[FESTIVOIX] Compte rendu, 8 juillet 2017

PAULO RAMOS – SCÈNE LES VOIX JAZZ – 17 H 45

Paulo Ramos
photo : Jean-François Desputeaux

Ce spectacle est vraiment pour les purs amoureux de la musique brésilienne, surtout de bossa nova et de samba. Il ne fallait donc pas s’attendre à une reprise électro/musique traditionnelle brésilienne/jazz fusion de Beautiful People de Marilyn Manson, par exemple. Ramos et ses comparses ont enchanté, d’après les applaudissements nourris et les bons commentaires entendus, les quelque 200 personnes réunies. Le très beau temps, la terrasse et les symboles fleuris sur et accompagnants les tenues vestimentaires des musiciens donnaient vraiment une ambiance de détente et de convivialité. Par ses notes jazz au piano et sa voix chaude évoquant celle de Fabiola Toupin et d’Isabelle Pierre, Jessica Vigneault confirme l’ambiance de douce évasion tropicale. La section percussions, occupée par Fabrice Laurent à la batterie et par Daniel Bellegrade aux tambours, dynamise joliment les chansons, dont la plupart sont tirées des trois derniers albums de chansons originales du chanteur originaire de São Paulo. Ce dernier réussit à offrir un jeu de guitare combinant aisance et attitude détendue à la Henri Salvador. – David Ferron

WILL DRIVING WEST – SCÈNES VOIX LIBRES – 18H00 

Will Driving West
photo: Jean-François Desputeaux

Will Driving West n’en était pas à sa première visite en sol mauricien, alors qu’en 2016 il était venus à la Maison de la culture ainsi qu’au Grenier du Magasin Général LeBrun (Il y sera justement de retour le 4 mai 2018). C’était par contre une découverte pour moi, alors que je n’avais entendu d’eux que la chanson Thieves tiré de leur album The Breakout sorti en 2010. C’est très doux comme musique, un beau pop/folk épuré et qui s’écoute affreusement bien. J’aime particulièrement la combinaison des voix d’Andréa Bélanger et de David Ratté qui se marient à merveille.

Plus récemment, ils ont sorti un album avec plusieurs reprises Grand Thief Music, dont Praise You de Fattboy Slim qu’ils ont jouée lors de leur prestation. C’est par contre l’album Fly, lancé en 2014, qui leur a permis de gagner une certaine popularité qui ne cesse de grandir depuis. Comme David l’a si bien dit par contre, en présentant une chanson qui traitait de jalousie « On vous remercie de nous avoir découvert même si on a fait aucun effort pour vous aider la dedans ». Cela peut également référer à leur carrière, car depuis qu’ils font de la musique, ils ne publicisent pas nécessairement leur art et produise beaucoup de matériel sans être tellement connu du grand public, alors qu’ils le mériteraient amplement.

Mention spéciale aux bicyclettes musicales qui finalement, après qu’on en ai parlé plusieurs fois, on complètement déconcentrées David Ratté dans deux de ses chansons lors du spectacle. Pour l’emplacement stratégique, on repassera. – Caroline Filion 

YANN PERREAU – SCÈNE LES VOIX MULTIPLES – 19 H 

Yann Perreau
photo: Jean-François Desputeaux

Les spectateurs venus remplir bancs et gradins au Jardin des Ursulines étaient très heureux d’accueillir la bête de scène, voire même le « zoo au complet » (dixit le présentateur Stéphane Beaulac) qu’est Perreau. C’est plutôt en mode séducteur qu’il s’est présenté au milieu de la foule pour chanter Dance Me to the End of Love de Leonard Cohen, à la sauce Ayahuasca Waltz, paru sur son plus récent album Le fantastique des astres. À partir de la pièce suivante, Baby Boom, c’est l’enfilade de chansons tantôt entraînantes, tantôt touchantes tirées de l’album précédemment mentionné, mais aussi de quelque succès du reste de son répertoire, comme Le Président danse ; Acrobates de l’éternité ou La vie n’est pas qu’une salope.

La basse de François Plante, la guitare de Jean-Alexandre Beaudoin ainsi que la batterie de Maxime Bellavance apporte un son plus lourd, plus intense aux compositions plus pop de Perreau. Avec l’énergie folle de ce dernier et les effets d’éclairage, ça donne un aspect rock enlevant. Mentionnons également le travail du talentueux claviériste shawiniganais Gabriel Godbout-Castonguay, dont les arrangements sur son Moog évoquent parfois Kartwerk et même Benny Benassi lors d’un pont musical pendant J’aime les oiseaux.

Coiffé d’un chapeau et paré de lunettes au début du spectacle, l’auteur-compositeur-interprète de Berthierville, fort de près de 25 ans de carrière scénique, dévoile tout au long de sa prestation une personnalité artistique complexe et cohérente à la fois, pour pouvoir en fin de spectacle dévoiler ses yeux allumés remplis de vie. Ceux de quelques spectateurs, lors du rappel Beau comme on s’aime, se sont même mouillés… – David Ferron

VALAIRE – SCÈNE VOIX POPULAIRES – 20H30

Valaire
photo: Jean-François Desputeaux

On ne s’attendait peut-être pas à une telle combinaison, mais il reste que Valaire, en première partie de Michel Fugain et Pluribus, c’était complètement survolté. J’ai toujours un plaisir fou à voir les cinq gars se démener sur scène à jouer chacun plusieurs instruments, à danser, à faire participer la foule, tout en ayant du swag à n’en plus finir. Comme s’il n’y avait pas assez de coolness, Alan Prater, du groupe The Brooks, était leur invité pour la soirée. Il fait notamment la chanson (ma préféré du dernier album) By my Side avec eux.

La majorité des chansons étaient tiré de Oobopopop, le dernier opus du groupe sorti en 2016, qui lui permet de jouer un peu partout dans le monde. Ils ont terminé la soirée avec un Boogaloo bien senti « Juste pour te réchauffer pour ton petit Fugain » comme l’a si bien dit Luis au moment de nous quitter. – Caroline Filion 

LAURENCE CASTERA – SCÈNE LES VOIX POP – 23 H

La dernière fin de soirée du Festivoix s’annonçait mouvementée avec une foule de bons spectacles sur plus de quatre scènes différentes. J’ai opté pour celui de Laurence Castera, curieuse de découvrir sur scène celui qui a sorti récemment son premier opus Le bruit des mots nous offrant un son très intéressant.

À mon sens, le lieu La P’tite Grenouille était loin d’être l’endroit idéal pour ce spectacle, comme la plupart des gens présents n’y étaient pas pour Laurence. Ainsi s’est créé une sorte de chaos sonore, mais j’imagine qu’il n’y en était pas à sa première fois dans ce type de contexte. Il a du fait même fait part, avant même sa première chanson, qu’il n’y était pas pour faire des reprises de chansons, mais bien ses compositions ce qu’il a dû réexpliquer à plusieurs reprises pendant la soirée.

