Spectacle de la rentrée de l’UQTR, 6 septembre 2017

Pour sa quatrième édition, le spectacle de la rentrée de l’UQTR tel qu’on le connaît a frapper fort avec sa programmation. Les personnes présentes ont pu se régaler avec la bière du Trou du Diable et du Temps d’une Pinte, pendant que la scène extérieure Vidéotron accueillait Foreign Diplomats, Canailles et Les Cowboys Fringants.

 

Foreign Diplomats

En spectacle, les gars de Foreign Diplomats ne se contentent pas de reproduire leurs chansons telles qu’elles sont sur l’album. Ils s’amusent en ajoutant des variantes dans la voix ou en mettant plus l’accent sur certains mots ou certaines notes. Ça donne une ambiance un peu enfantine au spectacle, ce qui m’a beaucoup plu. Tous vêtus d’un t-shirt blanc, les gars ont offert une prestation très solide qui donnait juste le goût de danser. Le chanteur, Élie Raymond, était intense dans ses mouvements et il ne s’est pas gêné pour parler avec la foule. Bien que les spectateurs n’étaient pas nombreux à ce moment-là encore, une bonne partie de ceux qui étaient là connaissaient et chantaient les paroles. Plusieurs m’ont même mentionné être venu les découvrir, puisqu’ils avaient aimé ce qu’ils avaient entendu en écoutant l’album pour la première fois lorsque le dévoilement du groupe a été fait, en août dernier.

Avec seulement un album et un EP à leur actif, les gars sont tout de même très professionnels et n’ont pas l’air de débutants du tout. Je trouve que leur style ressemble peu à ce qui se fait au Québec, et ça ne me surprendrait pas de les voir grimper en popularité ailleurs qu’ici. Ils ont un son léché qui mène à une ambiance de fête en spectacle, ce qui a suscité mon intérêt et qui m’a rappelé la fois que je les avais découvert au Ti-Petac il y a quelques mois déjà. Sur scène, ils ont bien sûr joué les chansons de leur album que j’aime beaucoup telles que Queen+King et Lily’s Nice Shoes, qui est ma favorite d’entres toutes. – Karina Tardif

 

Canailles

C’est pour se préparer à la venue des Cowboys Fringants que Canailles est monté sur scène. L’énergie de ses huit membres, neuf membres en réalité en raison de la présence de Lisa Fortin, une accordéoniste invitée qui remplaçait Alice Tougas-St-Jak affligée par une tendinite, préparait bien le terrain pour les festivités de la rentrée de l’UQTR. Canailles a commencé le spectacle avec des pièces de son dernier album, Backflips. Le groupe transmettait bien aussi son plaisir de la scène en s’adonnant à différentes chorégraphie comme un petit french cancan ou un accroupissement du groupe pour laisser la place à un solo de contrebasse d’Antoine Tardif. Ils ont fait quelques chansons de leurs albums antérieurs. Ils sont revenus avec Dimanche et Parle-moi, deux pièces de leur premier album Manger du bois. Ils ont lancé la fin avec leur plus longue pièce, Fromage, qui a une durée de dix minutes sur l’album Ronds-points et qu’ils se sont amusés à étirer en spectacle. À ce moment-là, on pouvait dire qu’on assistait en personne à un jam de Canailles. Ils ont finalement enchaîné avec Chu brûlé qui met encore une fois Antoine Tardif de l’avant avec un débit rapide et très folklorique, mais cette fois-ci avec sa voix. – Marianne Chartier-Boulanger

 

Les Cowboys Fringants

On s’entend pour dire que les étudiants de l’UQTR ont eu droit à un spectacle de la rentrée plus qu’exceptionnel, avec une finale digne des gros festivals du Québec. Les Cowboys Fringants sur le campus de Trois-Rivières, je ne crois pas que nous allons avoir la chance de revoir ça de sitôt. J’étais autant excitée d’assister au spectacle que de voir l’engouement des étudiants pour la soirée. Il était facile de prévoir que la majorité de la foule allait se retrouver devant la scène pour les vedettes de la soirée, à 21 h 30. En forme comme jamais, le groupe a commencé avec Bye bye Lou, premier titre de l’album Octobre paru en 2015. L’appréciation du public pour ce dernier opus est encore aussi incroyable, et les chansons me font retomber en adolescence, lorsque Break syndical est sorti. Par la suite, ils ont interprété les classiques de presque chaque album, comme La manifestation, la Reine, 8 secondes, Paris-Montréal, En berne, et l’excellente Octobre. Un moment marquant du spectacle pour l’étudiante que je suis fut quand Jean-François Pauzé, à la guitare, a dit dans le micro « eh, ho! récréo » et que, par la suite, Karl Tremblay a enchaîné et l’a répété tout au long du spectacle. Je sentais tout d’un coup que mon programme universitaire faisait partie intégrante du spectacle, ce qui m’a bien fait rire. Fidèle à leurs habitudes, les Cowboys Fringants se sont déchaînés pour leur public qui était en feu et qui transmettait de l’énergie au groupe. Encore une fois, quelques chanceux ont eu droit à des ballons pendant la chanson La dévisse, et tous les gens présents ont eu la chance d’assister à un spectacle de la rentrée de l’UQTR qui restera dans nos mémoires longtemps! – Caroline Filion 

 

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[PRIMEUR] Extrait du premier EP d’Aramis

Comme le blogue a pour mission de promouvoir la scène musicale émergente, l’équipe d’écoutedonc.ca vous offre en exclusivité le premier single d’un groupe qu’elle qualifie de prometteur. Cette formation des Laurentides nommée Aramis ne se définit pas par un style particulier, mais comme du contenu à découvrir.

Tous amis depuis l’adolescence, ils ont décidé de former Aramis en 2014 au courant de leur parcours collégial lorsque leurs intérêts musicaux se sont rencontrés. Composé de deux anciens de Foreign Diplomats (Simon Charette à la batterie et Mickaël Gagné au piano et à la guitare), Aramis c’est également l’initiative d’Urhiel Madran-Cyr (principale voix et claviers), de Jeremy Richer-Légaré (guitare), de Louis-Jean Rivest (saxophone), ainsi que d’Anthony Larose (basse). La fierté découlant de leurs nombreuses expériences sur scène les ont propulsés vers la composition et l’enregistrement d’un premier EP, Rorschach. C’est aujourd’hui qu’ils nous présentent un avant-goût de leurs créations avec ce premier simple nommé Ma rive.

