du festival qui a coulé tout le long de mon dos ! Les gens ont tout de même dansé et c’était assez remarquable !

Petite pause jusqu’à 20h pour la très attendue Safia Nolin. Je dois dire que j’avais eu la chance d’écouter son album avant et que je le connais déjà par coeur. Sérieusement, cette voix qui nous arrive en pleine face est absolument magnifique ! Le lancement se fait aujourd’hui à Montréal et le 16 à Québec, ne manquez pas ça ! Je suis restée pour quelques pièces de Louis-Jean Cormier par la suite, j’ai apprécié le côté plus rock de son spectacle et Karina vous en parle très bientôt sur ecoutedonc.ca !

J’ai voulu continuer mon exploration de la soirée: je me suis rendue à la scène métal pour Abitabyss. Tant qu’à faire mon immersion en Abitibi, allons-y pour la totale ! N’étant pas une habituée du death métal je dois dire que j’ai admiré les costumes du groupe et les spectateurs plus courtois envers les photographes que ceux de l’agora ! Ils étaient magnifiques à voir aller, ces fans ont été un de mes coups de coeur du FME !

Finalement, après quelques verres on a décidé de faire une marche dans la ville pour se rendre à Kid Koala. Ma déception était plus que perceptible dans mon visage lorsque je l’ai vu entrer sans accoutrement. Par la suite, j’en conviens,  que moi-même suant en tenue d’été, j’aurais préféré un t-shirt à une tenue molletonnée mais quand même… Quelques pièces plus tard, le voilà qui enfile le costume de Koala, je suis comblée ! Tout souriant il est même descendu danser avec nous pour ensuite mettre le vinyle de Raôul Duguay et la très connue pièce « La bitt à Tibi » ! Après cet exploit j’ai dû quitter, puisqu’il ne fallait pas oublier que 9h de route nous attendait le lendemain !

Cher FME, cher Rouyn-Noranda merci pour ton accueil, j’ai eu beaucoup de plaisir !

Photos: Marion Desjardins/Llamaryon pour ecoutedonc.ca

Catégories
Festival OFF de Québec Festivals Nouvelles

[FESTIVAL] OFF 2015 – 10 juillet – Parvis de l’église Saint-Jean Baptiste

07OFF3

19h – Félix Dyotte

Vous le connaissez probablement déjà sans le savoir, que ce soit comme étant le guitariste de Pierre Lapointe ou encore dans Chinatown. De fait, Félix Dyotte, qui nous offrait sa première fois en tête d’affiche à Québec, a pourtant bien de l’expérience derrière la cravate. On a pu le voir par son aisance sur scène hier, notamment. Personne sympathique et chaleureuse, il nous a présenté humblement, en duo et en solo, quelques pièces de son nouvel album. Malgré ses quelques cafouillages, qu’il a lui-même pris avec calme (ce sont de très nouvelles chansons), j’ai apprécié une bonne partie de ses pièces, dont le monde est décevant, sa chanson «joyeuse» de la soirée, et Avalanche. Pour le reste, bien qu’il ait qualifié son album de «triste», les mélodies restaient douces et les arrangements musicaux, minimalistes. La simplicité instrumentale incitait à se concentrer sur ses textes, empreints d’une belle poésie, bien que parfois elle rendait certaines chansons assez semblables entre elles. Le public, cette fois composé de gens de tous les âges, semblait aussi avoir apprécié.

 

10OFF320h – Gigi French

Je dois dire que j’ai été charmée par ce groupe dès leurs premières notes : leurs diverses influences jazz et une voix comme celle de Giselle Webber ne pouvaient me laisser de glace ! Grande et forte, elle a une voix grave et particulière. Son accent ainsi que les différents effets qu’elle faisait avec sa voix m’évoquaient un peu Lhasa de Sela. Tout de suite après Dyotte, dont on écoutait attentivement les paroles, ça faisait comme un clash. En effet, les paroles de Gigi French étaient plus difficiles à saisir et elles étaient souvent mises en arrière-plan au profit du son vocal et de la musique instrumentale. Ce qu’on a pu capter des paroles n’en était pas moins intéressant. Affirmant avoir décidé de chanter au lieu de «chialer», la chanteuse dénonce plusieurs choses dans ses pièces. Entre autres, elle a fait une chanson contre Desjardins… étant elle même sur la scène Desjardins ! Beau quiproquo.