Sa petite heure de performance, ne voulant pas trop étirer la sauce avec la foule agitée, a été brève, mais complète pour nous laisser absorber la variété des sonorités que nous procurent ses chansons. La guitare électrique plaquait des sons lourds qui encrait bien la musique dans l’espace. L’auteur-compositeur-interprète, qui semble s’inspirer beaucoup du groupe Thrice, offre un pop-rock ambiant assumé mêlé à des textes ressentis. Évidemment, il ne réinvente pas la roue, mais il se colle bien à son style et c’est ce qui lui permet d’aussi bien rendre son matériel. – Alicia Lemieux 

QUALITÉ MOTEL – SCÈNE LES VOIX ÉMERGENTES – 23 H 30

À mon arrivée dans l’Embuscade bondée, j’ai d’abord ressenti un facteur humidex élevé par la chaleur des corps frénétiques qui dansaient aux sons électro-pop de Qualité Motel. Les gars (Valaire) qui avaient donné un show plus que festif quelques heures plus tôt (du moins, à en croire ma collègue Caroline). Ils ont a peine eu le temps de débarquer leur matériel, de se revêtir de leur plus belle tenue de dragons que l’Embuscade sautait déjà dans le tapis.

Qualité Motel, c’est aussi simple que le set de DJ qui m’accroche à tout coup. Cordés sur la même tables, les cinq gars offre tout simplement une set list des chansons les plus hors contextes que possible, mais réarrangées pour nous laisser les apprécier tout autrement. Je n’aurai du moins plus la même référence de la chanson Seul de Garou ou encore Libérer le trésor de Michel Rivard. Et ce n’est pas la fin du show qui les oblige à arrêter. À au moins quatre reprises j’ai cru qu’il s’agissait de la fin de leur performance alors qu’ils reprenaient à tout coup de plus belle avec plus d’énergie. – Alicia Lemieux 

[FESTIVOIX] Compte rendu, 7 juillet 2017

ARIEL POCOCK – SCÈNE LES VOIX JAZZ- 17 H 45

Ariel Pocock – Photo : Adrien Le Toux

Après une frousse causée par une pluie torrentielle, les spectateurs ont pu voir émerger la jeune prodige du jazz avec son piano et ses deux comparses, soit les réputés Jim Doxas à la batterie et Adrian Vedady à la contrebasse. Ces trois musiciens ont d’abord collaboré ensemble sur le deuxième et plus récent album de l’auteure-compositrice-interprète, soit Living in Twilight. Un titre d’album (Vivre dans le crépuscule en français) qui détonne avec la chimie, l’énergie et la candeur du trio. Caractéristiques qui se transforment en une arme redoutable lors des spectaculaires ponts musicaux pouvant durer entre 45 secondes et trois minutes. Durant la pièce I Want To Be Happy, version Oscar Peterson, les baguettes de Doxas semblent être la continuité de son corps possédé par un volcan tandis que les doigts de Vedady glissent comme par magie et par instinct sur les cordes de son instrument. Pocock éblouit également avec son piano à queue. La cinquantaine de spectateurs, devenue une centaine vers la fin du spectacle malgré une Mère Nature d’humeur « gripette », a pu se délecter autant des compositions originales (So Long ou la pièce-titre de l’album susmentionné aux airs country) que des reprises surprenantes, notamment Someone Like You d’Adele. Ce gros succès s’incarnant en abus de sucre industriel est devenu un morceau subtilement couvert d’un doux enrobage de miel vocal et instrumental.

PS : Un grand merci à madame Pocock de m’avoir écrit à la main la liste des pièces ! Un grand merci également à Benoît Larivière, qui a eu l’amabilité de me laisser, sous son chapiteau où se trouvait sa console, écrire mes notes au début du spectacle. -David Ferron

LES RINGOS – SCÈNE LES VOIX LIBRES – 18 H

Les Ringos – Photo : Adrien Le Toux

« Salut Trois-Rivières, on est un jeune groupe émergent de Liverpool. » C’est comme ça que Marc Chartrain a présenté son quatuor composé de André Papanicolaou, Éric Goulet et Antoine Gratton (qui remplaçait Marc Déry pour l’occasion).

Les gars se sont amusés à jouer les succès des Beatles comme si c’était leurs propres créations. En plus, ils sont drôles et ne se prennent pas au sérieux. Ce que j’ai surtout aimé c’est qu’on ne dirait pas un groupe hommage qui reprend le concept initial des Beatles . Ce sont juste quatre gars qui s’amusent à jouer les chansons qui les ont marqués ; des chansons qui ont pourtant été reprises des milliers de fois ! Leur son très rock et l’ambiance amicale qu’ils ont créée avec le public a donné un spectacle rempli d’authenticité, d’humour et de nostalgie. -Karina Tardif

THE FRANKLIN ELECTRIC – SCÈNE LES VOIX MULTIPLES – 19 H

The Franklin Electric – Photo : Adrien Le Toux

C’était la troisième fois que The Franklin Electric assurait une prestation au Festivoix, dont en 2014 en première partie d’Half Moon Run. Le groupe a visiblement un attachement particulier avec le public trifluvien pour avoir débuté la tournée de Blue Ceiling, leur deuxième album, à Trois-Rivières.

Après une averse intense, les rayons du soleil traversaient en faisceaux lumieux entre les arbres du Jardin des Ursulines et offraient un cadre majestueux au spectacle. J’ai été surprise par la qualité du spectacle auquel j’allais assister dès que j’ai entendu la voix de Jon Matte lors de la première pièce, Resistance. L’authenticité et la précision musicale de l’album est vraiment intéressante à constater sur scène et c’est pourquoi je vous recommande d’assister à l’un de leur spectacle.