Crédit photo : Étienne Poulin – Atomic Café, Montréal

À travers l’écoute de cette pièce, on ressent les inspirations folks qui se teintent à travers la voix du chanteur et claviériste Urhiel Madran-Cyr par ses élans de voix feutrés. Autrement dit, il nous offre à quelques reprises un chant parlé qui nous rappelle celui d’Antoine Corriveau ou encore, Violett Pi. Deux artistes totalement divergents, mais qui, par leur authenticité, influencent ces nouveaux groupes à assumer leur couleur comme le présente bien Aramis. La subtilité du saxophone de Louis-Jean Rivest, quant à lui, donne un effet plus recherché au son. La guitare de Jeremy Richer-Légaré et les rythmes de Simon Charette, qui siège derrière la batterie, nous plonge dans un univers musical planant. L’ambiance que nous pouvons connaître en spectacle est bien divulgué dans ce premier extrait enregistré et donne envie de se balader dans ces mélodies singulières.

Crédit photo : Étienne Poulin – Atomic Café, Montréal

Afin de vous fondre dans cette atmosphère, je vous invite à découvrir cette nouveauté lors de leur lancement d’EP au Cabaret du Lion d’or (Montréal) le 1e mai prochain, où projection et décor seront également à l’honneur. La projection sera assurée par Philippe Marquis, qui a également travaillé auprès de Foreign Diplomats et Choses Sauvages, alors que le décor sera effectué par Raymond Légaré qui a participé au tournage de The Fountain (Darren Aronofsky).

 

[SPECTACLE] Foreign Diplomats à l’Anti Bar et spectacles

 

Article en collaboration avec Caroline Filion

C’était un mercredi pluvieux à Québec. Les rues du quartier Saint-Roch étaient désertes. C’est avec étonnement que nous avons constaté la masse de personnes à l’Anti bar pour Foreign Diplomats qui accueillait Zagata en première partie. L’accord des deux groupes était vraiment bien et nous avons senti une belle sensibilité chez Jesse Proteau, auteur-compositeur et interprète du groupe. Il n’y a pas encore beaucoup de matériel disponible sur le bandcamp de Zagata, mais on aime beaucoup leur simple Kill me one more time, qui a maintenant plus de 50 000 écoutes en ligne. Le chanteur nous a touchés en abordant la mort récente de son père, à qui il a dédicacé cette chanson qui aura été la dernière qu’il aura entendue, ainsi que la dernière de leur performance.

Évidemment, la foule était là pour les gars de Foreign Diplomats, originaires des Laurentides. De retour d’une tournée internationale, Élie Raymond, fondateur et chanteur du groupe a été généreux en entrevue où il nous a raconté l’expérience de leur tournée en Europe et au Mexique.  Vous pouvez revoir l’entrevue ici.

Comme expliqué en entrevue, les gars intègrent de plus en plus de nouvelles chansons dans leurs spectacles. Ils ont justement osé en commençant avec une nouveauté, ce qui n’a pas gêné le public qui dansait déjà sur les rythmes indie pop. Ils ont poursuivi avec leurs trois chansons les plus connues par les admirateurs, soit Mexico qui paraissait déjà sur leur E.P, ainsi que Comfort Design et Lili nice shoes à qui Élie a dédié la chanson aux souliers d’une admiratrice en première ligne.

En effet, le contenu littéraire des paroles de Foreign Diplomats peut paraître léger avec leur style se rapprochant du pop rock, mais il traduit bien l’état de l’esprit de l’audience. Par exemple, lors de la chanson Mexico, tout le monde chantait et dansait en criant les paroles du refrain Everyone is dancing, et c’est pour une foule comme cela qu’ils performent et écrivent. On peut sentir qu’Élie est le réel leader du groupe avec la place qu’il prend sur scène, mais également en voyant l’emprise qu’il a sur son public lorsqu’il leur laissait chanter le refrain de Comfort Design à sa place. Nous avions l’impression qu’il était en train de séduire chaque personne présente dans l’assistance avec son regard et sa confiance sur scène.

Nous croyons que les gars de Foreign Diplomats sont surpris à chaque fois de la qualité de leur public, qui connait beaucoup leurs chansons, mais qui apprécie autant leur musique, que ce soit pour découvrir de nouvelles pièces ou pour savourer le rythme entraînant de celles plus connues. « Vous êtes fins de venir nous voir, vous êtes beaux Québec. »

Avant Flash Sign For Us, ils nous ont offert une autre nouveauté.  Nous avons dénoté un côté plus électro avec la forte présence de Thomas au clavier. C’est celui-là même qui nous lançait des bruits de fond intergalactiques durant Lies of November, ce qui a fait bien rire la salle. Sa présence n’échappe pas à l’œil et son énergie se transmet autant auprès du public qu’auprès des autres musiciens, qu’il entraîne dans ses mouvements lorsqu’il appuie sur les touches de son clavier.

À notre avis, la grande force de se groupe c’est son ambiance générale, sa musique et la diversité des sons que l’on peut découvrir dans chaque chanson. Souvent, de par la grande force musicale, on peut perdre un peu les paroles des chansons, mais on sait apprécier l’ensemble de l’œuvre malgré cela, parce que ce que l’on recherche lorsqu’on écoute Foreign Diplomats, c’est un feeling. C’est de se sentir bien, de bouger sur un rythme entraînant et très solide.

Ils ont terminé la soirée avec leur chanson rassembleuse Beni Oui Oui, et Élie est ensuite réapparu seul à la guitare nous offrant une prestation plus douce et sensible de Color, qui était originairement sur leur album Princesse Flash.

Foreign Diplomats offrira quelques spectacles au Québec en décembre avant de retourner en tournée en Amérique latine.

Comme il n’y avait pas de photographe de disponible à L’Anti bar ce mercredi, voici des photos lors de leur dernier passage à Québec.

