Les Hôtesses d’Hilaire (+Garnotte) – La Taverne de St-Casimir, 2 décembre 2017

À l’occasion du spectacle des Hôtesses d’Hilaire et de Garnotte ayant lieu à la Taverne de Saint-Casimir samedi dernier, une délégation d’ecoutedonc.ca Québec a œuvré en territoire contesté (meilleure chance la prochaine fois, délégation de Mauricie). Tandis que Marie-Ève Fortier (chaperon) et Jacques Boivin (photographe) découvraient le lieu pour la première fois, notre nouvelle recrue Gabriel Tremblay y faisait ses premières armes. Compte-rendu d’une soirée on ne peut plus festive.

À l’occasion du spectacle des Hôtesses d’Hilaire et de Garnotte ayant lieu à la Taverne de St-Casimir samedi dernier, une délégation d’ecoutedonc.ca Québec a œuvré en territoire contesté (meilleure chance la prochaine fois, délégation de Mauricie). Tandis que Marie-Ève Fortier (chaperon) et Jacques Boivin (photographe) découvraient le lieu pour la première fois, notre nouvelle recrue Gabriel Tremblay y faisait ses premières armes. Compte-rendu d’une soirée on ne peut plus festive.

PS : Mention honorifique à Madeleine Aubin, chauffeuse attitrée de la délégation ecoutedonc.ca Québec et presque gagnante du concours de limbo.

Garnotte

Garnotte / Photo: Jacques Boivin

Quelle belle découverte que fut Garnotte, ouvrant le bal pour Les Hôtesses d’Hilaire samedi dernier à l’intime Taverne de St-Casimir. À son 2e hiver d’existence, la formation montréalaise nous a agréablement surpris par leur rock progressif variant une multitude de mélodies différentes tout au long de leur prestation. Timide en début de perfo, les gars se sont dégênés à la 3e pièce et on peut clairement entendre des influences du groupe folk The Sheepdogs dans leur musique.

Le leader du groupe David Bourbonnais y va de quelques interventions toujours très drôles et pertinentes pendant le set mentionnant entre autres le fait qu’il a brisé une de ses cordes de guitare au même moment que son batteur (Dominic Matthews) a perdu une baguette. Langoureux par moments, heavy à d’autres occasions, les contrastes de style sont intéressants et les ambiances créées par le claviériste Félix Rioux font voyager le public. Une finale presque country garnie de sifflements a même transformé la taverne en saloon western. La table était mise pour les Hôtesses, et ce de belle façon par les «busboy» de Garnotte.

 

Les Hôtesses d’Hilaire

Arborant une splendide robe aux motifs fleuris, Serge Brideau le chaman acadien nous a offert une multitude de claques dans le visage! Non loin de déplaire au public, Les Hôtesses d’Hilaire ont donné tout un spectacle. Misant sur une ambiance groovy, mais toujours aussi psychédélique, Léandre Bourgeois au clavier, Michel Vienneau à la basse, Mico Roy à la guitare et Maxence Cormier alias le «jeune» nous en ont donné pour notre argent.

De son côté, Serge a complètement converti la Taverne de par son franc-parler et ses critiques sociales, notamment sur Fais faillite et C’est Glen qui l’a dit. Sur cette dernière, le déhanchement du Néo-Brunswickois combiné à la complainte anti-technologique fut une expérience audiovisuelle incroyable. Nous avons également eu droit à une sacrée belle tranche de vie sur Eastbound and Down, qui parle de la naissance de Mico. Dans un 18e roue en plein highway. Brideau a même joué au prof de yoga sur J’me souviens des p’tits bouttes, méditant assis en indien pendant la déroute de ses musiciens. Après plus de deux heures de démence, on pourrait penser que les gars n’ont plus de gaz… Eh bien détrompez-vous. Qu’on tape du pied, qu’on danse ou qu’on se rentre dedans, personne ne peut rester indifférent à la musique des Hôtesses.