Ils font naturellement participer la foule grâce à leurs paroles pleines d’onomatopées qui dégagent un effet rassembleur. En effet, The Franklin Electric séduit avec ses chansons en crescendo accrocheur. Cependant, c’est davantage leur instance folk que le groupe réussit à faire ressortir lorsque les membres se rassemblent autour du micro pour nous offrir des moments acoustiques exceptionnels. Par exemple, lors de la pièce So far, les membres ont débuté avec les deux guitares et une trompette, en douceur, pour ensuite revenir à leur position initiale et terminer en puissance. – Marianne Chartier-Boulanger 

ANTOINE CORRIVEAU – SCÈNE LES VOIX UNDERGROUND – 23 H

Antoine Corriveau – Photo : Adrien Le Toux

De retour en terre natale, c’est devant un Zénob très rempli qu’Antoine Corriveau a joué hier soir. Il n’avait pas été présent au Festivoix depuis trois ans, et les gens étaient heureux de le voir. C’est sur Rendez-vous, première pièce de son dernier album, Cette chose qui cognait au creux de sa poitrine sans vouloir s’arrêter, qu’il a commencé le spectacle. Pour avoir eu la chance de voir Corriveau à plusieurs reprises, cette soirée était complètement différente de ce que je connaissais de l’auteur-compositeur-interprète. Il a un don pour véhiculer des émotions dans ses textes et dans son interprétation, mais il peut autant être introspectif qu’intense et rock. J’ai été agréablement surprise de découvrir des pièces plus longues et des solos de guitare sentis. Le contraste entre sa visite à la Taverne m’a permis de mieux comprendre l’entrevue accordée à Valérie.

J’ai apprécié le beau mélange entre les nouvelles chansons et celles de l’album Les ombres longues, ainsi qu’en rappel, une reprise de Corridor de Laurence Jalbert. Il avait fait ce morceau dans le cadre de l’émission Pop de Jam qui n’a pas fait long feu mais qui nous aura au moins donné cette chanson qu’il a adaptée avec une justesse désarmante. Il reste que ma plus grande joie a été lorsqu’il a commencé les premières notes de Je sors dehors, tirée de Les ombres longues, que je n’avais jamais eu la chance de voir en live, et qui m’a bouleversée par sa beauté.  – Caroline Filion

[FESTIVOIX] Compte rendu, 5 juillet 2017

LES SOEURS BOULAY – SCÈNE LES VOIX MULTIPLES – 19H

Mercredi à 19h, le site enchanteur des Ursulines accueillait Les Sœurs Boulay avec une audience complète.

La dernière fois que j’ai vu Les Sœurs Boulay en spectacle, elles étaient seules sur scène, ce qui rendait la prestation très authentique par rapport à leurs créations. Aujourd’hui, j’ai assisté à quelque chose de plus instrumentalisé et différent de ce qu’on a connu de ces fameuses sœurs. Pour moi, Les Sœurs Boulay ce sont des harmonies, deux guitares acoustiques et de la complicité. Bref, elles n’ont pas besoin d’artifice. Retrouver le duo féminin seul sur scène durant Mappemonde semblait charmer la foule qui faisait aller les paroles douces et vraies sur le bout de leurs lèvres, créant ainsi une jolie symbiose.

Elles et leur musiciens ont commencé avec Par le chignon du cou tirée de l’album, Le poids des confettis. Ils ont poursuivis sur cet élan du premier album avant de tomber dans les parties plus énergiques de leur dernier long jeu en fin de spectacle.

Il faut croire qu’elles ont toujours été adeptes de reprises pour nous en offrir trois ce soir-là, dont Pour que tu m’aimes encore de Céline Dion. «Nous allons faire un cover d’une chanson ratée par son interprète originale et on a décidé de lui donner une deuxième chance» ont-elle déclaré en guise d’introduction à la reprise.

Le spectacle s’est terminé avec Un show de boucane et une foule qui en demandait encore. -Marianne Chartier-Boulanger

Ne manquez pas ce soir:

  • Nomad’stones à la scène des voix libres
  • Karim Ouellet à la scène des voix populaires
  • Alex Nevsky à la scène des voix populaires
  • Crabe à la scène des voix underground

Voici les photos de Yoan, Jean-François et Adrien :

[FESTIVOIX] Compte rendu, 2 juillet 2017

Avant de faire une petite pause de deux jours, voici le résumé de notre soirée du 2 juillet.

MISSES SATCHMO – SCÈNE LES VOIX JAZZ – 17 H 45 

Misses Satchmo – Photo : Adrien Le Toux

Enfin, quelque chose d’inattendu et de magnifique s’est produit : le soleil s’est pointé à l’horizon! Blague à part, la bande de Misses Satchmo a également rajouté de la vitamine C dans la foule grâce à la bonne humeur et au dynamisme contagieux de ses membres, surtout celui de la chanteuse et trompettiste Lysandre Champagne, citoyenne de Saint-Élie-de-Caxton. Celle-ci n’hésite pas à faire des blagues ou à être gentiment insolente. Par exemple, elle explique que le leitmotiv de l’été, c’est d’être heureux « à chaque fois qu’il fait soleil » ou encore que le groupe entrait « dans un moment introspectif » pour les chansons Why Don’t You Do It Right (chantée originairement par Peggy Lee) ou Keepin’ out of Mischief Now (de Fats Waller et Andy Razaf), des pièces plus lentes. Si, sur disque, madame Champagne a une voix dans l’ensemble suave, sur scène, c’est toute une palette de tons et d’émotions qu’elle déploie. Par exemple, la surprenante reprise de Womanizer (chantée originairement par Britney Spears), inspirée de celle du Scott Bradlee’s Postmoderm Jukebox, lui permet de passer d’un ton convaincu à badin entre le refrain et le couplet.

Le quintet musical, que l’on soit amateur des classiques jazz américains ou non, a suffisamment de talent et de chimie pour susciter d’agréables moments. Ce talent se confirme tout au long du spectacle. L’exemple de Swing That Music, de Louis Armstrong, a suscité la joie chez la foule par la capacité des musiciens de jouer très rapidement. Une mention tout spéciale doit être faite envers les membres de la troupe de l’école de danse Très Swing qui sont venus, de manière spontanée, danser pendant le spectacle. « Ça upgrade » (dixit le batteur Marton Maderspach) un spectacle qui était déjà haut en couleur et rempli de pep. La venue de Misses Satchmo à Trois-Rivières conclut donc très bien la première semaine de la section des Voix Jazz du Festivoix. – David Ferron

CATHERINE LEDUC – SCÈNE LES VOIX LIBRES – 18 H

Catherine Leduc
photo : Jean-François Desputeaux

En 2014, Catherine Leduc, de Tricot Machine, se lançait dans un projet solo avec son premier album Rookie, qui a été sélectionnée au gala GAMIQ (Gala Alternatif de Musique Indépendante du Québec). Aujourd’hui, elle nous a présenté son deuxième opus, Un bras de distance avec le soleil , sur la scène des Voix libres du Festivoix. C’est avec sa chanson titre qu’elle a commencé le spectacle pour nous introduire à son nouveau projet. Elle a fait appel aussi à Rookie avec la pièce Polatouche en milieu de spectacle qui, selon moi, était la pièce se rapprochant le plus du style de Tricot Machine avec le xylophone et le mélodica. Par contre, il faut savoir que l’arrangement musical est totalement différent de ce qu’elle nous présentait avec son amoureux Mathieu Beaumont, qui l’accompagne encore au clavier. Il ne faut donc pas s’attendre à la frivolité de Tricot Machine, loin de là.