 

 

 

[ENTREVUE] Foreign Diplomats de passage à l’Anti bar de Québec ce mercredi

Foreign Diplomats est un groupe indie rock composé de cinq gars originaires des Laurentides dont le succès est en grande progression.

Apparut en octobre 2015, Princesse Flash est leur premier album qu’ils ont joué dans les différentes salles de spectacle du Québec et à Toronto. Ayant maintenant un contrat avec Indica ils ont eu la chance de faire la première partie d’Half Moon Run devant une foule de 10 000 personnes lors du dernier Festival d’Été de Québec (FEQ), ainsi que de participer au Festival Osheaga à Montréal. Ils sont maintenant de retour le mercredi 16 novembre prochain à l’Anti bar de Québec suite à une tournée européenne et mexicaine. De ce fait, j’ai eu la chance de m’entretenir avec Élie Raymond, chanteur et créateur de Foreign Diplomats, afin de parler de leur expérience à l’international et de la montée de leur succès.

Tournée européenne et au Mexique

Entre la France, la Suisse et l’Allemagne Élie a qualifié leur tournée européenne comme un classic tour entre gars dans une vanne ben tassé à se promener d’une ville à une autre, d’hôtel en hôtel. « Ç’a été difficile par moment, car les salles n’étaient pas toujours remplies, mais la réponse des gens nous permettait d’avoir du fun. C’est vraiment un beau trip qu’on a vécu ».

J’avais prévu lui demander si le public à l’international était sensiblement le même qu’au Québec, mais Élie m’a devancé en m’expliquant justement que leur plus grande surprise fut la réponse du public européen, surtout en France, qui est beaucoup plus à l’écoute qu’au Québec. « Je ne sais pas si c’est une question de culture, mais ici au Québec c’est beaucoup plus de party, les gens sont bruyants, on aime parler, on est excité par ce que la musique nous procure. En Europe, les gens écoutent jusqu’à la dernière note, nous laissant parfois perplexes lorsqu’on retourne en backstage. C’est quand on revient qu’on réalise qu’on a bien faite par le biais de leurs applaudissements ».

Les gars ont terminé leur tournée européenne en Allemagne avec Hein Cooper et une salle remplie, ainsi qu’un spectacle sold-out lors du Festival Reeperbahan.  Ils se sont ensuite dirigés vers le Mexique. Là-bas, ils avaient la scène à eux n’ayant pas fait de première partie comme en Europe. Je voulais savoir leur moment fort de leur tournée internationale et j’ai sentie dans la voix d’Élie l’excitation que lui a procurée cette expérience, en voyant bien qu’il n’avait pas encore réalisé le nouveau succès de Foreign Diplomats. « Au Mexique, dès notre premier spectacle au Festival Guanajuato nous avions une foule de 5 000 personnes, dont plusieurs fans nous attendaient à la fin pour des photos et des autographes. On a même signé une guitare ». Suite à ce spectacle, l’interaction avec le public fut la même dans les autres villes prévues, où la foule mexicaine connaissait déjà les paroles de leurs chansons.

J’ai ensuite demandée à Élie ce qui, selon lui, leur a permis de leur faire connaître sur la scène internationale ? Inévitablement, nous sommes dans une ère technologique où la musique est de plus en plus accessible par le biais des réseaux sociaux. « Dès notre annonce, notre page Facebook gagne en popularité. Selon moi, c’est la curiosité des gens qui fréquentent les festivals de musique ».

Il est clair que leur participation au festival Osheaga cet été leur a également assuré une pente montante en performant devant 5 000 personnes. « C’est sûr que ça se met bien dans un CV, on s’en vente, mais nous sommes toujours étonnés d’avoir eu autant de monde qui sont venu nous voir jouer pendant que plein d’autres bons bands de bonne qualité jouaient en même temps sur d’autres scènes du site ».

Inspiration

La musique évolue non seulement dans le temps, mais avec l’apogée de certains groupes qui influencent les nouveaux comme Foreign Diplomats vers une lignée montante. J’ai questionnée Élie à savoir s’il avait eu la chance de rencontrer des musiciens qui inspirent le groupe, comme ils jouent dans des festivals de grande envergure. Il m’a répondu qu’il a côtoyé des artistes de leur niveau, qui vivaient la même expérience, ce qui leur a permis de faire de belles rencontres. « On est encore au stade où l’on va regarder nos idoles en spectacle ». Élie est resté très rationnel dans son idée en évoquant la réalité du milieu artistique en 2016. « Nos idoles sont en train de disparaître, David Bowie, Prince, même Léonard Cohen cette semaine, et ça, ce n’est pas seulement dans le monde de la musique ». Selon lui, ce n’est pas parce qu’on a du succès que l’on va forcément faire partie de la vie de nos inspirations, « pour l’instant on se contente de triper dans leur spectacle », m’a-t-il mentionné.

Nouvel album ?

Ce sont Wolfparade, Radiohead et LCD soundsystem qui inspire les rythmes indies et alternatifs de Foreign Diplomats. « J’écris toujours, nous avons déjà 30 chansons en attente d’enregistrement. Voir du pays m’a beaucoup inspiré également ». Si on reste à l’écoute dans leur spectacle, les gars nous glissent quelques nouveautés. « Une chanson, ça évolue faut l’intégrer pour qu’elle devienne quelque chose de grandiose ». C’est là que j’ai senti que l’enregistrement d’un nouvel album n’est pas dans les priorités du leader de Foreign Diplomats. « J’ai quand même très hâte d’exploiter le nouveau matériel et de laisser les peines d’amour et le côté dark de Princesse Flash. Les prochaines chansons sont très joyeuses avec de gros refrains faciles à apprendre ».

L’identité de Foreign Diplomats s’est définie dans la dernière année. « On est 5 gars qui veulent la même chose au même moment ». Fut un temps oú le band était composé de 9 membres avec les idées de grandeurs d’Élie à l’époque. « C’était plus difficile à gérer. Aujourd’hui, les anciens membres restent mes amis et ont des vocations musicales que je respecte et qui méritent d’être connues ». Élie a fait mention au groupe Aramis, donc son grand ami Simon Charette avec qui il a début Foreign Diplomats, fait maintenant partie en tant que batteur.