 

21h – Zéphyr Artillerie

Beaucoup de gens sont arrivés pour Zéphyr Artillerie, qui a ouvert en lisant un texte (je ne saurais dire encore si c’était comique ou tragique) traitant de la séparation haute-ville/basse-ville, de l’embourgeoisement et autres. Très touchant, surtout que ça venait chercher une fibre toute québécoise, le texte a mis la table pour leur musique librement inspirée du folklore québécois. On pouvait aussi noter des ressemblances avec la musique irlandaise à la Flogging Molly dans certaines de leurs pièces. Peu habituée à écouter ce genre de musique en dehors des cabanes à sucre, j’ai été surprise au début, mais rapidement un sentiment de fête tout québécois m’a envahi. Vers la moitié du spectacle, d’ailleurs, plusieurs ont senti le besoin de se lever pour se rapprocher, et même de danser au son endiablé de l’accordéon, des guitares et des autres instruments ; une première à date dans les spectacles que j’ai vus au parvis ! Quelques pièces étaient aussi plus rock et d’autres plus lentes, quoique toujours imprégnées de folklore, pièces que j’ai encore plus appréciées que le reste parce qu’elles faisaient l’originalité du groupe. Dans mes coups de cœur, on peut noter Sisyphe et En passant («mange dont d’la marde !»). Bref, malgré les quelques problèmes techniques, ce fut une réussite, un beau party de rigodon sur scène (les musiciens se taquinaient ouvertement) comme sur le parterre.

 

Crédit photo: Llamaryon

[foogallery id= »9377″]

Catégories
Festivals Festivoix de Trois-Rivières

[FESTIVOIX DE TROIS-RIVIÈRES] Compte-rendu du 2 juillet 2015

C’était soir de pleine lune hier soir à Trois-Rivières. Le Festivoix en a donc profité pour offrir une programmation solide à ses festivaliers avec un doublé composé de Fanny Bloom en ouverture et de Pierre Lapointe en clôture. Située tout près de l’eau, la scène Loto-Québec a été prise d’assaut par deux artistes de grand talent qui ont offert aux Trifluviens une soirée haute en couleur.

Photo : Mario Groleau
Photo : Mario Groleau

20h25 : Fanny Bloom

Moins d’un an après la parution de son deuxième album solo Pan, Fanny Bloom s’amène sur scène avec deux musiciens. Philippe Bilodeau s’active à la guitare et Stéphane Leclair enflamme sa batterie avant l’entrée en scène de la chanteuse. Dès les premières notes, nous pouvons apercevoir que le concert sera beaucoup plus rock que l’album. Fanny et sa bande ont un plaisir fou à offrir de longs interludes musicaux avant chaque pièce. C’est très intéressant et ça vient donner une seconde vie à chacune des pièces. La grande majorité du spectacle, d’une durée de 50 minutes, fut consacré à son deuxième opus. Quelques pièces de son premier album, Apprentie guerrière, furent entendues. Ces dernières sont un peu plus mélancoliques et moins appropriées avec le nouveau son de la chanteuse. La façon de les jouer en concert, avec beaucoup plus de batterie et de guitare, vient rehausser le rythme et fait passer un bon moment aux quelques milliers de spectateurs présents. Le parterre debout était à moitié rempli pour la prestation de la chanteuse. Les diverses sections assises étaient complètes depuis l’ouverture des portes.

Photo : Marc-Antoine Berthiaume
Photo : Marc-Antoine Berthiaume

Le clavier étant son instrument de prédilection, Fanny Bloom le quitte rarement. Par contre, elle le maitrise d’une main de maitre. Elle adore sautiller et danser derrière son instrument et s’amuse à modifier les notes de ses pièces pour les rendre un peu plus rythmées. En milieu de performance, elle lance son prochain simple Évidemment version remix par Claude Bégin, qu’elle qualifie de « dieu de la beauté en personne ». Une excellente chanson qui fait en sorte que l’ancienne chanteuse de La Patère Rose se dandine un peu plus sur scène, la forçant même à quitter son clavier pour danser sur le devant de la scène. Un très beau moment qui a lancé les festivités pour plusieurs spectateurs. Les chansons un peu plus connues des radios commerciales, qu’elle a remercié de leur soutien, s’enchainent. Le ver d’oreille par excellence Danse suit et le parterre s’amuse avec Fanny. Il y a une sorte de communion hors du commun et les Trifluviens ont montré leurs meilleurs move à la chanteuse.

En fin de piste, la magnifique blonde annonce aux spectateurs à quel point elle adore Trois-Rivières. Elle lance alors la chanson officielle du festivoix 2015 et son plus gros hit du moment : Piscine. « Festivoix! Groove ton move pour moi! », clame-t-elle avec ardeur. La chanteuse est aux anges, tous les spectateurs et les musiciens sont heureux. Elle passe un bon moment.