Originaire de la région, l’artiste trifluvienne était entourée de ses proches, qui étaient présents pour l’encourager. J’ai senti tout au long du spectacle qu’elle nous livrait et nous présentait ce qu’elle était capable de faire à elle seule et qu’elle ressentait le besoin de se dévoiler. La pièce Le temps séparé m’a particulièrement charmée en raison de sa puissance qui la faisait sortir du lot. Sans pour autant détonner du reste de ses chansons, cette pièce s’écartait de la douceur et du côté sombre caché de Catherine. « C’est pas mal le plus qu’on peut rocker », nous a-t-elle déclaré suite à son interprétation. C’est avec sa chanson Tes sommets sont mes montagnes, qu’elle juge longue et exploratoire, qu’elle nous a salués poliment et jovialement. – Marianne Chartier-Boulanger

LES DALES HAWERCHUK – SCÈNE VOIX POPULAIRE – 20 H 30

Les Dales Hawerchuk
Photo : Yoan Beaudet

Ça faisait un bon moment que nous n’avions pas entendu parler des Dales Hawerchuk, alors qu’ils ont sorti un nouvel album en novembre 2016, Désavantage numérique. Il faut dire que les deux premiers albums, Les Dales Hawerchuk et Les Dales Hawerchuk2 sortis respectivement en 2005 et en 2008, ont vraiment frappé fort. Ils n’ont par contre pas perdu une miette de leur énergie et de leur rock bien ficelé du Lac-St-Jean. Je trouve même que c’est plus rough comme son sur le dernier. Olivier Langevin, musicien aux nombreux talents, membre de Galaxie et guitariste de Fred Fortin, collabore également au nouvel album du groupe. Les Dales Hawerchuk sont de tous les festivals cet été, dont le Festival d’été de Québec le 10 juillet prochain et le Festif! de Baie-St-Paul le 21 juillet, où nous serons présents également.

Hier, en première partie de Billy Talent, ils ont mis la table comme de vrais pros. Ce n’est pas rien de se retrouver devant une foule de 15 000 personnes. Nous avons eu droit autant à des chansons de Désavantage numérique qu’à des succès souvenirs comme la classique Les Dales Hawerchuk et celle qui me reste toujours en tête, À soir on sort! La foule avait également beaucoup de plaisir à revoir le groupe, qui lui avait visiblement manqué. Les frères Séguin et leurs comparses Charles Perron et Pierre Fortin ont donc relevé le mandat avec brio et nous ont donné le goût de les revoir durant l’été. – Caroline Filion

BILLY TALENT – SCÈNE VOIX POPULAIRES – 21 H 30

Billy Talent
photo : Jean-François Desputeaux

Le Festivoix avait misé gros sur le groupe canadien Billy Talent pour l’édition 2017, faisant d’eux la tête d’affiche. Ils sont arrivés avec leur décor assez impressionnant et prêts à donner un spectacle électrique et énergique. Le site du festival débordait de fervents amateurs de musique punk-rock, ce qu’on ne voit pas nécessairement très souvent au Festivoix. Ils ont donné un spectacle à la hauteur de leur réputation, et le chanteur, Benjamin Kowalewicz, en a profité pour honorer le public des quelques mots qu’il connaissait en français. Bien qu’ils aient sorti un album en 2016, ils ont plutôt fait une visite de leurs meilleurs succès des cinq albums qu’ils ont à leur actif. – Caroline Filion

[FESTIVOIX] Compte rendu, 1er juillet 2017

PROYECTO IRÉ – SCÈNE DES VOIX JAZZ – 17H45

Proyecto Iré – Photo : Adrien Le Toux

Ce groupe est l’initiative de deux de ses membres, soit celle du chanteur Oscar Fuentes et du pianiste Yoel Diaz. Ce projet artistique jazz afro-cubain, comprenant le danseur Juan Perdomo, a vite suscité l’adhésion de la foule. Cet enthousiasme a connu une apothéose durant la pièce Osain, chanson smooth jazz. Son titre évoque le dieu de la nature dans la religion yoruba, pratiquée originairement au Nigeria et qui s’est implantée lors des traites d’esclaves en Amérique centrale. À ce moment, la pluie battante s’est tue. Les pièces sont dans l’ensemble entraînantes et reflètent la richesse musicale du groupe : la très salsa Pa’ Mi Nganga ; la touche gospel dans Danza Ñáñiga du compositeur Chuco Valdes ; l’âme reggae dans Cuba, Jamaica. Ce groupe compte dans ses rangs, outre Fuentes et Diaz, d’autres musiciens de renom, comme la chanteuse et pianiste jazz multi-primée Neisy Wilson ainsi que le saxophoniste gagnant d’un prix Juno (meilleur enregistrement de jazz contemporain en 2013) Joel Miller. Outre la musique, mentionnons qu’avec les batas et congas, les explications de certains aspects de la culture cubaine et l’odeur impromptue de la fumée de gros cigare d’un spectateur, « on se [croyait] quasiment à Cuba », comme l’a si bien dit une auditrice. -David Ferron

ÉMILE BILODEAU – SCÈNE DES VOIX LIBRES – 18H

Émile Bilodeau – Photo : Adrien Le Toux

Émile Bilodeau, c’est LA révélation de l’année pour tout le monde qui l’entend ou le voit. C’est aussi la nouvelle icône de sa génération. La foule très jeune était debout à l’écouter parler de sa vie dans ses chansons comme dans les intermèdes. Sa blonde Roseline, dont il parle dans la chanson Rosie, ou ses chums de hockey dont il parle dans la chanson Hockey, c’est comme si c’était tous nos amis parce qu’il parle sans arrêt et nous fait sentir tellement à l’aise. On a le sentiment d’être à la bonne place au bon moment pendant tout son spectacle, tous debout à manger ses paroles et à attendre sa prochaine grimace. La foule populeuse connaissait pas mal toutes ses chansons qu’il nous a fait comme Amour de félin, Les poètes maudits, Ça va, America et la chanson qui l’a fait connaître J’en ai plein mon cass. -Karina Tardif

MORDICUS – SCÈNE DES VOIX POPULAIRES – 20H35

Mordicus – Photo : Le Toux Adrien

Après l’hymne national, rituel de la fête du Canada, les gars de Mordicus ont défoncé la scène. Ils en ont pris possession et l’ont habitée mieux que bien des artistes qui passent sur cette grande scène. Ils ont commencé avec Oh maman, de l’album Cri primal, pour enchaîner avec Cause à effet du plus récent, Edgar Allan Pop. Un accent de Chicoutimi, un look à la Mick Jagger et une énergie comme 1000 personnes, je ne sais pas ce qu’il faut de plus pour faire lever une foule qui est venue voir, rappelons-le, le spectacle des Trois accords qui suivait. Les gars avaient clairement des ressorts dans les pieds et étaient, selon, les vrais rockstars du Festivoix ! Après Amour révolution, la chanson thème du Festivoix, Miroir miroir et Weekend de fou, ils ont terminé de façon magistrale avec la balade rock Que tournent les vautours. – Karina Tardif