Après quelques spectacles au Québec, l’énergie indie pop du band se déplace vers l’Amérique latine, plus précisément pour une tournée de deux semaines en Argentine, au Chili et au Brésil. « On ne sait pas à quoi s’attendre, trois pays en 2 semaines ça va être quelque chose ».

Pour l’instant je vous invite à aller voir un de leur spectacle au Québec avant qu’ils retournent parcourir les grandes villes de ce monde. Le 16 novembre prochaine à l’Anti bar de Québec, le 19 novembre au Cabaret la Basoche à Gatineau et le 17 décembre au Centre des Arts Juilette-Lassonde. Vous pouvez écouter leur album sur bandcamp, ainsi que Spotify.

[SPECTACLE] Hein Cooper et Foreign Diplomats séduisent la trifluvie

Le 8 avril dernier, j’ai été heureuse d’enfin vivre mon premier spectacle dans la nouvelle salle Ti-Petac au centre-ville de Trois-Rivières. C’est une soirée que j’attendais depuis longtemps pour voir le groupe montréalais Foreign Diplomats, avec Hein Cooper en première partie.

Hein Cooper est en train de devenir un artiste chouchou en Mauricie. Après un passage sur la scène de la rue Des Forges au FestiVoix 2015 et un spectacle en première partie de The Franklin Electric au Moulin Michel de Gentilly, il comment à se forger un public fidèle, un public qui était présent au Ti-Petac le 8 avril. Quelques jours avant le spectacle, il venait de lancer son premier album dans lequel on retrouve des chansons du EP sorti au courant de l’année précédente.

C’est un Hein Cooper bien fier qu’on a vu jouer devant un public assis et attentif à ses mots et à ses talents instrumentaux. Avant de nous quitter, Hein Cooper a fait monter les gars de Foreign Diplomats pour jouer une pièce avec lui. Ce fut un beau moment et surtout une belle façon de les introduire au public, qui ne semblait pas les connaître.

On est alors embarqué dans une ambiance disco/rock quand les gars de Foreign Diplomats, Élie Raymond (Guitare, Voix Principale), Antoine Lévesque-Roy (Basse) Thomas Bruneau Faubert (Trombone, Synths), Charles Primeau (Guitare) Emmanuel Vallieres (Drums), ont pris possession de la scène. C’est debout et en avant de la scène que j’ai pu apprécier et danser sur les chansons de leur album Princess flash sorti en octobre dernier. Les gars semblaient bien rodés et ont donné un spectacle sans artifices, authentique et plein d’énergie. J’ai ressenti le plaisir qu’ils ont de jouer et de nous voir danser sur leurs pièces, surtout sur Lily’s Nice Shoes! , ma pièce préférée sur album et en spectacle. Malgré mes attentes, qui étaient très hautes, j’ai été complètement comblé par cette soirée et ça m’a juste donner le goût d’aller les revoir en spectacle !

Photos de Charles Fontaine pour Hein Cooper:

Pour voir l’article et les photos de Hein Cooper et Foreign Diplomats à Québec le 30 mars dernier à l’Anti 

[QUOI FAIRE] Mauricie: Suggestions de l’équipe du 7 au 9 avril 2016

Encore une grosse fin de semaine en Mauricie !

7 avril:

  • Philip Sayce au Ti-Petac

8 avril:

  • Les Portageux et David Robert au Nord-Ouest Café (à 17h)
  • Foreign Diplomats et Hein Cooper au Ti-Petac
  • Tina-Ève à la Salle Louis-Philippe Poisson
  • Galaxie au Cabaret de l’Amphithéâtre Cogeco
  • Street Meat au Zénob

9 avril:

  • Les Cowboys Fringants à la Salle J.Anthonio Thompson
  • Dumas au Magasin Général LeBrun
  • Suuns et Pang attack à La Taverne de St-Casimir
  • Rosie Valland, Pandaléon et Cosmophone au Ti-Petac
  • Isabelle Blais et Pierre-Luc Brillant au Zénob

[SPECTACLE] Rob Moir + Hein Cooper + Foreign Diplomats, L’Anti, 30 mars 2016

Je vais garder un excellent souvenir de mon premier spectacle à l’Anti. Un triple plateau éclectique et harmonieux qui m’a fait passer par toute une gamme de belles émotions.

Rob Moir

N’ayant jamais entendu parler du chansonnier torontois, je n’avais aucune attente face à sa prestation. Lorsqu’il est monté sur scène, guitare au cou, j’ai été agréablement surprise par sa musique folk-crue assumée et sa confiance sur scène.

Rob MoirVenu livrer quelques compositions de son plus récent album Adventure Handbook et de ses précédents opus, Moir a brisé la glace avec une pièce de pirates fort convaincante, Lost and Found Like you, tirée de Places To Die. Je m’imaginais bien écouter cette musique sur la route, les fenêtres baissées, visage au vent. Après avoir interprété une chanson inspirée d’une anecdote de covoiturage, il a, selon ses dires, présenté une partie plus «heavy métal» de son répertoire. À mon avis, c’était plutôt du soft-métal qui rentrait tout de même au poste!

Les interventions humoristiques du poète, dans un français quelque peu bricolé (on salue l’effort), ont su divertir les quelques spectateurs présents en début de soirée. Il a d’ailleurs gagné le cœur des gens avec cette déclaration audacieuse : «J’aime Québec, c’est une parfaite province. Fu** Ontario!» Bref, il a fait bonne impression ce cher Rob!

Hein Cooper

Hein CooperSans grande surprise, la place était saturée d’oestrogènes. En effet, la gent féminine était au rendez-vous pour se faire bercer par la douce voix de Hein Cooper (et probablement pour se satisfaire la rétine par la même occasion). Mais détrompez-vous, l’Australien a beaucoup plus que du eye candy à offrir…

Directement arrivé de son Australie natale quelques jours auparavant, l’auteur-compositeur-interprète s’excuse d’être encore un peu sous l’effet du décalage horaire. Cette soirée était l’occasion pour lui de jouer les compositions de son premier album complet, The Art of Escape, tout juste avant sa sortie canadienne.