Avant de quitter, Fanny Bloom et ses deux acolytes remercient les Trifluviens présents en grand nombre ainsi que l’organisation du Festivoix. Pierre Lapointe est prévu dans vingt minutes et elle doit quitter. Elle conclut avec la magnifique pièce Sammy Sammy. Cette pièce prend tout son sens en spectacle. Quelques minutes plus tard, le trio quitte la scène principale du festival sous un tonnerre d’applaudissements. Quelle magnifique performance!

19354538756_8e16dd2579_o
Photo : Mario Groleau

21h35 : Pierre Lapointe

C’est seulement vingt minutes plus tard que le très chic Pierre Lapointe, tout de rose vêtu, prend d’assaut la scène avec ses quatre musiciens. Avant la musique, un petit discours de bienvenue et une présentation de son univers PUNKT. Il débute ensuite, assis devant son piano, la pièce H20. Le parterre est maintenant bien rempli. Sans arrêter, il enchaine avec la magnifique pièce Des Maux Sur Tout. Le célèbre chanteur quitte ensuite son piano pour s’approcher de la foule sur le devant de la scène. Il lance, sans avertir, une des chansons les plus attendues de la soirée : Le columbarium. Il parait bien, très officiel avec son micro seulement. Les pièces sont jouées avec brio, sans aucun écart de conduite. La voix de Pierre Lapointe est sans accroc. Il adore montrer aux habitants de Trois-Rivières ses divers pas de danse. Il utilise tout l’espace disponible et il s’amuse. Il enchaine avec Nus Devant Moi. La grande majorité des pièces de la soirée seront consacrées à l’album PUNKT.

Le claviériste et pianiste Denis Faucher prend place pour un magnifique duo de la pièce Barbara. Les jeux de lumière et la mimique de Lapointe font en sorte que la pièce est sombre et agressive. Pierre Lapointe est droit, sans aucun mouvement, devant son pianiste. L’interprétation est juste et magnifique. La lumière blanche jaillit à répétition pour aveugler le spectateur. Un grand moment de cette soirée chargé d’émotion.

Pierre Lapointe en profite ensuite pour à son tour interpréter une pièce au piano. Cette fois-ci, il veut jouer solo. Il entame donc Nos Joies Répétitives et le public est des plus attentif. Il le qualifie même de « docile ». C’est ce qui est beau avec un artiste comme Pierre Lapointe. Il peut à la fois nous faire danser jusqu’à épuisement, mais aussi nous émouvoir comme jamais. Ce magnifique amalgame vient chambouler le spectateur pendant une heure et demie. C’est la preuve que Lapointe est un de nos grands chanteurs.

Photo : Marc-Antoine Berthiaume
Photo : Marc-Antoine Berthiaume

Ses quatre musiciens, soient Denis Faucher au piano, Amélie Mandeville à la basse, Francis Mineau (oui oui! Francis de Malajube!) ainsi que Félix Dyotte à la guitare viennent rejoindre le chanteur pour un « gang bang de tendresse ». En gros, c’est un moment acoustique sur le devant de la scène. Trois pièces seront jouées devant une foule des plus attentives. Très peu de blabla et de blagues en formule festival. On réserve ça pour les concerts en salle. En festival, on enchaine. Pour débuter la formule acoustique, Tel Un Seul Homme, tiré de son album éponyme. Ensuite, La sexualité et L’étrange Route Des Amoureux viennent clore le gang bang de tendresse. Les cris de loup des spectateurs durant La Sexualité font vibrer le parterre du Festivoix. Par contre, cette chanson sans Random Recipe, c’est beaucoup moins agréable.

Le concert se poursuit avec de nombreux hits tels que Qu’est-en-t-il de la chance?, Plus vite que ton corps et Ministères. Avant de quitter la scène, Pierre Lapointe annonce qu’il n’y aura pas de rappel. Par contre, il pourrait céder et en faire un s’il reçoit quelques morceaux de vêtement sur scène de la part d’admirateurs et admiratrices. Il enchaine tout de suite avec la magnifique pièce Au Bar Des Suicidés. La foule est en délire et ose même se lever pour danser et applaudir le chanteur. Le solo de guitare de fou de Félix Dyotte était sublime et Pierre Lapointe est des plus heureux. Ses musiciens et lui quittent la scène. Reviendront-ils?

Eh oui, un rappel aura lieu, car de nombreux morceaux de vêtement, dont nous tairons la nature, furent lancés sur scène. Nous quittons les lieux dès les premières notes de Deux Par Deux Rassemblés. Ce fut un magnifique concert par un grand artiste d’ici. Il a de la classe et du talent ce Pierre Lapointe. L’univers PUNKT, autant par ses pièces, ses artistes et ses lumières est un essentiel à voir en concert.