LES TROIS ACCORDS – SCÈNE DES VOIX POPULAIRES – 21H35

Les Trois Accords – Photo : Adrien Le Toux

Fidèles à eux-mêmes, les succès et la coupe champignon dans le vent, Les Trois Accords ont pris d’assaut la scène des Voix populaires du Festivoix. Je ne sais pas comment ils choisissent les chansons qu’ils vont jouer, parce qu’ils ont fait des chansons de tous leurs albums en passant de Hawaienne, Vraiment beau et Loin d’ici du tout premier album sorti en 2003, à Joie d’être gai et St-Bruno du tout dernier paru en 2015. Juste avant Bamboula, ils se sont fait plaisir en jouant Pas capable d’arrêter (l’hymne de l’émission Les Appendices) en se remémorant la première fois qu’ils l’avaient jouée en spectacle à Trois-Rivières. Sans surprise et surtout au plus grand bonheur de la foule détrempée par la pluie, ils ont fini avec Saskatchewan. -Karina Tardif

GEOFFROY – SCÈNE DES VOIX ÉMERGENTES – 23H

Geoffroy – Photo : Adrien Le Toux

C’est à l’embuscade que se déroulait le premier spectacle d’une tournée estivale qui s’annonce pour Geoffroy. Sacré espoir FEQ il y a quelques jours, on comprend pourquoi quand on écoute son album Coastline. C’est électro-ambiant et la voix chaude de Geoffroy est rajoutée à cela. En compagnie de Phil Creamer au synthétiseur, à la basse et à la voix également, et Alexandre Ouellette à la batterie, c’est complètement envoûtant. Nous avons eu droit à presque toutes les chansons de son dernier album, à ma plus grande joie. La version live de Got Me All Tired était tellement fantastique. Un piano-voix bien sentie, pour une finale intense et rythmée. Ça a demandé un peu de retenue à la jeune foule du bar, mais ça en valait clairement la peine. En pseudo-rappel (parce qu’on s’entend que de sortir d’une scène de 12X12 subtilement pour aller se  »cacher » et revenir, c’est pas facile) il a fait You say, de son EP Soaked in Gold que j’aurais probablement dû plus écouter. Pour terminer, après nous avoir offert I’ll never break your heart des Backstreet Boys, il a conclu avec Sleeping on my own. On a eu droit à un rappel bonus d’une chanson car il avait trop de plaisir sur scène (et nous tout autant dans la foule!). Bref, si vous pouvez le voir durant l’été, courrez-y! – Caroline Filion

Voici les photos de nos photographes pour les spectacles de Proyecto Iré, Émile Bilodeau, Mordicus, Les Trois Accords, Pure Carrière et Geoffroy:

[FESTIVOIX] Compte rendu, 30 juin 2017

HICHEM KHALFA QUARTET – SCÈNE DES VOIX JAZZ – 17H45

Hichem Khalfa Quartet
photo: Jean-François Desputeaux

D’après les applaudissements nourris entre chaque morceau des quelque 160 personnes présentes, il semble que le Hichem Khalfa Quartet ait conquis les amateurs de jazz. Il faut dire que les Réminiscences, titre de son album né en raison des bouts de compositions assemblées et peaufinées du trompettiste et leader Hichem Khalfa, sont livrées de manière fort bien produite et avec talent. Loin de faire sa vedette, ce dernier se retirait parfois de la scène afin de laisser jouer ses comparses Jonathan Arseneau (basse), Dave Croteau (batterie) et Jérôme Beaulieu (clavier). Par ailleurs, ce dernier a offert tout un solo où les divers tempos, distorsions et nuances ont bluffés le public. Seul bémol : lors de la présentation de la très suave et onirique Kokiri, on entendait les gens sur la terrasse à coté discuter. J’avais carrément l’impression qu’une scène plus intimiste entre quatre murs aurait été davantage appropriée. Sinon, le plaisir éprouvé sur scène par les musiciens semble avoir été contagieux, puisque les commentaires du public ont été très positifs. – David Ferron 

LIANA – SCÈNE DES VOIX LIBRES – 18H

Liana Bureau
Photo : Adrien Le Toux

L’auteure-compositrice-interprète R&B de Québec Liana avait une belle surprise pour les festivaliers trifluviens : un paquet de nouvelles chansons qui complétaient fort bien son EP Prime Time. Le public de tous âges a bien apprécié ces nouvelles chansons qui montrent le grand talent de la jeune femme, pour qui tout semble si facile. Le R&B de Liana est fort simple, mais diablement efficace. Des mélodies pleines de soul, une teinte de blues çà et là, des rythmes chauds et une voix envoûtante. Votre pas très humble serviteur a une fois de plus frissonné en écoutant Danger. Une bombe!

Que demander de plus? – Jacques Boivin

GAB PAQUET – SCÈNE DES VOIX UNDERGROUND (ZÉNOB) – 23H

Gab Paquet – Photo : Adrien Le Toux

Notre chanteur de charme préféré a encore une fois enflammé le Zénob avec ses ritournelles. On s’entend pour dire que l’endroit était plein, et que chaque personne présente était subjuguée par la présence et le charisme de Gab Paquet. Je n’ai vu que des gens danser, chanter et sourire tout au long de la veillée. Il faut dire que c’est un habitué de la place, et qu’en plus, en étant dans la programmation du Festivoix, quelques curieux sont venus jeter un coup oeil. Mes moments préférés de la soirée : lorsqu’il a enfilé ses lunettes cosmiques pour la chanson Soucoupes volantes. M. le patron a réussi justement à capter à merveille ce moment. Ensuite, lorsqu’il a chanté Casio, Pad et Moustaches et que tout le monde s’est mis à chanter avec lui en avant. J’avoue avoir également eu un plaisir fou à crier « ça fait plaisir » lors de la chanson Consommations en rappel. Sa musique a un pouvoir rassembleur mais également libérateur. Arrêtons de nous poser des questions, et disons donc les vraies affaires! – Caroline Filion

LE WINSTON BAND – SCÈNE DES VOIX TRADS (LE TRÈFLE)- 23H

Le Winston Band – Photo : Jacques Boivin (archives)