La dépouillée Dopamine a immédiatement plongé la salle dans une atmosphère enveloppante et apaisante. Sur scène, la proposition minimaliste, dépourvue d’artifices, est percutante par son authenticité. La sincérité de la démarche du musicien est une de ses plus grandes forces. Il réussit à nous ancrer dans le moment présent, à nous faire oublier tout le reste.

Avec ses sonorités électros, The Real fait état de l’expérimentation musicale de Cooper, l’éloignant quelque peu de ses racines folks. Il y reviendra rapidement avec l’excellente Curse of my life, pièce empreinte de nostalgie, livrée avec une force tranquille.

Hein s’est ensuite brillamment approprié Runaway de Kanye West. Une version guitare-voix poignante qui a complètement chassé l’originale de mon esprit. Autre coup de cœur pour son interprétation de Luna Sky, superposant des couches de sa voix pour créer une chorale imaginaire. Frissons, frissons.

Hein CooperPour les trois pièces suivantes, il a invité ses bons amis de Foreign Diplomats à le rejoindre sur les planches. La chimie opérait naturellement entre les musiciens et leur complicité était palpable dès les premiers accords de Rusty. Les festivités se sont poursuivies avec All my desires et Overflow.

En guise de finale, seul sur scène avec sa guitare, Hein Cooper a semblé suspendre le temps en interprétant la pièce-titre de son album. Un peu magique, tout simplement.

Foreign Diplomats

Une valeur sûre pour mettre le party ? Juste à inviter Élie, Thomas, Emmanuel, Antoine et Charles sur un stage. Cette soirée n’a pas fait exception à la règle. Le volcan FD était en pleine ébullition, comme à son habitude.

Foreign DiplomatsMexico a donné tout un coup d’envoi à la soirée, suivie de Comfort Design (dont le super beau clip est sorti il y a quelques jours) et Lily’s Nice Shoes! Les cinq jeunes hommes sont complètement habités par la musique et ça déteint inévitablement sur la foule. Je me suis ensuite éclipsée, le temps d’une entrevue avec M. Cooper. À mon retour, c’était l’énigmatique et sombre Lies (of November) qui magnétisait les spectateurs.

Les gars ont tout donné ce soir-là et ont visiblement eu beaucoup de plaisir. Le fougueux Thomas a même pris un petit bain de foule au grand plaisir des filles qui se trouvaient aux premières loges. Le sentiment festif s’est facilement propagé dans le public, qui semblait ravi de sa soirée. Comme personne ne voulait qu’elle se termine, les musiciens ont offert You Decide en rappel. Puis, comme une cerise sur le sundae, Hein Cooper s’est joint à eux pour boucler la boucle avec l’exaltante Queen + King.

Pour mieux connaître le band, je vous suggère de lire l’entrevue que j’ai réalisée avec Élie et Thomas! Rob Moir sera de retour à l’Anti ce lundi 4 avril, alors qu’Hein Cooper et Foreign Diplomats partageront la scène à nouveau pour une série de spectacles ces prochains jours.

Catch’em while you can!

6 avril : Gatineau – Minotaure

7 avril : Montréal – Théâtre Fairmount

8 avril : Trois-Rivières – Ti-Petac

9 avril : Sorel – Pub O’Callaghan

15 avril : Sherbrooke – Petite Boîte Noire *sans Hein Cooper*

 

Photos : Marion Desjardins/ Llamaryon

[ENTREVUE] Foreign Diplomats

Foreign Diplomats, deux mots à retenir. Cinq gars qui, malgré leur jeune âge, ne sonnent comme personne. Élie Raymond (voix principale, guitare), Antoine Lévesque-Roy (basse), Thomas Bruneau Faubert (trombone, synthétiseurs), Charles Primeau (guitare) et Emmanuel Vallières (batterie) façonnent un son bien à eux, un amalgame harmonieux d’électro et de rock, où les cuivres s’introduisent brillamment. Après un EP autoproduit en 2013, leur premier album complet, Princess Flash, est paru en octobre dernier sous l’étiquette Indica Records. L’unicité de leur son et l’anticonformisme de leur proposition artistique les distinguent, dans une marée musicale montréalaise en pleine expansion. Selon moi, c’est digne de mention.

Je tenais donc à discuter avec ces musiciens pour en apprendre plus sur leur processus de création, leurs inspirations, la signification de leur musique. On s’était donné rendez-vous dans le hall d’un hôtel, quelques heures avant qu’ils ne mettent le feu aux planches du Cercle, dans le cadre de la Bourse Rideau. Je suis arrivée à la course. Ils m’attendaient relax dans les divans en mangeant de la pizza sur un coin de table. Ils m’en offrent gentiment. Des petits gars polis. Je les aimais déjà. Élie et Thomas restent avec moi, alors qu’Emmanuel, Charles et Antoine quittent à pied avec le reste du repas. Belle jasette avec deux membres fort sympathiques d’un «bébé band» (pour reprendre les mots d’Élie) qui pourrait grandir bien vite.

Le baptême
Les gars me racontent les débuts du projet, alors qu’ils étaient au secondaire. Ils avaient des amis en commun, puis se sont regroupés. À un moment, ils étaient neuf dans le groupe. «On était juste une grosse gang, un trop gros orchestre. C’était con, c’était juste du fun. C’est tough de gérer ça», confie Élie, chanteur de la formation. Thomas, Antoine et lui sont là depuis les premiers balbutiements du projet. Originaires des Laurentides, les garçons m’expliquent qu’une «sélection naturelle Darwin style» s’est produite. «Notre sélection s’est vraiment faite quand on a bougé le local de pratique de plus en plus proche de Montréal. Il y a du monde qui trouvait ça loin, on a vraiment fait l’entonnoir avec le monde qui voulait vraiment», explique Thomas.