Vous n’étiez pas à Trois-Rivières le 2 juillet et voulez revoir ces artistes en concert?

Fanny Bloom sera de passage au Festif! de Baie Saint-Paul du 23 au 26 juillet 2015.

En ce qui concerne Pierre Lapointe, il sera en spectacle gratuit le 9 juillet prochain à Ste-Foy!

Notre couverture du Festivoix se poursuit ce soir alors que Jacques assistera aux prestations de Bernard Adamus et Zachary Richard.

Photos : Mario Groleau et Marc-Antoine Berthiaume / Festivoix

Catégories
Albums

[ALBUM] Félix Dyotte – « Félix Dyotte »

Félix Dyotte Félix Dyotte Coyote Records
Félix Dyotte
Félix Dyotte (Coyote Records)

Vous avez probablement connu Félix Dyotte au sein de Chinatown, dont il était un membre fondateur. Plus récemment, vous l’avez peut-être croisé alors qu’il faisait partie de l’équipe de Pierre Lapointe. Voyez-vous, ça fait quand même près de 20 ans que Dyotte roule sa bosse dans des groupes ou avec d’autres artistes. Aujourd’hui, c’est à son tour de briller, et il le fait de belle façon avec un premier album solo homonyme qui arrive juste à temps pour mettre de l’ambiance dans votre cour arrière, sangria bien fraîche à la main.

L’auteur-compositeur-interprète n’y est pas allé de main morte : s’il s’agit de son album à lui, il n’a pas hésité à demander un coup de main à ses talentueux camarades! On trouve sur cet album un quatuor à cordes supervisé par Philippe Brault, la voix de Kandle Osborne, ainsi qu’une petite touche de Francis Mineau (Malajube).

Le résultat est cet album romantique et coloré, qui peut passer de la pop de chambre à la synth-pop dans la même chanson. À la première écoute, si ce n’était pas de l’accent typiquement québécois de Dyotte, on aurait pu croire qu’un nouvel artiste français s’essaie à la chanson! Ce sentiment est renforcé par la voix de Dyotte, un filet doux, mais grave, qui rappelle énormément celle d’Étienne Daho (allez écouter une pièce comme Saudade de Daho après Calme-toi de Dyotte, c’est frappant!). Et comme la légende française, Dyotte passe avec une grande aisance d’un genre à l’autre.

On le savait déjà, mais Dyotte manie habilement la plume. Sans être spectaculaire, il est efficace. Faut dire que les relations difficiles et la déprime sont des sources intarissables de chansons, mais encore faut-il savoir les écrire en maintenant l’intérêt de l’auditeur. Dyotte y arrive facilement.

Pour accompagner ces paroles tristounettes, Dyotte nous fait le coup des mélodies légères où les cordes se mélangent fort bien aux guitares et aux synthés. Le refrain de Les gens sont décevants est un ver d’oreille qui s’incruste joyeusement dans nos têtes. Hologramme a un petit côté rêveur loin d’être désagréable. On valse sur Feu nous deux. Et Petite esthète pourrait devenir un classique des feux de joie chez les hipsters.

Cet album de Dyotte, à la réalisation impeccable, est fort généreux selon nos standards actuels : 47 minutes de chansons de toutes sortes se succèdent jusqu’à plus soif.

En résumé, le premier album solo de Félix Dyotte devrait se trouver une place privilégiée dans nos listes de lecture estivales. Sur la route, à la plage, dans le potager, c’est un match parfait. Avec un petit verre de cidre sur une terrasse, c’est encore mieux. Que ce soit pour les mots ou pour les mélodies, chacun devrait y trouver son compte.

Catégories
Nouvelles

Écoutez l’excellent premier album de Félix Dyotte

Tiens, petite surprise ce matin, le premier album de l’auteur-compositeur-interprète Félix Dyotte est apparu sur les Soundclouds

En attendant sa sortie officielle la semaine prochaine, voilà de quoi tenir le soleil bien haut dans le ciel jusque là. Belle brochette de collabos : Francis Mineau, Kandle, Philippe Brault… l’ex-Chinatown sait s’entourer.

Jugez-en par vous-mêmes :

(L’écoute de l’album est terminée.)

On vous en parle plus longuement la semaine prochaine.

Catégories
Nouvelles

Félix Dyotte présente « Avalanches »

Crédit photo : Jeanne Joly
Crédit photo : Jeanne Joly

L’ancien Chinatown Félix Dyotte propose un premier extrait de son album homonyme à paraître en mai, la fort jolie Avalanches. Beaucoup de cordes, un petit air de chanson française… parfait ce printemps qui tarde à éclore.

On écoute ici :