Je dois vous avouer que j’avais plus que hâte de voir ce groupe trad au Festivoix puisque ma dernière expérience avec eux au SPOT à Québec avait été marquante. C’est toujours impressionnant de les voir jouer des instruments plutôt inhabituels de nos jours comme le frottoir zydeco, joué avec des ouvres-bouteilles par Andrew Duquette-Boyle ou l’accordéon, joué par le principal chanteur, Antoine Larocque. Jeune et festif, le spectacle du groupe donne une ambiance d’enfer peu importe où il passent. Ils en ont fait sourire et danser plus d’un hier soir au Trèfle, qui ne s’attendait pas à se faire divertir autant. « On mange souvent des insectes assaisonnées aux épices cajun, comme notre musique », ont-ils lancé avant de poursuivre avec leur musique qui rappelle parfois des sonorités de Canailles ou du groupe Élixir de gumbo. -Karina Tardif

GAZOLINE – SCÈNE DES VOIX FOLKS (LE TEMPS D’UNE PINTE) – 23H

J’ai eu le temps, après Le Winston Band, de me rendre au Temps d’une pinte pour les deux dernières chansons de Gazoline ainsi que le rappel. Le spectacle s’est terminé avec leur succès Gazoline, datant de 2012, et le chanteur qui est descendu sur le plancher de danse. La sueur et le rock envahissaient la place !

Les gars seront dans leur patelin le 8 juillet pour le nouveau festival La Noce au Saguenay et on pourra les voir au Festival d’été de Québec le 9 juillet. -Karina Tardif

[FESTIVOIX] Compte rendu, 29 juin 2017

Festivoix – Adrien Le Toux

BARTULA – SCÈNE DES VOIX LIBRES – 18H

Bartula – Photo : Adrien Le Toux

La scène des Voix libres, située au parc Niverville, offre une programmation qui déçoit très rarement. Le groupe Bartula, qui est aussi le nom de famille du bassiste et chanteur principal du groupe, Igor Bartula, confirme la règle des spectacles de qualité qui y sont présentés. Plus de 80 personnes, tous âges confondus, ont pu savourer la musique des Balkans métissée aux diverses influences des membres du quintette. Il y avait même un groupe d’enfants venus spontanément danser devant la scène ! Plusieurs des pièces présentées lors de ce spectacle sont issues de leur deuxième album, homonyme, sorti en mars dernier. Dès la première pièce jouée, Harna mandala, le ton était donné : aucune restriction dans les solos, dans la manière de remanier des pièces inspirées des sons de la Bosnie natale de Bartula ou dans la cadence rythmique. Parlant de rythme rapide (voire échevelé), j’ai parfois eu peur que l’accordéoniste, Jérôme Champagne-Simard, attrape une bursite tellement je n’ai jamais vu cet instrument enfiler les notes aussi rapidement ! Autre moment de bravoure musicale : le guitariste Philippe Roy qui se met à genoux au milieu de la scène pour faire un solo de guitare digne d’un show rock sur la pièce Dobrila, d’Emir Kusturica & The No Smoking Orchestra. Cette pièce, originalement un duo entre un homme et une femme, a permis de constater qu’Igor Bartula ne manquait pas d’autodérision, en incarnant les deux sexes durant la pièce. Concernant les chansons, qui gardent toujours une essence des Balkans, nous avons eu le droit à des touches de ska (en passant, je ne savais pas qu’un violon, soit celui de Martin Bournival, pouvait si bien remplacer un trombone !) sur Mala malena et Hop Cup ou encore de jazz manouche sur Leb i sol. (David Ferron) 

LOUIS-JEAN CORMIER – SCÈNE DES VOIX MULTIPLES – 19H

Louis-Jean Cormier
Photo:Yoan Beaudet

Après avoir réussi à entrer sur le site, même si d’autres gens ont fait la file encore pendant 40 minutes après le début, j’ai pu apprécier paisiblement le spectacle « tout terrain » de Louis-Jean qui a débuté, du moins pour moi, avec Transistors. Il disait se sentir « tout nu », car il jouait sans musiciens avec lui. C’est le concept qu’il avait envie de faire afin de faire voyager son spectacle habituel dans des nouveaux « passages secrets ». Il a déshabillé ses chansons pour sortir des « grandes artères ». Plein de jeux de mots sont sortis de sa bouche de poète ce soir, vous l’aurez compris. On a eu droit, sans surprise mais toujours avec plaisir, au Louis-Jean qu’on connait pour sa chaleur, son charisme et sa voix mielleuse. Il nous a offert Le pyromane, du temps qu’il était avec le groupe Karkwa en plus de ses populaires succès Tout le monde en même temps, Le coeur en téflon, Bull’s eye, St-Michel, La fanfare, Tête première et Deux saisons trois quart, entre autres. Après un repas au restaurant Le Buck, qu’il semble avoir apprécié, il disait être bien prêt pour nous donner un bon spectacle, et il a tenu sa promesse. Le moment de magie qu’il nous a fait passé s’est terminé, avant le rappel, avec une surprise sur la chanson Si tu reviens avec les chanteurs et chanteuses de l’école primaire d’éducation internationale de Trois-Rivières. Des petits bouts de personnes vêtues de noir ont ajouté un côté angélique à la mélodie et à la voix de Louis-Jean. (Karina Tardif)

Voici les photos de Sam Rhoads, Bartula et Louis-Jean Cormier de nos photographes Adrien Le Toux, Yoan Beaudet et Jean-François Desputeaux:

[BALADO] CFOU 89,1 FM – 28 juin 2017

Écoutez notre émission du 28 juin sur les ondes du CFOU 89,1 FM.

Festivals à surveiller en 2017 – Première partie

La saison des festivals a commencé tôt cette année avec la première édition (fort réussie) de Santa Teresa. Et ça ne fait que commencer! Jusqu’à la mi-octobre, le Québec devient une terre fertile pour les festivals de musique en tous genres et pour tous publics, du méga festival qui en a pour tous les goûts au petit festival local de créneau accueillant quelques centaines de personnes.

En fait, des festivals, il y en a tellement qu’on a décidé de séparer notre article en plusieurs parties. Si certains peuvent y voir un signe de saturation, d’autres considèrent que ce n’est que l’occasion pour toutes les régions du Québec d’accueillir leurs artistes préférés (qui les bouderaient peut-être si ce n’était de ces grands événements)

Vous le savez bien, à ecoutedonc.ca, on ne pouvait pas se contenter de faire un article portant sur « sept festivals qui se tiennent dans des lieux magnifiques » ou « huit festivals attendus »… Fallait qu’on vous parle de tout le monde!

FIMAV – 18 au 21 mai – Victoriaville

Le Festival international de musique actuelle de Victoriaville propose, comme toujours, une programmation éclatée pour sa 33e édition. On pourra y voir Colin StetsonBent KneeNels Cline et de nombreux autres. Le FIMAV est le festival idéal pour faire des découvertes et sortir des sentiers battus.