C’est à l’aéroport, au retour d’un voyage scolaire, que le groupe a été baptisé. «En revenant à Montréal, on a vu le nom Foreign Diplomats qui guide les vrais diplomates étrangers où ils doivent aller. Ça sonnait bien», soutient Élie. Le titre de l’album, lui? «Veux-tu la vraie histoire?», me demande Thomas. «Je pense que la fausse est vraiment meilleure.» Évidemment, je veux entendre les deux. Il commence par la vérité. Poussés par leur maison de disques pour nommer l’opus, ils ont délibéré en route vers Toronto pour un show. «On s’est dit, bon ben on va tous dire des mots, un après l’autre dans la van. Quelqu’un a dit princess, quelqu’un a dit flash

Foreign DiplomatsC’est après coup que les musiciens ont réalisé que ce titre prenait tout son sens. Les mots à connotation royale sont omniprésents dans les textes des chansons. «C’est utilisé très sarcastiquement. Prendre quelqu’un trop important pour ce qu’il est vraiment. C’est vraiment le thème de l’album. Princess Flash est devenue cette personne-là», explique Élie. «C’est une personne qui passe vraiment vite dans ta vie pis, pendant qu’elle est là, tu lui accordes vraiment beaucoup d’importance. Dans le fond, elle passe comme un flash (claquement de doigts)», renchérit Thomas. La pochette de l’album illustre d’ailleurs cette princesse-éclair. «Je voulais qu’on voit quelqu’un, parce que je trouve que tu peux plus relater», précise Élie. Thomas poursuit : «On trouvait ça le fun aussi de rajouter un personnage dans l’univers du groupe, de notre imagination.»

La quête sonore
Le jeune quintette a eu l’opportunité de collaborer avec le réalisateur américain de renom Brian Deck. Ensemble, ils ont travaillé les chansons en pré-production, puis Deck les a accompagnés pendant le processus d’enregistrement. «Brian Deck est comme vraiment devenu notre ami. Au début, c’était un peu froid, c’était intimidant. Finalement, on niaisait avec lui. Il nous a tout le temps dirigés où il pensait que ça devait aller, mais sans nous restreindre», mentionne Thomas.

«Nous, on avait notre identité», ajoute Élie. «Autant qu’on est des petits bébés pis qu’on n’avait pas d’expérience en studio pis on voulait juste faire n’importe quoi, lui il nous a juste ramenés, tout en nous laissant expérimenter un peu, jouer pis avoir du fun. La recherche sonore était déjà pas mal faite avant l’album.»

Je leur demande ensuite si, musicalement parlant, c’était important pour eux de sortir des sentiers battus. Élie me répond sagement : «[Le défi], c’est de ne pas tout le temps sonner pareil. En ce moment, j’écris encore beaucoup pis j’essaie de me pousser à faire des affaires que je n’ai jamais faites. Juste gosser avec les sons comme je n’ai pas fait avant, écrire d’une façon différente. Je pense que le plus important pour moi, c’est de nous démarquer de nous-mêmes.» Thomas enchaîne : «Pour un premier album aussi c’est important de se démarquer plus je crois, parce que c’est vraiment la première étiquette que les gens vont voir. Si c’est pareil à quelqu’un d’autre, c’est quoi vraiment le point de ton groupe, tsé.» «True that boy», acquiesce Élie.

La composition

Côté composition, créer une pièce à cinq, ça se passe comment? «C’est Élie qui lead pas mal la composition pis les arrangements des chansons», réplique spontanément Thomas. «Dans le fond, il y a comme [différents] scénarios possibles. Number one : Élie arrive avec tout déjà fait. Un démo de A à Z. Il va même avoir fait les arrangements de brass. Le deuxième scénario : Élie va arriver avec guitare-voix pis on va tout builder ensemble chacun nos instruments…plus en jammant

Foreign Diplomats

«Il faut que ça soit spontané. Personnellement, j’haïs ça travailler en band sur une nouvelle chanson, ça devient tellement chaotique. On est encore un bébé band, on commence à se connaître très bien musicalement, mais on a tous des idées différentes qui ne vont pas nécessairement ensemble, pis c’est important de l’accepter», complète Élie. Le chanteur ajoute qu’il serait ouvert à ce que d’autres personnes dans le groupe composent. «L’affaire, c’est qu’Élie écrit beaucoup, beaucoup… il est dur à suivre», affirme Thomas. «Moi j’en écrirais une [chanson] en un mois, lui il en a déjà écrit six. (rires) Si on veut créer une identité, c’est sûr qu’Élie va prendre le lead.» «Le fait que j’écris beaucoup et depuis pas mal longtemps, je commence à avoir ma plume», précise Élie en toute humilité. «Je me connais pis je sais où je m’en vais. J’ai déjà eu des démos qui ressemblaient vraiment exactement à un band pis ça les prenait pour m’amener ailleurs.»

Les musiciens qualifient leurs influences de «pas mal éclectiques.» Ils s’entendent pour dire que la musique de LCD Soundsystem a été particulièrement marquante pour eux. «C’est un gros band pour nous. C’est un band qui, pour vrai, a changé ma vie», explique Élie. «Chacun de nous a vraiment trippé fort», ajoute Thomas. Élie poursuit : «Broken Social Scene, Bowie énormément dans comment j’aimerais chanter.» Pour ce qui est du maquillage? «Ça va venir! (rires)»

«Coffee brought me to the conclusion that some people don’t deserve to live.» 

Lies (of November)

La musique de Foreign Diplomats est très festive, mais lorsqu’on porte attention aux textes, on se rend compte que les propos sont assez sombres. «Quand j’ai commencé à aimer les textes que j’écrivais, j’ai réalisé que, souvent, c’est dark ou c’est vraiment méchant. (rires) C’est une grosse contradiction, les paroles pis la musique», analyse le chanteur. «Il y a des affaires là-dedans, pas que je ne crois pas, mais que je ne dirais pas dans la vraie vie. C’est aussi une raison pourquoi j’écris en anglais, parce qu’en français, je ne serais pas capable de dire des affaires aussi poussées que ça. L’anglais permet de m’éloigner de moi-même», précise-t-il.