 

Comment le spectacle s’est terminé? La légende raconte qu’il ne s’est jamais achevé. Non, sérieusement, la finale se voulait un super jam de 15-20 minutes où les musiciens ont lâché leur fou pendant que Brideau, admiratif, les écoutait en notre compagnie. La cerise sur le sundae déjà all dressed, un DJ set de Serge jusqu’au petit matin qui nous a fait danser comme s’il n’y avait pas de lendemain et pourtant… il y en avait en bel et bien un. Au final, un baptême des Hôtesses plus que concluant pour ma part et une première à la taverne pour Jacques et Marie-Ève. On s’en souviendra longtemps.

[SPECTACLE] Perdrix + Garnotte (+Digit: Missile Command), Le Magog, 18 mai 2017

Nous nous sommes rendus au bar Le Magog jeudi dernier pour assister à l’illustre rock tour des groupes montréalais Perdrix et Garnotte, dont le deuxième arrêt de leur tournée québécoise se faisait à Sherbrooke. Ce fut une soirée haute en couleur qui terminait parfaitement la journée nationale du Bloody Caesar.

Photo: Erika Essertaize

En guise de première partie, on a eu droit à un DJ set complètement déjanté, gracieuseté de Digit: Missile Command. L’artiste montréalais, un véritable showman, était en feu et enchaînait les beats de manière effrénée, tout en rappant dans le micro et en dansant comme s’il n’y avait pas de lendemain (d’ailleurs, il faut s’excuser pour l’unique photo un peu stagée que nous avons de lui, il était flou sur toutes les autres!). Nous avions vu le maestro opérer il y a quelques mois en première partie de Lesbo Vrouven à la Petite Boîte Noire, et il n’y a pas à dire, Digit: Missile Command est fidèle à lui-même à chaque performance : énergique, ludique, charismatique, absurde et 100 % efficace. Vivement son retour en sol estrien.

Photo : Zachary Leblanc-Lavigne

Par la suite, c’était au tour de Perdrix à monter sur la scène (complètement bizarre, mais caractéristique) du Magog, qu’ils occupèrent franchement bien. Les sœurs Harel-Michon forment un duo redoutable en prêtant leurs voix aux compositions indie du groupe, compositions vraiment solides qui méritent d’être écoutées et réécoutées. Outre l’amitié évidente des musiciens, la grande force du groupe réside dans sa personnalité, singulière et magnétique. C’était avec les yeux rivés sur les musiciens qu’on pouvait réellement voir le plaisir qu’ils avaient à donner un bon show.

Photo: Zachary Leblanc-Lavigne

Leur musique, tantôt rock, tantôt funk, pouvait être douce pendant un petit bout, puis exploser sans préavis, ce qui rendait les chansons excitantes. Et c’est à l’image de l’arme secrète de Perdrix : les paroles. Francophones, intelligentes, drôles et parfois acerbes, les paroles de Perdrix sont résolument excitantes (même que leur prestation contenait une « apogée sexu » incroyable) et modernes. Un groupe à surveiller… et l’une des nos plus belles découvertes à Sherbrooke cette année.

Pour finir, c’est le groupe Garnotte, également francophone, qui a fait son apparition sur scène. Les musiciens étaient solides et favorisaient souvent les passages instrumentaux aux refrains chantés.

Photo: Zachary Leblanc-Lavigne

Les compositions comprenaient plusieurs détours prog-rock dans lesquels les solos de guitare prédominaient. Les sonorités aériennes des claviers étaient superbes; les solos d’orgue Hammond l’étaient encore plus. C’est durant cette performance que les spectateurs du Magog purent entendre sans doute la meilleure/pire blague de la soirée, lancée par le chanteur et guitariste David Bourbonnais : « Qu’est-ce qui donne le goût au Pepsi? Le s, sinon ça goûterait le pepi! » (pas le clou du spectacle, mais moi, je l’ai trouvée drôle!). Le groupe termina la soirée avec sans doute la chanson la plus blues de leur répertoire, et je dois admettre que le style leur allait étonnamment bien.

Au final, ce fut une excellente soirée, et nous nous sommes beaucoup amusés. Surveillez les dates du rock tour : si les groupes passent par chez vous, on vous recommande chaudement d’aller les voir!