Pour en savoir plus : http://www.fimav.qc.ca/fr/

Pouzza Fest – 19 au 21 mai – Montréal

La saison des festivals n’est pas commencée tant que le festival punk du centre-ville de Montréal n’a pas eu lieu. Du 19 au 21 mai prochain, ce sont près de 150 groupes du Québec, du Canada et de partout au monde qui se produiront sur une variété de scènes intérieures et extérieures toutes situées à distance de marche l’une de l’autre.

Les têtes d’affiche 2017 : Lagwagon, Pup, The Flatliners et Rvivr.

Pour en savoir plus : https://pouzzafest.com/fr/

Le grand tintamarre – 1er au 4 juin – Tadoussac

Si vous aimez les petits festivals au coeur gros comme le monde, vous adorerez Le grand tintamarre. Plein de jeunes iront à Tadoussac refaire le monde en écoutant de la bonne musique (Le Winston BandJoelle Saint-PierreLes LouangesValery Vaughn), en buvant de la bière pas chère et en discutant politique et société. Une belle expérience!

Pour en savoir plus : http://www.legrandtintamarre.com/accueil

Francofolies de Montréal – 8 au 18 juin – Montréal

Le plus grand festival de musique en français en Amérique du Nord, et de loin. Pour leur 29e édition, les Francofolies proposent un éventail incroyable d’artistes de partout sur la planète et qui chantent (et rappent) dans tous les styles. Seul point commun : la langue de Charlebois!

Les spectacles payants en salle sont fort alléchants : Katerine, Yann Perreau, Klô Pelgag, Peter Peter, Pierre Lapointe, Fred Fortin, Émile Bilodeau, Bernhari, Safia Nolin, Daniel Bélanger et plusieurs autres artistes sont au programme.

Cependant, il n’est pas nécessaire de faire hypothéquer une nouvelle fois sa maison pour vivre de belles Francofolies! La programmation extérieure, qui a été annoncée récemment, est à couper le souffle.

Le 8 juin, gros spectacle pour lancer le festival avec Les Trois Accords, Dumas, Pierre Kwenders et Lydia Képinski (qui sera partout cet été). Le 11, on pourra voir le spectacle hommage à Richard Desjardins (avec tous les artistes qui figurent sur l’album – Klô pis Brach qui chantent Les Yankees ensemble? FÉBRILITÉ!). Le 12, gros spectacle de Yann Perreau avec plein d’artistes invités (dont Laurence Nerbonne… ça sent la version épique de Barcelone). Le 14, l’Acadie envahit Montréal avec la soirée Acadie Rock. Le spectacle, dirigé par Joseph Edgar, présentera des prestations de Lisa LeBlanc, Radio Radio, Les Hay Babies, Les Hôtesses d’Hilaire, Marie-Jo Thério, Les Païens et autres invités. Le 18, on fêtera le 375e anniversaire de Montréal avec un énorme spectacle auquel paticiperont entre autres Les Cowboys Fringants, Laurence Lafond-Beaulne, IAM, Ariane Moffatt, Marie-Pierre Arthur, Salomé Leclerc, Safia Nolin, Mara Tremblay, Karim Ouellet, Philippe Brach, King Abid et Tiken Jah Fakoly.

En plus de ces grands spectacles, d’autres prestations gratuites devraient vous en mettre plein les oreilles : Les Louanges, Di Astronauts, Jacques Jacobus, Mon Doux Saigneur, Lary Kidd, Les Dales Hawerchuk (qui seront partout eux aussi cet été), Shauit, Gab Paquet (en tournée mondiale!), Loud, Maritza, Mat Vezio, Lubik, Gustafson, Ponteix, Antoine Corriveau, Philémon Cimon, Louis-Philippe Gingras, Bernard Adamus, Les Indiens, Guillaume Arsenault, Bengale, Brown, Vulvets, KNLO, Sébastien Laconbe, VioleTT Pi, Amylie, Tryo, Fuudge, Barbagallo, Samuele, Chocolat, Le Winston Band, Dubmatique (!!!), Charles-Antoine Gosselin, Alaclair Ensemble… et un paquet d’autres artistes!

Alors. que vous sortiez le portefeuille ou non, si vous aimez la musique francophone d’ici et d’ailleurs, vous voudrez être à Montréal pendant les Francofolies.

Pour en savoir plus : http://www.francofolies.com

Festival folk sur le canal – 14 au 18 juin – Montréal

Depuis 2008, Montréal a son festival consacré au folk, roots et bluegrass. Cette nouvelle édition du FFCM invitera les amateurs de folk de Montréal et d’ailleurs à se réunir sur les bords du canal Lachine et à écouter les prestations de Sarah HarmerIan KellyDonovan WoodsLes tireux d’rochesBeyries et plusieurs autres. Parmi les activités spéciales, on nous promet une belle veillée au bord du canal et un spectacle hommage à Willie Nelson auquel participeront, entre autres, Joe GrassKatie MooreAndrew Horton et Thus Owls.

Pour en savoir plus : http://montrealfolkfest.com/

Wouellay Fest – 15 au 17 juin – Thetford Mines

Qui a dit qu’il ne se passait jamais rien à Thetford? Le Wouellay Fest est un festival plutôt rock qui devrait satisfaire tout festivalier en manque de décibels. Cette année, on pourra y voir Bernard Adamus, Pépé et sa guitare, Exterio, Mute, Les Dales Hawerchuk et plusieurs autres.

Pour en savoir plus : http://wouellayfest.com

Le Royal – 17 juin – Saint-Pierre (Île d’Orléans)

Événement très spécial organisé conjointement par Cassis Monna & Filles et le FME (pour célébrer leurs 25e et 15e anniversaires respectifs), le Royal aura lieu dans un cadre des plus enchanteurs (Cassis Monna & Filles). Deux scènes, six artistes qui se succèderont en alternance (question de ne rien manquer) et repas bistronomique.

Au menu musical : Aliocha, Les Hay Babies, Julien Sagot, Louis-Jean Cormier, Jesse Mac Cormack et Patrick Watson

C’est tu beau rien qu’un peu!

Pour en savoir plus : http://www.fmeat.org/leroyal/

Festival international de jazz de Montréal – 28 juin au 8 juillet – Montréal

Ce n’est pas parce que le FIJM présente une proportion de moins en moins grande de jazz qu’on va bouder notre plaisir, surtout qu’en ce moment, nous ne connaissons que les artistes en salle et nous avons déjà l’eau à la bouche.