Sur scène, la musique prend le dessus et vient atténuer la lourdeur des paroles. «Quand on est en show, quand on joue de la musique, on a le goût que les gens dansent, qu’ils aient du plaisir. On a le goût aussi d’avoir du plaisir», mentionne Thomas. «On n’est pas des gens dark non plus. Sur scène, on niaise pis on a du fun. Quand je chante ces textes-là, oui je rentre dans mon genre de personnage… mais quand même ce n’est pas lourd», assure Élie.

La scène, l’exutoire
Quand Foreign Diplomats embarque sur un stage, ça déménage pas rien qu’un peu. Où vont-ils puiser cette énergie débordante? «Je suis quand même quelqu’un de smooth dans la vie. Je pense que le fait d’arriver sur scène pis de pouvoir juste tout lâcher qu’est-ce qui peut me faire chier dans la vie ou whatever, de ne juste pas penser à qu’est-ce que tu as à faire demain. Tu t’es pogné avec ta blonde ou il faut que tu déménages la semaine prochaine, t’as pas payé ton Hydro la semaine passée… Pendant que tu joues, tu ne penses pas à ça pantoute, t’es juste vraiment ailleurs», explique Thomas.

Foreign Diplomats

Êtes-vous stressés de vous produire devant les gens de l’industrie ce soir ? «Oui, quand même. Mais on fait beaucoup de showcases, on sait c’est quoi. Faire un show de 20 minutes, ce n’est pas facile. Nos shows, c’est un build-up. À la fin, on se dit plus t’es mouillé, plus tu t’es fait mal, plus t’as eu du fun. On n’a pas beaucoup de temps pour se faire du mal (rires)», plaisante Élie. «On a joué avec notre setlist jusqu’à ce matin. Il y a un petit stress, un peu plus, parce que les gens viennent nous juger. On s’en vient se faire reluquer un peu.»

Shows, répétitions, entrevues, déplacements : les gars ont un horaire relativement chargé. Sont-ils toujours disciplinés? «Oui. On est à un niveau où est-ce qu’on veut vraiment faire ça tous les cinq, également. Ça nous tente tous autant, donc on veut tous mettre le même effort», assure Élie. «Ça fait longtemps qu’on veut faire ça, pis ça fait longtemps qu’on le sait», enchaîne Thomas.

Les diplomates à l’étranger

En octobre dernier, les garçons ont présenté leur spectacle dans deux villes françaises : Nantes et Paris. «C’était malade!», résume Élie. «A1!», ajoute Thomas. Leur musique a reçu un accueil inespéré. «Avant de partir, j’étais comme hey les gars, ça se peut qu’on joue devant huit personnes à ces shows-là. Mais on s’en fout, on est en France!», se rappelle Élie. Toutefois, lors d’un festival à Nantes, c’est plutôt l’inverse qui s’est produit. «C’était comme 1500 personnes, c’était complètement fou. Ça a vraiment cliqué, on a fait une grosse prestation. Charles est descendu dans la foule avec la cloche à vache, on s’est pitché à terre!», raconte-t-il en revivant l’excitation du moment. À Paris, le petit club dans lequel ils se produisaient était rempli. «On a été vraiment surpris de ces prestations-là parce qu’on a eu des répercussions par après, des gens qui ont vraiment aimé ça, puis qui nous ont écrit…on ne s’y attendait tellement pas», souligne Thomas.

En terminant, qu’est-ce qu’on leur souhaite pour 2016? «Des shows!», me répondent-ils en chœur. Ils feront d’ailleurs quelques spectacles avec l’australien Hein Cooper, un autre talent brut que je vous suggère de découvrir. Gens de Québec, ça se passe le 30 mars prochain à l’Anti! «On est vraiment des bons amis avec Hein Cooper. Ça va juste être le fun de partager la scène avec lui. Il est vraiment beau en plus», lance Thomas. «On va jouer des tounes avec lui et il va sûrement venir jouer avec nous. Ça va être un show long, on fait le temps qu’on veut. Nous on va avoir du fun, ça va être facilement partageable», indique Élie.

Pour vivre l’expérience Foreign Diplomats, rien de mieux que de se déplacer pour les voir sur scène. Les dates de tournée sont disponibles via leur page Facebook. Et pour danser dans votre salon, Princess Flash est la trame sonore idéale.

Photos : Marion Desjardins/ Llamaryon

[Bourse RIDEAU] Emilie & Ogden + Basia Bulat + Foreign Diplomats, Le Cercle, 17 février

C’était presque la nuit. Il était dépassé 22h30 quand je suis arrivée au Cercle pour m’installer aux premières loges du triple plateau de haut calibre présenté par Scène 1425. J’ai oublié ma fatigue à l’entrée. C’était mon dernier arrêt à Rideau cette année, j’allais dormir plus tard. Après tout, ce n’est pas tous les jours que Safia Nolin et Fred Savard fréquentent le même party.

Emilie & Ogden

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Emilie & Ogden

Une petite volière, à l’intérieur de laquelle une lumineuse ampoule était suspendue, se trouvait devant l’imposante harpe Ogden. Emilie Kahn s’est installée derrière son instrument, puis a fait courir ses doigts entre les cordes avec une impressionnante agilité et la grâce d’un cygne. On a aussitôt reconnu la mélodie ensorcelante de la pièce-titre de son album 10 000.

Le Cercle fut immédiatement plongé dans une ambiance nocturne, magnifiée par les fioritures vocales d’Emilie. Se sont ensuite succédées, comme un rêve éveillé, les compositions Long Gone, Blame, What happened et White Lies. Les dernières notes de la harpiste résonnaient dans le silence pour nous bercer. Après une timide salutation, elle s’est éclipsée et on est revenu à la réalité.

Basia Bulat

Basia Bulat
Basia Bulat

Après avoir rêvé avec Emilie & Ogden, un magnifique contraste est survenu alors que Basia Bulat a fait renaître le jour sur scène avec sa folk-pop ensoleillée. Venue présenter son quatrième opus Good Advice, sorti quelques jours auparavant, elle est apparue toute minuscule avec sa robe, scintillante et colorée, aux formes géométriques éclectiques. Le nouvel album de Basia tournait en boucle chez moi depuis sa parution et j’avais plus que hâte de le voir prendre vie sur scène. Entourée de son armée de quatre musiciens (claviériste, batteur, bassiste et multi-instrumentiste), elle a commencé à gratter sa guitare électrique sur l’accrocheuse Fool. Le parterre était déjà conquis.

Avec un accent des plus mignons, Basia s’est adressée à la foule dans un français quasi impeccable. «Ça fait quatre ou cinq fois qu’on vient ici au Cercle. Je m’excuse pour mon français. J’ai déménagé à Montréal il y a un an et demi, donc il faut que je pratique plus. Merci à l’avance pour votre patience avec votre nouvelle québécoise. Ce soir, on va jouer toutes des chansons nouvelles…euh nouveaux ?», s’est questionnée avec humour l’attachante artiste.

Basia Bulat est ensuite descendue de scène pour chanter Let Me In dans le public (j’ai même eu le privilège de partager quelques mouvements de danse avec elle). C’est à ce moment que j’ai réalisé que cet album était bien différent de ses précédents en spectacle. L’auteure-compositrice-interprète est beaucoup plus dynamique et se permet d’aller plus loin sur le plan scénique.

Lorsqu’elle est remontée sur les planches, elle s’est mise à jouer du clavier, puis s’est emparée de sa tambourine en sautillant vigoureusement dans tous les sens. Sa voix, légèrement éraillée, conservait toutefois une justesse irréprochable. L’artiste nous a invités à se rapprocher de la scène pour se laisser aller sur la dansante La La Lie, puis a ralenti la cadence avec la pièce maîtresse Good Advice. Pour clore sa prestation, Basia a interprété une de mes pièces préférées sur l’album, Infamous. «Merci, à la prochaine!», a-t-elle lancé le sourire aux lèvres. On se croise les doigts très fort pour un retour imminent de Basia à Québec!

Foreign Diplomats

Foreign Diplomats
Foreign Diplomats

À la suite d’une entrevue tripante avec eux en début de soirée, j’avais vraiment hâte de voir pour une énième fois le spectacle du jeune quintette composé d’Élie Raymond (guitare, voix), Antoine Lévesque-Roy (basse), Thomas Bruneau-Faubert (trombone, synthés), Charles Primeau (guitare) et Emmanuel Vallières (batterie). Ils ont ouvert en grand avec la pièce You Decide, tirée de leur EP homonyme. Chaque fois, je suis soufflée par leur énergie et leur dépassement sur scène. Avec eux, c’était garanti que la fin de soirée allait lever, même si tout le monde était cerné!

«Ça a l’air que le party, ça fait longtemps que ça dure ici à Rideau. On est vraiment contents d’être ici, vous n’avez pas fini avec nous! Plus tard en soirée, Antoine, notre bassiste, va se mettre tout nu juste pour vous. La prochaine chanson parle justement de ça», a plaisanté Élie, avant de s’attaquer à Lily’s Nice Shoes!, une composition de leur excellent premier album Princess Flash.

Le Cercle est ensuite devenu le théâtre musical d’une longue pièce aux sonorités lyriques, Drunk Old Paul (And His Wild Things), également issue de leur opus. Mais, ce n’était qu’une apparence d’accalmie avant la tempête. En effet, le groupe a invité Emilie Kahn à se joindre à eux pour la dernière chanson de la soirée, Queen + King, qui a terminé ce circuit de nuit sur une note plus que festive. Les musiciens et la musicienne se donnaient à fond sur scène en hurlant «The king is dead!» à s’en vider les poumons. Un moment mémorable frôlant l’apogée musicale.

*Mention spéciale à Thomas pour ses «stépettes» hors de ce monde et sa capacité à ne pas se fouler une cheville et/ou se déboîter une épaule. Tu as tout mon respect.

 

 

 

PROMO/CONCOURS – Les Nuits FEQ présentent Alex Nevsky le 11 octobre

LOGO_NuitsFEQ_CLR_Process_OKOn nous l’avait promis, eh ben voilà! Les Nuits FEQ sont de retour avec trois superbes spectacles d’artistes talentueux à un coût tout aussi ridicule (les billets sont 15 $). Plus tard cet automne, nous aurons l’occasion d’assister aux prestations des Barr Brothers et de The Seasons, mais pour le moment, concentrons-nous sur la première de ces soirées qui s’annoncent magiques :

Le 11 octobre prochain, l’Impérial de Québec accueillera Alex Nevsky, qui aura la chance d’inaugurer cette nouvelle saison. Le sympathique auteur-compositeur-interprète viendra nous présenter son spectacle tiré de l’excellent album Himalaya mon amour, comme il l’avait fait en juillet dernier sur la scène Hydro-Québec pendant le Festival d’été.

Sera-t-il encore aussi charmeur et rigolo? Invitera-t-il encore le public à se frencher et à se pogner les fesses? On ne s’ennuie jamais avec Nevsky.

En première partie, le groupe indie-pop dansant Foreign Diplomats et indie-rock Current Swell ne devraient avoir aucun mal à charmer les spectateurs et faire monter le thermostat de quelques degrés.

Bien entendu, ecoutedonc.ca y sera, parce que les spectacles d’artistes renommés à prix raisonnable, on aime ça.

Rendez-vous à l’Impérial de Québec le samedi 11 octobre prochain à 20 heures (les portes ouvrent à 19 heures – ne tardez pas trop). Pour plus de détails et acheter des billets, rendez-vous sur www.infofestival.com ou appelez au 418-523-3131.

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CONCOURS – GAGNE UNE PAIRE DE BILLETS POUR LE SPECTACLE D’ALEX NEVSKY

Comme nous l’avons fait le printemps dernier, nous faisons tirer une paire de billets parmi nos lecteurs et abonnés. Pour participer, c’est simple : dans les commentaires ci-dessous, dites-nous sur quelle scène Alex Nevsky a joué au Festival d’été de Québec cette année (indice : la réponse est dans le texte). Parmi tous ceux qui nous auront donné la bonne réponse, nous ferons tirer une paire de billets pour le spectacle des Nuits FEQ du 11 octobre prochain.

Vous avez jusqu’à dimanche, 23 h 59, pour participer.

Bonne chance!