Parmi la brochette d’artistes d’ici et d’ailleurs qui se succèderont dans les diverses salles du Quartier des spectacles de Montréal, il y a : Ariel Pocock, The Barr Brothers & Bassekou Kouyaté, Bob Dylan, The Brooks, Caravan Palace, Charles Bradley, Charlotte Cardin, Colin Stetson, Feist, Gabrielle Shonk, Groenland, Harfang, Jean-Michel Blais, Jesse Mac Cormack, KROY, Matt Andersen, Misc, Pink Martini, San Fermin, Steve Hill, Tanya Tagaq, Thievery Corporation, UZEB, Wax Tailor, Whitehorse et tellement d’autres artistes qu’on en a mal à la tête! Et la programmation extérieure n’est toujours pas annoncée!

Pour en savoir plus : http://www.montrealjazzfest.com/

Festivoix – 28 juin au 9 juillet – Trois-Rivières

Le festival urbain du coeur de la Mauricie offre une programmation pour tous les goûts, ce qui n’est pas sans déplaire aux membres de notre belle équipe de Trois-Rivières! En plus des Billy Talent et autres gros noms qui remplissent le haut de l’affiche, nos reporters et photographes ont bien hâte d’y voir Alex NevskyKarim Ouellet, Les Soeurs BoulayValaire et Qualité Motel (le même soir), Louis-Jean CormierYann PerreauThe Franklin Electric, Antoine Corriveau, Les Deuxluxes, Émile BilodeauCatherine LeducLianaGab Paquet et plusieurs autres!

Que ce soit au bord du fleuve ou au coeur du centre-ville de la capitale québécoise de la poésie, ça risque d’être un incontournable de votre été!

Pour en savoir plus : http://festivoix.com

Festival de la chanson de Tadoussac – 29 juin au 2 juillet – Tadoussac

Vous serez probablement nombreux à dire, comme nos collaborateurs, « On s’en va à Tadou! ». En plus d’un changement de date (vers des cieux plus cléments), la programmation du 34e Festival de la chanson de Tadoussac promet d’ensoleiller votre fin de semaine dans un cadre champêtre.

Parmi les artistes programmés, on retrouve, entre autres, Bernhari, Damien Robitaille, Daniel Bélanger, Dick Annegarn, Émile Gruff, Joseph Edgar, Juste Robert, Karim Ouellet, L’Osstidtour, La Bronze, Le Couleur, Les Cowboys Fringants, Les Deuxluxes, Les Hôtesses d’Hilaire, Louis-Jean Cormier, Lubik, Lydia Képinski, Patrice Michaud, Rouge Pompier, Samuele, Sarah Toussaint-Léveillé, Saratoga, Urbain Desbois et tellement d’autres que nos collaborateurs qui se lanceront dans l’aventure s’arrachent leurs cheveux à planifier leur couverture!

Il y a des passeports pour toutes les bourses!

Pour plus de détails : http://chansontadoussac.com

Festival en chanson de Petite-Vallée – 29 juin au 8 juillet – Petite-Vallée

Fort d’une association avec le Festival de la chanson de Tadoussac, le petit festival gaspésien que tant de gens aiment pour sa simplicité, sa proximité et son cadre enchanteur est de retour cette année avec une programmation éclectique qui propose Sarah Toussaint-Léveillé, Dumas, Amylie, Les Hôtesses d’Hilaire, Klô Pelgag, Les Soeurs Boulay, Catherine Major, Patrice Michaud et Vincent Vallières, Joëlle Saint-Pierre, Les Hay Babies, Louis-Jean Cormier et Matt Holubowski, Ponteix, Clay and Friends, Raton Lover et plein d’autres artistes de toutes les envergures.

Pour plus de détails : http://festivalenchanson.com/

Woodstock en Beauce – 29 juin au 3 juillet – Saint-Ephrem

Woodstock en Beauce a survécu! Et il revient en force avec une programmation plus modeste, certes, mais qui devrait plaire aux fêtards. Alaclair Ensemble, Angel Forrest, Joe Robicho, Orloge Simard, Pagliaro (en duo), RYMZ et Steve Hill sont déjà d’excellents prétextes pour faire un maudit beau party.

Pour plus de détails : http://woodstockenbeauce.qc.ca

Notre deuxième partie sera publiée très bientôt!

[FESTIVOIX] Dévoilement de la programmation 2017

Ce matin, c’est avec fierté que le directeur général Thomas Grégoire nous a présenté le travail accompli qui entoure la programmation 2017 du FestiVoix de Trois-Rivières.

Devant les efforts déployés par l’équipe du FestiVoix pour rassembler le meilleur de la musique populaire québécoise, nous ne sommes pas surpris de constater une programmation aussi complète.

Valaire – Photo : Jacques Boivin

Nul doute, la population mauricienne sera charmée par les artistes qui interpréteront leurs pièces sur la scène Loto-Québec. Parmi eux, l’équipe d’ecoutedonc.ca tient à souligner la présence d’artistes qui prennent de plus en plus de place sur la scène musicale québécoise tels que Les Trois Accords et le groupe électro Valaire, entre autres. À ne pas manquer également en plateau double, Karim Ouellet et Alex Nevsky le jeudi 6 juillet.

The Franklin Electric crédit photo: Jean-François Desputeaux

Grégoire a ensuite enchaîné avec ce que l’équipe du FestiVoix appelle leur « joyau », soit la programmation des Voix multiples sur la scène Bell Fibe. L’objectif était de rendre honneur à l’importance historique et culturelle de la cour du Monastère des Ursulines où figurera cette scène. C’est en offrant des spectacles intimistes, faisant référence à la poésie de Louis-Jean Cormier, à la sensibilité des Sœurs Boulay et aux harmonies de The Franklin Electric, qu’ils atteindront cet objectif.

Autrement, nous sommes heureux de retrouver des artistes qui nous sont familiers et qui ont attiré foule dans les salles de la Mauricie au cours des dernières années. Évidemment, nous serons présents au café-bar le Zénob, au bar Le Trèfle, à l’Embuscade et au Temps d’une Pinte pour vous parler des prestations de nos favoris.

Les Deuxluxes – Photo : Adrien Le Toux

Le Zénob accueillera le cher Gab Paquet le vendredi 30 juin, Crabe le jeudi 6 juillet, Antoine Corriveau le vendredi 7 juillet et les fameux Deuxluxes le samedi 8 juillet.

Gazoline, KROY et Jason Bajada afficheront leurs couleurs particulières au Temps d’une Pinte.

Finalement, le Trèfle offrira des soirées de folk traditionnel les vendredis avec le Winston Band le 30 juin et Marco et les Torvis le 7 juillet.

 

Pour en savoir davantage sur la programmation et les autres spectacles, rendez-vous sur le site du Festivoix.com.